Les nouveautés dans votre médiathèque: 14 mai

14.05.2018

Grâce au soutien de la bibliothèque départementale de l’Aude, tous les quinze jours de nouveaux livres sont mis à votre disposition au sein de la médiathèque de Roullens.

Les nouveautés du 14 mai:

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Jeunesse :

« Mon premier guide nature », Vincent Albouy, Virginie Chiodo

          Mammifères, oiseaux, insectes, arbres, fleurs... Retrouve dans ce guide les principales espèces d'animaux et de végétaux qui peuplent les régions de France. Balade-toi dans ta ville, et observe le martinet, en forme de croissant, haut dans le ciel. Et si tu te promènes dans la garrigue, froisse des feuilles de thym et de romarin entre les doigts, tu en sentiras le bon parfum ! Grâce à ce guide, les plus petits vont apprendre à diriger leur regard pour observer la nature qui les entoure. Un véritable éveil à la faune et à la flore de nos régions ! Un index est disponible en fin d'ouvrage.

 

Albums :

« Y’a plus de papier ! », Céline Claire, Mademoiselle Caroline

          Un petit livre amusant pour aborder l’écologie en toute légèreté et voir la vie en vert ! A lire aux WC...ou ailleurs! Y'a plus de papier !! Cette phrase souvent criée depuis cette petite pièce solitaire tout au bout du couloir vous est familière à vous aussi ? Que feriez-vous s’il n’y avait plus de papier, plus du tout, nulle part ? Si même l’usine n’avait plus de quoi en fabriquer ? C’est la question que se pose cette famille lorsque cela leur arrive réellement et qu’elle constate les dégâts de la déforestation. Elle décide alors de partirà l’aventure à travers le monde afin de trouver des alternatives plus durables…

« Le chevalier noir », Michaeël Escoffier, Stéphane Sénégas

          Le chevalier noir est le plus fort. C'est une évidence. C'est donc sûr de lui qu'il se présente devant le château de la jolie Princesse... Mais la princesse, de son côté, n'est pas la petite princesse esseulée et perdue, à la recherche du prince charmant...Non. Cette demoiselle là, serait plutôt du genre à ne pas croire tout ce qu'on lui raconte et à mettre systématiquement en doute tout ce qu'un chevalier sûr de lui pourrait lui raconter. Très vite, la discussion se transforme en duel. Chacun sort son meilleur atout. Ogre contre fée, qui sera le plus fort ? Les deux risquent d'être déçus...A moins que...cette histoire ne donne naissance à une certaine... complicité !

« Personne n’aime les Gobelins », Ben Hatke

          Un gentil petit gobelin vit dans le donjon d'un vieux château avec son meilleur ami, Squelette. Tous les jours, ils s'amusent dans la salle du trésor. Un jour, un groupe de « valeureux chevaliers » débarque, et c'est la débandade ! Ces malotrus saccagent le donjon, volent le trésor, mais surtout embarquent Squelette ! Le petit gobelin se retrouve tout seul. Osera-t-il affronter le monde pour sauver son meilleur ami ? Une très belle histoire sur la différence et l'amitié.

« Les billes de Pétronille », Mélanie Hillairet

          Voici contées les aventures saugrenues de la famille De Larouille... En ces temps obscurs où une drôle d'épidémie infeste villes, bourgs et campagnes, Suzi et les siens vivent reclus dans leur manoir. Et la vie est dure au château pour la jeune fille entre les persécutions de la vieille tante et les brimades de son oncle. Suzi se demande bien comment tromper l'ennui au milieu de tant de noirceur. Jusqu'au jour où l'une de ses billes vient à rouler sur le vieux parquet du salon vers un passage secret... Un nouveau monde et d'étonnantes découvertes risquent de changer sa vie !

« Le bateau rouge d’Oscar », Jo Hoestlandt, Amandine Piu

          Oscar a reçu un bateau rouge pour son anniversaire. Il l'aime beaucoup et l'emporte partout, même à la mer. Oscar rêve de partir à l'aventure avec lui. Mais il est encore trop petit, et son bateau aussi. A moins que cet été ne soit l'occasion de grandir...

