Les nouveautés dans votre médiathèque: 11 février

11.02.2019

Grâce au soutien de la bibliothèque départementale de l’Aude, tous les quinze jours de nouveaux livres sont mis à votre disposition au sein de la médiathèque de Roullens.

Les nouveautés du 11 février:

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Jeunesse :

Albums :

« Le secret le plus fort du monde », Gaël Aymon, Pauline Comis

Que détient la reine au creux de ses mains ? Un conte qui replace l'homme au cœur de la nature.

« Où est l’éléphant ? », Barroux

La forêt amazonienne possède la plus riche diversité de plantes et d’animaux de la planète, mais la déforestation menace ce paradis de la biodiversité. La communauté internationale tire la sonnette d’alarme mais elle peine à freiner cette destruction qui met en péril le monde de demain...

« Le petit chaperon rouge qui n’était pas rouge », Sandrine Beau, Marie Desbons

Il était une fois une petite fille qui vivait au bord d'une forêt, dans le nord de la Russie. Sa grand-mère, qui tricotait, lui avait fait un long manteau bleu, de petits gants bleus, et lui avait cousu une chaude chapka bleue. Si bien que tout le monde l'appelait "Le Petit Chaperon bleu".

« Les bons comptes font les bons amis », Jean-François Dumont

À la Ferme du Bout du Pré, Robert n'est pas un mouton comme les autres. Il compte et recompte toute la journée. Si, au début, cela amuse les siens, petit à petit, le troupeau en a assez de ce mouton et de sa drôle de manie! Robert se retrouve alors tout seul au milieu du pré...

« Les extraordinaires aventures de Gouniche », Delphine Durand

Delphine Durand s’attaque ici au personnage de Gouniche, ses aspirations, ses caractéristiques, ses goûts particuliers et son mode de vie.... blablabla bla bla bla, en bref : Une aventure de Gouniche, quoi !

« Dis papa, est-ce que les dinosaures sont morts ? », Julie Middleton, Russel Ayto

Les dinosaures sont-ils bien morts ? demande un enfant à son papa. Pour répondre de manière didactique à la question, le papa féru de préhistoire décide d’emmener son petit bonhomme au muséum. Le papa a évidemment réponse à tout. Mais là, ce que l’enfant constate de visu… est pour le moins inattendu !

« Princesse copine en chef », Christine Naumann-Villemin

Éliette a plein de copines, mais sa préférée, c’est définitivement sa cousine Alice. Alice est gentille, Alice est patiente, Alice est accommodante. Jusqu’au jour où Alice en a assez de faire tout ce que dicte sa princesse de cousine-copine…

« Ma poupée ballerine », Junko Shibuya

Pour mon cinquième anniversaire, ma maman m'avait fabriqué une poupée. Elle était mon amie, mon double, ma poupée chérie. Comme moi, elle rêvait d'être danseuse. Voici notre histoire.

 

BDs :

« Histoires de schtroumpfs », Peyo

Qui ne connaît les Schtroumpfs ? Ces gentils lutins bleus à gros bonnet blanc se ressemblent tous, même s'ils ont chacun leur caractère, et parlent une curieuse langue dans laquelle la plupart des mots sont remplacés par "schtroumpf" ou "schtroumpfer". Sous l'autorité débonnaire du grand Schtroumpf, ce sympathique petit peuple organise sa vie et lutte contre l'abominable sorcier Gargamel, qui ne rêve que de les détruire.
Une adorable fantaisie qui séduira les plus petits et distraira leurs aînés.

« Léonard. Génie militaire », Zidrou

Attention, Léonard sort l'artillerie lourde ! Le voilà à la tête de sa dernière invention : l'armée. De quoi dresser une bonne fois pour toutes ce flemmard de disciple ! Et en faire un bon petit soldat. Lui et toute la maisonnée n'ont d'autre choix que de se mettre au garde-à-vous. Heureusement, Mozzarella est là pour faire de la résistance...

