Les nouveautés dans votre médiathèque: 2 novembre

02.11.2020

Grâce au soutien de la bibliothèque départementale de l’Aude, et même dans cette période particulière, de nouveaux livres sont mis à votre disposition tous les quinze jours, au sein de la médiathèque de Roullens.

Les nouveautés du 2 novembre

 

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Jeunesse

Albums

« Une chanson d’ours», Benjamin Chaud

C’est bientôt l’hiver. Petit ours et son papa commencent leur hibernation, quand une abeille drôlement en retard file devant l’entrée de la tanière. Petit ours décide de la suivre mais les choses se compliquent pour Papa ours, bien décidé à retrouver son fils, même si cela veut dire se retrouver sur l’impressionnante scène de l’Opéra ! Un album-jeu pour retrouver dans chaque page un petit ours facétieux dans des illustrations qui fourmillent de détails.

« A qui sont ces culottes ? », Anne Crahay

Le roi Dagobert en a assez. Il est si mal culotté qu’il est la risée de son propre royaume ! Il part donc en quête d’une culotte. Sur son chemin, il ne manque pas d’en rencontrer, de toutes les formes et de toutes les couleurs, au point qu’il se demande à qui elles peuvent bien appartenir. Et laquelle choisir ? Celle de l’éléphant, aussi grande que sa maison ? Celle du cochon, au fond en tire-bouchon ? Et lorsque Dagobert décide de s’en emparer, les animaux ne l’entendent pas de cette oreille… L’histoire détournée donne un nouveau souffle à la chanson du bon roi Dagobert, bien connue des enfants. Le récit est rythmé par la question « À qui est cette culotte ?  » qui revient comme un refrain. Les jeunes lecteurs riront devant les extravagantes culottes, imaginées par Anne Crahay, que croisera le petit Dagobert sur sa route et s’amuseront à deviner à leur tour à qui elles peuvent bien appartenir… Le propriétaire de chaque culotte se dissimule derrière un rabat qu’il faut donc soulever, renforçant le suspense de cet amusant album. Plaisir garanti ! Trop sérieux s’abstenir !

« Les grands garçons pleurent aussi», Jonty Howley

Le jour de la rentrée, Tom appréhende de découvrir sa nouvelle école et son père tente de le rassurer en lui intimant de ne pas pleurer. Sur le chemin, le jeune garçon remarque que des hommes adultes expriment ouvertement leurs émotions. 

« Maxou, le petit ours au bonnet tout doux », Vern Kousky

Maxou l'ourson aime tellement son bonnet rouge et jaune qu'il le porte même lorsqu'il est à l'école, qu'il prend son bain ou qu'il fait la sieste. Grâce à sa tuque toute douce, il se sent différent des autres jeunes ours, il sent qu'il a quelque chose en plus. Or, un corbeau plonge un jour sur lui et s'empare de sa précieuse coiffe et, prêt à tout pour la récupérer, Maxou propose à l'oiseau noir de l'échanger contre des asticots, des myrtilles et des objets qui brillent. Ce dernier ne se contente par contre que de prendre tout ce qu'il lui offre avant de retourner à son nid en émettant un "croâ! croâ!", mais quand l'ourson se décide enfin de grimper lui-même au refuge du corbeau, il fait une belle découverte non seulement sur l'oiseau, mais également sur lui-même.

« Escargot go », Elena et Jan Kroelle

L’argument de l’album part de l’injonction : à vos marques, prêt, GO, qui lance le départ des courses. Au moment où est lancé le cri, l'escargot est loin d’être prêt ! Tout juste une coquille hélicoïdale orange et marron. Lorsque le texte dit « il sort sa tête tout de go ! » il n’a pas bougé ! Tout le plaisir de cet album naît du décalage entre le dessin très minimal et le texte qui essaie de faire sortir, se mouvoir l’escargot, sur tous les tons. De page en page, l’escargot se déroule et on voit le progrès lent s’opérer. On l’encourage « allez », « on n’attend plus » comme ces parents qui piaffent en attendant l’ébranlement d’un enfant lent. Au moment où l’affaire semble gagnée, « le voici tout à coup très énervé quand il réalise qu’il est sorti du mauvais côté ». Fin, dit le texte. Déception ? Pas tout à fait, puisqu’il n’a pas à sortir... Escargot peut retourner d’où il vient. Et donc, de page en page, il se referme. Très influencé par le style graphique des années 70, une petite merveille d’humour, une petite musique de ritournelle, dans une économie de moyens très impressionnante.

