Les nouveautés dans votre médiathèque: 15 février

15.02.2021

Grâce au soutien de la bibliothèque départementale de l’Aude, tous les quinze jours de nouveaux livres sont mis à votre disposition au sein de la médiathèque de Roullens.

Les nouveautés du 15 février

 

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Jeunesse

Albums

« A bas la lecture ! », Bobi, Bobi, Didier Levy

               « J'aime pas lire, j'aime pas les livres (...) Enfin, si, il y a des choses que j'aime lire. Le menu, la carte des desserts, surtout, et le programme télé aussi. » Mais enfin pourquoi les enfants n'aiment pas lire ? Notre petit héros, qui déteste lire, nous donne une tonne de bonnes raisons pour l'expliquer : il n'aime pas quand il y a trop de pages, quand c'est écrit tout petit ou trop gros (ça fait bébé !) et puis les livres sont des arbres assassinés, et les lecteurs des complices de cet assassinat. Alors comme il le dit clairement à ses parents « Ne comptez pas sur moi pour lire ! » Mais finalement, il se rendra compte que lire, ce n'est pas forcément ennuyeux et que les livres, ça permet de réfléchir, de s'émouvoir et de rêver ! Un véritable plaidoyer pour la lecture. Les illustrations de Bobi + Bobi et la fraîcheur de l'écriture de Didier Lévy font de cet ouvrage, un album original à mettre entre toutes les mains.

« Le sauvetage de Choupinou », Emma Chichester Clark

Choupinou est le doudou préféré d’Imelda. Seulement, Imelda n’est pas vraiment ce que l’on peut appeler une gentille petite fille. Elle grogne plus qu’elle ne sourit, et passe son temps à hurler sur tout le monde sous le regard plein d’amour de ses parents qui la trouvent, eux, parfaite. Pas étonnant qu’un jour, le doudou décide de s’échapper… Imelda, qui a toujours tout ce qu’elle veut, exige en remplacement un VRAI lapin. Sans le savoir, elle choisit à l’animalerie un lapin très spécial… qui est bien décidé à lui donner une bonne leçon de savoir-vivre. Mais l’un et l’autre ne savent pas à qui ils ont affaire.

« Le livre des métiers imaginaires », Pierre Ducrozet, Eva Palomar, Julieta Canepa

Dans le monde étrange et surréaliste des images d'Eva Palomar, on trouve des personnages dont la profession est pour le moins étonnante : le maître du temps, qui peut le ralentir, l'accélérer ou même l'arrêter ; celui qui parle aux arbres, et qui pour cela doit connaître leur langue simple et mystérieuse ; l'équilibreuse de coeurs, une sorte de guérisseuse dont les massages et les potions font des miracles. Un album qui célèbre l'art de rêver et la poésie, questionne notre monde et nous encourage à poser sur lui un oeil neuf. 

« On échange ! », Bernadette Gervais

Et si la vache et la coccinelle échangeaient leurs taches ? Une vache avec des taches de coccinelle reste-t-elle une vache ?… Au fil des pages de cet imagier superbe et décalé, Bernadette Gervais réinvente et interroge le monde qui nous entoure pour notre plus grand plaisir de lecteur.

« Un garçon sachant siffler », Ezra Jack Keats

Peter a un rêve : il aimerait pouvoir siffler. Il essaie, mais en vain. Il aimerait tant pouvoir siffler son chien Willie, et que celui-ci rapplique à toute allure ! Mais Peter continue de s'entraîner. Une belle histoire où la persévérance se trouve récompensée...

« Marions-les ! », Eric Sanvoisin, Delphine Jacquot

               Un lapin élégant et toujours célibataire tombe amoureux d'une carotte.
Mais, cette dernière est naturellement effrayée à l'idée qu'il la mange. Par amour, le lapin se fait donc retirer ses grandes dents ; ce geste fait fondre le coeur de la carotte qui accepte de l'épouser. Leur bonheur sera de courte durée, car le renard s'en mêle... sans pour autant parvenir à ses fins !

« Les pinceaux s’en mêlent. Les bêtises », Bernard Villliot, Eric Battut

               Que se passe-t-il au-delà des peintures ? Hors cadre, les routes se dessinent autour d'une toile de Mondrian, une fête bat son plein chez Hopper, ça pousse chez Pollock... Chaque tableau donne vie à une histoire... et à une bêtise ! Klee, Picasso, Malevich, Le Douanier Rousseau, Karel Appel, Gustave Doré, la grotte de Lascaux complètent le tableau.

