Les nouveautés dans votre médiathèque: 1 octobre

01.10.2018

Grâce au soutien de la bibliothèque départementale de l’Aude, tous les quinze jours de nouveaux livres sont mis à votre disposition au sein de la médiathèque de Roullens.

Les nouveautés du 1 octobre:

 

Jeunesse :

Albums :

Trois petits riens”, Michaël Escoffier

Il était une fois trois petits riens, trois petits riens de rien du tout, partis, main dans la main, à la recherche d'un doudou. Le doudou a disparu. mais quand trois petits riens se plient en quatre, tout espoir n'est pas perdu.

« Le panier de Lulu », Kris Di Giacomo

Une histoire sur le partage et l'amitié. Lulu part au marché, mais elle en revient avec son panier vide. En effet, emportée par sa générosité, elle vide petit à petit son panier en donnant au gré des rencontres ce qu'elle vient d'acheter. Elle sera récompensée quand ses amis décideront finalement de partager ensemble un bon déjeuner.

« Akiko la courageuse : petit conte zen », Antoine Guilloppée

Akiko est une petite fille japonaise qui vit au pied du mont Fuji. Avide de curiosité et d'aventures, elle va, non sans une certaine appréhension, se lancer dans une aventure qui lui apprendra à ne pas faire demi-tour au premier obstacle venu, à défier les dangers, à maîtriser ses peurs. Elle verra qu'au bout du chemin l'attendent une belle surprise et un immense honneur

« La princesse Rosebonbon », Magdalena Guirao Jullien

La princesse Rosebonbon a une chambre de princesse, un lit de princesse, des chaussures de princesse, et une robe de princesse. Elle a même des cheveux de princesse. Ce qui lui manque, c'est un prince charmant. Mais est-ce vraiment d'un amoureux dont elle a besoin ? N'est-elle pas simplement en manque d'ami ?

« Quand le loup a faim », Christine Naumann-Villemin

Edmond Bigtarin a faim. Très très faim. Et il a envie de manger du lapin. Du bon gros lapin citadin… Mais qui dit citadin dit aussi voisins… et c’est ce que va découvrir Edmond Bigtarin !

« Même pas peur », Fleur Oury

Le pauvre ours est bien embêté : il ne fait plus peur du tout aux enfants… Bien décidé à remédier à ce problème, il va rendre visite à quelques confrères à la réputation effrayante pour connaître leur secret…

« Les superhéros détestent les artichauts », Sébastien Perez

« Super-héros, c’est un métier d’avenir. » Métier d’avenir certes, mais métier sacrément exigeant et difficile, qui demande quelques prédispositions. Nombreux sont les appelés, mais rares sont les élus ! Dans ce nouveau livre de Sébastien Pérez et Benjamin Lacombe, Phosfo le héros est notre guide dans une galaxie d’êtres à collants, de masques et de super-pouvoirs. Il nous confie sa vocation, ses trucs et astuces et nous met en garde contre certains pièges à éviter de toute urgence si nous tentons l’aventure, comme les terribles artichauts et leurs effets dévastateurs sur les surhommes.

« Crocolou aime son papa », Ophélie Texier

Crocolou et son papa partent se promener dans les bois. Cueillir des mûres, improviser une partie de pêche... autant de petits riens qui font de ce moment passé tous les deux, un moment merveilleux.

 

BDs :

« La pension Moreau. 1 Les enfants terribles », Benoît Broyard

Émile, un jeune garçon qui s’est réfugié dans son monde intérieur et qui ne cesse de dessiner, se retrouve à la Pension Moreau, une institution qui accueille des enfants « difficiles ». Accompagné par Paul, Jeanne et Victor, il essaye de s’adapter à cette nouvelle vie, faite de corvées et d’humiliations. Mais jusqu’à quand les enfants vont-ils accepter ces mauvais traitements ?

« Le loup en slip. 2 Le loup se les gèle méchamment », Wilfrid Lupano

L'hiver arrive, il neige, il fait froid... Grognon, le loup répète sans cesse qu'"on se les gèle" ! Mais que peut-il donc bien se geler, lui qui est toujours en slip ? Les habitants de la forêt vont vite devoir le découvrir s'ils ne veulent pas que leur compagnon redevienne le grand méchant loup qui les terrorisait autrefois !