 

Romans :

« Le caméléon et les fourmis blanches », Emmanuel Bourdier

Casimir, un professeur un peu cabossé, les yeux braqués dans le rétroviseur, considérant sa vie comme une impasse, se remet difficilement d’une rupture amoureuse. Dans sa classe, un élève, Issa Doucouré, jeune Malien sans papiers, l’exaspère un peu plus que les autres. Dévoreur de livres et assoiffé d’avenir, il ment, sèche les cours et veut se faire passer pour plus inculte qu’il n’est… Casimir et Issa se côtoient par la force des choses mais bientôt ils devront vraiment apprendre à vivre l’un avec l’autre… Un roman à deux voix pour deux visions d’un même monde. Un monde où le mot fraternité prend doucement la poussière.

« Matilda », Roald Dahl

Matilda est une petite fille très intelligente. Très, très intelligente. Elle apprend à lire toute seule à l'âge de trois ans, et elle adore ça. Cela n'est malheureusement pas du goût de ses parents, deux abrutis qui préféreraient que leur fille regarde, comme eux, des émissions stupides à la télé. À l'école, la petite Matilda n'est pas au bout de ses peines, puisque la directrice de l'établissement déteste les enfants et leur inflige les pires cruautés. Heureusement, il y a aussi une gentille institutrice. Et puis, Matilda a des talents vraiment exceptionnels...

« Le petit Nicolas et ses copains », Sempé, Goscinny

Mon premier a un papa qui lui achète tout ce qu'il veut. Mon deuxième est le chouchou de la maîtresse. Mon troisième est le plus fort de la classe. Le papa de mon quatrième est agent de police. Mon cinquième est le dernier de la classe. Mon sixième qui est très gros aime manger. Mon tout est la plus chouette bande de copains qui ait jamais existé : Geoffroy, Agnan, Eudes, Rufus, Clotaire, Maixent, Alceste, Joachim... et le petit Nicolas !

 

Adultes :

« Parlez-vous cerveau ? », Lionel Naccache

Le cerveau comme on ne vous l’a jamais raconté ! Mémoire, émotions, conscience, langage… les sciences du cerveau ont la particularité d’éclairer un domaine qui nous parle, mais dans une langue que nous ne parlons pas ! Une langue étrangère truffée de mots abscons : glie, synapse, récepteur membranaire, hippocampe, mémoire épisodique, cortex… autant de termes qui se dressent comme un mur entre notre cerveau et nous. Avec Parlez-vous cerveau ?, faites enfin tomber ce mur en vivant une expérience qui tient autant de la leçon de choses cérébrales que des aventures extraordinaires de Monsieur (ou Madame) Cerveau. Une expérience inédite et jubilatoire pour un bilinguisme non moins inédit : Parlez-vous cerveau ? ou comment devenir bilingue français-cerveau ! Ce livre est né d’une série estivale qui a réuni des millions d’auditeurs sur France Inter. De la radio au livre, le plaisir originel est intact, et l’écriture enrichie fait résonner ces mots du cerveau dans une comédie humaine dont chacun d’entre nous est le personnage principal.

 

BDs :

« La tragédie brune », Thomas Cadène, Christophe Gaultier

L’histoire vraie du premier reporter français assassiné par les nazis. En 1934, Xavier de Hauteclocque, grand reporter, publie La Tragédie brune, écrit à la suite de son voyage en Allemagne en novembre 1933.Ce germanophile y décrit un pays remodelé par la politique nazie. Son regard s’attarde là où d’autres ferment les yeux, ses pas le conduisent là où peu s’aventurent et, finalement, sa plume décrit ce que beaucoup préfèrent ignorer. Son récit, à la première personne, frappe par sa modernité, sa sincérité, sa lucidité et surtout, avec le recul tragique de l’histoire, par son caractère prémonitoire. La Tragédie brune nous plonge dans ces années d’avant-guerre, à l’heure où Hitler affirme sa toute-puissance politique. Christophe Gaultier et Thomas Cadène s’attachent à mettre en scène le plus fidèlement possible le témoignage d’un homme qui, dès 1934, va alerter le monde sur la catastrophe à venir.

« Panama Al Brown », Alex W. Inker

Prenez un gamin des rues de Colon, un boxeur prodige, champion ou monde, un dandy jazz de Harlem, le roi des nuits parisiennes, la muse d'un poète. Noyez le tout dans un magnum de Mumm cordon rouge : vous obtiendrez le cocktail le plus énigmatique des années 30. Un cocktail noir comme l'encre, aux saveurs trop amères pour un monde où noir et blanc se diluent mal...

