Les nouveautés dans votre médiathèque: 9 avril

10.04.2018

Grâce au soutien de la bibliothèque départementale de l’Aude, tous les quinze jours de nouveaux livres sont mis à votre disposition au sein de la médiathèque de Roullens.

 

Les nouveautés du 9 avril:

IMG 20180410 191343 

Jeunesse :

Albums :

« Parfait est amoureux », Nathalie Dargent

          C’est quoi ce truc qui donne le tournis à Parfait quand il aperçoit la petite fille aux boucles brunes au parc ? Il est tout simplement amoureux. Va-t-il réussir à lui avouer ce sentiment ? Et comment va-t-il surmonter son départ à la fin des vacances ? Encore une fois, les Inséparables vont se serrer les coudes pour aider leur copain à traverser cette épreuve.

« Parents : mode d'emploi », Michaël Escoffier

          Félicitations ! Tu viens d’adopter un couple de parents qui, nous l’espérons, te donneront entière satisfaction. Voici tout ce que vous devez savoir sur les parents. Ce que vous devez éviter à tout prix. L’hygiène, le dressage, les sorties, les idées reçues... Tout ce qu’il faut savoir ! Un livre à lire à tous âges !

« Emma à New York », Claire et Etienne Frossard

          Emma et ses parents coulent des jours heureux à New York, au cœur de Central Park. Mais un matin, Emma prend une grande décision : elle veut partir à l’aventure. Elle veut voir Paris, la tour Eiffel… Un long voyage, qui commence dans les rues de New York : de Broadway Avenue au quartier de Little Italy, du Flatiron building au pont de Brooklyn, Emma nous entraîne dans une visite enchantée de Big Apple.Claire Frossard est diplômée des Arts décoratifs de Strasbourg (Atelier Claude Lapointe). Depuis, elle consacre son temps à imaginer petites et grandes histoires dans son atelier à Strasbourg pour la presse et l’édition jeunesse (Mango, Fleurus, Auzou, Nathan).

« Super lion », Philippe Jalbert

          Un festival de surprises et d’humour pour les petits, dès 2 ans ! Amuse-toi à deviner ce qui se cache derrière chaque petit rond de couleur.Puis tourne la page pour découvrir la réponse !

« L’apprenti Pirate », Agnès Laroche, Camille Jourdy

          Pour devenir un pirate, il faut quitter son papa et sa maman, partir sur l'océan avec des grands et se présenter tout seul au capitaine Tonnerre... Allez, courage, petit caneton !

« Les robots », Stéphanie Ledu

          « Mes docs à coller » : donner à découvrir aux petits leurs premiers savoirs documentaires par le biais d’autocollants à positionner sur de grandes images. Sur les thèmes majeurs des 3-7 ans, l’enfant apprend en positionnant des stickers aux bons endroits. Idéal pour découvrir le monde en collant et en s’amusant !

« Les couleurs : ni oui ni non », Agnès de Lestrade, Rémi Saillard

          Dis, on joue à « Ni oui ni non » ? Ce livre propose 12 devinettes dont les réponses se cachent, en images et en mots, sous les volets. Attention, «oui » et «non » ne sont pas autorisés !

« Mamie faut pas gâcher », Mariko Shinju

          Mamie « Faut pas gâcher » est une vieille dame astucieuse toujours prête à donner des conseils pleins de sagesse pour ne pas gaspiller. Elle n’a pas son pareil pour expliquer de quelle façon recycler les déchets, réutiliser les objets du quotidien, économiser les ressources naturelles ! Ne pas laisser couler l’eau du robinet quand on se brosse les dents, se resservir des vieilles feuilles de papier pour en faire un beau déguisement, récupérer les épluchures de clémentine pour parfumer l’eau du bain… Chaque occasion est bonne pour apprendre qu’être écolo, c’est rigolo ! Engagée dans la défense de l’environnement, Mariko Shinju a créé ce personnage pour réintroduire une notion qui se perd peu à peu dans notre société de consommation : la lutte contre le gaspillage.

 

BDs :

« Myrmidon. Myrmidon au pays des cow-boys », Loïc Dauvillier

          Lorsque Myrmidon enfile un déguisement, le monde qui l'entoure n'est plus le même... Et quand un chapeau de cow-boys lui tombe sur la tête, les flèches se mettent à pleuvoir et les indiens ne sont pas loin.

