Les nouveautés dans votre médiathèque: 5 août

05.08.2019

Grâce au soutien de la bibliothèque départementale de l’Aude, tous les quinze jours de nouveaux livres sont mis à votre disposition au sein de la médiathèque de Roullens.

Les nouveautés du 5 août:

 

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« Yoga en musique pour les enfants. La danse des animaux », Hester van Toorenburg

Imite les attitudes des animaux et réalise des postures de yoga pour apprivoiser tes émotions : autour d'un arbre plein de sagesse, trémousse-toi comme les deux singes joyeux, étends tes ailes comme l'oiseau, galope comme le cheval, prélasse-toi comme le petit chat ou rugis comme le lion! Flashe le QR code à l'intérieur du livre et réalise une séance de yoga en musique!

 

Jeunesse

Albums

« Plume et le chien de traîneau », Hans de Beer

           Plume parviendra-t-il à aider Nanouk, le jeune husky, à retrouver sa maman ? En balade sur la banquise, l'ours polaire Plume sauve un petit chien de traîneau tombé au fond d'une crevasse. Mais Nanouk a perdu sa maman. Plume veut bien l'aider à la retrouver mais le jeune husky ne peut s'empècher d'aboyer intempestivement, préfère manger de la viande, et a du mal à courir sur la banquise. Un album pour apprendre les différences et l'amitié.

« Grrrrr ! », Rob Biddulph

Depuis que la forêt existe, tous les ans une grande compétition est organisée pour les ours : pêcher, danser le hula-hoop, effrayer les touristes et, surtout, pousser le plus terrifiant de tous les grognements. Fred est champion. Fred est le plus fort. Il gagne tout le temps. Mais cette année arrive un gros ours nommé Boris qui, lui aussi, veut toujours être le premier...

« Le grand méchant pou », Céline Claire, Océane Melklemberg

Dans la cour de l’école, tout semble tranquille. Pourtant, tapis dans l’ombre, quelqu’un rôde… le grand méchant loup ? Non, le GRAND MÉCHANT POU ! En vrai il n’est pas très grand mais il est très malin, et ce n’est pas le stopopoux, le vinaigre ou le peigne électrique qui en viendra à bout. Et si la solution justement c’était… le grand méchant loup ?

« Ma nounou est une girafe », Perrine Joe, Anne-Soline Sintes

          Quand Arsène découvre sa nouvelle nounou, c’est la surprise. Une girafe ! C’est impressionnant, une girafe, avec ses grandes pattes et son long cou. Mais au fil des jours, Arsène et Gisèle s’apprivoisent et coulent des moments heureux. Jusqu’au jour où le petit garçon voit fleurir des panneaux, toujours plus nombreux, sur les portes des lieux publics et des magasins. On y interdit l’entrée à tous les animaux à longs cous...

« Deux amis », Claire Freedman

Depuis qu’il a déménagé, Tom est malheureux. Son ancienne maison et ses amis lui manquent terriblement. Un matin, partant explorer la ville, il aperçoit au coin d’une rue une laisse. Et au bout de cette laisse se trouve Bémol, un petit chien adorable qui semble égaré. Tom n’hésite pas une seconde à le recueillir. Commence alors une vie faite de jeux, de batailles d’eau, de courses aux pigeons, de dégustations de glaces… Pour la première fois, Tom se sent bien dans sa nouvelle ville. Pourtant, chaque nuit, Bémol semble triste. Tom se résigne : c’est promis, il l’aidera à retrouver son ancien maître, même s’il préférerait le garder pour lui tout seul. Mais alors va-t-il perdre son ami ? Un petit texte délicat de Claire Freedman sur la solitude, le déménagement, la générosité et, surtout, une belle histoire d’amitié. Le lecteur suit, grâce aux illustrations de Kate Hindley, la transformation progressive de la ville. D’un environnement froid, elle devient un endroit chaleureux, vivant et coloré au fur et à mesure que s’établit cette nouvelle complicité.