« Game Over. 8 Cold case », Midam

L'avatar de Kid Paddle, le Petit Barbare, n'a pas fini de chercher la sortie du jeu vidéo préféré de Kid. À sa décharge, les obstacles sont plus imprévisibles que jamais et la Princesse qu'il doit sauver ne lui est d'aucun secours, bien au contraire. On en redemande ! Imaginés par pas moins de 22 scénaristes grâce au site www.gameoverforever.com, ces gags muets ont été sélectionnés et corrigés par Midam et forment un album collectif drôlement riche.

« Sushi Bing. 1 Les wasabi ninjas », Mr Tran

Le Sushi Bing est un restaurant japonais. Sa patronne, l'inoxydable madame Yamada, s'enorgueillit de livrer ses clients en toutes circonstances... Ce qui peut s'avérer complexe, notamment en cas d'invasion massive de zombies ! Pour les derniers humains rescapés qui ne peuvent plus risquer un œil hors de chez eux, le Sushi Bing représente le seul moyen de se nourrir. Et la vieille Yamada entend bien profiter de cette situation de monopole... La fin du monde est une aubaine pour les affaires ! Autour d'elle, ses jumeaux de petits-fils se dévouent pour porter les commandes. Sa petite fille Sakura œuvre en cuisine, accommodant avec talent ce que son père Baca remonte des égouts... Et Nekko, le chat porte-bonheur, répond au téléphone et s'occupe de la comptabilité ! Un dernier bastion d'humanité complètement loufoque, drôle et vitaminé, qui vous convaincra aussi que, tant qu'on peut commander japonais, il reste de l'espoir !

 

Documentaire :

« Comment faire rentrer huit mètres d’intestins dans le ventre et autres questions essentielles sur le corps humain », Alain Korkos

Pourquoi a-t-on parfois le hoquet ? Pourquoi certains ont-ils des poils dans les oreilles ? Pourquoi dois-je me laver ? Qui sont ces invités indésirables qui s’accrochent à mes cheveux ? Ces questions impertinentes et farfelues ne le sont pas tant que ça. Au contraire, elles permettent d’en savoir plus sur le fonctionnement de notre organisme. Ce livre traite successivement : de l'anatomie humaine (combien d’os a-t-on ?) ; des affections qui peuvent frapper les différentes parties de notre corps (comment les maladies se développent-elles... ?) ; des émotions (quand et pourquoi a-t-on la chair de poule ?) ; des odeurs et des bruits bizarres (pourquoi ai-je mauvaise haleine ?) ; de la croissance (jusqu’où peuvent pousser nos cheveux ?) ; ainsi que les petits troubles et dysfonctionnements propres à certains organes (d’où viennent les flatulences et les mauvaises odeurs... ?). Pour tout savoir sur le corps et ses fonctions, voici une somme de connaissances traitées à travers 71 questions loufoques ou impertinentes, que l'image rend accessibles et compréhensibles. Avec des explications claires et précises, apportées par deux coauteurs, Alain Korkos et Christine Beigel. Ainsi que les illustrations d’Emilie Harel qui allient précision scientifique et personnalité graphique : amusantes mais toujours reliées avec précision à l’anatomie et au corps humain.

« Enfants d’ici, parents d’ailleurs : histoire et mémoire de l’exode rural et de l’immigration », Carole Saturno

Plus d'un Français sur trois compte dans son arbre généalogique un ancêtre d'origine étrangère. Et la majorité des citadins ont des racines paysannes. Juifs, Russes, Arméniens, Polonais, Italiens, Espagnols, Portugais, Algériens, Marocains, Tunisiens, Turcs, Yougoslaves, Maliens, Chinois... mais aussi Bretons, Auvergnats, Savoyards : ils ont quitté leur pays ou leur région pour fuir une guerre, une dictature, un génocide ou la misère, dans l'espoir d'une vie meilleure. Dans les usines ou dans les mines, sur les champs de bataille, dans les campagnes et dans les villes, ils ont contribué à l'expansion économique, aux combats pour la démocratie, à l'enrichissement de notre culture. Leur histoire est notre histoire. Chaque immigration est introduite par le récit d'un enfant d'aujourd'hui qui mêle vie quotidienne, mémoire et histoire. Puis une synthèse documentaire donne les repères historiques ou économiques pour inscrire cette mémoire familiale et singulière dans l'histoire.

