Les nouveautés dans votre médiathèque: 19 octobre

20.10.2020

Grâce au soutien de la bibliothèque départementale de l’Aude, tous les quinze jours de nouveaux livres sont mis à votre disposition au sein de la médiathèque de Roullens.

Les nouveautés du 19 octobre

 

 

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Jeunesse

« 50 aventures dans la nature que tu dois absolument faire avant 12 ans ! », Elise Darteyre, François Lenormand

Connaissez-vous le « trouble de déficit de la nature » ? C'est un mal des temps modernes dont souffrent les enfants d'aujourd'hui, parce qu'ils sont de moins en moins souvent en contact avec la nature... Cela fait 30 ans que des sociologues et des pédagogues nous alertent : les enfants passent de plus en plus de temps enfermés entre quatre murs, réduisant d'autant leur temps de contact avec la nature. Or ce contact permet de maintenir un équilibre sur les plans physiologique et psychologique. Dit autrement : nous savons aujourd'hui que le plein air est essentiel au bon développement des enfants. La solution pour les reconnecter ? Leur donner des « prétextes » amusants pour aller plus souvent dehors. Pour cela, rien de tel que de présenter ces aventures comme autant de défis à réaliser. Et si, en plus, il y a un petit parfum de transgression cela n'en sera que plus excitant... Des exemples ? Grimper aux arbres, courir dans les flaques, manger une pomme directement sur l'arbre, tenir dans sa main une bête qui nous fait (un peu) peur, partir faire une promenade dans la nature de nuit, faire pipi sous les étoiles... Avouez qu'on en a tous rêvé... Ce guide pratique et amusant va donc permettre aux enfants de vivre ces « petits plaisirs de nature » comme autant d'aventures. Conçu comme un objet précieux et personnel, où chaque enfant pourra noter ses défis au fur et à mesure, ce livre va donc les guider et les motiver à se reconnecter avec les grands espaces. Le tout dans une démarche pédagogique des plus solides, et en toute sécurité, bien sûr... Alors qu'ils jouent, qu'ils explorent, qu'ils agissent, qu'ils cherchent, qu'ils trouvent... et le goût de la nature ne les quittera plus, bien au-delà de leur 12 ans.

 

Albums

« Les sorcières», Elisabeth Brami

Vous qui tremblez dans le noir, ouvrez ce livre comme un grimoire : finis insomnies et cauchemars ! Il sera un remède rare. De A à Z, du jamais vu ! Des sorcières comme on n'en fait plus : Affreuses, ricaneuses, crochues, magiques, mystérieuses et poilues. Des potions de mots d'origine à déguster par la racine, des astuces, conseils et combines, à lire en rimes et en comptines. Pour qu'enfin, devenues divines, les sorcières deviennent vos copines !

« La petite sorcière », Benjamin Lacombe, Sébastien Perez

Un après-midi où Lisbeth et Edward explorent le grenier à la recherche d’un livre de botanique, ils tombent sur un ouvrage étrange et poussiéreux… En le feuilletant, Lisbeth découvre une galerie de portrait de femmes au destin hors du commun, une généalogie de femmes qui ont été persécutées parce qu’elles étaient différentes : un grimoire de sorcières ! En tournant les pages, Lisbeth n’en croit pas ses yeux : il est dit que sa grand-mère Olga serait une sorcière (« N’importe quoi ! ») Mais à la page suivante, la fillette est prise de stupeur : elle découvre un portrait d’elle au milieu d’une nuée de corbeaux.

« Victor et la sorcière», Olga Lecaye

Comment Victor, le petit lapin fugueur prisonnier de l'abominable sorcière, réussit à s'échapper grâce à Gris-Chat le chat.

« Marabout et bout de sorcière », Véronique Massenot, Muriel Kerba

               Fulberte la sorciere est tout etonnee quand elle recoit la visite dAmadou le marabout qui la prend pour une fee ! Et elle nose pas lui dire la verite. Mais quand Fulberte enfourche son balai pour faire une demonstration plutot ratee, ils partent tous les deux dun grand eclat de rire. Et si cetait le debut dune belle histoire damour, comme dans les contes de fees ?