« Une guerre pour moi… », Thomas Scotto, Barroux

Amal, c'est mon frère de tous les jours.
Il est né un soir de rage.
Sans éclairs,
sans tonnerre,
juste son cri en mitraillette.
Moi, je suis arrivé bien après.
C'était normal qu'il m'apprenne la vie.
Pour certains, la guerre, c'est la réalité.
Pour d'autres, c'est un jeu.
Et il y a les autres...

« Le livre des bruits », Soledad, Bravi

               Voici le livre des bruits, de presque tous les bruits. Pour bien se rappeler que la trompette fait "pouêt", que le pétard fait "boum", qu ele loup fait "ooouuuh" et le hibou "ouh ouh", que rhume fait "atchoum" et les épinards "beurk".          

« C’est mon arbre », Olivier Tallec

J'adore cet arbre. C'est MON arbre, dit le bel écureuil roux. J'adore manger MES pommes de pin à l'ombre de MON arbre. C'est MON arbre et ce sont MES pommes de pin. Tout le monde doit savoir que ce sont MES pommes de pin et que c'est MON arbre. Que faudrait-il faire pour le protéger des autres ?

 

BDs

« Sardine de l’espace. Le cyber disc-jockey », Emmanuel Guibert

"Qui c'est qui mixe et remixe la musique cosmique ? C'est Patrick, le Cyber didjé ! Sardine et P'tit Lulu cherchent un cadeau pour l'anniversaire de Tonton Epaule Jaune. Patrick pourrait peut-être leur mixer un disque ?"

« Les profs. Sortie scolaire », Erroc, Mauricet

Les profs repartent en croisade contre l'ignorance. D'après eux, le poil dans la main a de beaux jours devant lui. Si ces bras cassés donnent le bâton pour se faire battre, on ne peut pas leur reprocher de nous faire rire. Les gags désopilants nous rendent cruels. En effet, ces profs-là, nous aimons les voir souffrir. À croire que la barbarie coule dans nos veines. Sortie scolaire mène la vie dure aux personnels de l'Éducation Nationale. C'est un peu leur bêtise que les élèves turbulents châtient. Nous, on en redemande.

L’intégrale « Le monde de Milo», Marazano, Ferreira

Milo est un jeune garçon si souvent seul dans une maison au bord du lac. Un jour, il trouve un magnifique poisson d'or, et sa vie bascule ! Car après le merveilleux poisson, c'est un homme à tête de crapaud, puis un autre à tête d'aigle qui apparaissent, bientôt suivis par une jeune fille prisonnière. Milo découvre que, de l'autre côté du lac, existe un monde fantastique dans lequel une bataille entre le Bien et le Mal fait rage. Il comprend surtout qu'il n'est pas impliqué dans cette histoire par hasard...

 

Documentaire

« Magique ou scientifique ? », Jean-Christophe Piot, Zelda Zonk

Léviter à un mètre du sol, retrouver des objets perdus à l'aide d'un pendule, charmer un serpent au son d'une flûte, avaler un sabre ou encore marcher sur des braises ... Magique ou Scientifique? Découvrez comment les sciences peuvent expliquer la plupart des secrets qui entourent des phénomènes étonnants. Un livre passionnant pour apprendre à douter ... Préparez-vous à passer de l'autre côté du miroir!

 

Romans

« Roméo, moustique sympathique », Luc Blanvillain

Les pensées secrètes d'un moustique romantique enfin dévoilées ! Vous êtes-vous déjà demandé ce qu'avaient dans la tête ces moustiques, qui tournent et retournent autour de la vôtre ? Enfin, ce roman vous le dévoile : entièrement écrit par l'un deux, et pas n'importe lequel. Roméo est un moustique, oui, mais atypique. D'abord, il ne pique pas (seules les moustiquettes le font !) ensuite, il parle l'humain et est devenu le meilleur ami de Camille, la grand-mère de Clélia, avec qui il aime regarder la télé, surtout les séries romantiques aux scénarios très compliqués !

« Quand j’étais cagibi », Hélène Gaudy

C'est décidé, Amy s'installe dans le cagibi pour toute la vie. Amy est tellement en colère qu'elle s'est enfermée dans le cagibi. Maintennant qu'elle y est, elle y reste ! D'ailleurs, plus question de l'appeler Amy. A partir d'aujourd'hui, son nom, c'est Cagibi. Ici, c'est comme si elle avait des pouvoirs magiques : elle entend tout, elle comprend tou, elle rêve et elle s'invente des vies...