 

Romans :

« Le jour des étincelles », Sandrine Beau

Lasco a une vie très normale de petit garçon préhistorique : il vit dans une grotte, mange du mammouth et s'amuse avec son lézard, Zaza. Ce qui le fâche par contre, c'est que son père ne l'emmène pas à la chasse... Sa colère monte, monte jusqu'à faire des étincelles ! Une série d'histoires courtes et rythmées qui s'adresse aux lecteurs débutants. Tous les dialogues sont dans des bulles, pour faciliter la lecture et la rendre plus vivante.

« 6 récits de Babylonie », Michel Laporte

Depuis le récit de la Création jusqu'à la célèbre épopée de Gilgamesh, ces six récits nous entraînent dans un univers d'aventures vieilles comme le monde...

« Le bruit du vent », Hubert Mingarelli

Sur son île battue par les vents, Vincent rêve du continent et de ses mystères. Il attend impatiemment le retour de son père et des hommes du village partis pour la Grande Guerre. En cachette, il tente de remettre à flot un vieux canot échoué, mais qui pourra lui apprendre à naviguer ? Un jour, son père revient. Muré dans le silence de ses insoutenables souvenirs, il est incapable d'aider son fils. A force de ténacité, Vincent réussira-t-il à franchir les jetées ? Ce roman sobre et sensible nous fait partager le désarroi et les rêves d'un adolescent dont la vie est bouleversée par la guerre, mais qui reste profondément attiré par la mer.

 

Adultes :

« Dictionnaire amoureux de la mer », Jean-François Deniau

Un dictionnaire amoureux de la mer ne pouvait avoir pour auteur qu'un marin passionné, Jean François Deniau. " La mer est libre, les mots aussi ", dit-il avant de nous entraîner à sa suite sur les routes de toutes les aventures. Un marin raconte bien sûr des histoires de marins : celles des baleines, des grands explorateurs, celles des corsaires et des pirates. Au fil des pages, nous croisons Barbe-Noire, Christophe Colomb ou bien encore Olivier de Kersauson. On découvre Tahiti, on cherche le Grand Passage du Nord-Ouest pour aller plus vite en Chine, on essuie les tempêtes du cap Horn, on affronte les mystères du triangle des Bermudes. Passe au loin un vaisseau fantôme. Le vent fouette nos visages et le sel brûle les lèvres. La houle est forte mais les plus grands, le capitaine Cook ou Eric Tabarly, tiennent la barre, pendant que le lecteur ébloui va à la pêche miraculeuse de termes enchanteurs, jusant ou nadir, et s'initie aux secrets des îles mystérieuses. Passez-moi la bouteille de rhum. Jean François Deniau raconte la mer.

 

BD :

« La dynastie Le Pen. Son univers impitoyable », Renaud Dély, Fred Coicault

Découvrez les dessous de l'improbable montée en puissance de la dynastie Le Pen ! Des débuts du patriarche à la mise en orbite de la petitefille, en passant par la vocation tardive de l'héritière du moment, chaque épisode recèle sa dose d'humour et de pathétique, et propose une galerie de personnages plus ahurissants les uns que les autres. Ah, si seulement il ne s'agissait que d'une bande dessinée...

« L’assassin qu’elle mérite. Art nouveau », Wilfrid Lupano

Vienne, 1900. Deux riches noceurs, désabusés et cyniques portent un regard impitoyable sur ce milieu artistique viennois de la Sécession qui prétend révolutionner l’art. Un soir d’ivresse, ils font le pari de transformer un jeune homme pauvre en ennemi de la société, de le façonner à leur guise, comme une œuvre d’art vivante. Ils choisissent le jeune Victor qui passait par là. À leur côté, le jeune homme va découvrir des plaisirs insoupçonnés derrière les murs de la plus prestigieuse maison close de Vienne. Un monde de volupté et de raffinement s’ouvre à lui. Un monde dans lequel il y a la merveilleuse Mathilde. Un monde qui n’est pas le sien. Quel sera le prix à payer pour que le rêve se poursuive ?