« Lâcher prise », Miriam Katin

À 70 ans, après un début de carrière tardif, ce second album de Miriam Katin prouve que l’expérience de la vie et la jeunesse d’esprit font bon ménage. Utilisant à merveille la couleur, ce nouveau chef d’oeuvre de Miriam Katin est un livre unique. Ce roman autobiographie raconte avec finesse et humour une histoire unique, manipulant avec merveille l’intime et l’universel. De la douleur et la colère, Miriam Katin passe doucement à l’apaisement, prenant le temps de regarder autour d’elle, de s’attarder sur les choses qu’elle aime, le ciel, la rivière, New York, sa famille. Un message positif à même de toucher le plus grand nombre.

« O vous, frères humains », Luz

Alors âgé de 77 ans, Albert Cohen publie un livre qui révèle l’événement marquant qui a dévasté son enfance et marqué toute sa vie : sa rencontre avec l’antisémitisme. Le jour de ces dix ans (en 1905), le jeune Albert arpente les rues marseillaises à la recherche d’un petit présent pour sa mère. Il est ébloui par le bagout d’un camelot qui s’adressera pourtant à lui, en le traitant, de « sale youpin ! » Dans ce livre intense, triste sans virer au pessimisme, Albert Cohen utilise la beauté de son écriture lyrique pour montrer la violence de sa blessure enfantine. Un beau livre, malheureusement intemporel, qui fait réfléchir sur l’absurdité de toutes les formes de racisme.Plus de cent ans après les faits, Luz s’empare de ce récit autobiographique pour en donner une version illustrée poignante. Sans jamais trahir l’oeuvre, il raconte l’intégralité de l’histoire mais ne garde du texte que le monologue destructeur du camelot et la puissance textuelle des trois derniers chapitres, qui évoque les camps de la mort.

 

Philosophie :

« La vraie vie », Alain Badiou

« La toute première réception officielle de la philosophie, avec Socrate, prend la forme d’une très grave accusation : le philosophe corrompt la jeunesse. Alors, si j’adopte ce point de vue, je dirai assez simplement : je viens corrompre la jeunesse en parlant de ce que la vie peut offrir, des raisons pour lesquelles il faut absolument changer le monde et qui, pour cela même, imposent de prendre des risques. Aujourd’hui, parce qu’elle en a la liberté, la possibilité, la jeunesse n’est plus ligotée par la tradition. Mais que faire de cette liberté, de cette nouvelle errance ? Filles et garçons doivent découvrir leur propre capacité quant à une vraie vie, une pensée intense qui affirme le monde nouveau qu’ils entendent créer. Que vivent nos filles et nos fils ! »

 

Politique :

« Les pathologies politiques françaises », Alain Duhamel

" L'objet de ce livre est de tenter de déchiffrer les spécificités du tempérament politique des Français, de mesurer son influence, sa force, son originalité, de mettre au jour leur ressort et leur impact. Si l'intensité de la crise politique atteint son degré actuel, la psychologie et les réactions des citoyens eux-mêmes y tiennent immanquablement une large place. Seuls les hypocrites et les démagogues peuvent ou veulent l'ignorer. Inconstance, déclinisme, égalitarisme, conservatisme, nationalisme, extrémisme, intellectualisme, discorde, ce sont les traits du caractère politique français qui contribuent le plus à la crise et lui donnent cette allure typiquement tricolore.
Cela n'efface en rien, on le verra, des qualités tout aussi marquantes (imagination, idéalisme, courage, réactivité, originalité, initiative, fierté, indépendance, patriotisme). Dans l'ouvrage peut-être le plus profond consacré à la France, L'Ancien Régime et la Révolution, Tocqueville nous décrivait déjà comme " la plus brillante et la plus dangereuse des Nations de l'Europe ". C'était en 1856. Cela reste toujours vrai en 2016. "

 

Romans :

« Le livre de ma mère », Albert Cohen

Ce livre bouleversant est l'évocation d'une femme à la fois "quotidienne" et sublime, une mère, aujourd'hui morte, qui n'a vécu que pour son fils et par son fils.
Ce livre d'un fils est aussi le livre de tous les fils. Chacun de nous y reconnaîtra sa propre mère, sainte sentinelle, courage et bonté, chaleur et regard d'amour.
Et tout fils pleurant sa mère disparue y retrouvera les reproches qu'il s'adresse à lui-même lorsqu'il pense à telle circonstance où il s'est montré ingrat, indifférent ou incompréhensif. Regrets ou remords toujours tardifs. "Aucun fils ne sait vraiment que sa mère mourra et tous les fils se fâchent et s'impatientent contre leurs mères, les fous si tôt punis."