« Elmer et l’étranger », David McKee

Y a-t-il une différence entre sauter et bondir ? Non ? Pourtant Kangourou est persuadé que si. Il fait des bonds prodigieux, mais il se croit incapable de sauter. Heureusement, Elmer, avec l'aide de Tigre et de Lion, lui prouvera le contraire...

« Pas faim ? », Alex Sanders

Oh la la ! Le loup a avalé un enfant d’un coup, tout cru, en entier ! Sous le seul prétexte que cet enfant n’était pas sage ? Et toi, le loup, as-tu été sage ? Avais-tu le droit de manger cet enfant ?

« Nos grandes vacances (sous une petite tente) », Philip Waechter

Le départ en vacances à la mer, c’est toujours la cata ! Mais rien ne peut ébranler la bonne humeur de la petite famille de Tim. Ni le long trajet en voiture, ni le montage casse-tête de la tente, ni les voisins ou les moustiques importuns. Le camping, c’est l’aventure, le plein air, la liberté ! Et la promesse d’un été inoubliable

« Le petit garçon qui ne trouvait pas le sommeil », Martin Winckler, Elise Mansot

Martin ne trouve plus le sommeil. Sa panthere preferee lui donne quelques conseils pour le retrouver: chercher sous le lit parmi les moutons, pour voir s?il n?a pas file la, allumer la lumiere pour chasser les monstres, chercher de l?eau pour desalterer le sommeil qui a trop chaud, etc?Aide par ses parents, et par tous ces petits rites rassurants, Martin va finir par s?endormir, tranquillement?

 

BDs

« Les blagues de Toto. Bête de concours », Thierry Coppée

Si Toto n'est pas le roi des mathématiques, il peut néanmoins toujours compter sur nos amis les animaux, aussi divers que familiers, pour multiplier ses blagues et ses réflexions toutes personnelles du monde qui l'entoure. Voici trente gags totalement inédits qui feront mouche auprès d'un large public.

« Léonard c’est un quoi déjà », De Groot, Turk

Léonard est un génie. C’est du moins ce qu’il croit ! Caricature désopilante de l’illustre De Vinci, il invente les machines les plus incongrues et il les expérimente sur son Disciple...

« Yakari. La vengeance du carcajou », Derib, Job

Aussi dénommé glouton, le carcajou est un animal qui jouit d'une discutable réputation de férocité. Ayant vu voltiger des polatouches (écureuils volants), celui dont ce 26e épisode des aventures de Yakari raconte l'histoire, n'a qu'une obsession : planer! Hélas, ce goinfre insatiable accuse un poids beaucoup trop lourd pour se livrer à ce périlleux exercice. Sur les conseils de Feu-Follet, un espiègle polatouche, il se soumet alors à une sévère cure d'amaigrissement.

« La vie des (très) bêtes.», Marion Montaigne

40 fiches animaux : du aye-aye au nasique en passant par l’asticot, l’hippopotame et le pigeon voyageur, un voyage humoristique au cœur des pensées les plus intimes de ces petites ou grosses bêtes… Les animaux sont partout mais, au fond, les connaissons-nous vraiment ? Connaissez-vous par exemple les travers de la vie de pigeon voyageur ou la passion des parasites pour les voyages ? Savez-vous comment le rhinocéros voit le monde qui l’entoure, pourquoi le rhinocéros a-t-il une corne au bout du nez ou que le dindon est un oiseau qui désapprit à voler ? Il y a une multitude de choses surprenantes à apprendre sur les animaux et leurs pensées les plus intimes... Dans un déluge de situations humoristiques, de vraies informations pour apprendre tous les secrets des « très bêtes ». En plus : un quizz final pour tester les connaissances en « très bêtes » du lecteur.

« Hilda et le chien noir », Luke Pearson

Désireuse de voir sa fille prendre l’air et se distraire d’activités qu’elle juge trop sédentaires, la maman d’Hilda l’inscrit à un club de scoutisme. Il faut dire qu’elle-même, enfant, a fréquenté le monde des scouts ; elle en conserve un souvenir ému, pour ne pas dire une certaine fierté. Il n’en faut pas plus pour qu’Hilda se pique au jeu, et se promette de décrocher chez les scouts encore plus de trophées que n’en a récoltés sa maman. Mais qui sait, ce faisant, de quelles aventures et personnages fabuleux cette petite fille au caractère solidement trempé va bien pouvoir croiser la route, flanquée de Twig son animal familier, elle qui possède un tel talent pour donner chair aux rêveries les plus débridées ?