« Les Vitalabri », Jean-Claude Grumberg, Ronan Badel

            Les Vitalabri n'ont pas de pays. Ils sont chez eux partout et nulle part. Surtout nulle part ! Parce que ceux qui sont nés quelque part et retranchés derrière leurs frontières infranchissables n'en veulent pas. Alors les Vitalabri, sans abri et sans papiers, avec comme seul bien leur violon, continuent leur route...

 

Adultes

« Le guide du locavore pour mieux consommer local », Anne-Sophie Novel

Comment... retrouver par votre alimentation un lien à la terre, au réel, au vrai ? prendre conscience, lorsque vous consommez, des émissions de CO 2 que génèrent production et transport, de l'usage des pesticides, de l'eau virtuelle, des conditions de travail, de l'exploitation des animaux... ? remettre l'humain et l'environnement au coeur de vos habitudes de consommation ? En bref, comment contribuer à sauver la planète en modifi ant votre alimentation et vos modes de consommation en devenant locavore ? Locavore... Cela ne vous dit rien ? Terme encore peu répandu dans le monde francophone, il incarne déjà chez nos voisins anglo-saxons une véritable révolution ! L'idée originale consiste à ne s'alimenter qu'avec des aliments produits dans un périmètre local de 200 km maximum. Goûter la différence, préserver la (bio)diversité, se reconnecter avec les saisons, découvrir de nouvelles saveurs, redécouvrir son territoire, soutenir les petites exploitations et de bonnes conditions de travail, investir dans l'économie locale, être en bonne santé et sauver la planète... Cet ouvrage complet regorge d'informations pratiques et vous guide sur le chemin du locavorisme. Vous allez bientôt comprendre pourquoi vos achats déterminent nos choix futurs ! 

 

BDs

« Camp Poutine », Ducoudray, Anlor

Un seul jeu, une seule règle : défendre les intérêts de la Russie. Pour Katyusha, les vacances au Camp Poutine sont encore plus mouvementées que prévu ! Prise en grippe par Anton, qui a monté les autres enfants du camp contre elle, la jeune fille a dû s’enfuir avec ses amis Gennady et Kirill, pour éviter d’être lynchée. Réfugiés dans un cimetière abandonné, les trois fugitifs font la connaissance de Volkoff, accompagné par son ours Staline, qui va les aider à affronter de nouveaux dangers. Mais la route s’annonce encore longue et le Camp Poutine est loin d’avoir livré tous ses secrets...

« Voyage aux îles de la Désolation», Emmanuel Lepage

C’est un récit de voyage, un reportage dessiné, où se mêlent les mots, la bande dessinée, les grandes illustrations couleur, les portraits et croquis pris sur le vif. De ces terres australes, de ce monde au bout du monde, dont on dit qu’il est le point le plus isolé du globe, Emmanuel Lepage nous rapporte un récit vivant, chaleureux, mystérieux et, surtout, profondément humain.

L’intégrale « Holly Ann», Servain, Toussaint

Ne croyez pas tout ce que l'on vous raconte au sujet de la Nouvelle-Orléans. La plupart du temps, il ne s'agit que de fadaises pour attirer les touristes... Parfois, ce sont plutôt des mensonges destinés à cacher une vérité plus atroce. Le fils des propriétaires d'une riche plantation a disparu. L'enquête incrimine un jeune Noir... mais Holly Ann, quarteronne très indépendante, doute. Ses multiples talents vont l'aider à faire toute la lumière sur cette affaire.

 

Environnement

« Ecolocash, une écologie de circonstance », Alice Audouin

Le développement durable est une formidable opportunité de carrière. L'environnement, un nouvel eldorado. Émilie, jeune consultante en stratégie, en est persuadée. Elle n'est pas la seule. Lorsqu'une importante entreprise lui demande de conduire une mission sur la mise en place d'un nouveau marché carbone, Emilie est loin de se douter de l'aventure qui se profile. A force de ne vouloir jouer que des coups gagnants, on finit par se retrouver en première ligne, et pris au piège. Le monde du développement durable n'est pas forcément ce que l'on croit : " la réponse aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures ". Le verdict tombe : " Ennemi de la nature ". Heureusement il reste encore la catégorie " Assassin de la nature ". Emilie lit la condamnation de son train de vie, tout ce qu'elle doit changer ou abandonner pour devenir le parfait cobaye de la Banque des Banques.

