Les nouveautés à la médiathèque

14.03.2017

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Grâce au soutien de la bibliothèque départementale de l’Aude, tous les quinze jours de nouveaux livres sont mis à votre disposition au sein de la médiathèque de Roullens.

Les nouveautés du 13 mars :

Livres en occitan :

Votre médiathèque se dote d’œuvres en occitan. N’hésitez pas à nous faire part des titres précis auxquels vous souhaiteriez accéder afin de développer ce fonds.

« Barbunogre », Didier Locicero

            Lo mèstre d’escola es malaut. Lo remplaçant, En Barbunogre, sembla coma doàs gotas d’aiga a l’ogre del Pocet petit. Lo Julian es pas brica rassegurat…

« Las patas del mila-patas », Alan Roch

            De qué pot plan faire de totas sas patas, un mila-patas ? Dobrissètz lo libre e traparetz las responsas.

« Las pendulas sens agulhas », Alan Roch

            Pendulas sens agulhas, jorns e meses que ne fan a son cap, un vièlh oma que gaita encara l’ora a sa mostra, Farfadeta e Tap Pichon que viatjan dins lo passat : aqui los elements d’una istoria que l’Agulha Grossa e l’Agulha Pichona contèron a l’Alan Roch caduna a son biais.

« Lo libre de Brèissalina », Anna Sarda

            Sètze formulas, e pas mai, salvadas entre milantas de tot lo saber milenari de la brèissa Brèissalina e quauques poèmas de l’ajuda de Brèissalina : la pichona aranha teisseira e de son cosin Fifinet, l’insècte que res nos ditz s’èra babarot o mosquilh !

 

Jeunesse :

Poésie :

« Chats de poésie », Thomas Stern Eliot

Ces poésies de T. S. Eliot sont accompagnées de superbes illustrations empreintes d'humour.

 

Albums :

« Petit poilu Amour glacé », Pierre Bailly, Céline Fraipont

Premier coup de foudre pour notre Petit Poilu ! Premier chagrin d'amour aussi... Dans un univers féerique de givre et de glace, Petit Poilu tombe amoureux d'une éblouissante patineuse russe. Mais que c'est compliqué de vivre un grand amour ! Et surtout, le véritable amour n'est pas toujours celui que l'on croit... Une nouvelle aventure de Petit Poilu qui découvre les joies et les peines de l'amour. Un récit touchant et plein d'humour à lire tout seul dès 3 ans.

« Anya et le tigre blanc », Fred Bernard, François Roca

Les enfants ne disparaissent pas comme ça. Aucune trace sur la neige. Quelqu'un, ou quelque chose, avait dû les prendre, mais quoi" ? Année après année, au pays du Grand Blanc, les enfants d'une même génération se volatilisent mystérieusement. Anya a 12 ans et est une forte tête. Avec Tigre Blanc à ses côtés, elle se prépare à affronter la menace, bien décidée à en découdre.

« L’horrible petite princesse », Nadja

C'était une horrible petite princesse. Mais vraiment horrible. Vous ne pouvez pas savoir à quel point. Elle était méchante, affreusement méchante avec tout le monde.Ça faisait faire du souci à ses parents - moins à sa mère, qui passait surtout son temps à se demander de qui sa fille pouvait bien tenir, enfin bon - ils avaient même appelé un docteur... mais l'horrible petite princesse l'avait mordu. Un jour, l'horrible princesse apprit l'existence d'un monstre qu'on prétendait encore plus méchant qu'elle. Elle entra dans une grande colère et demanda qu'on lui apporte sur-le-champ ce petit présomptueux. Or ce monstre était vraiment, vraiment très méchant, et quand la princesse et lui se trouvèrent face à face, il arriva ce qui devait arriver: ce fut le plus horrible coup de foudre de toute l'histoire des contes!