« Astérix et les normands », Albert Uderzo, René Goscinny

L'histoire commence lorsqu' Abraracourcix, notre chef, apprend par son frère, que son neveu de Lutèce, Goudurix, doit débarquer au village avec pour mission d'en faire un homme (un vrai gaulois quoi ! ). Astérix et Obélix sont tout désigné pour s'occuper de ce jeune citadin... Au même moment, on fait la connaissance des Normands, valeureux guerriers du grand Nord... Ces barbares sont si brave, qu'ils ne connaissent pas la peur... Mais leur chef, Grossebaf, aimerait bien la connaitre car il parait qu'elle donne des ailes et que l'on peut voler... C'est ainsi que les Normands décident de partir vers d'autre rivages pour apprendre "la peur..." Et il se trouve que nos Gaulois n'ont peur que d'une chose : "que le ciel leur tombe sur la tête..." mais Goudurix, lui, est un champion de la peur...

 

Romans

« Calica, 7 ans, magicienne ! », Gilles Abier

Personne ne l'aurait crue si elle leur avait révélé que c'était elle qui avait fait disparaitre Billy. Si elle avait mis le chat dans la boîte, c'était uniquement pour l'embêter. Elle n'aurait jamais imaginé qu'il se volatiliserait. Normalement, les formules magiques marchaient dans les livres, pas dans la vie !

« Verte », Marie Desplechin

À onze ans, la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu'elle veut être quelqu'un de normal et se marier. Elle semble aussi s'intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu'elle voit mijoter un brouet destiné à empoisonner le chien des voisins. Sa mère, Ursule, est consternée. C'est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille. En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte. Puisqu'elles ont l'air de si bien s'entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu'ils dépassent les espérances d'Ursule. Un peu trop, peut-être.

« Vango », Timothée de Fombelle

Paris, 1934. Devant Notre-Dame, une poursuite s'engage au milieu de la foule. Le jeune Vango doit fuir. Fuir la police qui l'accuse, fuir les forces mystérieuses qui le traquent. Vango ne sait pas qui il est. Son passé cache de lourds secrets. Des îles silencieuses aux brouillards de l'Écosse, tandis qu'enfle le bruit de la guerre, Vango cherche sa vérité.

« Les mystères du pensionnat. L’oiseau de verre », Esme Kerr

Edie Wilson est une jeune orpheline qui ne rêve que d'échapper à la cruauté de ses trois cousins. Alors quand son oncle Charles lui propose de l'envoyer au pensionnat de Knight's Haddon, Edie se croit sauvée ! Mais Edie ne sera pas une pensionnaire comme les autres au sein de cette très ancienne et prestigieuse école : sa mission sera de garder un oeil vigilant sur Anastasia, la fille d'un riche prince russe qui, en contrepartie, finance sa scolarité. Quand un précieux oiseau de verre disparaît, Edie mène l'enquête : les hautes tours du pensionnat ne recèlent pas moins de secrets que les personnes qui entourent la jeune détective...

Jeune adulte

L’intégrale « Eragon », Christopher Paolini

Eragon mène une vie simple, jusqu'au jour où il ramasse dans la forêt une étrange pierre bleue. Le garçon découvre qu'il s'agit d'un œuf et assiste bientôt à la naissance... d'un dragon ! En décidant de l'élever, il devient Dragonnier, héritier d'une caste d'élite que le terrible roi Galbatorix veut éliminer. Eragon n'a que seize ans, mais le destin du royaume de l'Alagaesia est entre ses mains.