 

BDs

« Akissi. Vacances dangereuses», Abouet, Sapin

Akissi le piment quitte la ville pour passer des vacances au village. Pour commencer, le chauffeur chauffard du taxi-brousse provoque un accident… avec déchargement express de bagages et vol plané de mouton ! Akissi se précipite, bien décidée à trouver la bête… C’est sûr, ça va être des super vacances !

« Studio danse 9», Crip, Beka

Que ce soit pour la soirée d'Halloween ou autour du sapin de Noël, Julie, Luce et Alia ne perdent jamais une occasion de danser. Cette année, les filles de Studio Danse ne vont même pas s'arrêter durant les vacances d'été, car elles partent en tournée avec Mary ! Suivez-les de ville en ville, de théâtre en théâtre, comme vont le faire deux jeunes garçons amoureux... Mais de qui ? De Julie ? De Luce ? Ou d'Alia ?

« A cheval ! Hip hippique, hourra ! », L. Dufreney, Miss Prickly

C'est la rentrée au club ! Les jeunes cavaliers font connaissance avec Bijou le poney grincheux, Cookie le gourmand, Kamboui le crado, Xanax le trouillard ou encore Flash, le pur-sang électrique à la technique de saut d'obstacles très. particulière ! Une joyeuse bande de chevaux et poneys hauts en couleur qui, entre deux cours d'équitation, blaguent, observent et mènent la vie dure aux cavaliers !

« Les royaumes du nord », Stephane Melchior, Clément Oubrerie

Élevée par les vieilles barbes du Jordan College à Oxford, la jeune Lyra ne pense qu’à faire les quatre cents coups avec son ami Roger, le garçon des cuisines, et rêve secrètement de suivre son oncle, le ténébreux Lord Asriel, vers les royaumes du Nord. L’aventure la rattrape plus tôt que prévu, alors que Roger disparaît, probablement enlevé par les mystérieux Enfourneurs.

« Violette autour du monde », Radice, Turconi

La nouvelle série jeunesse pour les 8-12 ans : un cirque, de l'humour, une héroïne intrépide et de nombreux voyages ! Bienvenue dans le monde merveilleux du Cirque de la lune ! Votre guide ? L'astucieuse Violette, fille d'une femme-canon et d'un dompteur d'insectes. Cette gamine au grand coeur vous entraîne dans ses pérégrinations. De Paris au sommet de l'Himalaya en passant par les grandes plaines américaines, découvrez ceux qui font vibrer notre héroïne aux cheveux d'ange : Henri de Toulouse-Lautrec, Antonin Dvořák et bien d'autres !

 

Documentaires

« Hubert Reeves nous explique la forêt ». Casanave, Reeves, Boutinot

La forêt est la maison de nos plus lointains ancêtres, elle est le lieu de notre passé et nous relie à lui. Nous y retournons pour nous pénétrer de notre origine et pour en retrouver la formidable vitalité. Grâce aux récentes observations scientifiques, nous savons désormais que le monde végétal et le monde animal se ressemblent plus qu'on ne le pensait. Car les arbres sont eux aussi et à leur façon des êtres sensibles. Il importe d'assurer le développement durable des forêts et la protection de toutes les espèces, végétales et animales, qui constituent ces écosystèmes.

« Les engins de chantier », Emmanuelle Kecir-Lepetit

Des questions-réponses pour tout savoir sur les engins de chantier.

 

Romans

« Moi, Simon 16 ans, homo sapiens », Becky Albertalli

"Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n’est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c’est bien à l’abri derrière l’écran de son ordinateur. C’est sur un chat qu’il a « rencontré » Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui. Simplement : 1/ Ils fréquentent le même lycée. 2/ Blue est irrésistible. 3/ Il l’apprécie énormément. (Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro.) Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l’ordi du lycée. Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Martin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé ? Pas si sûr... "

« Le château des chiens perdus », Gudule

Les vacances s'annoncent mal pour Mickette. Pas de plage cette année... à la place, un trou perdu en pleine campagne ! Mais rapidement le séjour prend une tournure moins ennuyeuse les soirs de pleine lune, des hurlements à vous faire dresser les cheveux sur la tête, s'échappent d'un château abandonné. Ni une ni deux, Mickette et son copain de vacances mènent l'enquête.