« Où est mon chat ? », Pincesse Camcam

Ce matin, Mistigri, le chat de Lola, s'est sauvé. Et Mistigri n'est pas du genre à s'attarder dans le quartier ! Lui, il aime bien voyager ! Lola va donc se mettre en route pour le retrouver. Une vraie partie de cache-cache dans Paris, à la découverte des quartiers et des commerçants. Sans oublier les monuments parisiens à admirer en chemin... Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Mistigri se cache sur chaque double-page. A toi de le retrouver !

 

BDs :

Une nouvelle vague de BDs arrivent dans votre médiathèque.

« Ernest et Rebecca » 1 et 3, Guillaume Bianco, Antonella Dalena

Elle s'appelle Rebecca, elle a six ans, bientôt et demi. Ses défenses immunitaires sont un peu faibles, mais elle ne compte pas se laisser faire: elle va prouver au monde qu'elle n'est pas une puce. Partie chasser la grenouille par temps de pluie, Rebecca attrape finalement Ernest, un drôle de microbe qui n'a pas la langue dans sa poche. Le genre d'ami bien utile à l‘heure où les parents se perdent dans leurs disputes de grands. Un nouvel album-jeunesse des plus originaux qui marie un graphisme très moderne avec une grande sensibilité dans le scénario.

« Le grand album de SamSam » 1, Serge Bloch

Suivez les aventures de SamSam, le plus jeune superhéros de l'espace. Vêtu d'un costume, d'une cape et d'un masque d'un rouge écarlate, le garçonnet sillonne l'univers en compagnie de son superdoudou, SamNounours, son meilleur allié dans les terribles combats qu'il mène contre les Marchiens et les Piratroces. Or, en dépit de tous les sauvetages grandioses qu'il accomplit, SamSam doit également aller à l'école et a toujours besoin de l'aide de ses Samparents pour vaincre sa peur du noir, écrire des lettres au père Noël ou l'emmener en vacances...

« Studio danse » 4, Crisp, Beka

Julie, Luce et Alia sont les meilleures amies du monde et partagent la même passion : la danse. Multipliant les cours, elles s’entraînent durement avec pour objectif le concours national à Paris. Surtout qu’il leur faudra rivaliser, au sein même de leur école, avec leur éternelle ennemie : Carla… Heureusement, nos héroïnes prennent aussi le temps de s’amuser avec leurs amies… et leurs petits amis ! Julie forme toujours le couple parfait avec Tim, tandis que Luce découvre l’amour…un amour aussi fort qu’une claque !

« Tib et tatoum» 2, Grimaldi, Bannister

Tib est un petit garçon qui vit au sein d'un clan, pendant la préhistoire. Il est affublé d'une tache de naissance sur le visage, alors tous les enfants se moquent de lui. Heureusement, il a trouvé le copain idéal : un dinosaure tout rouge, Tatoum. Jusqu’à présent, les autres pensaient qu’il s’agissait d’un ami imaginaire, au grand désespoir de Tib. Mais maintenant que tout le monde sait enfin qu’il dit la vérité, est-ce vraiment une bonne chose ? Et si ses parents décidaient de les séparer, pour la sécurité de Tib ? Voici le deuxième volume des aventures touchantes et rigolotes de ce duo tendre et malicieux, dont le tome 1 s’affirme déjà comme l’un des best-sellers de Tchô! La collec… !

« Les nouveaux pirates », Lionel Richerand

Le petit thomas a cinq ans, c'est un nouveau pirate, il n'a pas lu l'Ile au trésor, mais il connaît la biographie de Barbe Noire sur le bout de son crochet en plastique. Tant qu'un enfant croira aux pirates, la piraterie existera. Hissons les voiles, ventre Saint Gris !

« Le scrameustache » 15, Superdindon, Walt

Il se dit que l'espace est un lieu où le temps ne se déroule pas de la même manière que sur Terre... Voilà peut-être pourquoi le Scrameustache, créé en 1972 par Gos, n'a pas pris une ride ! Car depuis maintenant plus de trente ans, les enfants, génération après génération, continuent de plébisciter les aventures de ce drôle d'extraterrestre débarqué dans le petit village de Chambon-les-Roses, où il a fait vivre d'incroyables aventures au jeune Khéna et à son incorrigible râleur de tonton Georges.