 

Essai

« Petit traité de l’abandon », Alexandre Jollien

Être vrai, me dépouiller des masques, oser l’abandon plutôt que la lutte, voilà qui me guide dans le périple de l’existence, où jamais nous ne pouvons nous installer. Pour demeurer fidèle à soi, pour vivre une authentique simplicité du cœur, tout un art est requis. C’est celui-ci que j’ai librement esquissé ici. Comment s’abandonner à la vie sans baisser les bras ? Comment goûter la joie sans nier le tragique de l’existence ? Comment traverser le découragement sans devenir amer ? Ce Petit Traité de l’abandon tente de dégager un chemin vers la liberté intérieure et de dessiner un art de vivre qui permette d’assumer les hauts et les bas du quotidien. Ni mode d’emploi ni recette, juste des explorations pour découvrir quelques outils, et des exercices spirituels pour avancer. Ainsi, j’ai puisé dans la tradition philosophique et celle du zen une invitation à une vie plus simple, car le bonheur ne procède pas de l’accumulation mais du dépouillement. C’est la joie qui mène au détachement et non le contraire. D’où cet itinéraire vers l’abandon, né de mes joies et de mes blessures.

 

Mangas

L’intégrale « Les gouttes de dieu », Tadashi Agi, Shu Okimoto

Fils d'un œnologue reconnu, Shizuku Kanzaki n'a aucun goût pour le vin. Malheureusement, son père décède et, alors qu'il pensait profiter tranquillement de son héritage, Shizuku découvre qu'il a un frère adoptif. Pire, le testament de son père les met au défi de découvrir douze grands crus ainsi que le meilleur de tous, Les Gouttes de Dieu. Shizuku lancé sur une enquête d'un nouveau genre, au beau milieu des vins, des cépages et des saveurs...

 

Nature

«Arbres extraordinaires de France», Georges Feterman

0ù se trouve le plus gros arbre de France ? Quel village peut s'honorer de posséder le plus vieil arbre de notre pays ? la France possède un patrimoine arboré extraordinaire, dans lequel les arbres remarquables tiennent une place de plus en plus reconnue. Depuis une vingtaine d'années, Georges Feterman recense et photographie les arbres d'exception qui font la richesse de notre patrimoine naturel. Tous racontent une partie de notre histoire, colportent des légendes, incitent à la contemplation ou véhiculent une émotion qui sut inspirer les artistes. Hommage à nos géants végétaux, ce splendide ouvrage est aussi une invitation à ouvrir son regard et à compléter soi-même ce prodigieux inventaire.

 

Romans

Le bon coeur”, Michel Bernard

Le Bon Cœur n’apportera pas de révélations scandaleuses ou d’hypothèses hasardeuses sur Jeanne d’Arc. L’ambition romanesque de Michel Bernard est ailleurs : tout son talent est de nous faire revivre cette histoire que l’on connaît ou que l’on croit connaître tel un chroniqueur de cette époque. Il chante les paysages traversés avec un lyrisme discret et les batailles gagnées ou perdues avec une manière d’étonnement calme pour que Jeanne nous apparaisse comme elle est apparue à ses contemporains : évidente et insaisissable

« Vie de David Hockney », Catherine Cusset

« Peut-être n’éprouverait-il plus jamais de passion comme celle qu’il avait sentie pour Peter, peut-être n’y aurait-il plus d’union parfaite, mais il restait la perfection de l’amitié, la beauté des cyprès sur les collines et la joie que donnait le travail. Et s’il oubliait Peter, s’il réussissait à vivre sans lui, ce dernier ne reviendrait-il pas ? Personne n’était attiré par la tristesse et la mélancolie. Mais par la gaieté, la force, le bonheur, oui.» Né en 1937 dans une petite ville du nord de l’Angleterre, David Hockney a dû se battre pour devenir un artiste. Il a vécu entre Londres et Los Angeles, traversé les années sida et secoué le monde de l’art avec une vitalité et une liberté que n'ont entamées ni les chagrins amoureux, ni la maladie, ni les conflits, ni le deuil.

« La croisière Charnwood», Robert Goddard

Partez en croisière avec le maître du polar anglais.1931 : Guy et Max, deux vétérans de la Première Guerre mondiale, quittent New York à bord du transatlantique Empress of Britain. Dans les luxueuses cabines de première classe, ils font la connaissance de la très anglaise Miss Charnwood, et de sa nièce, Diana. Celle-ci est non seulement ravissante, mais également l'unique héritière du richissime financier international Fabian Charnwood. Les deux hommes entreprennent de la séduire afin de mettre la main sur une partie de sa fortune. Alors que leur opération semble sur le point de réussir, un meurtre vient soudain mettre un terme à tous leurs espoirs et les plonger dans une spirale infernale. Robert Goddard nous offre, une fois encore, un roman captivant où histoire et mélodrame se conjuguent à merveille au fil d'une intrigue passionnante. De Londres à Venise, cette incursion dans le monde de la haute finance de l'entre-deux-guerres, et son implication dans les affaires de l'époque, est un véritable voyage en première classe pour les amateurs de polars anglais.