« Petit Poilu 17. A nous deux », Céline Fraipont

          Petit Poilu explore les coulisses d'un théâtre de marionnettes. Il y rencontre les mains de Nono le marionnettiste qui, très inspiré, fabrique une marionnette à l'image de notre Petit Poilu fort intrigué... Et plus encore quand ce double de chiffon se met à copier toutes ses attitudes, provoquant chez notre petit héros des réactions pour le moins étonnantes ! Une fable muette et burlesque qui parle de l'image de soi, pour les tout jeunes lecteurs, dès 4 ans.

« Super patate 1 « , Artur Laperla

          Le maléfique Docteur Malévolo a transformé Supermax, le défenseur de la justice le mieux peigné du monde, en patate. Tout ne serait pas si terrible s'il ne menaçait pas tous ceux qui le contredisent de les transformer en pomme de terre à leur tour. Mais ce dont il ne se doutait pas, c'est que Supermax, même réduit à l'état de patate n'est pas un simple tubercule. C'est Superpatate !

« L'élève Ducobu. Ducobu, élève modèle », Godi, Zidrou

          Ducobu ne recule devant rien pour changer d'image et passer pour un élève modèle : il fait appel aux services de Mme Futurina voyante aux prédictions concoctées par lui-même, pose pour une photo avec Léonie, il joue même au ping-pong avec M. Latouche. Mais il n'en oublie pas pour autant d'inventer de nouveaux procédés pour tricher en toute discrétion et copier les réponses de sa chère voisine.

« Kid Paddle. Jeux de vilains », Midam

          PADDLE : 1. TECHN. Manette de jeu (synonyme de joystick). 2. NOM PROPRE. Prénom : Kid. Nom du meilleur joueur de jeu vidéo du journal de Spirou. Particularités : porte toujours sa casquette verte (à l'endroit ou à l'envers, selon son humeur), capable d'exploser tous les records sur tous les jeux, ennemi juré de "Mirador", surveillant de Citygame, salle d'arcade où il traîne avec ses copains. 3. NOM PROPRE.

« Game Over 5. Walking blork », Midam

          Quand Kid Paddle joue aux jeux vidéo, il a son avatar : le Petit Barbare.

« Titeuf. L'amour c'est pô propre », Zep

          Si on est amoureux, il faut mettre sa langue dans la bouche d'une fille et puis tourner dedans (pour chercher quelque chose sûrement)... Si on trouve rien, il faut prendre une pelle et puis on lui roule une pelle (enfin, je crois). Enfant des années 90, Titeuf connaît les joies de l'apprentissage du savoir. Comment marche une Game Boy ? Paul Verlaine est-il un écrivain rigolo ? Pourquoi les filles c'est pas fait pareil que les garçons ?... Le chômage c'est quoi ? Bref, le B.A. BA de l'éducation d'un futur grand petit homme défile en une succession de gags succulents. Grand reporter des cours d'écoles,Zep traque le rire avec un zeste de sensibilité et un soupçon de vacherie.

 

Romans :

L'intégrale « Jade et le royaume magique », Marc et Isabel Cantin

          Jade, installée depuis peu au Japon, se voit investie d'une drôle de mission : empêcher la guerre entre nodjis et jodis. Mais difficile de faire entendre raison à ces turbulentes créatures.

 

Adultes :

« Le rêve brisé : histoire de l'échec du processus de paix au Proche-Orient », Charles Enderlin

          D'offensives en ripostes, d'attaques terroristes en représailles, Charles Enderlin a suivi les soubresauts de la guerre, tant au coeur des territoires occupés que dans les salons feutrés des ambassades. Il nous livre à la fois le récit des événements et leurs coulisses diplomatiques, apportant de nombreuses révélations sur les contacts secrets entre Israéliens et Palestiniens. Voici donc l'histoire de l'échec du processus de paix au Proche-Orient, de l'assassinat de Rabin à l'offensive lancée par Sharon contre Arafat.

