Les nouveautés à la bibliothèque

13.02.2017

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Grâce au soutien de la bibliothèque départementale de l’Aude, tous les quinze jours de nouveaux livres sont mis à votre disposition au sein de la bibliothèque de Roullens.

Les nouveautés du 13 février :

Jeunesse :

« Où est Charlie, le carnet secret », Martin Handford

Ce nouveau tome réserve de belles surprises : en plus d'incroyables planches Charlie fourmillantes et extravagantes (où l'on croise des dinosaures, des chevaliers enragés, des défilés militaires, ou encore un labyrinthe infernal), on y trouve un giga jeu de la jungle à découper, un cirque à détacher et à animer, et une enveloppe étoilée où tout ranger lorsque le jeu est terminé. Et n'oubliez pas de traquer, sur chaque page, la minuscule feuille de papier qu'il a laissé tomber de son précieux carnet...

 

Albums :

« Zoo », Michel Butor

            Un petit album de poésie, signé Michel Butor. A quoi rêvent les animaux du zoo ? D’être, comme les enfants, là où ils ne sont pas.

 

« Ca dépend » Janik Coat, Bernard Duisit

            Aujourd’hui, tous les animaux n’ont pas la moindre idée de ce qu’ils vont bien pouvoir enfiler ! Même pour les petits, ça dépend de leur humeur, de la saison ou du moment, surtout vers l’âge de trois ans, quand ils commencent à s’habiller tout seul. Un pop-up plein de drôlerie avec des rabats et des tirettes faciles à actionner, où se cachent choix et goûts vestimentaires de la journée !

 

« Avec quelques briques », Vincent Godeau

Un petit garçon, qui grandit en dévorant des briques, découvre, à l’intérieur de lui, un château fort derrière lequel son cœur est enfermé. Un soir de grande tristesse, ses sentiments vont dé­border… Un livre pop-up étonnant et d’une grande poésie, qui explore en volume les sentiments de l’enfance.

 

« Une faim d'ogre », Jean Leroy, Matthieu Maudet

A table ! L'ogre a faim. Il ne pense qu'à ça. Une tarte, c'est une cacahuète pour lui, un ragoût de cochon, ce n'est qu'un amuse-bouche ! Rien ne le rassasie. Alors attention à ne pas être sur son chemin, toi le petit lecteur !

 

« A plume, à poil, à paillettes », Véronique Massenot, Peggy Nille

            Entrez dans les préparatifs d’une nouba à plumes, à poils et à paillettes ! Admirez, riez, picorez : Il y en a pour tous les goûts ! Un festival d’animaux et de leurs petits défauts en 16 portraits endiablés et très colorés.

 

« L'enfant qu'on envoie se coucher », Claude Roy

            C'est l'histoire d'un enfant qui ne veut jamais aller se coucher puisqu'il s'ennuie. Mais ce conte emporte cet enfant dans le ciel et sa voie céleste pour que la nuit devienne source de découverte et de création.

 

« La Salamandre », Christian Voltz

Oscar Muller est un homme d'affaires qui court du soir au matin. Jusqu'au jour où son chemin croise celui d'une salamandre qui, telle la madeleine de Proust, le ramène au temps de son enfance. Un conte pour ne pas oublier ses rêves et son âme d'enfant.

 

Documentaire :

« Mes p'tits docs: Les chevaliers », Stéphanie Ledu, Alex Langlois

            Des textes instructifs, de belles illustrations et un papier indéchirable font de la collection un outil idéal pour accompagner et guider nos enfants dans la découverte du monde.

 

BD :

« Boule et Bill 26 », Roba

Un nouveau épisode des aventures de Boule et de son chien Bill.

 

Adultes:

« Petites et grandes toques d'ici et d'ailleurs »  

            Ce livre rassemble 122 recettes de cuisine de nos villages et de chefs étoilés de l'Aude.