« Si j’étais… une sorcière », Isabelle Michelat, Christophe Loupy

La petite boule blanche se demande : " si j'étais une sorcière ". Elle se transforme progressivement, elle aurait des cheveux raides et noirs surmontés d'un chapeau pointu, avec une robe noire et des doigts griffus. En devenant une sorcière, elle permet aux enfants de découvrir le jeu des formes, des volumes et des couleurs.

« Cuisine de sorcière », Johan Wolfg

La sorcière prépare pour Faust un breuvage de rajeunissement, qui s'accompagne d'une formule magique totalement délirante sur les chiffres.

 

BDs

« Rikk, Frya. La chasse au Kraken», Ced, Ztnarf

Pour Rikk, jeune viking, l’heure est venue de se soumettre à une tradition aussi périlleuse qu’ancestrale : chasser le mythique Kraken et en rapporter un ongle ! Tu parles d’un rituel de passage… Mais son père est si fier de lui ! Sauf que Rikk est un pathétique froussard ! Heureusement, sa tête brûlée de sœur jumelle se propose de prendre sa place. Ainsi, personne ne perdra la face ! Un simple déguisement et le tour est joué, la voilà partie, casquée et bottée, prête à défaire le si fameux Kraken… Pris de remords, Rikk décide de rejoindre Friya et de l’épauler dans la quête du Kraken. Mais réveiller le Kraken n’est pas sans conséquences…

« Rikk, Frya. Les géants de glace», Ced, Ztnarf

Après avoir sauvé leur village des tentacules gluants du terrible Kraken, les jumeaux Rikk et Frya sont devenus de véritables héros. Ratatosk, l’écureuil magique aussi drôle qu’horripilant, les accompagne dans leur quête fantastique contre les forces du mal. Les affaires vont si bien que le dieu Odin lui-même fait appel à eux quand ses corbeaux se font enlever ! Mais lorsque de mystérieux géants de glace envahissent le village viking, le grand conseil convoque aussitôt les jumeaux : après tout, ce sont eux qui côtoient chaque jour des créatures magiques… Et comme les géants ne semblent pas décidés à partir, tout le village tient Rikk et Frya pour responsables du chaos ! Il faudra toute la ruse de Rikk, le courage de Frya et l’espièglerie de Ratatosk, pour les sortir de cette périlleuse situation.

« Les profs. 1, 2, 3 rentrée !», Erroc, Mauricet

Ça ne tourne plus rond chez les Profs ! La nouvelle proviseure essaie toujours de réformer le lycée, mais le corps enseignant est un peu fatigué, voire fatigant. Boulard, le cancre de classe internationale, continue de repousser les limites de la glande et un nouveau prof d'EPS vient bousculer ce pauvre Éric. Et pour couronner le tout, voici qu'un réalisateur débarque avec l'idée saugrenue de faire un film sur les Profs ! Ne manquez pas le nouvel épisode de cette saga qui à défaut d'un César, vaut bien tous les antidépresseurs du monde !

L’intégrale « Super », Frédéric Maupomé, Dawid

Mat, Lili et Benji, trois enfants réfugiés d'une autre planète, ont été abandonnés sur Terre par leurs parents. Dotés de super-pouvoirs, ils se retrouvent livrés à eux-mêmes. Tiraillés entre le désir de mener une vie normale parmi les humains, la peur d'être découverts et, pour les plus petits, l'envie de découvrir qui ils sont et ce dont ils sont capables, cette nouvelle rentrée des classes sur Terre s'annonce des plus mouvementées !

Roman

« Les Dubulot fêtent Halloween », Didier Dufresne

            Pour Halloween, c'est à qui trouvera dans la famille le déguisement le plus terrifiant pour effrayer les autres ! Même le chien se met de la partie !

« Mafalou a une faim de loup », Emmanuelle Cabrol, Coralie Vallageas

Mafalou est un ogre effrayant, et surtout très gourmand ! L'ogre est trop content, car ce soir c'est Halloween : il pourra peut-être attraper des enfants dodus et les manger tout crus ! Pas si sûr !

« Une école parfaitement normale », Jeremy Strong

Vous avez du mal a vous faire respecter ? Comme Max, venez apprendre toutes les ficelles pour devenir un monstre et vous imposer !