« Zomia ou l’art de ne pas être gouverné », James C. Scott

          Depuis deux mille ans, les communautés d’une vaste région montagneuse d’Asie du Sud-Est refusent obstinément leur intégration à l’État. Zomia : c’est le nom de cette zone d’insoumission qui n’apparaît sur aucune carte, où les fugitifs – environ 100 millions de personnes – se sont réfugiés pour échapper au contrôle des gouvernements des plaines. Traités comme des « barbares » par les États qui cherchaient à les soumettre, ces peuples nomades ont mis en place des stratégies de résistance parfois surprenantes pour échapper à l’État, synonyme de travail forcé, d’impôt, de conscription. Privilégiant des modèles politiques d’auto-organisation comme alternative au Léviathan étatique, certains sont allés jusqu’à choisir d’abandonner l’écriture pour éviter l’appropriation de leur mémoire et de leur identité. James C. Scott propose ici une étonnante contre-histoire de la modernité. Car Zomia met au défi les délimitations géographiques traditionnelles et les évidences politiques, et pose des questions essentielles : que signifie la « civilisation » ? Que peut-on apprendre des peuples qui ont voulu y échapper ? Quelle est la nature des relations entre États, territoires, populations, frontières ? L'histoire de la rebelle Zomia nous rappelle que la « civilisation » peut être synonyme d’oppression et que le sens de l’histoire n’est pas aussi univoque qu’on le croit.

 

BDs :

Afin de célébrer le mois de la bande-dessinée dans l’Aude, notre sélection de bds a fait le plein !

« Au centre du Nowhere 1. L'oreille du saumon », Jean-Luc Cornette

          Etablis aux USA, les Edison sont de pauvres pêcheurs. Randolph, le père, se réjouit du mariage de son fils. Elmore a en effet obtenu la main de la riche héritière de biscuiteries célèbres. En essayant son unique et antique costume, Randolph s'aperçoit qu'il manque un bouton à son pantalon, le bouton taillé dans l'oreille d'un saumon pêché par le plus ancien des Edison. Cette perte plonge Randolph dans une profonde dépression... Hélas, la race des saumons-feuilles de chou a totalement disparu il y a plus de deux siècles Appelé au chevet de Randolph, un shaman parvient à retracer le parcours du bouton perdu. Celui-ci serait maintenant en possession d'un certain Double-Tronche, terrifiant joueur de poker et tueur sanguinaire. Résolu à le retrouver, Elmore s'achète un mulet et s'embarque pour le Centre du Nowhere où l'individu vivrait...

« L'homme gribouillé », Serge Lehman, Frederik Peeters

          Dans la famille Couvreur, il y a Maud, 75 ans, auteur de romans pour enfants dont le succès n'a d'égal que la discrétion. Il y a Betty, sa fille au caractère ombrageux, sujette à des crises d'aphasie qui la privent littéralement de parole. Et il y a Clara, la fille de Betty, lycéenne brillante et fabulatrice qui rêve d'aller vivre avec son père à Londres… Un matin de décembre, Maud fait un AVC dans son sommeil. Clara, qui vit provisoirement chez sa grand-mère, tente d'appeler les secours mais un homme étrange fait irruption. Il dit s'appeler Max et affirme que Maud devait lui remettre un paquet. Clara essaie de le repousser mais Max subit alors une hideuse métamorphose et menace la jeune fille avant de disparaître en laissant derrière lui deux plumes noires. Déboussolées par l'hospitalisation de Maud et l'intrusion de Max, Betty et Clara n'ont d'autre choix que de se lancer dans une enquête sur les secrets de la famille Couvreur. Une enquête qui va insensiblement se transformer en voyage initiatique au pays des monstres et des merveilles avec au bout, peut-être, un secret venu du fond des âges.

L'intégrale « A game of throne », George R. R. Martin

          Après avoir tué le monarque dément Aerys II Targaryen, Robert Baratheon est devenu le nouveau souverain du royaume des Sept Couronnes. Tandis qu’en son domaine de Winterfell, son fidèle ami le duc Eddard Stark rend paisiblement la justice. Mais un jour, le roi Robert lui rend visite, porteur de sombres nouvelles : le trône est en péril. Stark, qui s’est toujours tenu éloigné des affaires du pouvoir, doit alors abandonner les terres du Nord pour rejoindre la cour et ses intrigues. L’heure est grave, d’autant qu’au-delà du Mur qui protège le royaume depuis des siècles, d’étranges créatures rôdent.

« Iba » Pierre Maurel

          À petites touches glaçantes, Pierre Maurel tient avec brio une chronique faussement banale qui dérape peu à peu vers l'épouvante.Malgré le soutien de ses vieilles amies, Élise peine à se remettre d’un récent chagrin d’amour. Faible, vulnérable et à fleur de peau, elle est assaillie par ce qui ressemble à des visions. Leur personnage central est une étrange jeune femme aux yeux vides qu’Élise seule paraît capable de voir. Ce spectre un peu effrayant n’est pourtant pas une inconnue : Iba, ainsi que la nomme Élise, est depuis toujours sa compagne silencieuse mais ô combien présente, jouant auprès d’elle le rôle de l’ami(e) imaginaire que s’inventent de nombreux enfants. Alors, simple résurgence d’une enfance enfouie ? Pas seulement. Car à mesure qu’Élise reprend en main sa propre vie, les apparitions d’Iba se font plus nombreuses, plus pressantes, plus violentes. Quel rôle joue exactement Iba ? Protectrice ? Gardienne ? Ou compagne dévorante dont Élise, désemparée, ne sait plus comment contenir les appétits et les sanglantes exigences