« La première fois que j’ai été deux », Bertrand Jullien-Nogarède

Le scooter de Tom nous emporta loin du monde. Mes bras entouraient sa taille et je laissai ma tête reposer doucement sur son épaule. Je ne crois pas avoir été plus heureuse qu'à cet instant. Juste une fille comme les autres. Il avait suffi qu'un anglais à cravate surgisse de nulle part pour que mes pieds ne touchent plus le macadam. J'étais vraiment folle amoureuse ...

« Sara, apprentie sorcière. Pour trois poils d’ogre », Paul Thiès, Maëlle Cheval

Alexandra, Arabelle et Philomène sont parties en quête de trois poils d'ogre, mais elles ne sont pas revenues... Que leur est-il arrivé? Sara et ses amis sont bien décidés à le découvrir!

 

Adultes

« Dictionnaire amoureux des jardins », Alain Baraton

Au commencement, Dieu créa un jardin. Eden était son nom. Depuis des millénaires, les hommes n'ont de cesse de chercher le paradis perdu. À défaut de le trouver et sans attendre le jugement dernier, ils créent partout où cela est possible des jardins et des parcs, de véritables reconstitutions miniatures du monde qui nous entoure. Dans ces espaces le plus souvent clos de murs, la nature est idéalisée : elle n'est pas représentée telle qu'elle est vraiment mais telle que le jardinier aurait aimé qu'elle soit : le jardin est philosophie. C'est pour cela qu'il alimente généreusement les écrits des plus grands et il suffit pour s'en convaincre de lire ou relire Victor Hugo, Chateaubriand, Colette ou encore Federico García Lorca, l'un de ceux qui a le mieux exprimé son ressenti pour le jardin : c'est un tabernacle de passions, c'est une grandiose cathédrale pour de très beaux péchés. Dans les jardins se cachent la mansuétude, l'amour, et cette sorte de vague à l'âme que donne l'oisiveté. Si le jardin est philosophie, il est aussi un art de vivre. Que seraient Versailles, Villandry, Vaux-le-Vicomte sans cet écrin que sont les parcs ? Pour sir Francis Bacon, le jardin est l'art suprême et le plaisir humain le plus pur. Monet, Pissarro ou Fragonard ont su s'en inspirer pour nous offrir des chefs-d'ouvre immortels. Le jardin est aussi une religion : toutes les civilisations vénèrent les arbres, toutes les populations communiquent avec les dieux en leur offrant des fleurs ou des fruits.

 

BDs

Intégrale « Tykko des sables», Arleston, Melanyn, Keramidas

Mubarre, Sud du Delpont. Alors que Tykko poursuit le rêve d'un avenir meilleur, ce sont les fantômes d'un passé qui resurgissent. Sur les traces de la mystérieuse Ayasha, Tykko entame la quête initiatique de ses origines. Il va se retrouver plongé au cœur même du problème qui mine, petit à petit, la vie du désert et de ses habitants.

« Meurtre en Abyssinie », Birmant, Oubrerie

Jeune romancière célèbre, Renée Stone, se rend en 1930 au couronnement de l'Empereur d'Ethiopie à Addis-Abeba. Elle y fait la connaissance d'un étrange jeune homme : John Malowan, archéologue maladroit, mais passionné, qui met pour la première fois les pieds dans ce pays inouï où son père a été assassiné. Par qui ? Pourquoi ?  Mêlés malgré eux à une affaire de tablette mythique, Stone et Malowan se lancent dans une quête des origines de notre civilisation qui les entraînera bientôt aux confins de l'Irak. Cette aventure est la première d'une série qui les fera parcourir le monde entier.

L’intégrale « 40 éléphants», Kid Toussaint, Virginie Augustin

Londres - 1920. Elles sont quarante. Voleuses, tueuses, kidnappeuses, cambrioleuses, proxénètes... Issues des divers milieux de la société, elles ont fait du crime leur affaire et se sont associées pour plus d'efficacité. Lorsqu'arrive Florrie « doigts de fée », jeune pickpocket talentueuse, toute l'organisation se révèle fragile et une lutte interne risque d'éclater. Le moment est mal choisi, car les éléphants doivent faire face à une police de plus en plus performante et à un gang masculin rival reconstitué et bien décidé à reprendre son territoire.