           

Adultes

« La belle au bois dort-elle vraiment ? Neurophysiologie des contes de fées », Dr Laurent Vercueil

Comment le sommeil peut-il surgir brutalement et plonger durablement une jeune fille dans l'inconscience ? De quoi les lutins sont-ils faits ? Pourquoi, dans le film de Disney, Simplet rit-il à tout propos ? De quel mal étrange souffrent les elfes ? Que se passe-t-il dans la tête des personnages de Harry Potter ? L'auteur, neurologue, prend les contes de fées à la lettre et mène l'enquête : et si, derrière les événements qui paraissent échapper aux lois habituelles de la physique et de la biologie ; les sorts jetés ; les personnages extraordinaires, tels que les zombies, les garous ou les vampires, se cachaient de véritables troubles neurologiques ? En entrant dans le monde du merveilleux, ce livre nous ouvre les portes d'un univers inattendu, hors norme, incroyable, et pourtant... présent dans notre cerveau. Merveilleux et vrai à la fois.

 

BDs

« Phoolan Devi. Reine des bandits », Claire Fauvel

Tout prédestinait Phoolan Devi à la trajectoire flamboyante qu'elle s'est choisie. Née en 1963 au Nord de l'Inde et issue d'une très basse caste, elle est dès l'enfance confrontée à la pauvreté, à la violence et à l'injustice. Mariée de force à 11 ans, violée et séquestrée pendant des mois avant que ses parents ne la récupèrent, elle devient la paria de son village et doit son salut à un gang de bandits. À partir de ce moment, elle n'aura de cesse de lutter contre l'injustice et protéger les plus faibles.

L’intégrale « La mémoire dans les poches », Etienne Le Roux, Luc Brunschwig

Petits mensonges, discrets arrangements, et autres secrets de famille…
C’est le récit d’une famille apparemment sans histoire, et c’est certainement le récit le plus intimiste de Luc Brunschwig. Le plus personnel aussi. Construit à travers le regard de chacun des trois personnages principaux, le récit place résolument le lecteur au cœur même de leurs vécus, de leurs choix, de leurs fragilités, de leurs impasses, de leurs fuites…
Luc Brunschwig lève le voile sur les secrets de cette famille jusqu’au dénouement final, qui restera dans la mémoire de tous ses lecteurs!

« Les gardiens du Louvre», Jiro Taniguchi

Au terme d'un voyage collectif en Europe, un dessinateur japonais fait étape en solitaire à Paris, dans l'idée de visiter les musées de la capitale. Mais, cloué au lit de sa chambre d'hôtel par une fièvre insidieuse, il se trouve confronté avant tout à une forme de solitude absolue, celle des souffrants en terre étrangère, privés de tout recours immédiat au coeur de l'inconnu. Alors que le mal lui laisse quelque répit, il met son projet à exécution, et se perd dans les allées bondées du Louvre. Très vite, il va découvrir bien des facettes insoupçonnées de ce musée-monde, à la rencontre d'oeuvres et d'artistes de diverses époques, au cours d'un périple oscillant entre rêve et réalité, qui le mènera pour finir à la croisée des chemins entre tragédie collective et histoire personnelle.

 

Environnement

« Homo natura », Valérie Caranes

Grâce à des conditions climatiques favorables et à des milieux de vie fertiles et foisonnants de biodiversité, nous avons prospéré pendant des millénaires. Toutefois, depuis deux siècles, nous avons aussi malmené l’écosystème qui nous abrite et nous nourrit car nous évoluons comme hors-sol, isolés du reste du vivant, oubliant que nous sommes des êtres de nature. Nous devons réapprendre, à l’image des peuples premiers, notre rôle de gardiens. Nous devons retrouver le chemin d’une cohabitation harmonieuse avec les arbres, les plantes et les animaux mais aussi entre nous. Cette démarche exige de baisser nos armes économiques, de questionner notre rapport à la propriété, de limiter la souveraineté des États, de repenser la démocratie. Elle impose enfin de reconnaître que la nature a le droit d’exister et de se régénérer. C’est ainsi que nous pourrons garantir aux générations futures le droit à vivre dans un environnement sain et pérenne.