« Dans la forêt », Jean Hegland

Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses. Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

« Un monde à portée de main », Maylis de Kerangal

«Paula s’avance lentement vers les plaques de marbre, pose sa paume à plat sur la paroi, mais au lieu du froid glacial de la pierre, c’est le grain de la peinture qu’elle éprouve. Elle s’approche tout près, regarde : c’est bien une image. Étonnée, elle se tourne vers les boiseries et recommence, recule puis avance, touche, comme si elle jouait à faire disparaître puis à faire revenir l’illusion initiale, progresse le long du mur, de plus en plus troublée tandis qu’elle passe les colonnes de pierre, les arches sculptées, les chapiteaux et les moulures, les stucs, atteint la fenêtre, prête à se pencher au-dehors, certaine qu’un autre monde se tient là, juste derrière, à portée de main, et partout son tâtonnement lui renvoie de la peinture. Une fois parvenue devant la mésange arrêtée sur sa branche, elle s’immobilise, allonge le bras dans l’aube rose, glisse ses doigts entre les plumes de l’oiseau, et tend l’oreille dans le feuillage.»

« Ce que le jour doit à la nuit », Yasmina Khadra

"Mon oncle me disait : "Si une femme t'aimait, et si tu avais la présence d'esprit de mesurer l'étendue de ce privilège, aucune divinité ne t'arriverait à la cheville." Oran retenait son souffle en ce printemps 1962. La guerre engageait ses dernières folies. Je cherchais Emilie. J'avais peur pour elle. J'avais besoin d'elle. Je l'aimais et je revenais le lui prouver. Je me sentais en mesure de braver les ouragans, les tonnerres, l'ensemble des anathèmes et les misères du monde entier." Yasmina Khadra nous offre ici un grand roman de l'Algérie coloniale (entre 1936 et 1962) - une Algérie torrentielle, passionnée et douloureuse - et éclaire d'un nouveau jour, dans une langue splendide et avec la générosité qu'on lui connaît, la dislocation atroce de deux communautés amoureuses d'un même pays.

« Dans le murmure des feuilles qui dansent », Agnès Ledig

Anaëlle, jeune femme en recherche d'informations pour l'écriture de son roman, engage un échange épistolaire avec Hervé, procureur de province. Celui-ci, vivotant dans une routine qui l'ennuie, s'y plonge avec délectation, au grand dam de sa greffière, rapidement agacée par cette insupportable correspondance. Parallèlement, Thomas, menuisier passionné de nature, s'appuie sur la force des arbres et sa connaissance des sous-bois pour soutenir son petit frère, en proie à une longue hospitalisation. C'est une petite maison qui sera à la croisée de leurs destins.

« Les cigognes sont immortelles », Alain Mabanckou

À Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l’Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l’arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l’apprentissage du mensonge. Partant d’un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l’intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l’âme humaine à travers le regard naïf d’un adolescent qui, d’un coup, apprend la vie et son prix.

« Chroniques de l’oiseau à ressort », Haruki Murakami

Un beau jour, la vie de Toru Okada, jeune banlieusard sans emploi, bascule pour de bon. Tout commence avec les coups de téléphone équivoques d'une mystérieuse inconnue ; puis le chat, qui s'échappe ; et le chant hypnotisant d'un oiseau perché non loin de là. Le rêve, l'aventure, la bifurcation soudaine d'une existence toute tracée : est-on prêt, une fois dans sa vie, à tenter l'abordage des frontières inédites ?