L’intégrale « Shades of magic », V. E. Schwab

Un autre monde vous attend, là, de l'autre côté du mur...
Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d'un monde à l'autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l'âme. Le nôtre est gris, sans magie d'aucune sorte. Celui de Kell, rouge – on y respire le merveilleux à chaque bouffée d'air. Le troisième est blanc : là, les sortilèges se font si rares qu'on s'y tranche la gorge pour une simple incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui l'a envahi quand la magie a dévoré tout ce qui s'y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui. Depuis cette contagion, il est interdit de transporter le moindre objet entre les univers. C'est malgré tout ce que Kell va prendre le risque de faire, histoire de défier la famille royale qui l'a pourtant adopté comme son fils, à commencer par le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait par ailleurs sa vie sans hésiter. Mais, à force de jouer avec le feu, il finit par commettre l'irréparable : il emporte jusque dans le Londres gris une pierre noire comme la nuit, qu'une jeune fille du nom de Lila décide, sur un coup de tête, de lui subtiliser. Pour elle comme pour lui – pour leurs deux mondes, à vrai dire – le compte à rebours est lancé.

 

Adultes

« Dites-le avec des fleurs : petit manuel délirant pour amoureux botanistes », Jacques Leroux

 

BDs :

« Les adultes n’existent pas », Sarah Andersen

Vous débordez d’ambition ? Votre vie sociale est d’une richesse inouïe ? Les responsabilités ne vous font pas peur et l’âge adulte représente pour vous un défi passionnant ? Alors ce livre n’est pas pour vous ! À travers son personnage caustique, mignon et drôle, Sarah croque avec beaucoup de mordant les petits et grands tracas de sa vie. Ses flemmes, ses envies, son travail, sa touchante misanthropie ou encore ses truculentes pensées existentielles. Autrement dit, les difficultés de beaucoup de jeunes adultes d’aujourd’hui ! Une apparente légèreté pour des réflexions toujours en plein dans le mille.

« Le cimetière des Innocents », Philippe Charlot

Dans un pays ravagé par les guerres de religions, un alchimiste est persuadé d’avoir créé la pierre philosophale. Enivré par le succès, il se laisse aller à des paroles antireligieuses. Sommé de s’expliquer sur sa découverte, il échoue, malgré l’aide de sa fille Oriane. Lui est condamné à mort pour blasphème, sa fille sera emmurée vivante au cimetière des Innocents, le plus grand cimetière de Paris. Elle sera maintenue en vie par la maigre pitance que lui fourniront les passants qui vénèrent les recluses comme des saintes. Mais la pierre de son père, si elle ne peut pas changer le plomb en or, semble dotée d’étranges pouvoirs et être prête à accomplir tous les miracles.

« Paper girls », Brian K. Vaughn, Cliff Chiang, Matt Wilson

Au lendemain de la célèbre fête d'Halloween, la petite ville de Stony Stream, Ohio, s'éveille. C'est du moins le cas de Mac, KJ, Tiffany et Erin, quatre jeunes livreuses de journaux. La routine des tournées matinales est enclenchée, jusqu'au moment où leur itinéraire croise celui d'un groupe d'étranges individus encapuchonnés, violents et au langage inconnu ; et d'une mystérieuse machine dont tout semble indiquer qu'elle ne viendrait pas de la Terre... Une découverte qui pourrait bien changer leur vie à jamais.

 

Histoire

« 1958. La naissance de la Ve République », Marc Ferro

Tour à tour homme de guerre et politique, théoricien de génie, exaspérant, adulé ou décrié, le général de Gaulle a traversé son siècle sans laisser personne indifférent. De juin 1940 à Mai 68, de Londres à la crise algérienne, de la France libre à la Ve République, Marc Ferro retrace le destin exceptionnel de ce visionnaire à la plume d’acier qui s’est identifié à la nation française et a largement influé sur son destin. Comment de Gaulle s’inscrivit-il dans l’histoire ? Soucieux de la grandeur de l’État, au point de négliger les répercussions qu’elle entraîna sur les individus, que pensa-t-il réellement de la décolonisation ? De la construction européenne ? Ni plaidoyer ni procès, cet ouvrage explique sa politique, ses dilemmes et ses revirements sous un éclairage inédit. Témoin privilégié, Marc Ferro a côtoyé les acteurs majeurs de l’époque et révèle pour la première fois des épisodes méconnus de la vie de De Gaulle et de son action publique.