« Franz, Dora, la petite fille et sa poupée », Didier Lévy, Tiziana Romanin

          Un superbe album au message fort : rien n’est jamais totalement perdu.Franz – Kafka – se promène au parc avec sa belle fiancée solaire, Dora. L’écrivain est fatigué, désenchanté. Quand il croise Ingrid, une petite fille en pleurs qui a perdu sa poupée. Aus- sitôt, Franz imagine pour elle une histoire : sa poupée est partie en voyage ! D’ailleurs, elle va bientôt lui écrire. Et le soir même, Franz reprend sa plume pour composer, jour après jour, les lettres que la poupée « envoie » à Ingrid. Peu à peu, la fillette retrouve le sourire… et l’écrivain, le goût d’écrire. Malgré les doutes de l’artiste sur son travail, et la maladie qui va bientôt l’emporter, il ressent la joie d’avoir « quand même réussi quelque chose » en remettant cette petite fille sur les rails de sa vie. D’après l’histoire vraie racontée par Dora dans ses mémoires. 

« Pirates de bonbons », Alan Mets

          Lucien a les moyens d’acheter tous les bonbons de la boulangerie et moi je réussis juste à me payer un petit chewing-gum… Mais Lucien est victime d’un affreux terroriste : Charles, le racketteur de réglisse. Mon sang ne fait qu’un tour. J’interviens ! C’est la bagarre. Je suis battu. Lucien et moi, nous devenons amis pirates, et dégustateurs de trésor, à la vie à la mort. Il n’a plus d’argent, Lucien, et j’ai encore faim… Que faire ? Retournons au magasin. Un pirate, ça vole. Le problème, c’est que Charles la brute est de retour, lui aussi.

 

BDs :

« Petit Poilu. Le Prince des oiseaux », Pierre Bailly, Céline Fraipont

          Dans le monde des oiseaux où Petit Poilu s'est cette fois retrouvé parachuté règne un prince bien malheureux. Prisonnier d'une grande cage dorée, le prince comme le décor qui l'entoure sont en noir et blanc. La faute à Topor, un sinistre corbeau qui le suit à la trace. Petit Poilu essaie tant bien que mal d'insuffler un peu de joie au prince avec des jouets colorés, mais le satané corbeau les détruit à chaque fois… Inébranlable, notre petit héros préféré sort alors de son sac à dos peintures et palette et entreprend de repeindre le triste prince et son monde. Avec succès : les couleurs s'étalent, la vie reprend ! Et, cette fois, le prince ne se laissera pas faire. En quelques habiles coups de pinceau, il transforme le vilain Topor en oiseau rose à pois verts et s'affranchit même de sa cage ! Avec cette nouvelle fable juste, sensible et ludique, Petit Poilu apprend aux petits lecteurs comment réagir aux influences néfastes.

« Kid Paddle. Men in Blork », Midam

          Plus c’est gore, plus il adore ! Entre expériences scientifiques bizarres qui dégénèrent, cauchemars à base de licornes en peluche, fraude au cinéma pour adultes, massacres de blorks dans une salle d’arcade au gardien aussi teigneux que son molosse : la vie de Kid Paddle n’est jamais sereine, mais toujours drôle ! Retrouvez votre gamer favori dans ce nouvel album rempli de gags savoureux, entre humour trash et références et geek, où le réel est aussi fou que le virtuel.

« On ne schtroumpfe pas le progrès », Peyo

          Quand le Grand Schtroumpf est en voyage, il se passe de drôles de choses au village des Schtroumpfs. Ceux-ci en profitent souvent pour faire mille et une bêtises. Cette fois-ci, le Schtroumpf Bricoleur a décidé d'inventer des machines pour alléger le dur labeur du Schtroumpf Boulanger, du Schtroumpf Meunier et du Schtroumpf Bûcheron. Très vite, ces inventions suscitent l'intérêt de toute la communauté. Séduits par la vie facile, les Schtroumpfs réclament tous des mécaniques qui les aideront à accomplir leurs tâches quotidiennes, même les plus banales. Bientôt, le village est ainsi envahi par une multitude de robots aux fonctions les plus variées...