« La saga de Grimr », Jérémie Moreau

La Saga de Grimr est une quête d’identité tragique dans un décor grandiose. Le héros y est confronté à chacun des piliers de la culture islandaise : le prestige de la généalogie, le culte de la loi et la superstition. 1783. L’Islande, accablée par la misère, doit encore subir le joug du Danemark. Et le sort de Grimr, devenu orphelin, est plus cruel encore dans ce pays où l’homme se définit d’abord par son lignage. Doté d’une force impressionnante, il se sait capable de rivaliser avec les plus fameux héros de saga même s’il n’est le fils de personne. Il ne lui manque que l’opportunité de prouver sa valeur…

« Les pauvres aventures de Jérémie. 1 Les jolis pieds de Florence », Riad Sattouf

Les copains, le boulot, les amours. Surtout les amours. Côté boulot, Jérémie (une sorte de Duduche 2003) oeuvre chez Concept Video Games. Jean-Jacques rame dans la BD et Sandrine vend des viennoiseries au métro Robespierre. Et puis il y a Florence, qui tient l'accueil de Concept Video Games. Côté amour, par un dimanche de pluie, Florence aborde Jérémie. Ça le trouble affreusement, car Florence a un truc qui le rend fou : ses pieds. Et aussi ses fesses quand elle se penche pour ranger des dossiers, mais surtout ses pieds. Pourtant, rien n'est simple. Florence veut et Jérémie voudrait, mais Jérémie se noie dans ses maladresses pathétiques, jusqu'au moment où, enfin, il atterrit mort de trouille dans le lit de Florence. Et pourquoi voulait-elle tant sortir avec lui ? Parce qu'il est gentil et rigolo, et donc, capable de comprendre si elle lui dit qu'elle est frigide. Gros moment d'émotion : Jérémie ne sait pas ce que ça veut dire. Alors elle lui explique. Désormais lancé dans la quête laborieuse de l'orgasme — Florence aimerait mieux qu'il la lâche, avec ses orgasmes —, Jérémie s'en va consulter le Pr Ollambébé, grand marabout de Barbès. Lequel gentil marabout lui livre une recette formidable, mais incomplète pour cause de descente de police assez brutale. (Ce qui nous vaudra une merveilleuse fin d'épisode.) Il y a les amours des autres, aussi. Trop rapides pour Jean-Jacques (" On a à peine parlé deux mots et paf ") et jetables pour Sandrine (" C'est ma faute, t'es génial, on reste amis "), mais toujours touchantes. Si on ajoute les galères de boulot, le hip-hop et les castagnes, on a le portrait d'une génération qui, comme les précédentes — mais avec son propre langage, hilarant de vérité — patauge dans la méthode " erreurs et tâtonnements ". Le tout porté par un dessin craquant et un humour aussi percutant que sensible.

 

Documentaire :

« Cathares : la contre-enquête », Anne Brenon, Jean-Philippe de Tonnac

"Huit cents ans exactement après le lancement par le pape de la croisade contre les Albigeois, sommes-nous enfin prêts à nous libérer des mythes et des préjugés concernant le phénomène cathare ? Malgré les travaux novateurs de toute une génération d'historiens depuis une trentaine d'années, il semble bien que les "bons hommes" et les "bonnes femmes" soient encore l'objet des spéculations les plus fantaisistes : certains continuent d'entourer leur spiritualité d'un ésotérisme de mauvais aloi, d'autres de les traiter de fanatiques, tandis que les réalités de leur persécution restent toujours sous-évaluées. C'est pourquoi il convenait de mener une "contre-enquête" sur cet événement qui a constitué un tournant majeur dans l'histoire de la France, de l'Eglise et de l'Europe. Jean-Philippe de Tonnac, écrivain et journaliste, s'est rendu sur les principaux lieux de cette épopée pour y interroger Anne Brenon, l'une des meilleures spécialistes du catharisme. Ensemble, ils tentent de faire la part du vrai et du mythe concernant les "hérétiques" cathares, leur vie quotidienne, leurs structures ecclésiales originales, leurs croyances, leur liturgie, leurs textes fondateurs... De ces conversations captivantes émerge une réalité historique moins folklorique mais plus riche que la légende : celle d'un mouvement spirituel foncièrement chrétien et non violent, qui ne put être éradiqué par la prédication et ne le fut, après des décennies d'Inquisition, que par le sang et par le feu"

« Ce que vous ne savez pas sur l’islam : répondre aux préjugés des musulmans et des non-musulmans », Tareq Oubrou