« Plaidoyer pour l'arbre », Francis Hallé

De l’ombre des jardins à la flambée dans l’âtre, de l’aspirine aux pneus d’avion, du bois de lit au papier de ce livre, il y a peu de domaines de notre vie où l’arbre n’ait sa place, avec la discrétion qui le caractérise. Et s’il est à ce point notre partenaire dans l’entreprise souvent hasardeuse qu’est la vie sur la Terre, n’est-ce pas aussi parce que nous partageons avec lui d’impérieux intérêts : lumière et eau, fertilité des sols, espace et chaleur ? Qu’est donc au fond ce compagnon quotidien ? Comment définir cette forme de vie extraordinairement ancienne, au modèle architectural aussi singulier que rigoureux, et capable de grandes prouesses ? Ecartant volontairement tout anthropomorphisme, mais n’oubliant jamais ce que nous devons à l’arbre, Francis Hallé pose ici les bases d’une analyse structurale et fonctionnelle de ce végétal multiforme. L’arbre, en effet, se décline, surtout dans les contrées tropicales, en un nombre illimité d’espèces dont beaucoup restent à découvrir. Des arbres donc. Au long de vivants et minutieux portraits – ceux par exemple du Durian, des Eucalyptus ou de l’Hévéa –, l’auteur relate l’intense dialogue de certaines espèces avec l’homme et révèle la profonde et encore mystérieuse “altérité” de l’arbre, si différent de l’homme, lui ayant tant apporté et ayant si peu reçu en retour.

Romans policiers :

« Promesse », Jussi Adler Olsen

            Bornholm, une île danoise de la mer baltique, fin des années 1990. Le cadavre d'une jeune fille est retrouvé dans un arbre, son vélo broyé au bord de la route. Aucune trace du chauffard : affaire classée. Sauf pour un inspecteur de la police locale qui finit dix-sept ans plus tard par demander l'aide de l'inspecteur Carl Mørck. Avant de se tirer une balle dans la tête. À l'initiative de Rose, l'assistante du flegmatique Mørck, l'insolite trio du Département V en charge des cold cases débarque sur l'île de Bornholm. En remuant le passé, ils prennent le risque de réveiller de vieux démons...

« Lady jazz », Craig Holden

            Le 6 octobre 1927, le «roi des bootleggers», George Remus, tire sur sa femme Imogene et la blesse mortellement dans l'Eden Park de Cincinnati. Elle décède à l'hôpital ; il se livre à la police. S'ensuivra le «procès du siècle», selon la presse américaine. Le procureur s'appelle Charlie Taft ; c'est le fils de William-Howard Taft, chef de la Cour suprême et ancien président des États-Unis. Remus, qui assure sa propre défense, dit n'avoir aucun souvenir du meurtre et plaide la démence temporaire. A travers les témoignages et les dépositions qui se succèdent, Charlie Taft reconstitue l'histoire d'lmogene Remus et se laisse fasciner par elle. Surnommée «Lady Jazz» par les hommes de Remus, Imogene était un fleuron de la bonne société, belle, riche et extrêmement intelligente. Qu'est-il arrivé au couple le plus en vue de la société mondaine de Cincinnati ? Comme James ElIroy avec Le Dahlia noir, Craig Holden s'est inspiré d'une célèbre affaire criminelle pour écrire Lady Jazz. Mais à travers le récit haletant d'un procès, ce sont les mythiques années vingt, l'époque d'Al Capone et de la Prohibition, des «speakeasies» et de leurs orchestres de jazz que l'auteur fait revivre. Une extraordinaire toile de fond pour une histoire passionnelle doublée d'un récit criminel hors du commun.

Romans francophones :

« Les grands cimetières sous la lune », Georges Bernanos

            En 1936, la guerre civile éclate en Espagne. Elle fera plus de six cent mille morts. Bernanos, d'abord séduit par le franquisme, est très vite révolté par la violence de la répression anti-républicaine. De cette révolte naîtront Les Grands Cimetières sous la lune. Sous la plume de l'auteur, la tragédie du monde. D'un écrit de circonstance, son génie a fait œuvre universelle.