« Trappeurs de rien », Thomas Priou, Pog, Corgié

          L’hiver est là. Croquette, Mike et Georgie décident d’élire domicile dans un chalet en pleine forêt afin de vaquer à leur occupation favorite : la chasse. Quelle sera la proie des trois intrépides compagnons dans ce premier volet ? Le grand caribou, bien entendu !Croquette est une véritable légende du Grand Nord, un trappeur intrépide, un chasseur mythique, un pisteur infaillible. Enfin, c’est ce dont sont convaincus Georgie et Mike, ses meilleurs amis, ses fidèles compagnons.

«Nathalie. C’est pas le bout du monde », Sergio Salma

          Comme à son habitude, Nathalie met son imagination au pouvoir et sa créativité et son talent au service de tous. Dans un monde où le rêve et la réalité ne cessent de s’imbriquer, les adultes ne s’y retrouvent pas toujours... Avec la complicité - bon gré, mal gré - de son oncle et grâce à la présence de son petit frère, Nathalie peut continuer de mettre à l’oeuvre ses multiples talents : lanceuse de couteaux, photographe, championne de canoë-kayak, elle a toujours beaucoup à faire. Parfois au grand dam de ses parents, qui ne savent plus où donner de la tête et finissent souvent par se payer une bonne migraine. Nathalie est aussi bourrée d’humour, et, si elle s’irrite souvent devant les réactions des adultes, elle s’octroie aussi de bonnes tranches de rigolade. Enfin le 10e volume des facéties de la délicieuse Nathalie. Le personnage créé par Sergio Salma nous reconnecte à l’univers délirant et cocasse de l’enfance : avec Nathalie, nous pouvons enfin nous livrer à toutes les expériences que nous n’avions pas jusqu’ici eu le temps de faire ! Les aventures de Nathalie sont toujours une bouffée de bonne humeur.

« Titeuf. La loi du préau », Zep

          "Cool !" Nous dirions même plus: "Mégamortel !" En un mot, c'est "mégatopgénial !" : Titeuf revient ! La star des cours de récré est de retour avec sa mèche blonde dressée sur le crâne, ses expressions inimitables et ses interrogations sur les filles, le sens de l'existence ou l'obligation de manger sa soupe. Entre deux virées au parc d'attractions de Megafunland, Titeuf poursuit son apprentissage de la vie, la vraie. Il expérimente les bonbons au diziak – les bonbons aphrodisiaques, si vous préférez. Dommage qu'il manque d'empoisonner Nadia au passage… Mais que voulez-vous, personne n'est parfait. Même Nadia exagère, d'ailleurs, dans ce nouvel album, elle décide de s'habiller sexy. Du coup, Titeuf se fâche tout rouge à l'idée que ses copains la voient "presque toute nue". "Tu peux pô te balader comme ça, tout le monde va te regarder!", s'exclame-t-il. "Macho!", lui répond Nadia, "t'es pas du tout sexy! T'as toujours le même look, on dirait que tu te changes jamais!". Décidément, les filles sont vraiment compliquées… Dans "La Loi du préau", Zep poursuit l'éducation sentimentale et sociale de son héros, devenu une référence-culte des ados et préados.

Roman :

« Juliette raconte des mensonges », Nathalie Dargent, Yannick Thomé

          Mentir peut aider à sortir d’un mauvais pas et même à se faire valoir aux yeux des copains. Trop fastoche ! Mais ça finit pas se gâter ! Le rêve se transforme en cauchemar, et Juliette va en faire l’expérience. Heureusement, elle peut compter sur les Inséparables pour l’aider à se sortir d’affaire.