Allah est-Il arabe ? Est-il permis de choisir librement sa religion ou tout simplement de la quitter ? Le vert est-il la couleur de l’islam ? Le soufisme est-il une secte ? Peut-on traduire le Coran ? Une femme peut-elle devenir imam ? Le minaret, le hijâb, le tapis de prière, le croissant… sont-ils des éléments intangibles du rite musulman ? Faut-il vivre en tout point comme le Prophète pour être un « bon musulman » ? Cet essai est une réponse aux idées reçues sur l’islam. Celles qui sévissent chez les non-musulmans, mais souvent aussi chez les musulmans eux-mêmes, produisant parfois des aberrations et des violences auxquelles nous assistons, désarmés, sans en comprendre les raisons. Il est réducteur de penser que tout, dans la vie d’un musulman, s’explique par l’islam. Tareq Oubrou s’emploie ici à faire la part des choses entre le cultuel et le culturel, entre ce que disent les textes et ce qui relève des traditions. Soucieux d’en finir avec la sclérose qui paralyse la pensée musulmane, il propose de renouer avec l’esprit de l’islam, en rappelant le contexte historique dans lequel est née cette religion. Son livre, en balayant une fois pour toutes l’idée selon laquelle l’islam serait par essence incompatible avec la modernité, la démocratie, l’égalité hommes-femmes et les valeurs de la république, nous ouvre des perspectives concrètes pour améliorer le vivre-ensemble aujourd’hui,

« Géométrie célestre : comprendre la signification astronomique des sites anciens », Ken Taylor

Partout dans le monde, de nombreux monuments et temples préhistoriques, démontrent une compréhension étonnamment sophistiquée du ciel. Ils expriment cette connaissance sacrée dans les alignements célestes... selon les cycles éternels du Soleil, de la Lune, des étoiles et des planètes. Les cérémonies tenues dans des sites comme Stonehenge, en Angleterre, ou Teotihuacan, au Mexique, nous sont à jamais inconnues. Toutefois, les pierres et les structures érodées subsistent et les archéoastronomes (experts en astronomie ancienne) ont étudié les rapports de ces axes de visée avec des phénomènes astronomiques comme te lever du soleil au solstice d'hiver ou d'été, ou le lever de l'amas d'étoiles des Pléiades. En explorant de tels liens, par les mots, de superbes photographies et des illustrations explicatives claires, Géométrie céleste révèle tout un univers de mystères et de merveilles, et ouvre une fenêtre sur la vie intérieure des civilisations anciennes.

« Insoumis », Tzvetan Todorov

Etty Hillesum, Germaine Tillion, Boris Pasternak, Alexandre Soljenitsyne, Nelson Mandela, Malcolm X, David Shulman, Edward Snowden, voici des figures qui ont réussi à concilier au plus haut degré exigence morale et action publique. Elles ont fait face à des ennemis qui n'étaient pas de même nature et leurs réponses furent diverses. Toutes, pourtant, risquant leur liberté, parfois leur vie, ont refusé de se soumettre, tant aux adversaires qui les menaçaient qu'à leurs propres démons : elles ont eu le courage de résister en évitant de céder à la haine. Par le récit de ces huit destins emblématiques, et non à travers des concepts désincarnés, Tzvetan Todorov nous offre une passionnante source de réflexion sur les enjeux politiques de notre monde, mais aussi sur ceux, plus ordinaires, de nos vies anonymes.

 

Romans :

« Confessions d’un elfe fumeur de lotus », Raphaël Albert

Panam, le Paris à la fois steampunk et fantasy imaginé par Raphaël Albert, Sylvo Sylvain, le fameux elfe détective privé, est en proie au spleen. Dans une fumerie de lotus, hébété, allongé sur une natte usée, de pipe en pipe, il se perd dans les souvenirs de son enfance… La Grande Forêt des Elfes se déploie, cruelle et merveilleuse et, dans la fumée épaisse du lotus, l’existence féérique de son peuple reprend vie. L’avenir, croyait Sylvo à cette époque, était tracé comme la hampe d’une flèche : il serait le prochain champion de la Grande Forêt. Mais le sort prendra une toute autre tournure. Face à son destin, Sylvo deviendra son pire ennemi…

« Les quatre saisons de l’été », Grégoire Delacourt

Été 99, dont certains prétendent qu’il est le dernier avant la fin du monde.
Sur les longues plages du Touquet, les enfants crient parce que la mer est froide, les mères somnolent au soleil. Et partout, dans les dunes, les bars, les digues, des histoires d’amour qui éclosent. Enivrent. Et griffent. Quatre couples, à l’âge des quatre saisons d’une vie, se rencontrent, se croisent et s’influencent sans le savoir.
Ils ont 15, 35, 55 et 75 ans. Ils sont toutes nos histoires d’amour.