Famille

« Réussir la séparation », Moussa Nabati

La vie est une cascade ininterrompue de séparations. Il s'agit à chaque étape de tourner une page pour en commencer une nouvelle. La séparation représente toujours une épreuve dans les trois sens du terme : elle est souffrance d'abord, ressentie telle une déchirure, test ensuite, révélant les failles et la solidité de l'individu, passage initiatique enfin, occasion privilégiée de se reconstruire. Pourquoi une rupture sentimentale, un licenciement, le départ des enfants devenus grands, la retraite, une perte d'argent ou celle d'un proche sont-ils vécus parfois si douloureusement ? Pourquoi certains s'enferment-ils dans des dépendances affectives ou addictions diverses : la nourriture, le sexe, les médicaments, les jeux vidéo... ? Moussa Nabati montre, grâce aux riches témoignages de ses patients, que ces blocages ont pour origine l'échec de l'attachement premier à la mère ; la rupture de cette relation fondatrice maintient le sujet dans la fusion, l'empêchant de se lier aux autres de façon équilibrée ou de les quitter dans la sérénité. Toute angoisse de séparation, d'abandon, de solitude provient dès lors de la survivance des blessures anciennes. Seuls le retour à son intériorité, la pacification de son passé et la réhabilitation de sa mère intérieure permettent de réussir à tisser enfin des liens adultes.

Nature

«Les mille visages de l’arbre. Portraits. Symboles. Légendes», Jacques Brosse

Entrez dans le monde merveilleux des arbres et découvrez les nombreux secrets que cachent ces individus hors du commun. Auréolés de mystère et supports de nombreux mythes, les arbres, depuis toujours, fascinent et protègent l'homme...

 

Romans

« En attendant la montée des eaux», Maryse Condé

Babakar est médecin. Il vit seul avec ses souvenirs d’une enfance africaine, d’une mère aux yeux bleus qui vient le visiter en songe, d’un ancien amour, Azelia, disparue elle aussi, et autres rêves de jeunesse d’avant son exil en Guadeloupe, berceau de sa famille. Mais le hasard ou la providence place une enfant sur sa route et l’oblige à renoncer à sa solitude, à ses fantômes. La petite Anaïs n’a que lui. Sa mère, une réfugiée haïtienne, est morte en la mettant au monde, lui léguant sa fuite et sa misère. Babakar veut lui offrir un autre avenir. Ils s’envolent pour Haïti, cette île martyrisée par la violence, les gouvernements corrompus, les bandes rebelles, mais si belle, si envoûtante. Babakar recherche la famille d’Anaïs, une tante, un oncle, des grands-parents peut-être, qui pourraient lui raconter son histoire. Mais Babakar ne rencontre personne et ne peut compter que sur lui et sur ses deux amis Movar et Fouad. Des hommes qui lui ressemblent, exilés, solitaires, à la recherche d’eux-mêmes et qui trouvent à Haïti des réponses à leur quête, un lieu de paix au milieu des décombres.

« La salle de bal », Anna Hope

Lors de l’hiver 1911, l’asile d’aliénés de Sharston, dans le Yorkshire, accueille une nouvelle pensionnaire : Ella, qui a brisé une vitre de la filature dans laquelle elle travaillait depuis l’enfance. Si elle espère d’abord être rapidement libérée, elle finit par s’habituer à la routine de l'institution. Hommes et femmes travaillent et vivent chacun de leur côté : les hommes cultivent la terre tandis que les femmes accomplissent leurs tâches à l’intérieur. Ils sont néanmoins réunis chaque vendredi dans une somptueuse salle de bal. Ella y retrouvera John, un "mélancolique irlandais". Tous deux danseront, toujours plus fébriles et plus épris. À la tête de l’orchestre, le docteur Fuller observe ses patients valser. Séduit par l’eugénisme et par le projet de loi sur le Contrôle des faibles d’esprit, Fuller a de grands projets pour guérir les malades. Projets qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour Ella et John. Après Le chagrin des vivants, Anna Hope parvient de nouveau à transformer une réalité historique méconnue en un roman subtil et puissant, entraînant le lecteur dans une ronde passionnée et dangereuse.