 

Biographie

« Léonard de Vinci », Walter Isaacson

Il a été le génie le plus créatif de l'histoire quels secrets peut-il encore nous apprendre ? Walter Isaacson, auteur best-seller de « Steve Jobs », tisse dans cet ouvrage unanimement salué par la critique un récit de la vie intime et publique de Léonard de Vinci, basé sur les milliers de pages des carnets qu’il a laissés et de nouvelles découvertes sur sa vie et son oeuvre. Il dépeint l’émergence de son génie, alimenté par une curiosité passionnée, une capacité d’observation de tous les instants et une imagination sans limites. La créativité de Léonard trouve sa source à la croisée des sciences humaines et de la technologie. Il a épluché la chair des cadavres, dessiné les muscles qui actionnent les lèvres, puis peint le plus mémorable sourire de l'histoire sur la Joconde. Il a exploré les mathématiques de l'optique, montré comment les rayons lumineux frappent la cornée et produit les illusions des perspectives changeantes de La Cène. Sa capacité à combiner l'art et la science reste aujourd’hui encore la recette ultime de l’innovation. Son inadéquation aux moeurs de l’époque (Léonard était un enfant illégitime, gay, végétarien, gaucher, facilement distrait et parfois hérétique) a décuplé sa créativité. Sa vie nous rappelle l'importance d'inculquer à nos enfants comme à nous-mêmes la nécessité de toujours remettre nos connaissances en question, de faire preuve d’imagination et, à l’instar de tous les rebelles talentueux et inadaptés qui ont marqué l’histoire, de penser différemment.

 

Couture

« 1001 robes », Michèle Thénot

Droite ou cintrée ? Avec ou sans manches ? Trapèze, boutonnée ou charleston ? Laissez-vous guider par de nombreux conseils et tutoriels illustrés afin de l’adapter à votre morphologie. Modifiez la forme de votre col, créez vos poches et patronnez vos manches. Avec ce guide complet, initiez-vous au modélisme en créant une robe unique qui vous ressemble ! 2 patrons : une infinité de déclinaisons !

 

Romans

L’intégrale « Le dernier apprenti sorcier », Ben Aaronovitch

L'agent Peter Grant ne croyait pas aux fantômes, jusqu'au jour où un étrange personnage lui affirme avoir assisté au meurtre sur lequel il enquête. Un témoin providentiel... S'il n'était mort depuis plus d'un siècle ! Et Peter n'est pas au bout de ses surprises : recruté par l'énigmatique inspecteur Nightingale, il intègre l'unité de la police londonienne chargée des affaires surnaturelles. Au programme, traquer vampires, sorcières et autres créatures de la nuit ; faire respecter les divers accords passés entre les forces occultes de Londres ; réconcilier les divinités qui se partagent la Tamise, sans devenir esclave de leurs charmes ; et bien sûr apprendre le latin, le grec ancien et une montagne d'incantations bizarres et pour le moins rébarbatives. Peter doit en passer par là, s'il veut un jour devenir à son tour le dernier sorcier de Londres...

« Se résoudre aux adieux», Philippe Besson

Se refusant au silence, Louise écrit à cet homme qui l'a quittée pour une autre. De longues lettres d'exil, de Cuba, New York et Venise, loin des souvenirs. Des lettres poignantes, laissées sans réponses, mais qui donnent voix aux blessures et empêchent le passé d'expirer dans l'oubli. Pour pouvoir, au bout des mots, réapprendre à vivre et se résoudre aux adieux.

« L’écorchée», Donato Carrisi

Sept ans après s'être mesurée au Chuchoteur, Mila Vasquez travaille aux Limbes, le département des personnes disparues. L'enquêtrice excelle dans son domaine. Peut-être parce qu'elle est incapable d'éprouver la moindre émotion. Ou peut-être parce qu'elle-même porte dans sa chair la marque des ténèbres. On a tous ressenti l'envie de s'évanouir dans la nature. De fuir le plus loin possible. De tout laisser derrière soi. Or chez certains, cette sensation ne passe pas. Elle leur colle à la peau, les obsède, les dévore et finit par les engloutir. Un jour, ils se volatilisent corps et bien. Nul ne sait pourquoi. Bientôt, tout le monde les oublie. Sauf Mila. ET PUIS, SOUDAIN, CES DISPARUS RÉAPPARAISSENT POUR TUER. Face à eux, Mila devra échafauder une hypothèse convaincante, solide, rationnelle. Une hypothèse du mal. Mais pour les arrêter, il lui faudra à son tour basculer dans l'ombre.