 

Adultes :

« Plaidoyer pour la fraternité », Abdennour Bidar

          « Ces attentats nous ont tous sidérés, bouleversés, meurtris. Mais immédiatement, ils ont produit l’effet contraire de celui que les terroristes recherchaient : au lieu de nous terroriser, ils nous ont donné du courage ; au lieu de nous diviser, ils nous ont rassemblés ! Ils nous ont rassemblés de façon instinctive contre le fanatisme en nous faisant prendre conscience qu’il fallait maintenant changer d’ère : passer du “choc des civilisations” à celui de la fraternité des cœurs et des cultures. Ce plaidoyer propose des pistes de réflexion, d’engagement et d’actions concrètes. »

« Sagesses pour notre temps », Frédéric Lenoir, Leila Anvar

          Toute sagesse accordée à notre temps et à ses rythmes saccadés est une forme de contemplation. Dans ce volume, elle se décline suivant les arts de la vie : elle est poétique avec Christian Bobin, philosophique avec Marcel Conche, écologique avec Pierre Rabhi, picturale avec Fabienne Verdier, spirituelle avec Abdenour Bidar, sociétale avec Patrick Viveret.Comme le soulignent Frédéric Lenoir et Leili Anvar, le sage est celui qui part au combat, non pas avec ses armes, mais avec ses dons créatifs. Car la sagesse n'est jamais acquise, toujours à venir, comme un horizon ouvert à l'infini . Ces pages sont une invitation à vivifier, par tous les temps, cette puissance créatrice.Ces entretiens sont issus de l'émission Les Racines du Ciel, diffusée sur France Culture chaque dimanche de 7h05 à 8h00.Frédéric Lenoir et Leila Anvar y évoquent toutes les formes de spiritualité, d'hier et d'aujourd'hui, d'Orient et d'Occident, ancrées ou pas dans une tradition religieuse.

 

BD :

« Roman et Augustin. Un mariage pour tous », Thomas Cadène, Didier Garguilo, Joseph Falzon

          C'est l'histoire d'une demande en mariage, des préparatifs jusqu'au grand jour. C'est aussi l'histoire des gens qui entourent les mariés, ceux qui les comprennent comme ceux qui n'acceptent pas. Thomas cadène, Didier Garguilo et Joseph Falzon posent un regard juste et sensible sur le mariage pour tous.

« Aspic. Détectives de l’étrange », Thierry Gloris, Jacques Lamontagne

          De la plus célèbre des médiums parisiens que consultait le Tout-Paris de ce XIXe siècle en pleine révolution moderniste, ne reste aujourd’hui que deux globes oculaires sanguinolents parmi des poupées de porcelaines brisées jonchant le sol…Ne se croirait-on pas dans un feuilleton à deux sous dont la population raffole ? Pour Auguste Dupin, fin limier et scientifique pointilleux, l’explication est logique. Il suffit de la trouver. C’est sans compter sur son extravagante assistante, Flora Vernet, qui voudrait bien voler de ses propres ailes depuis qu’elle est sortie de Polytechnique… Une femme diplômée ! Allons donc… la futilité féminine reprendra bientôt le dessus, Dupin en est sûr ! Or Flora est têtue, ambitieuse et audacieuse. N’en déplaise au rigoriste « enquêteur phénoménologue », il devra compter avec sa jolie assistante pour faire la lumière sur cette cruelle affaire !

« Sept mages. Sept maîtres des mystères contre la mort en marche », Serge Lehman, Emmanuel Roudier

          Dans un Moyen Âge de légende, le royaume de Cocaigne est dirigé par le bienveillant Féric, que son frère Jean le Nécromant veut renverser. Conseillé par l'esprit du dieu Herne, Féric fait appel à sept mages issus de traditions diverses. Mais les puissances païennes, la sagesse romaine, la philosophie grecque et la charité chrétienne sauront-elles surmonter leurs divisions pour repousser l'armée des goules qui se masse aux frontières ?

