Les recommandations des participants à l'apéritif-culture du mois de Mai

11.05.2018

Comme tous les premiers vendredis du mois, l’apéritif-culture du mois de mai a permis de mettre en valeur certaines œuvres particulièrement appréciées par les participants.

 

Le thème de cet apéritif était Le Mensonge.

Voilà nos recommandations:

 

Les romans :

« Moi et toi », Niccolo Ammaniti

          Depuis toujours, Lorenzo est l’un de ces enfants que l’on dit « différent ». Selon le professeur Masburger, le psychiatre auquel il a été confié tout jeune, il souffre d’un sentiment hypertrophique de soi, un dérèglement narcissique, un « ego grandiose ». Conséquence logique : il est en perpétuelle inadéquation avec le groupe, et ce depuis son entrée à l’école. Ses parents s’en trouvent totalement démunis. Les années passant, de peur de chagriner une maman qu’il aime plus que tout, Lorenzo choisit alors la fiction. À quatorze ans, il fait semblant d’avoir des amis, de s’intégrer, de jouer dans l’équipe de football de son collège. Ainsi il parvient à la fois à la rassurer et à se prémunir de la violence que les adolescents testent sur les plus faibles. Le jour où il monte tout un stratagème pour faire croire qu’il a été invité à partir skier à Cortina avec trois camarades de classe, il vise au pur chef-d’œuvre mythomane. Mais, s’il s’est montré à la hauteur du défi – en préparant méthodiquement de quoi tenir un siège au fond d’une cave abandonnée –, il n’a pu cependant imaginer qu’une lointaine demi-sœur bousculerait tous ses plans. Émaciée, épuisée, en pleine crise de manque, elle pense, elle aussi, se dérober au regard des autres en se réfugiant justement dans cette cave. Cette cohabitation forcée, ce refuge de fortune qu’ils vont partager dans des conditions difficiles, fera voler en éclats les faux-semblants dont ils ont chacun paré leurs vies. Lorenzo apprendra qu’être nécessaire à la vie des autres donne le sentiment d’exister. Et, confrontée au regard de ce demi-frère inconnu, Olivia devra elle aussi se livrer à un examen de conscience pour se dévoiler. Entre eux, qui ont triomphé secrètement d’une terrible épreuve, se crée un lien indéfectible et se noue la promesse mutuelle d’un retour à la vie. Oui, mais…

« Une vie d’emprunt », Boris Fishman

          Slava, jeune Juif russe, est un modèle d'intégration à Manhattan. Il a fui sa communauté et, à défaut de réaliser ses rêves d'écrivain, a dégoté un poste de larbin pour la prestigieuse revue Century, et une petite amie américaine branchée. La mort de sa grand-mère le ramène brutalement parmi les siens, à Brooklyn, chez son grand-père notamment. Le vieux Guelman a souffert dans la vie parce qu'il était juif, citoyen de seconde zone en Union soviétique, puis immigré russe en proie au mépris d'une Amérique triomphante. Il voudrait bien, aujourd'hui, obtenir réparation mais n'est éligible à aucun programme d'indemnisation. Or son petit-fils sait écrire des histoires… Un portrait saisissant de ces communautés passées sans transition d'une société soviétique à l'american way of life.

« Le mystère Henri Pick », David Foenkinos

          En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu’elle estime être un chef-d’œuvre, écrit par un certain Henri Pick. Elle part à la recherche de l’écrivain et apprend qu’il est mort deux ans auparavant. Selon sa veuve, il n’a jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses... Aurait-il eu une vie secrète? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick va devenir un grand succès et aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire. Il va également changer le destin de nombreuses personnes, notamment celui de Jean-Michel Rouche, un journaliste obstiné qui doute de la version officielle. Et si toute cette publication n’était qu’une machination? Récit d’une enquête littéraire pleine de suspense, cette comédie pétillante offre aussi la preuve qu’un roman peut bouleverser l’existence de ses lecteurs

« La cicatrice », Bruce Lowery

          « J'étais, sans le savoir, un enfant heureux, relativement heureux, il est vrai. Mais ce n'était qu'une impression d'ensemble. Car ma vie, même alors, ne manquait pas de petits malheurs auxquels je n'arrivais pas à m'habituer. Il faut remonter à novembre 1944. J'avais treize ans. » Jeff porte sur la lèvre un petit bec-de-lièvre que tout le monde nomme la « cicatrice ». Une infirmité dont il ne connaît pas la cause et qui lui vaut moqueries et méchancetés de toutes sortes. Parce qu'il ne sait s'en défendre, il intériorise toute cette douleur, toutes ces blessures morales répétées. A cet âge si sensible, s'enfermant peu à peu, il souffre et fait souffrir ceux qui l'aiment sans réserve...

« Le secret du mari », Liane Moriarty

          Jamais Cecilia n'aurait dû trouver cette lettre dans le grenier. Sur l'enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : "A n'ouvrir qu'après ma mort". Quelle décision prendre ? Respecter le voeu de John-Paul, qui est bien vivant ? Ou céder à la curiosité et découvrir un secret qui risque de bouleverser sa vie ?

« 1984 », George Orwell

          «De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance. Seule comptait la Police de la Pensée.»

 

Les Bds :

« V pour Vendetta », Alan Moore

          Londres, fin du XXe siècle : plus personne n'ose résister au "Système". L'œil et l'oreille espionnent, le nez enquête, la bouche désinforme et la main fait régner l'ordre et la terreur. L'Angleterre a pris les couleurs du fascisme. La culture a été effacée. Pourtant quelqu'un ou quelque chose rôde dans les ruelles sombres. Il est vêtu comme un comédien, masqué d'un éternel sourire, cite Shakespeare, sauve les innocents, pose des bombes et préserve ce qu'il reste de la culture dans son musée des ombres. Un anarchiste s'est glissé au cœur du système. Ni comédien ni tragédien, ni bouffon ni fou, ni fanatique ni terroriste, ou peut-être tout cela à la fois, il n'a pour nom qu'une initiale : V. V pour Vendetta. V pour Vengeance. À moins que ça ne soit pas aussi simple que ça... Après les Watchmen, Alan Moore confirme son incomparable talent de scénariste et son habilité à construire des histoires complexes aux personnages fouillés, aussi riche en références littéraires et philosophiques que palpitant de bout en bout. Un univers unique remarquablement restitué par le trait épais et les couleurs pâles de David Lloyd.

 

Les films :

« Avanti », Billy Wilder

          Wendell Armbruster, Jr. est un PDG américain venu en Italie pour faire rapatrier le cadavre de son père, mort dans un accident de voiture dans l'ile d'Ischia. Il apprend à cette occasion que son père avait une maîtresse, morte dans l'accident, et tombe amoureux de la fille de cette dernière.

 

La musique :

« The Mercy Seats », Johnny Cash

 

Tous ces ouvrages vont être disponibles dans votre médiathèque.

 

Bonne lecture!