«Mercy Mary Patty», Lola Lafon

En février 1974, Patricia Hearst, petite-fille du célèbre magnat de la presse William Randolph Hearst, est enlevée par un groupuscule révolutionnaire dont elle ne tarde pas à épouser la cause, à la stupéfaction générale de l'établishment qui s'empresse de conclure au lavage de cerveau. Professeure invitée pour un an dans une petite ville des Landes, l'Américaine Gene Nevena se voit chargée de rédiger un rapport pour l'avocat de Patricia Hearst, dont le procès doit bientôt s'ouvrir à San-Francisco. Un événement mémorable dont la résonance va également “kidnapper” l’existence de trois femmes de générations différentes : une Américaine et deux Françaises tour à tour attachées à saisir cet épisode. Par ce roman sur l’influence décisive de leur rencontre éphémère, par sa relecture de l’affaire Hearst, Lola Lafon s’empare d’une icône paradoxale de la story américaine, de son rayonnement dans l’espace public et du chavirement qu’elle a engendré dans le destin de ses héroïnes.

« Révolution », Hilary Mantel

Trois jeunes avocats ambitieux sont venus à Paris dans l’intention d’y faire carrière. Criblé de dettes, Jacques Danton rêve de gloire et de fortune. Malgré sa disgrâce physique, il dégage un puissant magnétisme érotique. Maximilien de Robespierre est un jeune homme brillant, frêle et appliqué, que la violence effraie. Sensible et épris de liberté, il souhaite ardemment changer le système inégalitaire de la France. Camille Desmoulins est un pamphlétaire de génie. Fantasque et charmeur, il est obsédé par une femme mais fiancé à une autre, sa fille. Ces trois amis vont bientôt se retrouver au cœur de la Révolution. Après avoir goûté l’ivresse du pouvoir, que restera-t-il de leurs idéaux ? Et de leur amitié ? Accompagné de cet impressionnant trio, le lecteur plonge à corps perdu dans les bouleversements de la Révolution française et côtoie des dizaines de personnages réels. L’esprit de l’époque est là, incandescent, enivrant et inquiétant sous la plume de l’auteur qui nous entraîne au cœur des sentiments humains, où l’Histoire prend ses racines. Cette immense œuvre en deux volets, qui a demandé plus de vingt ans de travail à Hilary Mantel, peut être considérée comme le roman incontournable de la Révolution française.

« La femme révélée », Gaëlle Nohant

Paris, 1950. Eliza Donneley se cache sous un nom d’emprunt dans un hôtel miteux. Elle a abandonné brusquement une vie dorée à Chicago, un mari fortuné et un enfant chéri, emportant quelques affaires, son Rolleiflex et la photo de son petit garçon. Pourquoi la jeune femme s’est-elle enfuie au risque de tout perdre  ? Vite dépouillée de toutes ressources, désorientée, seule dans une ville inconnue, Eliza devenue Violet doit se réinventer. Au fil des rencontres, elle trouve un job de garde d’enfants et part à la découverte d’un Paris où la grisaille de l’après-guerre s’éclaire d’un désir de vie retrouvé, au son des clubs de jazz de Saint-Germain-des-Prés. A travers l’objectif de son appareil photo, Violet apprivoise la ville, saisit l’humanité des humbles et des invisibles. Dans cette vie précaire et encombrée de secrets, elle se découvre des forces et une liberté nouvelle, tisse des amitiés profondes et se laisse traverser par le souffle d’une passion amoureuse. Mais comment vivre traquée, déchirée par le manque de son fils et la douleur de l’exil ? Comment apaiser les terreurs qui l’ont poussée à fuir son pays et les siens ?  Et comment, surtout, se pardonner d’être partie  ? Vingt ans plus tard, au printemps 1968, Violet peut enfin revenir à Chicago. Elle retrouve une ville chauffée à blanc par le mouvement des droits civiques, l’opposition à la guerre du Vietnam et l’assassinat de Martin Luther King. Partie à la recherche de son fils, elle est entraînée au plus près des émeutes qui font rage au cœur de la cité. Une fois encore, Violet prend tous les risques et suit avec détermination son destin, quels que soient les sacrifices. Au fil du chemin, elle aura gagné sa liberté, le droit de vivre en artiste et en accord avec ses convictions. Et, peut-être, la possibilité d’apaiser les blessures du passé. Aucun lecteur ne pourra oublier Violet-Eliza, héroïne en route vers la modernité, vibrant à chaque page d’une troublante intensité, habitée par la grâce d’une écriture ample et sensible.