« From Hell », Alan Moore, Eddie Campbell

          Whitechapel, 1888 : au cœur de ce quartier pauvre de Londres, où la misère rime avec la déchéance la plus totale, cinq prostituées vont être retrouvées assassinées dans des conditions terrifiantes. Étranglées, éventrées, mutilées de la plus atroce des façons, elles sont les victimes de celui qui allait devenir le plus célèbre serial killer de l'histoire, et dont l'identité reste aujourd'hui une énigme : Jack l'éventreur. Et si, derrière ce nom qui a fait couler tant d'encre, se cachait bien plus qu'on a voulu le dire ? Un invraisemblable complot qui réunirait quelques-uns des plus éminents représentants de l'aristocratie britannique, décidés à sauver la couronne d'un terrible scandale. Un complot dont l'instigatrice n'aurait été autre que la Reine Victoria elle-même, et l'exécuteur des basses œuvres, son chirurgien, le Dr Gull... En choisissant une des nombreuses hypothèses concernant l'identité de Jack l'éventreur, Alan Moore (Watchmen, V pour vendetta) construit une fois de plus un scénario d'une formidable complexité, truffé de références et très rigoureusement documenté. Un thriller qui est aussi un témoignage sur l'Angleterre des laissés-pour-compte, auquel le trait à la fois rigide et minutieux d'Eddie Cambell confère une noirceur inégalée. Une œuvre majeure, justement couronnée par de nombreux prix. --

« Kobane Calling », Zerocalcare

          Envoyé par l’Internationale (le Courrier International italien), Zerocalcare part aux confins de la Turquie, de l’Irak et du Kurdistan syrien pour rejoindre la ville de Kobané, à la rencontre de l’armée des femmes kurdes, en lutte contre l’avancée de l’État islamique. À partir de ce voyage, Zerocalcare livre un reportage d’une sincérité poignante, un témoignage indispensable et bouleversant qui s’efforce de retranscrire la complexité et les contradictions d’une guerre si souvent simplifiée par les médias internationaux et le discours politique. Le tout avec l’inimitable ton, extrêmement drôle et touchant, le langage et l’univers d’un auteur qui sait interpréter comme personne, le quotidien, les craintes et les aspirations de sa génération.

 

Romans :

« L’homme qui en savait trop », Laurent Alexandre, David Angevin

          Héros méconnu de la Seconde Guerre mondiale et génie visionnaire – l'inventeur de l'ordinateur, c'est lui –, Alan Turing a révolutionné nos vies. Et il est mort en paria. Dans un futur proche. Les transhumanistes ont gagné. L'IA (intelligence artificielle) domine désormais le monde. Mais elle a une obsession : réhabiliter la mémoire de son " père ", le génial mathématicien anglais Alan Turing. Pour cela, il lui faut établir la preuve qu'il ne s'est pas suicidé, comme l'a toujours prétendu la version officielle, mais qu'il a été assassiné. En quête du moindre indice, elle remonte le fil de sa vie... En décodant Enigma, la machine de cryptage des forces allemandes, fierté du régime hitlérien sur laquelle les services secrets alliés se cassaient les dents, Alan Turing a largement influé sur le cours de l'histoire. En créant l'ordinateur, il a inventé le futur. Pourtant, ce jeune homosexuel au QI exceptionnel a connu un destin terrible : traité en renégat par sa propre patrie, il est mort d'empoisonnement au cyanure dans des circonstances suspectes en 1954, en pleine guerre froide, peu après avoir accepté la castration chimique pour échapper à la prison. Dans l'Angleterre puritaine et ultra-conservatrice de l'après-guerre, influencée par le maccarthysme américain, qui avait intérêt à faire éliminer Turing, l'homme qui en savait trop ? Entre histoire, espionnage, science et secrets d'État, un " biopic " mené comme un thriller où l'on croise Churchill, Eisenhower, Hitler, Truman, Staline, les espions de Cambridge, de Gaulle, et jusqu'à l'ombre inquiétante de John Edgar Hoover.