« Ce que tu as fait de moi», Karine Giebel

On se croit solide et fort, on se croit à l'abri. On suit un chemin jalonné de repères, pavé de souvenirs et de projets. On aperçoit bien le ravin sans fond qui borde notre route, mais on pourrait jurer que jamais on n'y tombera. Pourtant, il suffit d'un seul faux pas. Et c'est l'interminable chute. Aujourd'hui encore, je suis incapable d'expliquer ce qui est arrivé. Si seulement j'avais plongé seul... Cette nuit, c'est le patron des Stups, le commandant Richard Ménainville, qui doit confesser son addiction et répondre de ses actes dans une salle d'interrogatoire. Que s'est-il réellement passé entre lui et son lieutenant Laëtitia Graminsky ? Comment un coup de foudre a-t-il pu déclencher une telle tragédie ? Si nous résistons à cette passion, elle nous achèvera l'un après l'autre, sans aucune pitié. Interrogée au même moment dans la salle voisine, Laëtitia se livre. Elle dira tout de ce qu'elle a vécu avec cet homme. Leurs versions des faits seront-elles identiques ? Si nous ne cédons pas à cette passion, elle fera de nous des ombres gelées d'effroi et de solitude. Si nous avons peur des flammes, nous succomberons à un hiver sans fin. La passion selon Karine Giebel... conduit forcément à l'irréparable.

« Derrière la colline », Xavier Hanotte

Récit à la première personne d'un soldat britannique, engagé volontaire dans la sanglante guerre de 14-18, ce roman n'est pas seulement une formidable évocation du quotidien des tranchées ou de l'horreur de la bataille de la Somme. Dans une écriture mêlant harmonieusement souci de détail, échappées poétiques, réalisme impitoyable et vertige onirique, Xavier Hanotte nous livre une réflexion poignante sur la destinée, l'identité, l'amour déçu et cette Grande Guerre, à la fois proche et lointaine, qui n'en finit pas de jeter sur notre fin de siècle les lueurs et les ombres d'une folie toujours prête à ressurgir.

«Mer blanche», Roy Jacobsen

En novembre 1944, un navire allemand coule près de l’île de Barroy, au nord de la Norvège, un minuscule morceau de terre fouetté par les vents, où Ingrid réussit à sauver l’un des prisonniers qu’il transportait. S’ensuit le récit palpitant d’une rencontre improbable au milieu d’une rude nature. ....

« La montagne des bœufs sauvages », Pierre Pelot

"Je suis né, dans cette vallée de la "montagne des boeufs sauvages", serrée par les hauteurs rondes aux couleurs délavées, rousses et bleuies, comme des ressacs pétrifiés de vagues écumées. Je suis né là, j'y ai grandi, j'y ai creusé un terrier, parmi les gens d'ici, je suis l'un d'eux, je suis, du moins j'espère, des leurs... " Depuis Un été en pente douce jusqu'à C'est ainsi que les hommes, vivent, les Vosges hantent toute l'oeuvre de Pierre Pelot, l'irriguent, lui donnent forme: rarement aura été donnée à lire pareille adéquation entre un écrivain et le lieu où il vit depuis toujours. Pays de vent, pays de rocaille, pays de rivière, pays d'arbres, qui montent autant de la terre qu'ils descendent du ciel, pays d'hommes rudes et secrets. Pays de parole rare, pays d'ombre, pays de fantômes, aussi, où l'on dirait que rôdent encore dans les futaies chasseurs sauvages et froustiers. Pays de Pierre Pelot. Et quand il s'évade, grand voyageur résolument immobile qui se sera projeté à peu près partout, aussi bien dans le temps qu'à la surface du globe, sans jamais quitter son pays, au fil de près de deux cents romans, c'est toujours, dirait-on, le bruissement qui s'entend de ce pays qui l'a peu à peu façonné. Les Vosges de Pierre Pelot, tissées des mille fils de la mémoire, bruissant de mille récits, rugueux et tendres à la fois, tragiques et drolatiques, où l'enfance se mêle à l'histoire, chant d'amour à la nature et aux gens de ce pays si singulier, où chaque personne évoquée prend les dimensions d'un personnage de roman: jamais Pelot ne s'était livré ainsi, à travers ce pays tout à la fois réel et rêvé: son pays.