« Les hommes forts », Daniel Hebrard

Les "hommes forts", c'est ainsi qu'on appelait les poilus de la guerre de 14. Mais aussi les natifs de Bessèges, dans les Cévennes. Bélou, le héros de ce roman, est l'un et l'autre. En 1920, quand il rentre au pays après des années de galère militaire, il a perdu toute illusion sur la bonté et la justice des hommes. Il lui reste un goût immodéré pour les splendeurs de la nature. On retrouve dans le roman de Daniel Hebrard la violence lyrique des plus belles oeuvres de Giono. Dans ce texte qui ruisselle et cascade comme un torrent de montagne, la nature est omniprésente. Au-delà du désespoir où le plonge l'ignominie humaine, Daniel Hebrard décrit dans une prose généreuse et puissante l'attachement de son héros aux pierres et aux cieux, aux animaux, aux plantes, à la nourriture, à la force des hommes simples et au corps des femmes. Porté par cette force irrésistible, Bélou traversera le siècle.

« Vie et mort de la jeune fille blonde », Philippe Jaenada

Célibataire endurci, bientôt quadragénaire, le narrateur trompe l'ennui d'une existence creuse entre belotes de comptoir, plateaux télé, aventures sans lendemain, et dîners parisiens sans intérêts autre que de donner " l'impression (fausse) de vivre des choses étranges. " Pourtant ce soir-là, chez Alice et Paul Muratti, après quelques whisky et le traditionnel duel de baffes organisé par les hôtes pour mettre leurs convives en appétit, quand le maître de maison évoque le destin de Céline, sa fille, adolescente incontrôlable, bientôt toxicomane, le narrateur, brutalement projeté vingt-cinq ans en arrière, se souvient : à Carcans-Maubuisson, par une après-midi ensoleillée, c'est Céline Muratti, il en est sûr, qui lui a fait découvrir, gentille et dépravée, les joies et les misères du sexe...

« Un chemin de table », Maylis de Kerangal

Brasserie parisienne, restaurant étoilé, auberge gourmande, bistrot gastronomique, taverne mondialisée, cantine branchée, Mauro, jeune cuisinier autodidacte, traverse Paris à vélo, de place en place, de table en table. Un parcours dans les coulisses d’un monde méconnu, sondé à la fois comme haut-lieu du patrimoine national et comme expérience d’un travail, de ses gestes, de ses violences, de ses solidarités et de sa fatigue. Au cours de ce chemin de tables, Mauro fait l’apprentissage de la création collective, tout en élaborant une culture spécifique du goût, des aliments, de la commensalité. A la fois jeune chef en vogue et gardien d’une certaine idée de la cuisine, celle que l’on crée pour les autres, celle que l’on invente et que l’on partage.

« L’arbre à palabres », Christian Laborie

Yao grandit dans un village d’Afrique avec sa famille. À force d’écouter les récits sur la vie des Blancs, Yao décide de prendre lui aussi la route pour la France pour faire fortune. Mais tout au long de son périple, Yao va découvrir le monde tel qu’il est... C’est une véritable leçon de vie pour ce jeune homme qui finit par se poser la question essentielle : qu’est-ce que la vraie richesse ?

« Histoire de la violence », Edouard Louis

J’ai rencontré Reda un soir de Noël. Je rentrais chez moi après un repas avec des amis, vers quatre heures du matin. Il m’a abordé dans la rue et j’ai fini par lui proposer de monter dans mon studio. Ensuite, il m’a raconté l’histoire de son enfance et celle de l’arrivée en France de son père, qui avait fui l’Algérie. Nous avons passé le reste de la nuit ensemble, on discutait, on riait. Vers six heures du matin, il a sorti un revolver et il a dit qu’il allait me tuer. Il m’a insulté, étranglé, violé. Le lendemain, les démarches médicales et judiciaires ont commencé. Plus tard, je me suis confié à ma sœur. Je l’ai entendue raconter à sa manière ces événements. En revenant sur mon enfance, mais aussi sur la vie de Reda et celle de son père, en réfléchissant à l’émigration, au racisme, à la misère, au désir ou aux effets du traumatisme, je voudrais à mon tour comprendre ce qui s’est passé cette nuit-là. Et par là, esquisser une histoire de la violence.