« La maison Golden », Salman Rushdie

Le jour de l’investiture de Barack Obama, un énigmatique millionnaire venu d’un lointain Orient, prend ses quartiers dans le bijou architectural des « Jardins », une communauté préservée nichée au cœur de Greenwich Village, à New York. Flanqué d’une jeune maîtresse russe, la sulfureuse Vasilisa, Néron Golden est accompagné de ses trois fils adultes, aussi brillants que névrosés : Petronius, dit Petya, l’agoraphobe génie de l’informatique, Lucius Apuleius, dit Apu, l’artiste mystique, et Dyonysos, dit D., l’indéfini sexuel. Parmi les demeures qui ceignent les Jardines se trouve celle de René Unterlinden, jeune cinéaste putatif, traumatisé par la récente disparition de ses parents dans un accident. Quand les Golden emménagent, René comprenant que ces fascinants nouveaux voisins seront son remède et sa muse, fait leur connaissance, devient un familier et calque l’écriture du scénario de son film sur les événements qui secouent cette maisonnée dont bien des secrets, passés, présents et futurs, lui échappent encore. Le passé ? C’est l’Inde que Néron Golden a fuie mais qui va les rattraper, lui et les siens. Le présent, ce sont les huit années du mandat Obama, l’Amérique des grandes espérances de 2008 et leur progressive dégradation, tandis qu’en embuscade un Joker aux cheveux teints s’apprête à accéder au pouvoir… L’avenir, c’est celui, obscur, d’un monde contemporain livré au doute, mais dont l’éblouissante imagination de Salman Rushdie transcende les peurs, les rêves et les égarements.

« Le voyage de l’éléphant », José Saramago

En 1551, le roi de Portugal Joao III offre a l archiduc Maximilien d Autriche, gendre de Charles Quint, un éléphant d Asie, Salomon, qui vit depuis 2 ans à Belem avec son cornac Subhro. De Lisbonne à Vienne, en passant par les plateaux de la Castille, la Méditerranée, Gênes et la route des Alpes, Salomon, objet d'absurdes stratégies, traverse l’Europe au gré des caprices royaux, des querelles militaires et des intérêts ecclésiastiques, soulevant sur son passage l'enthousiasme des villageois émerveillés. Entrelacs de faits réels et inventés, le voyage de l'éléphant est un délicieux roman choral, une réflexion sur la vie et la condition humaine, où l'humour et l'ironie, armes de l'implacable lucidité de l'auteur, s'unissent à la compassion avec laquelle José Saramago observe les hommes.

«Un matin sur la terre », Christian Signol

A quoi peuvent songer trois soldats dans le petit matin du 11 novembre 1918, à l'aube d'un armistice dont ils ne savent rien encore? Un fils de notaire du Périgord, un instituteur du pays cathare et un ouvrier parisien qui n'auraient jamais dû se rencontrer, trois hommes jetés dans l'enfer et qui se raccrochent désespérément au souvenir de leur vie d'avant pour ne pas sombrer. Les yeux fermés, ils se souviennent de ces heures de paix lumineuses qui donnaient un sens à l'amour et à l'insouciance. L'ordre arrive enfin: le cessez-le-feu interviendra à 11 heures. Si près de la délivrance, Pierre, Ludovic et Jean imaginent l'émotion de leurs femmes, de leurs enfants, de tous ceux qui les attendent au pays et se réjouissent sûrement de leur retour prochain. Encore quelques heures à tenir, et la vie sera belle... Cinq heures, une éternité, où leur destin va se jouer. Ce n'est pas un livre sur la guerre qu'a voulu écrire Christian Signol mais un livre sur l'enfance, l'amour, l'aspiration au bonheur, les tragédies et les miracles de l'existence. Un roman terrible et merveilleux. Comme la vie.