« Sens », Marc-Antoine Mathieu

           Case à case, sans un mot, Marc- Antoine Mathieu raconte le voyage initiatique d'un homme. Que cherchet- il ? Où va-t-il ? Ce marcheur anonyme erre dans un univers épuré, traversé par l'esprit du labyrinthe... Temps, espace, hasard : au fil de ce récit quasiméditatif se dessine pas à pas une forme contemporaine de vanité. Un album à la croisée des arts.

« Edelweiss », Mayen, Mazel

          Été 1947, Boulogne-Billancourt. Lors d’un bal typique de l’après-guerre, Edmond, jeune ouvrier chez Renault, rencontre Olympe, fille de politicien. Il ne se doute pas qu’elle va bouleverser sa vie. Passionnée d’alpinisme, la jeune femme n’a qu’un rêve : escalader le Mont-Blanc pour égaler la prouesse de son aïeule Henriette d’Angeville. Malgré son manque d’expérience, Edmond promet qu’il l’aidera à le réaliser. Seulement, le train-train quotidien et plusieurs drames vont petit à petit émousser leur détermination... Mais qu’importe, l’amour est plus fort que tout, dit-on. Et s’il est capable de déplacer des montagnes, il peut aussi aider à les gravir.

 

Manga :

L’intégrale « Fairy Tail », Hiro Mashima

          Les guildes magiques sont des associations. Elles proposent différentes tâches aux   magiciens, allant de la recherche d'un objet à l'attaque en règle. Lucy, une jeune fille, rêve de devenir magicienne. Un jour, elle rencontre Natsu, un magicien maitrisant le feu, ce dernier l'invite alors à rejoindre sa guilde. Il s'agit de la célèbre Fairy Tail, le sujet de tous les rêves de Lucy. Mais celle-ci est bien mystérieuse et semble être à l'origine de nombreux scandales...

 

Romans :

« Les moissonneurs de l’Opale », Daniel Cario

          1900. Dans le Nord, entre Etaples et Le Touquet, Angèle fait partie de la communauté des sautrières, ces moissonneuses de la mer qui, chaque jour, se réunissent pour pêcher la crevette. Personne ne sait rien d'elle et personne ne s'en soucie : elle n'est pas d'ici. Une seule chose étonne, son affection passionnelle pour Cathy, quatorze ans, fille de marin pleine de vie. Jusqu'à ce que déboule, dans cette existence seulement rythmée par les marées, Gabin, le petit-fils adolescent d'agriculteurs voisins, lui aussi fasciné par la jeune fille. Désormais au centre de l'éternelle rivalité qui oppose paysans et pêcheurs, Cathy doit affronter un inavouable secret. Un beau roman de tradition marine, empreint de mystères et de grâce adolescente.

L’intégrale « Le fou et l’assassin », Robin Hobb

          Fitz Chevalerie Loinvoyant, bâtard de la famille régnante des Six-Duchés et assassin royal à la  retraite, coule des jours paisibles dans sa propriété de Flétrybois avec son épouse Molly et ceux de leurs enfants qui ne sont pas encore partis de la maison. Mais, lors d'une fête de l'Hiver, trois inconnus se présentent en se disant ménestrels puis s'enfuient dans une tempête de neige, tandis que, la même nuit, une messagère envoyée à Fitz disparaît dans d'inquiétantes circonstances sans avoir eu le temps de lui remettre son message. Fitz voit sa vie se défaire, ses enfants s'en aller, sa femme vieillir et sombrer dans la démence, se découvrant enceinte à plus de cinquante ans, alors que lui garde toute sa jeunesse et son ardeur grâce à l'Art. Et il se désole de n'avoir plus reçu de nouvelles du Fou depuis quinze ans … Mais, pendant un voyage au Royaume des Montagnes où il se rend avec Kettricken, le roi Devoir et la reine Elliania, il retrouve la maison qu'occupait jadis son ami avec Jofron, fabricante de marionnettes. Cette dernière lui révèle que le Fou lui a écrit à plusieurs reprises, alors qu'il n'a jamais rien reçu. Une question le taraude alors : et si c'était lui qui avait envoyé en ultime recours la messagère assassinée ?