« Khomeiny, Sade et moi », Abnoussa Shalmani

A Téhéran, dans les années 1980, une petite fille de six ans, contrainte de porter le voile, se révolte en se dénudant. Se soumettre aux exigences des « barbus » et autres « corbeaux » lui paraît absurde. Son père l’approuve et, afin de fuir brimades et contraintes, la famille va s’exiler à Paris. Abnousse Shalmani découvre alors que la liberté n’est pas celle qu’elle aurait souhaitée. Sa révolte n’est donc pas finie. Mais cette fois, c’est la littérature française qui va lui fournir des armes. La petite fille, devenue femme, va faire de Sade, de Victor Hugo et de Colette (entre autres) des appuis précieux dans son combat contre l’oppression en général et celle du corps féminin en particulier. Joyeux pamphlet, ce récit alterne les anecdotes intimes et les événements socio-politiques avec humour et enthousiasme.

« Le pavillon des cancéreux », Alexandre Soljénitsyne

En 1955, au début de la déstalinisation, Alexandre Soljenitsyne est exilé dans un village du Kazakhstan après huit ans de goulag. Il apprend alors qu'il est atteint d'un mal inexorable dont le seul nom est un objet de terreur. Miraculeusement épargné, il entreprendra quelques années plus tard le récit de cette expérience. Au " pavillon des cancéreux ", quelques hommes, alités, souffrent d'un mal que l'on dit incurable. Bien que voisins de lit, Roussanov et Kostoglotov ne se parlent pas. Pour l'un, haut fonctionnaire, la réussite sociale vaut bien quelques concessions. Pour l'autre, Kostoglotov, seule compte la dignité humaine. Pour ces êtres en sursis, mais également pour Zoé la naïve, Assia la sensuelle, Vadim le passionné, c'est le sens même de leur vie qui devient le véritable enjeu de leur lutte contre la mort. Une oeuvre de vérité.

 

Romans policiers :

« Le témoin solitaire », William Boyle

Suivre un inconnu à travers Brooklyn parce qu’il inquiète les vieilles dames de la paroisse ? Une mauvaise idée, bien sûr, mais Amy, étrangement fascinée, ne peut s’en empêcher. Et voici qu’après quelques heures de filature, l’homme est tué sous ses yeux d’un coup de couteau dans une rue déserte. En un instant vole en éclat la vie sage et solitaire qu’Amy s’applique à mener depuis de longs mois, loin de son ancienne existence de "party-girl", des bars et des amis de la nuit. Seul témoin du crime, elle décide de se taire et cherche à en savoir plus sur le drame dans lequel elle se retrouve impliquée malgré elle.

« La faiseuse d’anges », Camilla Läckberg

Pâques 1974. Sur l’île de Valö, aux abords de Fjällbacka, une famille disparaît sans laisser de trace. La table est soigneusement dressée pour le repas de fête, mais tout le monde s’est volatilisé. Seule la petite Ebba, âgée d’un an, erre, en pleurs, dans la maison abandonnée. L’énigme de cette disparition ne sera jamais résolue. Trente ans plus tard, Ebba revient sur l’île et s’installe dans la maison familiale avec son mari. Accablés par le deuil et la culpabilité après le décès de leur fils, ils nourrissent l’espoir de pouvoir y reconstruire leur vie, loin du lieu du drame. Mais à peine se sont-ils installés qu’ils sont victimes d’une ten tative d’incendie criminel. Et lorsqu’ils commencent à ôter le plan - cher de la salle à manger, ils découvrent du sang coagulé. C’est le début d’une série d’événements troublants qui semblent vouloir leur rappeler qu’on n’enterre pas le passé. De son côté, Erica s’était depuis longtemps intéressée à l’affaire de la mystérieuse disparition sur l’île. Apprenant le retour de la seule survivante, elle se replonge aussitôt dans le dossier. Elle n’imaginait pas que l’affaire était si complexe. Elle n’imaginait pas que tout avait commencé il y a plus d’un siècle avec une faiseuse d’anges. Elle n’imaginait pas que les secrets familiaux allaient mettre en péril l’une des personnes les plus importantes de sa vie.