« Le génocide voilé : enquête historique », Tidiane N’Diaye

«Les Arabes ont razzié l'Afrique subsaharienne pendant treize siècles sans interruption. La plupart des millions d'hommes qu'ils ont déportés ont disparu du fait des traitements inhumains. Cette douloureuse page de l'histoire des peuples noirs n'est apparemment pas définitivement tournée. La traite négrière a commencé lorsque l'émir et général arabe Abdallah ben Saïd a imposé aux Soudanais un bakht (accord), conclu en 652, les obligeant à livrer annuellement des centaines d'esclaves. La majorité de ces hommes était prélevée sur les populations du Darfour. Et ce fut le point de départ d'une énorme ponction humaine qui devait s'arrêter officiellement au début du XXe siècle.»

 

Théâtre

« Chronique des jours entiers, des nuits entières », Xavier Durringer

C’est un matériau à jouer, des confrontations pour les acteurs, à se dire, à balancer contre le mur, sans fleur, ni fard, des histoires d’amours, de thunes. Chaque texte apporte sa propre fin. On pourrait tous les mélanger comme un grand jeu de cartes. Ce sont des bribes, de petites coupures, des voix qui éclatent doucement, les voix de tout le monde et de personne, du sourire caché à la violence de jours entiers, de nuits entières.

« Théâtre sans animaux », Jean-Michel Ribes

J'aime beaucoup les étincelles des courts-circuits, les immeubles qui tombent, les gens qui glissent ou qui s'envolent, bref les sursauts. Ces petits moments délicieux qui nous disent que le monde n'est pas définitivement prévu et qu'il existe encore quelques endroits où la réalité ne nous a pas refermé ses portes sur la tête. - Ces courtes fables, portraits, gribouillis, réunis sous le titre Théâtre sans animaux, sont une modeste contribution à l'art du sursaut et un hommage à tous ceux qui luttent contre l'enfermement morose de la mesure.

« Art », Yasmina Reza

"Mon ami Serge a acheté un tableau [...] un tableau blanc avec des liserés blancs." Médecin dermatologue, Serge aime l'art moderne et Sénèque, qu'il trouve "modernissime". Ingénieur dans l'aéronautique, Marc a des goûts plus traditionnels et ne comprend pas que son ami Serge ait pu acheter "cette merde deux cent mille francs". Quant à Yvan, représentant dans une papeterie, il aimerait ne contrarier aucun de ses deux précieux amis. Mais les disputes esthétiques autour du "tableau blanc" dégénèrent dans un crescendo hilarant et féroce, qui ne laissera personne indemne... Créée en 1994 à Paris, dans une distribution irréprochable (Vaneck, Luchini, Arditi), "Art" a fait connaître Yasmina Reza sur les scènes du monde entier. C'est dire l'universalité du thème, l'humanité des personnages et la virtuosité des dialogues qui font déjà de cette pièce un classique de la comédie de mœurs. Comme chez Molière ou Labiche, Feydeau ou Ribes, les élèves découvriront que le "goût des autres" reste le plus efficace des ressorts dramatiques, et combien la fantaisie la plus extravagante peut révéler d'angoisse existentielle.

 

Romans

« Andorra », Peter Cameron

L'Andorra du roman obsédant de Peter Cameron est inspiré d'une principauté isolée dans les Pyrénées. Transformée en un paradis éclaboussé de soleil, chacun y a quelque chose à cacher. C'est là que vient Alexander Fox, pensant y trouver réconfort et refuge, alors qu'il n'y rencontre que des souvenirs inquiétants de son passé. Andorra est un roman brillant et inventif sur le mensonge, le désir, et la tromperie de la mémoire.

« Juste ciel », Eric Chevillard

Voici venue l’heure du verdict, l’heure des révélations. Albert Moindre est mort et il découvre l’au-delà, ce qu’il en est, ce qui s’y passe. Sommes-nous vengés ? Sommes-nous punis ? À quoi ressemble le Royaume des cieux ? Ce témoignage de première main apporte des réponses à nombre de nos interrogations anciennes. On le lira si ces questions nous tourmentent, pour être fixés une bonne fois.