«Petit Jean», Louis-Olivier Vitté

Dans les années soixante, en Corrèze, Marie a quitté la ferme de ses parents pour la ville voisine et une place d’ouvrière dans une scierie industrielle. La jeune paysanne rêveuse a du mal à s’adapter à l’univers rugueux de l’usine et à sortir de son isolement car ses camarades de travail, plus âgées, sont accaparées par les contraintes de leur vie conjugale et familiale. Marie n’est pas prête pour autant à payer n’importe quel prix pour échapper à la solitude. Et certainement pas disposée à céder aux avances du patron de l’usine, Danssault. Elle croit trouver le grand amour quand elle rencontre Jean, fils de bourgeois qui disparait du jour au lendemain en lui laissant un enfant, Petit Jean. Pour assurer le bonheur de Petit Jean, Marie devra faire des choix déchirants…

« La pierre et le sabre», Eiji Yoshikawa

Personnage historique devenu héros légendaire, Myiamoto Musashi a inspiré à Eiji Yoshikawa ce fabuleux roman qui est l'Autant emporte le vent du Japon. Qui était Musashi ? A vingt ans, un jeune homme insupportable, véritable petit coq de combat, qui ne rêvait que d'en découdre et pour qui le maniement du sabre était un but en soi. Puis il croisa un maître, un moine, et sa vie en fut transformée. Non qu'il cessât. de parfaire sa science des armes, de parcourir les routes, poursuivi par tous ceux que son audace, sa diabolique habileté, son incroyable sang-froid rendaient fous de rage. Mais cette vaillance, il avait compris qu'elle n'était qu'un moyen de parvenir à la sagesse, de dominer les forces du mal. Avec pour alliée et amante, toujours présente et discrète, la douce Otsù, qui l'exalte, le réconforte... et l'empêche de tomber dans les pièges que d'autres femmes ne cessent de lui tendre. Histoire de cape et d'épée, d'amour et d'aventures, La pierre et le sabre est aussi un authentique témoignage sur la vie des Japonais au XVIIe siècle : les samouraïs bien sûr, cette aristocratie militaire, et surtout le petit peuple — marchands, artisans, paysans, moines guerriers — truculent, paillard, rusé, mais aussi étonnamment instruit, sensible à l'art et à la poésie. On comprend que dans le monde entier des millions de lecteurs, cent vingt millions pour le seul Japon, aient été conquis par cette extraordinaire épopée. Ils ont et nous aurons toujours un besoin vital de ce personnage aussi rare qu'irremplaçable : le héros.

«La double vie d’Anna Song», Minh Tran Huy

Anna Song, `la plus grande pianiste vivante dont personne n'a jamais entendu parler", laisse derrière elle une œuvre discographique sans précédent. Malgré la maladie, et clans un engagement du corps et de l'âme proche de la ferveur, elle a voué ses dernières années à arpenter, avec une indéfectible justesse, un territoire musical des plus vastes. Gardien du temple et architecte de la légende : Paul Desroches, son mari et producteur. Mais tandis que celui-ci raconte la femme aimée, de l'émerveillement enfantin aux patientes années d'une vie partagée dans une sorte de culte de la beauté, le scandale éclate. Anna Song n'aurait pas enregistré une seule note de sa discographie, pillée ailleurs par l'amoureux démiurge. Imposture, falsification, trahison : au concert de louanges nécrologiques succède le tapage de l'opprobre, relayé par des médias d'autant plus féroces que bernés. C'est un fascinant jeu de miroirs qu'orchestre ici Minh Tran Huy dans un deuxième roman qui confirme l'avènement d'un univers d'une impressionnante cohérence. Où l'on retrouve l'omniprésente absence du pays des origines, le Viêtnam, dont la réalité floutée par le temps et l'éloignement s'enracine clans un silence peuplé de contes. Et aussi cette petite musique envoûtante, cette opacité impavide plus généreuse qu'elle ne s'affiche, qui évoque irrésistiblement les eaux calmes d'un lac, sous lesquelles se jouent - et demeurent - les plus violentes tragédies. Tombeau du premier, du grand, de l'unique amour, entre ode et plaidoyer, La Double Vie d'Anna Song révèle et défend la folie d'aimer, mais aussi le droit à inventer des vies à la hauteur de cette folie.

Bonne lecture !