« Caterina. Le Gang des chevelus » 1, Alessandro Tota

Le Gang des chevelus est le 1er tome des aventures Caterina, une petite fille très imaginative, la nouvelle héroïne pour enfants créée par Alessandro Tota. Une abondante chevelure blonde, un sourire espiègle et de petites jambes prêtes à courir vers n'importe quelle bêtise : voici Caterina, une petite fille intrépide et déterminée ! Rien ne lui fait peur, surtout pas les défis que lui lancent ses copains Gigetto et Manuele. Et lorsqu'il s'agit de sauver ce dernier, foin d'hésitation, elle vole à son secours ! La voilà lancée dans une aventure truffée de nombreux dangers, à commencer par la traversée de la forêt de l'Homme-qui-Pue...

 

Adultes :

« Les camps de Rivesaltes. Une histoire de l’enfermement (1935-2007) », Violette Marcos, Juanito Marcos

Au milieu de la plaine, au pied du Canigou, depuis plus de soixante-dix ans le camp Joffre de Rivesaltes dresse ses bâtiments aujourd’hui délabrés, jonchés de gravats et de barbelés rouillés. Les îlots de baraques abritent les traces d’hommes, de femmes et d’enfants qui vécurent là et parfois y laissèrent leur vie. Le camp de Rivesaltes fut tour à tour un camp militaire pour les troupes françaises, allemandes puis coloniales, un centre d’internement (Espagnols après la Retirada, Tsiganes, Juifs) et un camp d’enfermement. Offrant analyses et témoignages d’anciens internés, des acteurs associatifs qui leur sont venus en aide et des archives de l’époque, cet ouvrage illustré retrace l’histoire de ce lieu battu par la tramontane l’hiver et férocement ensoleillé l’été que certains ont appelé le « Sahara du Midi ».

« Truffe et trufficulture », Jean-Marc Olivier, Jean-Charles Savignac, Pierre Sourzat

Depuis bientôt deux siècles, la trufficulture s’attache à prendre le relais de la nature malgré les difficultés à percer les mystères de la truffe. Portée par les progrès de la recherche et de l’expérimentation sur le terrain, elle s'est enrichie au fil des ans tout en étant confrontée aux changements radicaux de la vie rurale contemporaine. Ces évolutions récentes nécessitent donc un renouvellement, une mise à jour de son contenu et une actualisation technique de ses méthodes. L'enjeu est de taille : la production trufficole participe à l'économie agricole du pays. La truffe est une des rares productions qui ne souffre pas d'excédents sur les marchés, bien au contraire ! Derrière la réalité économique, se profile aussi une autre réalité, culturelle. La truffe et sa culture, son commerce, ses utilisations, font partie de l’identité de plusieurs régions productrices en France, en Italie et en Espagne ; avec elle et par elle, on parvient à l’universel, à une gastronomie mondiale dont elle constitue un des ingrédients de choix qu’une multitude de grands cuisiniers réclament pour la magnifier. L'ambition de cette nouvelle édition, à travers toutes ces dimensions contemporaines du phénomène « truffe », est d’apporter au lecteur les données actuelles de la trufficulture moderne et une méthode pour connaître, cultiver et savourer la truffe.

« La truffe, guide technique », Jean-Michel Ricard, François Bergougnoux, Gabriel Callot…

L'objectif de cet ouvrage est de montrer qu'il n'existe pas une seule manière de cultiver la truffe, ni de recettes miracles, mais différentes solutions techniques selon les conditions environnementales. En fournissant des éléments de réflexion et des critères de choix, ce guide technique doit permettre à chacun de raisonner les pratiques culturales selon sa propre situation car la trufficulture est par excellence l'art de d'adaptation. Cet ouvrage apporte des recommandations précises, lorsqu'elles sont essentielles, pour la réussite et la pérennité de la plantation. En fin d'ouvrage, un complément d'informations permet d'approfondir certains points comme l'observation d'un profil de sol appliqué au diagnostic truffier et la connaissance des principales espèces de truffes.