« Les choses comme elles sont », Claudine Galea

Les choses comme elles sont retrace l'émancipation d'une enfant curieuse de tout, devenue adolescente rebelle, puis jeune femme sur le seuil de tous les possibles. À ses côtés, on plonge dans une existence familiale d'une grande âpreté, avec des «trous noirs» inavouables mais indélébiles. On respire aussi l'épaisseur langagière des époques traversées, à Marseille, et les relents amers de l'Histoire d'une rive à l'autre de la Méditerranée. La fresque romanesque de Claudine Galea, au plus près des sensations et des voix, allie la puissance d'une écriture lyrique et la distance d'une enquête sur les zones sombres de notre récit national.

« Le huitième soir », Arnaud de la Grange

«Je suis ici parce que j’ai lu Loti et que la France m’ennuie. Je me rêvais pèlerin d’Angkor et me voilà planté dans une grande mare de boue. Embarqué dans une sale histoire en un coin où l’on se tue avec une inépuisable énergie.» Dans l’enfer de la bataille de Dien Bien Phu, en ce crépuscule de l’Indochine, un jeune homme se retourne sur sa vie. Parce que le temps lui est compté, il se penche sur ses rêves et ses amours enfuis. Au-delà de la guerre, son histoire est celle de l’Homme face à l’épreuve, quand elle fait sortir la vérité d’un être. Elle raconte la résilience après un accident, la souffrance d’un fils devant une mère qui se meurt, la quête de sens au milieu de l’absurde. Derrière la dramaturgie de ce combat dantesque, ces pages chantent aussi la sensualité et la poésie du monde. Elles sont un hymne à la fraternité humaine et à la vie, par-dessus tout.

« A l’ombre des cerisiers », Dörte Hansen

C'est au printemps 1945 que la petite Vera voit pour la première fois la vieille ferme perdue au cœur d'un immense verger. Sa mère et elles viennent de traverser à pied une Allemagne en ruines. Soixante-dix ans plus tard, Vera, qui occupe toujours la maison, voit débarquer à son tour sa nièce, Anne, en pleine rupture amoureuse, et son jeune fils Leon. Les deux femmes, fortes têtes et solitaires, vont affronter ensemble une histoire familiale traversée de secrets et de non-dits. Sauront-elles redonner vie à ces murs hantés par les chimères du passé? Pour cela, il faudra d'abord apprivoiser les habitants du village qui ne manquent ni de caractère ni d'originalité... Avec beaucoup de tendresse et un humour mordant, ce premier roman brosse le portrait de deux femmes indépendantes qui vont trouver ce qu'elles ignoraient chercher: une famille.

« Alphabet City », Eleanor Henderson

Vermont, années 1980. Jude Keffy-Horn, fils adoptif d’un couple de hippies, est élevé par sa mère qui, pour subsister, vend des bangs artisanaux. Livré à lui-même, l’adolescent passe ses journées à tromper l’ennui en fumant de l’herbe avec son meilleur ami Teddy en rêvant à une vie plus palpitante. Après un terrible drame, Jude va rejoindre son père, dealer de marijuana à New York. Là, il découvre une ville violente et dépressive, loin du Flower Power, celle de l’ère Reagan, des junkies de Tompkins Square Park, des débuts du sida, mais aussi une ville plus vivante et excessive que jamais, qui voit naître l’explosion du punk hardcore au CBGB. Traînant dans le Lower East Side en compagnie d’Eliza, sa demi-soeur, Jude retrouve Johnny, le frère de Teddy, qui les initie à un courant punk radical, le Straight Edge. Loin des idéaux de leurs parents, Eliza, Jude et Johnny vont tenter de vivre au sein de cette nouvelle famille, avec sa musique, ses idéaux, ses excès aussi, aux conséquences souvent dramatiques. Eleanor Henderson retrace ici cette lente apocalypse blafarde qu’a été la fin des idéaux hippies et l’agonie brutale du mouvement punk qui lui a succédé. Elle brosse surtout un portrait magnifique et universel de trois jeunes à la dérive, qui trouvent dans la musique de leur temps à la fois une culture et une identité provisoires, avec lesquelles il leur faudra forcément composer pour entrer dans l’âge adulte

« Le sillon », Valérie Manteau

Une jeune femme rejoint son amant à Istanbul. Alors que la ville se défait au rythme de ses contradictions et de la violence d’État, d’aucuns luttent encore pour leur liberté. Elle-même découvre, au fil de ses errances, l’histoire de Hrant Dink, journaliste arménien de Turquie assassiné pour avoir défendu un idéal de paix.