« L’homme qui avait soif », Hubert Mingarelli

          Japon, 1946, pendant l’occupation américaine. Démobilisé depuis peu, Hisao revient de la montagne avec une soif obsédante et des rêves qui le hantent. À bord du train qui doit le conduire vers la femme aimée, il commet une terrible erreur. Descendu pour boire, il voit le train repartir avec sa valise et l’oeuf de jade qu’il a prévu d’offrir à Shigeko. Alors qu’un suspens subtil mais intense invite le lecteur à suivre les péripéties d’Hisao courant après sa valise, se dessine la bataille de Peleliu où il a combattu aux côtés de Takeshi, jeune soldat troublant qui chante dans le noir. Et qui mourra à ses côtés. Dans ce roman aussi puissant que poétique, Hubert Mingarelli évoque avec une rare élégance l’amitié entre hommes et le Japon meurtri par la guerre. Hisao retrouvera-t-il sa valise et arrivera-t-il jusqu’au « mystère Shigeko » ?

« Mensonges d’été », Bernhard Schlink

          Tous les protagonistes des sept nouvelles rassemblées ici se retrouvent confrontés au mensonge. Par lâcheté, par confort, par peur ou par habitude, ils mentent – où on leur ment. Un modeste flûtiste ne veut pas avouer à la femme dont il vient de tomber amoureux que son argent lui pose problème, un écrivain croit que de petites cachotteries peuvent lui épargner de grandes explications, un homme pense sauver son mariage en coupant sa famille du monde... Mensonges par omissions, petits arrangements avec la vérité, fuite en avant, non-dits : le grand romancier allemand propose dans chaque nouvelle une variation sur ce thème fédérateur et ses conséquences plus ou moins dramatiques. Bernhard Schlink scrute ici non seulement le fonctionnement du couple, mais aborde aussi des problématiques aussi universelles que la jalousie, le conflit générationnel ou les regrets à la veille de la mort. Par ailleurs, sa capacité à esquisser des personnages incarnant des dilemmes et des…

« Le choeur des femmes », Martin Winckler

          Je m'appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m'oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de «Médecine de La Femme», dirigée par un barbu mal dégrossi qui n'est même pas gynécologue, mais généraliste! S'il s'imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu'est-ce qu'il croit? Qu'il va m'enseigner mon métier? J'ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas – et je ne veux pas – perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur cœur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu'elles pourraient m'apprendre.

 

Roman policier :

« Corrosion », Jon Bassoff

          Un vétéran d’Irak au visage mutilé tombe en panne au milieu de nulle part et se dirige droit vers le premier bar. Peu après, un homme entre avec une femme, puis la passe à tabac. L’ancien soldat défiguré s’interpose, et ils repartent ensemble, elle et lui. C’était son idée, à elle. Comme de confier ensuite au vétéran le montant de l’assurance-vie de son mari qui la bat. Ce qu’elle n’avait pas réalisé, c’était qu’à partir de là, elle était déjà morte.

 

Société :

« Le génie féminin. Colette. Hannah Arendt. Mélanie Klein », Julia Kristeva

          Suspecté de perdre ses «valeurs», le XXe siècle a cependant ouvert des questions que l'humanité n'a jamais explorées avec autant de gravité, de risques et de promesses : qu'est-ce que la vie? où est la folie? que peuvent les mots? Hannah Arendt, philosophe et politologue (1906-1975), est tout entière prise dans une méditation sur la vie qui demeure notre bien ultime après la crise des religions et des idéologies. Vie menacée, vie désirable : mais quelle vie? Face aux camps des deux totalitarismes, c'est sur le miracle de la natalité que se concentre l'œuvre de cette rescapée du nazisme qui, en discussion avec Heidegger, et en rejetant l'automatisation moderne de l'espèce, pose les jalons d'une action politique envisagée en tant que pluralité vivante. Une utopie? À moins que ce ne soit une manière de pardon, et donc une promesse.

 

Bonne lecture!