 

Roman policier :

« Délivrance », Jussi Adler Olssen

Il a glacé le sang de milliers de lecteurs et s’est imposé en deux romans comme un maître du polar nordique : couronné par les plus grands Prix scandinaves, le Danois Jussi Adler-Olsen secoue à nouveau le paysage du thriller… La chasse haletante et presque désespérée lancée par le cynique inspecteur Carl Mørck et son fidèle assistant Assad derrière un tueur que rien ne semble pouvoir arrêter ne le dispense pas de jeter au passage un regard acerbe et troublant sur la société danoise. Au fin fond de l’Ecosse, une bouteille ancienne en verre poli est longtemps restée sur le rebord d’une fenêtre. Personne ne l’avait remarquée, pas plus que le message qu’elle contenait. Un message qui commence par le mot Hjœlp, « au secours », en danois, écrits en lettres de sang… Envoyée par la police anglaise à Copenhague, la mystérieuse missive atterrit entre les mains de Mørck et de son équipe. Son déchiffrage révèle qu’elle provient de deux garçons qui auraient été kidnappés dix ans plus tôt. Chose étrange : leur disparition n’a jamais été signalée…

 

BD :

« Le pont des arts », Catherine Meurisse

Après Mes Hommes de lettres, qui offrait un panorama humoristique de la littérature française du Moyen Âge à nos jours, Catherine Meurisse s’entoure de nouveau de ses auteurs favoris et nous invite à découvrir les liens qu’entretiennent les écrivains avec les peintres. Le Pont des Arts revisite avec humour l’histoire de la littérature et l’histoire de l’Art, et met en évidence les correspondances intimes entre écriture et peinture. Proust et "la vue de Delft" de Vermeer, Zola et Cézanne (et les impressionnistes), George Sand et Delacroix, Diderot et Greuze, Apollinaire et Picasso… ils sont tous – ou presque – dans Le Pont des Arts !

 

Romans :

« Les forêts de Ravel », Maurice Bernard

            «Quand Ravel leva la tête, il aperçut, à distance, debout dans l’entrée et sur les marches de l’escalier, une assistance muette. Elle ne bougeait ni n'applaudissait, dans l’espoir peut-être que le concert impromptu se prolongeât. Ils étaient ainsi quelques médecins, infirmiers et convalescents, que la musique, traversant portes et cloisons, avait un à un silencieusement rassemblés. Le pianiste joua encore la Mazurka en ré majeur, puis une pièce délicate et lente que personne n’identifia. Son doigt pressant la touche de la note ultime la fit longtemps résonner.»

« L’autre qu’on adorait », Catherine Cusset

"Quand tu penses à ce qui t’arrive, tu as l’impression de te retrouver en plein David Lynch. Blue Velvet, Twin Peaks. Une ville universitaire, le cadavre d’un garçon de vingt ans, la drogue, la police, une ravissante étudiante, une histoire d’amour entre elle et son professeur deux fois plus âgé : il y a toute la matière pour un scénario formidable.Ce n’est pas un film.

L’autre qu’on adorait fait revivre Thomas, un homme d’une vitalité exubérante qui fut l’amant, puis le proche ami de la narratrice, et qui s’est suicidé à trente-neuf ans aux États-Unis. Ce douzième roman de Catherine Cusset, où l’on retrouve l’intensité psychologique, le style serré et le rythme rapide qui ont fait le succès du Problème avec Jane, de La haine de la famille et d’Un brillant avenir, déroule avec une rare empathie la mécanique implacable d’une descente aux enfers.