« La fille qui brûle », Claire Messud

Julia et Cassie se connaissent depuis toujours. Amies siamoises, copines jumelles, elles savent tout l'une de l'autre et se fraient ensemble leur chemin vers l'adolescence. L'été précédant leur entrée en cinquième, elles fuient leur petite ville de Royston, dans le Massachusetts, par le biais de l'imagination. Enfoui au milieu d'une forêt subsiste un ancien asile dans lequel elles s'inventent des vies dangereuses. Et puis le quotidien reprend son cours, elles ne sont plus dans la même classe, se font de nouveaux amis et s'éloignent peu à peu. Élève studieuse, Julia se prépare pour le concours d'éloquence tandis que Cassie entame de mauvaises fréquentations. Julia observe, impuissante, son amie de toujours lui échapper et se fondre dans la peau, à vif, de quelqu'un qu'elle ne reconnait pas. Jusqu'à ce que Cassie disparaisse. Claire Messud brosse un tableau sombre et envoûtant de l'adolescence à l'ère des réseaux sociaux et dans lequel parents et enfants font l'apprentissage de la séparation, de l'incompréhension, avant de tenter d'écrire leur propre version de l'histoire.

« La mer, la mer », Iris Murdoch

Célèbre metteur en scène et acteur britannique, Charles Arrowby, la soixantaine, couvert de femmes, vient de tourner le dos à Londres, à sa vie brillante pour se retirer face à la mer, loin de tout, dans une petite maison isolée sur les rochers. À l'écart des artifices, il s'agit, dans son esprit, d'un retour à la simplicité, à l'innocence perdue, à la solitude. Divers incidents viennent bientôt troubler la sérénité de ses bains quotidiens dans la mer, «son élément naturel», de ses repas de célibataire théoricien et praticien d'un hédonisme culinaire bien à lui, de son observation de la nature. Il guette des phoques et voit un monstre marin ; sa maison semble hantée. Incapable, par nature et par éducation, de supporter l'oisiveté, il entreprend la rédaction de ses Mémoires. Par la force de la nouveauté de sa vie présente, ceux-ci prennent la forme d'un journal entrecoupé de réminiscences. Il se complaît, entre autres, à évoquer ses compagnes avec une bonne mysogynie classique d'homme à femmes. On ne rompt pas si facilement avec une existence dans le siècle : la retraite de Charles est bientôt visitée par un certain nombre de personnages de son passé, proche ou lointain...

« L’hôtelière du Galli-Londres », Bernadette Pécassou

«Inès avait l'air de l'ange qu'elle n'était pas. Marie l'avait compris. Fille unique, elle était la future héritière de l'hôtel le plus prestigieux de Lourdes situé au pied des sanctuaires, là où se pressaient les foules de pèlerins et où vivaient les propriétaires des affaires les plus florissantes, ceux de la haute.» Sur fond d'intrigues au c?ur d'un palace luxueux, dans une ville mystique jusque dans sa pierre de granit et ses brumes hivernales, L'hôtelière du Gallia-Londres brosse le portrait de destins individuels dans une société en pleine mutation. Des années 1950 à nos jours, entre essor de l'hôtellerie moderne et déchirements de la société, la rivalité de Marie et d'Inès est une histoire de pouvoir, de foi et de courage.