« Alex », Pierre Lemaitre

Qui connaît vraiment Alex ? Elle est belle. Excitante. Est-ce pour cela qu'on l'a enlevée, séquestrée et livrée à l'inimaginable ? Mais quand la police découvre enfin sa prison, Alex a disparu. Alex, plus intelligente que son bourreau. Alex qui ne pardonne rien, qui n'oublie rien ni personne. Un thriller glaçant qui jongle avec les codes de la folie meurtrière, une mécanique diabolique et imprévisible où l'on retrouve le talent de l'auteur de Robe de marié

« La stratégie du fou », Lalie Walker

Responsable de la brigade des crimes non résolus, fille d'un juge mystérieusement mutilé des années plus tôt, Jeanne Debords a enfin, pour son plus grand malheur, croisé l'assassin de ses parents. Après une épouvantable série de meurtres, il a de nouveau disparu en emportant avec lui les deux plus proches collaborateurs de Jeanne. Ces derniers sont introuvables. Un nouveau duel à mort s'engage. Le tueur, en autant de provocations macabres, dépose sur son chemin des couples de cadavres systématiquement grimés. Des résidents de foyers d'hébergement disparaissent les uns après les autres. À ce petit jeu-là, tous les coups sont permis et Jeanne, quoi qu'il advienne, ne lâchera pas le morceau..

 

Société :

« Les identités meurtrières », Amin Maalouf

" Depuis que j'ai quitté le Liban pour m'installer en France, que de fois m'a-t-on demandé, avec les meilleures intentions du monde, si je me sentais " plutôt français " ou " plutôt libanais ". Je réponds invariablement : " L'un et l'autre ! " Non par quelque souci d'équilibre ou d'équité, mais parce qu' en répondant différemment, je mentirais. Ce qui fait que je suis moi-même et pas un autre, c'est que je suis ainsi à la lisière de deux pays, de deux ou trois langues, de plusieurs traditions culturelles. C'est cela mon identité ? " Partant d'une question anodine qu'on lui a souvent posée, Amin Maalouf s'interroge sur la notion d'identité, sur les passions qu'elle suscite, sur ses dérives meurtrières. Pourquoi est-il si difficile d'assumer en toute liberté ses diverses appartenances ? Pourquoi faut-il, en cette fin de siècle, que l'affirmation de soi s'accompagne si souvent de la négation d'autrui ? Nos sociétés seront-elles indéfiniment soumises aux tensions, aux déchaînements de violence, pour la seule raison que les êtres qui s'y côtoient n'ont pas tous la même religion, la même couleur de peau, la même culture d'origine ? Y aurait-il une loi de la nature ou une loi de l'Histoire qui condamne les hommes à s'entretuer au nom de leur identité ? C'est parce qu'il refuse cette fatalité que l'auteur a choisi d'écrire les Identités meurtrières, un livre de sagesse et de lucidité, d'inquiétude mais aussi d'espoir.

« DGSE Service action. Un agent sort de l’ombre », Pierre Martinet

Un événement: pour la première fois, en France, un agent de terrain du fameux « Service Action » de la DGSE raconte la vraie vie d’un espion français. Sa carrière débute à Beyrouth, en 1983, dans les décombres du Drakkar où gisent des dizaines de corps de soldats français tués dans l’attentat et s’achève… en septembre 2001 par son départ volontaire. Il quitte alors le plus secret des services secrets français, après avoir mené une vie d’espion qui ne ressemble pas à ce que nous montre le cinéma. Dans le plus complet anonymat, de Paris à Londres, de Zurich à Genève, Budapest, Stockholm, Belgrade… il a surveillé et préparé la « neutralisation » des pires terroristes et criminels de guerre qui, pourtant, courent toujours. Ensuite, épuisé par une vie souterraine éprouvante, il est approché et recruté par une chaîne de télévision où on lui demande de… continuer à faire l’espion. Une première en France: témoignage précis et vivant du recrutement et de la vie quotidienne d’un agent secret. Des révélations exclusives: la face cachée de la DGSE et de son célèbre « Service Action »: on y traque des terroristes et des criminels de guerre sans apparemment obtenir le feu vert politique à leur « neutralisation ». Des remous médiatiques: l’auteur raconte comment on lui a demandé de surveiller et de déstabiliser une personnalité du PAF qui dérangeait – et dérange encore.

Bonne lecture !