« La vie me fait peur », Jean-Paul Dubois

            Trente-trois mille pieds, c’est l’altitude idéale pour réfléchir à sa vie. Dans l’avion qui l’emporte vers Miami, Paul Siegelman s’efforce de retrouver le fil conducteur et remet les chapitres dans l’ordre : la mort de sa mère, les acrobaties financières de son père, ses propres errances d’Ibiza à panama City, ses relations tumultueuses avec les femmes. « Je suis tout petit. Je peux vivre dans un verre à dents », dira-t-il un jour. Et si c’était vrai ? Avec ce livre limpide et mystérieux, Jean-Paul Dubois explore nos angoisses les plus familières et fait l’inventaire de quelques passions simples, comme autant de consolations. Dans les parages de Philip Roth et de John Updike, il est l’un des romanciers français les plus singuliers d’aujourd’hui.

« Si dieu existe », Joann Sfar

Je traverse une crise où tout me ramène à la foi. Mon père est mort. Je me suis séparé. Mes amis de Charlie se sont fait abattre. Je me sens autant paumé que mon pays et je cherche à retrouver, à défaut de Dieu, ma bonne étoile. C'est pourquoi je reprends mes carnets, pour trouver de petites réponses à des problèmes dont j'ai l'impression qu'on se les pose tous. Et qui peuvent se résumer, dans tous les domaines, intimes comme politiques à : comment faire pour y croire encore ?

« Ni d'Eve ni d'Adam », Amélie Nothomb

« Stupeur et tremblements pourrait donner l'impression qu'au Japon, à l'âge adulte, j'ai seulement été la plus désastreuse des employés. Ni d'Ève ni d'Adam révélera qu'à la même époque et dans le même lieu, j'ai aussi été la fiancée d'un Tokyoïte très singulier. »

« Petit traité sur l'immensité du monde », Sylvain Tesson

            Sylvain Tesson parcourt le monde. Dans les steppes d’Asie centrale, au Tibet, dans les forêts françaises ou à Paris, il marche, chevauche, escalade, bivouaque dans un arbre ou sous un pont, construit des cabanes. Cet amoureux des reliefs poursuit le merveilleux et l’enchantement. Dans nos sociétés de communication, il en appelle à un nouveau nomadisme, à un vagabondage joyeux. Ce Petit traité sur l’immensité du monde est un précis de désobéissance naturaliste, une philosophie de poche buissonnière, un récit romantique contre l’ordre établi.

« Eloge de l'énergie vagabonde », Sylvain Tesson

            " J'irai de l'Aral à la Caspienne. Je gagnerai l'Azerbaïdjan à bord d'un ferry. De Bakou, je cheminerai vers la Turquie par la Géorgie. A pied, à vélo, je ne sais pas encore, mais loyalement, sans propulsion motorisée. Au bout de ma route, j'aurai relié trois mers, abattant le même trajet que celui d'une larme d'or noir de la haute Asie convoyée à travers steppes et monts pour que le monde poursuive sa marche telle. Profitant de cette traversée de terres à haute valeur pétrolifère, je consacrerai mon temps d'avancée solitaire à réfléchir au mystère de l'énergie. Pétrole et force vitale procèdent du même principe : l'être humain recèle un gisement d'énergie que des forages propices peuvent faire jaillir. "

Romans :

« Tout ce qui m'est arrivé après ma mort », Ricardo Adolfo

Brito a émigré clandestinement dans une ville qu’il ne connaît pas et dont il ignore la langue. Un dimanche après-midi, à la suite d’un incident dans le métro, après avoir fait du lèche-vitrine avec sa femme et son fils, il se perd et ne retrouve plus le chemin de sa maison. Le retour chez lui s’avère impossible. Après une nuit d’errance dans la ville, où il ne rencontre que des étrangers qui ne parlent pas sa langue, il se rend compte que s’il ne demande pas de l’aide il se perdra pour toujours, mais que s’il le fait il détruit tout son rêve d’une vie nouvelle. En moins de 24 heures l’auteur explore ce que signifie vivre en ayant l’impression d’être immigré à l’intérieur de soi-même, ce qui s’avère plus difficile que l’exil.