« Ce qui t’appartient », Garth Greenwell

Deux hommes se rencontrent. L’un est un intellectuel américain, professeur en exil à Sofia ; l’autre, Mitko, est un jeune Bulgare insaisissable. Leur relation se place immédiatement sous le signe du désir. Du décalage de culture et de classe, aussi. Le narrateur évoque les fragments d’amour de son existence : du lien brisé avec le père au troublant Mitko. Dans un style époustouflant qui rappelle Hervé Guibert, Garth Greenwell révèle les errances du protocole passionnel, dans une quête absolue de vérité et de précision. L’histoire d’un amour se double alors d’une réflexion sur l’identité, sur ce qu’il nous appartient d’oublier ou de regarder en face.

«La route de Lafayette», James Kelman

Murdo a seize ans, il vient de perdre sa mère, emportée par un cancer, comme sa sœur Eilidh quelques années plus tôt. Son père l’emmène en voyage chez des cousins installés dans le sud des États-Unis. En chemin, Murdo rencontre une famille de musiciens de zydeco dans une petite ville où ils échouent par hasard entre deux bus longue distance ; il se met à jouer avec eux – il est accordéoniste – et ils l’invitent à un grand concert deux semaines plus tard, en Louisiane. En attendant, il s’ennuie vaguement, se réfugie dans sa chambre au sous-sol pour échapper à la pitié embarrassée des adultes, découvre les atlas, tente de marcher dans un pays où même les footings se font au centre commercial. Avec son père, qui fuit le chagrin en lisant tout le temps, les relations sont difficiles, marquées par l’incompréhension et la maladresse, malgré leurs efforts et tout l’amour qu’ils se portent.

« Eh bien dansons maintenant ! », Karine Lambert

Elle aime Françoise Sagan, les éclairs au chocolat, écouter Radio Bonheur et fleurir les tombes.Il aime la musique chaâbi, les étoiles, les cabanes perchées et un vieux rhinocéros solitaire. Marguerite a toujours vécu dans l'ombre de son mari. Marcel a perdu celle qui était tout pour lui. Leurs routes se croisent, leurs c?urs se réveillent. Oseront-ils l'insouciance, le désir et la joie ? Après le succès de L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes, traduit dans de nombreux pays, Karine Lambert signe un roman lumineux sur la fragilité et l'ivresse d'une histoire d'amour à l'heure où l'on ne s'y attend plus.

« L’île aux mille sources », Sarah Lark

Londres, 1732. Nora, la fille d’un riche négociant, a perdu Simon, son premier amour, avec qui elle rêvait d’horizons lointains. Pour satisfaire ses envies d’exotisme, la jeune femme accepte d’épouser un veuf bien plus âgé qui possède une plantation en Jamaïque. Nora embarque alors pour les Caraïbes, à la découverte d’une île enchanteresse. Mais, bien vite, elle déchante : les conditions de vie des esclaves dans les champs de canne la révoltent. Décidée à faire évoluer les mentalités, Nora pourra compter sur le soutien de Douglas, le fils d’Elias. Mais la révolte gronde, qui pourrait bouleverser à jamais la vie de Nora. Avec cette nouvelle saga, Sarah Lark nous entraîne sur les pas d’une héroïne forte et attachante, à la découverte de contrées lointaines où tout reste à inventer, à commencer par sa propre destinée.

«La panthère des neiges », Sylvain Tesson

"- Tesson ! Je poursuis une bête depuis six ans, dit Munier. Elle se cache sur les plateaux du Tibet. J'y retourne cet hiver, je t'emmène.
-Qui est-ce ?
-La panthère des neiges. Une ombre magnifique !
-Je pensais qu'elle avait disparu, dis-je.
-C'est ce qu'elle fait croire."

«Les moissons funèbres», Jesmyn Ward

En l’espace de quatre ans, cinq jeunes hommes noirs avec lesquels Jesmyn Ward a grandi sont morts dans des circonstances violentes. Ces décès n’avaient aucun lien entre eux si ce n’est le spectre puissant de la pauvreté et du racisme qui balise l’entrée dans l’âge adulte des jeunes hommes issus de la communauté africaine-américaine. Dans Les Moissons funèbres, livre devenu instantanément un classique de la littérature américaine, Jesmyn Ward raconte les difficultés rencontrées par la population rurale du Sud des États-Unis à laquelle elle appartient et porte tant d’affection.

Bonne lecture !