 

Romans policiers

« Les derniers jours de nos pères », Joël Dicker

Londres, 1940. Soucieux de pallier l’anéantissement de l’armée britannique à Dunkerque, Winston Churchill a une idée qui va changer le cours de la guerre: créer une branche noire des services secrets, le Special Operation Executive (SOE), chargée de mener des actions de sabotage et de renseignement à l’intérieur des lignes ennemies et dont les membres seraient issus des populations locales pour être insoupçonnables. Du jamais vu jusqu’alors. Quelques mois plus tard, le jeune Paul-Émile quitte Paris pour Londres dans l’espoir de rejoindre la Résistance. Rapidement recruté par le SOE, il est intégré à un groupe de Français qui deviendront ses compagnons de cœur et d’armes. Entraînés et formés de façon intense aux quatre coins de l’Angleterre, ceux qui passeront la sélection se verront bientôt renvoyés en France occupée pour contribuer à la formation des réseaux de résistance. Mais sur le continent, le contre-espionnage allemand est en état d’alerte… L’existence même du SOE a été longtemps tenue secrète. Soixante-cinq ans après les faits, Les Derniers Jours de nos pères est un des premiers romans à en évoquer la création et à revenir sur les véritables relations entre la Résistance et l’Angleterre de Churchill.

« Les âges sombres », Karen Maitland

1321. Les habitants d’Ulewic, une petite cité isolée de l’est de l’Angleterre, sont sous le joug de leur seigneur et de l’Église, celle-ci ayant supplanté, depuis quelques années, le paganisme qui régnait dans la région. Non loin du village s’est installée une petite communauté chrétienne de femmes, des béguines originaires de Belgique. Sous l’autorité de sœur Martha, elles ont jusqu’alors été assez bien tolérées. Mais les choses commencent à changer. Le pays connaît en effet des saisons de plus en plus rigoureuses, les récoltes sont gâchées, les troupeaux dévastés et le besoin d’un bouc émissaire se fait sentir. Neuf hommes du village, dont on ignore l’identité, vont profiter de la tension qui commence à monter pour restaurer un ordre ancien et obscur. Renouant avec de terribles rites païens, usant de la terreur, du meurtre et de la superstition, ils vont s’en prendre aux béguines, qui devront les démasquer et élucider les secrets du village avant que la région ne soit mise à feu et à sang.

 

Société

« L’origine des systèmes familiaux. Tome 1 : l’Eurasie », Emmanuel Todd

Au commencement, Emmanuel Todd eut la volonté de montrer que la diversité des structures familiales traditionnelles explique les trajectoires de modernisation : la famille nucléaire absolue anglaise fut le substrat de l'individualisme et du libéralisme politique ; la famille nucléaire égalitaire du Bassin parisien légitimait l'idée a priori d'une équivalence des hommes et des peuples ; la famille souche fut en Allemagne et au Japon le socle d'idéologies ethnocentriques ; la carte du communisme, enfin, recouvrait celle de la famille communautaire. Mais comment expliquer cettre fragmentation de l'espèce humaine, sinon en remontant à une unicité première, si elle avait jamais existé? Au terme d'une enquête menée depuis plus de vingt ans, impliquant l'examen des organisations familiales de centaines de groupes humains préindustriels dans les diverses régions de l'Eurasie (la Chine, le Japon, l'Inde, l'Asie du Sud-Est, l'Europe, le Moyen-Orient en remontant jusqu'à la Mésopotamie et à l'Égypte ancienne), et grâce à une anthropologie diffusionniste et non plus structuraliste, Emmanuel Todd identifie une forme originelle, commune à toute l'humanité : la famille nucléaire, prise dans un réseau de parenté indifférencié, traitant les hommes et les femmes comme équivalents.
Empruntant à la linguistique le principe du conservatisme des zones périphériques, il montre alors que l'Europe, aux marges de l'Ancien Monde, est sur le plan familial un conservatoire de formes archaïques, assez proches de la forme originelle. Ayant échappé à des évolutions familiales paralysantes pour le développement technologique et économique, l'Europe a été, paradoxalement et durant une brève période, «en tête» de la course au développement, bien que l'Occident n'ait inventé ni l'agriculture, ni la ville, ni le commerce, ni l'élevage, ni l'écriture, ni l'arithmétique.

Bonne lecture !