« Les trois mariages de Manolita », Almudena Grandes

À la fin de la guerre civile, survivre est compliqué pour Manolita dont le père et la belle-mère sont en prison et dont le frère Antonio, vit caché dans un tablao de flamenco. Elle a dix-huit ans et la charge de ses deux sœurs et de deux très jeunes demi-frères! L’arrivage de deux machines à polycopier de l'étranger dont le mode d'emploi est incompréhensible va nécessiter sa coopération. Son frère, qui entend continuer la résistance par de la propagande clandestine, l'envoie rencontrer la seule personne capable de les aider. Mais ce génie de la mécanique, un jeune homme timide et peu séduisant, se trouve en prison. Et pour le rencontrer, Maria doit l'épouser. Ce sera le premier de ses trois mariages. Un nombre considérable d'événements auront lieu avant que ne soit célébré son troisième et dernier mariage !

« L’insoutenable légèreté de l’être », Milan Kundera

"Qu'est-il resté des agonisants du Cambodge ? Une grande photo de la star américaine tenant dans ses bras un enfant jaune. Qu'est-il resté de Tomas ? Une inscription : Il voulait le Royaume de Dieu sur la terre. Qu'est-il resté de Beethoven ? Un homme morose à l'invraisemblable crinière, qui prononce d'une voix sombre : "Es muss sein ! " Qu'est-il resté de Franz ? Une inscription : Après un long égarement, le retour. Et ainsi de suite, et ainsi de suite. Avant d'être oubliés, nous serons changés en kitsch. Le kitsch, c'est la station de correspondance entre l'être et l'oubli."

« Diego et Frida », Jean-Marie Le Clézio

Lorsque Frida annonce son intention d'épouser Diego Rivera, son père a ce commentaire acide : «ce seront les noces d'un éléphant et d'une colombe». Tout le monde reçoit avec scepticisme la nouvelle du mariage de cette fille turbulente mais de santé fragile avec le «génie» des muralistes mexicains, qui a le double de son âge, le triple de son poids, une réputation d'«ogre» et de séducteur, ce communiste athée qui ose peindre à la gloire des Indiens des fresques où il incite les ouvriers à prendre machettes et fusils pour jeter à bas la trinité démoniaque du Mexique - le prêtre, le bourgeois, l'homme de loi. Diego et Frida raconte l'histoire d'un couple hors du commun. Étrange histoire d'amour, qui se construit et s'exprime par la peinture, tandis que Diego et Frida poursuivent une œuvre à la fois dissemblable et complémentaire. L'art et la révolution sont les seuls points communs de ces deux êtres qui ont exploré toutes les formes de la déraison. Ils forment un couple indestructible, mythique, aussi parfait et contradictoire que la dualité mexicaine originelle, Ometecuhtli et Omecihuatl.

« Biographie de la faim », Amélie Nothomb

Cette Biographie de la faim, de ce désir jamais rassasié, de cette quête qui n'a jamais de fin, Amélie Nothomb la décline sous toutes ses formes, du ravissement à l'horreur, avec brio, douleur, amour, humour et lucidité, pour dire ce terrible paradoxe d'exister. Il s'en dégage une puissance de vision, une perception fatale où l'absolu et sa dérision se côtoient. C'est une mise à nu éblouissante où l'auteur est le sujet de son œuvre et qui prouve ô combien qu'Amélie Nothomb est un de nos grands auteurs contemporains.

« Noir, histoire d’une couleur », Michel Pastoureau

Longtemps, en Occident, le noir a été considéré comme une couleur à part entière, et même comme un pôle fort de tous les systèmes de la couleur. Mais son histoire change au début de l’époque moderne : l’invention de l’imprimerie, la diffusion de l’image gravée et la Réforme protestante lui donnent, comme au blanc, un statut particulier. Quelques décennies plus tard, en découvrant le spectre, Newton met sur le devant de la scène un nouvel ordre des couleurs au sein duquel il n’y a désormais plus de place ni pour le noir ni pour le blanc : pendant presque trois siècles, ce ne seront plus des couleurs. Toutefois, dans le courant du XXe siècle, l’art, la société et la science redonnent progressivement au noir son statut de couleur véritable. Et comme il n’est guère possible de parler d’une couleur isolément, cette histoire culturelle du noir est aussi, partiellement, celle du blanc (avec lequel le noir n’a pas toujours fait couple), du gris, du brun, du violet et même du bleu.