La trilogie romanesque, Jón Kalman Stefánsson

Parfois les mots font que l’on meurt de froid. Cela arrive à Bárður, pêcheur à la morue parti en mer sans sa vareuse. Trop occupé à retenir les vers du Paradis perdu, du grand poète anglais Milton, il n’a pensé ni aux préparatifs de son équipage ni à se protéger du mauvais temps. Quand, de retour sur la terre ferme, ses camarades sortent du bateau le cadavre gelé de Bárður, son meilleur ami, qui n’est pas parvenu à le sauver, entame un périlleux voyage à travers l’île pour rendre à son propriétaire, un vieux capitaine devenu aveugle, ce livre dans lequel Bárður s’était fatalement plongé, et pour savoir s’il a encore la force et l’envie de continuer à vivre. Par la grâce d’une narration où chaque mot est à sa place, nous accompagnons dans son voyage initiatique un jeune pêcheur islandais qui pleure son meilleur ami : sa douleur devient la nôtre, puis son espoir aussi. 

«La polka des bâtards», Stephen Wright

« Le jeune Liberty Fish a grandi dans l’Amérique dynamique mais inquiète des années 1850. Lorsque éclate la guerre de Sécession, il s’engage dans les troupes nordistes, conformément à l’idéal abolitionniste de ses parents. Mais si son père est un Yankee, sa mère est fille de planteur sudiste. Alors, las des horreurs du champ de bataille, il part en quête du domaine ancestral. Et ce qu’il y découvre excède ses pires hantises… Entre ironie et cauchemar, le plus rare des grands écrivains américains brosse ici un tableau puissant et visionnaire, intensément romanesque, d’une période troublée. Mais à travers la vigoureuse précision et la truculence verbale de l’évocation historique, il offre avant tout une vision sombre et lucide d’une Amérique encore vivace, dont l’idéalisme ravageur prend les formes les plus contradictoires, voire les plus monstrueuses. Et sa réflexion dérangeante sur l’héritage esclavagiste et ses obsessions raciales, sur le métissage, mais aussi sur l’esprit missionnaire et la tentation utopiste, résonne avec une pertinence plus actuelle que jamais.

 

Romans policiers

« La faille souterraine», Henning Mankell

Beaucoup m'ont posé la question : que faisait Wallander avant le commencement de la série ? Que s'est-il passé avant le 8 janvier 1990, ce matin d'hiver où Wallander est réveillé à l'aube par un appel qui marque le début de Meurtriers sans visage ? Quand Wallander entre en scène, il est flic depuis longtemps, il est déjà père et divorcé, et il a quitté Malmö pour Ystad. Les lecteurs se sont interrogés. Et moi avec eux. J'ai alors commencé à écrire dans ma tête des récits qui se déroulaient avant cette date. Puis j'ai rassemblé ces histoires et décidé de les publier. Elles constituent un point d'exclamation après le point final. Comme l'écrevisse, il est parfois bon de marcher à reculons. De revenir vers un point d'origine. Aucun tableau n'est jamais achevé. Mais ces fragments m'ont semblé devoir faire partie du lot. Le reste appartient au silence.

« La terreur de vivre », Urban Waite

Depuis qu’il est sorti de prison il y a vingt ans, Phil Hunt mène tant bien que mal un élevage de chevaux avec sa femme dans l’Etat de Washington. Pour arrondir ses fins de mois, il passe un peu de drogue en provenance du Canada par des chemins de montagne presque inaccessibles et connus de lui seul. Le shérif adjoint Bobby Drake, lui, n’arrive pas à se défaire du fantôme de son père, le shérif qui améliorait l’ordinaire de la même manière que Hunt, et qui moisit derrière les barreaux. Les chemins de Drake et Hunt se croisent dans les montagnes au sud de la frontière canadienne. Hunt parvient à s’échapper avec sa cargaison, mais les propriétaires veulent récupérer leur came et lancent à ses trousses un psychopathe qui travaille au couteau, un obsédé de la découpe bien nette qui s’entraîne sur des animaux et ne se laisse pas facilement déborder par les sentiments. Les trois hommes se retrouvent engagés dans une chasse à mort. La Terreur de vivre est un roman magnifique et sombre, qui évoque par moments la prose de Cormac McCarthy. Urban Waite est, lui aussi, un explorateur des confins, des frontières, un conteur de ces grands espaces sauvages où la prégnance de la nature semble abolir les lois humaines. C’est dans cette atmosphère qu’il construit un thriller haletant d’une noirceur fascinante.

Bonne lecture !