« La courée », Marie-Paul Armand

          Constance sort à peine de l'enfance lorsque son existence bascule brutalement dans l'horreur. Hier encore, elle jouait dans la "courée" de son immeuble. À quatorze ans, elle se retrouve orpheline et doit entrer en usine. Dès lors, chaque matin, elle sera réveillée à cinq heures par les cloches de la fabrique. Chaque soir, elle ressortira abrutie par le vacarme des métiers. Pour échapper à ce cauchemar, elle épouse Bart, un ouvrier belge. Trouvera-t-elle enfin auprès de lui le bonheur qui lui a toujours été refusé ? La suite de l'histoire, c'est Charlotte, sa fille aînée, qui nous la raconte. Ainsi se poursuit le voyage dans ce Nord de la fin du XIXe siècle qu'éclairent l'amitié, le courage et l'espoir. Un grand roman qui donne enfin une parole digne d'eux à ces gens du peuple qui, en leur temps, n'avaient guère le droit de la prendre.

« Les secrets de Fontvives », Alain Delage

          Paule doit trouver un nouveau mari ! Veuve trop jeune et mère de trois enfants, son choix se porte sur Bernard, l'ami de son défunt époux. Or cette nouvelle union si rapide déclenche la vindicte populaire. Pourquoi un tel déchaînement ? Désemparé, le couple n'a d'autre choix que de fuir mais Paule soupçonne-t-elle qu'elle va au-devant de bien des révélations ?

« Les oiseaux de bois », Asli Erdogan

          “Un souvenir est un pont qui se tend vers le passé, un pont de bois fragile, prêt à s’écrouler.” Un an après la mort de son amour, incapable de rester à Istanbul, un homme se perd dans le vaste monde. Sur les rives du lac Léman, il reprend ses carnets et revisite son histoire perdue. Six femmes cheminent sur un sentier de montagne. A peine vêtues, elles se dirigent vers un torrent écumant. Mais quelques beaux jeunes gens troublent leur cortège et viennent perturber l’accomplissement d’un rite étrange. Une jeune schizophrène est convoquée par les médecins, un événement qu’elle va vivre, commenter, interpréter à la faveur de son imaginaire. Face à la prison, une femme attend le jour. Elle relit les lettres censurées de celui qu’elle aime, tente de se croire différente depuis qu’elle est enceinte. Sur le mode d’une brillante évocation d’un moment de rupture qui va précipiter le narrateur dans l’infini voyage, d’une réflexion élégiaque sur le temps qui passe, d’un rituel envoûtant à l’humour dionysiaque ou d’une parodie très politique d’un séjour en hôpital psychiatrique, ces récits aux limites du réalisme sont toujours en écho avec l’état de la Turquie contemporaine. Ils entraînent le lecteur dans une plongée magistrale, au coeur même de l’oeuvre d’Aslı Erdogan.

« Les brumes du Causse », Marie de Palet

          C'est par une belle soirée d'été que sont découverts le corps sans vie du vieil Aristide, le maire du village, et un tout jeune enfant dans le potager de Marie Bernard. La brave Marie élève alors comme son fils celui qu'elle baptise Frédéric. Devenu un garçon courageux et travailleur, Frédéric est employé sur le causse à la ferme de Balduc. Se prenant d'affection pour ce domaine si haut perché, Frédéric voit son quotidien troublé par la visite d'un drôle d'inconnu. Et si un lien existait entre la mort du maire et son propre abandon ?

« Nos 14 novembre », Aurélie Silvestre

          « L’homme de ma vie et le père de mes enfants est mort sous les balles des terroristes. Je viens de passer une nuit avec cette nouvelle dont je ne sais que faire. Je me rends à l’Ecole militaire, où l’on reçoit les familles. Mon fils dort encore, je pose la main sur mon ventre pour sentir ma fille. Le soleil se lève sur la ville, toute la beauté du monde n’a pas disparu. Je me redresse, j’essuie les larmes qui coulent sur mes joues. Les suivantes déjà ne sont plus les mêmes, qui doucement font naître la décision la plus importante de mon existence : je vais continuer à vivre. Je lui dois bien ça, je nous dois bien ça. Nous serons heureux. »

 

Roman policier :

« Cérémonies barbares », Elizabeth George

          Le collège de Bredgar représente le comble du chic et de la bonne éducation. Comment cet établissement pour élèves privilégiés est-il devenu un lieu de supplice pour le jeune Matthiew Whateley?

 

Bonne lecture !