« Coraline », Neil Gaiman

            Coraline vient d'emménager dans une étrange maison et, comme ses parents n'ont pas le temps de s'occuper d'elle, elle décide de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien. Identique, et pourtant... Dans la droite ligne d'Alice au pays des merveilles, ce roman magnifique séduira tous les publics.

« Ulysse », James Joyce

            L'action d'Ulysse se passe en un jour, à Dublin, en 1904. Le personnage d'Ulysse est un petit employé juif, Leopold Bloom ; Stephen Dedalus, jeune Irlandais poète, est Télémaque ; Marion, femme de Bloom et qui le trompe, est Pénélope. Rien n'arrive d'extraordinaire au cours de cette journée. Bloom et Dedalus errent dans la ville, vaquant à leurs affaires, et se retrouvent le soir dans un bordel. Chaque épisode correspond à un épisode de L'Odyssée. Mais la parodie débouche sur une mise en cause du monde moderne à une époque de muflisme. Joyce exprime l'universel par le particulier. Bloom, Dedalus, Marion sont des archétypes. Toute la vie, la naissance et la mort, la recherche du père (Dedalus est aussi Hamlet), celle du fils (Bloom a perdu un fils jeune), toute l'histoire sont contenues en un seul jour. C'est à Rabelais, à Swift que l'on peut comparer l'art de Joyce qui a écrit, dans Ulysse, la grande œuvre épique et satirique de notre temps.

« Paradis », Toni Morrison

            Dans les années cinquante en Oklahoma, neuf familles descendantes d'esclaves, à la peau noir anthracite, ont fondé une ville, Ruby, à l'écart du monde et particulièrement des Blancs. Vingt-cinq ans plus tard, ses 650 habitants vivent en cercle fermé, sous l'autorité des Pères fondateurs qui imposent une loi puritaine. Le Paradis ? On pourrait le croire, mais l'enfer n'est pas loin. Les hommes de la ville rêvent de détruire un groupe de cinq femmes installées à deux pas, dans un couvent désaffecté. Des "marginales" qui tentent, ici, dans la paix et la solidarité, de réparer leurs vies brisées. Elles dérangent. Un matin, les hommes de Ruby les exterminent.

« Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits », Salman Rushdie

               Quand il advient – tous les quelques siècles – que se brisent les sceaux cosmiques, le monde des jinns et celui des hommes entrent momentanément en contact. Sous apparence humaine, les jinns excursionnent alors sur notre planète, fascinés par nos désirables extravagances et lassés de leurs sempiternels accouplements sans plaisir. Venue une première fois sur terre au xiie siècle, Dunia, princesse jinnia de la Foudre, s’est éprise d’Ibn Rushd (alias Averroès), auquel elle a donné une innombrable descendance dotée de l’ADN des jinns. Lors de son second voyage, neuf siècles plus tard, non seulement son bien-aimé n’est plus que poussière mais les jinns obscurs, prosélytes du lointain radicalisme religieux de Ghazali, ont décidé d’asservir la terre une fois pour toutes. Pour assurer la victoire de la lumière sur l’ombre dans la guerre épique qu’elle va mener contre les visées coercitives de ses cruels semblables, Dunia s’adjoint le concours de quatre de ses rejetons et réactive leurs inconscients pouvoirs magiques, afin que, pendant mille et une nuits (soit : deux ans, huit mois et vingt-huit nuits), ils l’aident à faire pièce aux menées d’un ennemi répandant les fléaux du fanatisme, de la corruption, du terrorisme et du dérèglement climatique…

Bonne lecture !