« L’enfant de la prophétie », Juliet Marillier

"Tu iras à Septenaigue, Fainne. J'attendais que tu sois prête. Tu achèveras ce que j'ai commencé. Tu remporteras la victoire qui m'a longtemps été refusée. Ils tomberont ensemble, le peuple de Septenaigue et son ombre de l'Autre Monde. Telle est ta mission". Une autre génération a passé. Fainne, fille unique de Ciaran le druide proscrit, doit se soumettre à la volonté de sa grand-mère, la redoutable Lady Oonagh. Eduquée dans les arts de la magie, elle est vouée à détruire Septenaigue. Car les temps sont venus et les Irlandais se préparent à reconquérir les Iles sacrées sous la conduite de l'enfant de la prophétie, celui-là même qu'elle doit anéantir avec leurs espoirs. Aux âges héroïques de l'Irlande, Juliet Marinier mêle le mythe et la magie celtiques, le drame et la romance dans une aventure poignante. Faisant suite à Soeur des cygnes et Fils de l'ombre, Enfant de la prophétie clôt la trilogie de Septenaigue. Soeur des cygnes a obtenu le prix Imaginales 2010 du meilleur ouvrage de fantasy traduit.

« Bellefleur », Joyce Carol Oates

Ce grand roman gothique, empreint de merveilleux, fut le premier best-seller de Joyce Carol Oates, dans les années 1980 aux États-Unis. Il nous entraîne dans la pénombre des consciences d'une Amérique qui peine à se relever de la guerre de Sécession et où les origines sociales et le poids de la lignée entravent toujours les destins individuels. Tout au long du XIXe siècle, les Bellefleur vont exercer une influence déterminante sur l'Etat de New York. Ils composent un clan des plus bigarrés : un tueur en série, un original qui part se terrer dans les montagnes à la recherche de Dieu, un brillant scientifique, et Leah, une jeune femme délicate, qui décide de restaurer l'empire des Bellefleur, quel qu'en soit le prix. Le livre que Joyce Carol Oates appelait son « roman vampire » qui l’avait « vidée de son énergie »…

« La balade de Sovay », Célia Rees

En 1794, en Angleterre, Sovay Middleton a 17 ans. Fille d'un riche aristocrate, elle doit prouver que son frère et son père ne sont pas des traîtres et se déguise pour cela en bandit de grands chemins. Son périple la mène à Londres et dans le Paris de la Révolution où, aidée de ses amis, elle doit déjouer les plans de sir Robert Dysart. Roman inspiré d'une chanson traditionnelle anglaise.

« Carthage », Daniel Rondeau

Carthage a été l'une des plus grandes villes du monde antique. Sur ses rivages, l'Orient et l'Occident n'ont cessé pendant des siècles de dialoguer, de se combattre, de s'aimer. Hannibal fit sa gloire, saint Augustin prêcha entre ses murs, Flaubert la transfigura. Mais avant d'être une affaire d'hommes, Carthage est d'abord l'invention d'une femme, Didon, qui négocia son implantation avec les autorités numides. Et, lors de sa destruction, c'est une autre femme, celle d'Hasdrubal, qui lui rendra son honneur. Qui se souvient de ces héroïnes? Et de la légendaire conversion de Saint Louis à l'islam, après qu'il eut rencontré Sidi Bou Saïd? Daniel Rondeau est allé se promener dans les ruines de cette cité disparue. Son Carthage est une méditation sur la fuite du temps et les ambitions vaincues. Un écrivain rend à la ville sa grandeur disparue.

« Comme au ciel », Niall Williams

Lorsqu'il rencontre Gabriella Castoldi, Stephen Griffin vacille. D'un coup d'archet elle fait danser l'air, elle efface son douloureux passé. Et là-bas à l'ouest du Kerry, en cette présence jamais oubliée de la mer, Stephen s'abandonne, enfin, à la vie. Revenants, parfum de lys et philtre d'amour, Comme au ciel renoue avec un réalisme magique, où le destin et la passion s'embrasent.

 

Romans policiers :

« Etranges rivages », Arnaldur Indridason

Parti en vacances sur les terres de son enfance dans les régions sauvages des fjords de l’Est, le commissaire est hanté par le passé. Le sien et celui des affaires restées sans réponses. Dans cette région, bien des années auparavant, se sont déroulés des événements sinistres. Un groupe de soldats anglais s’est perdu dans ces montagnes pendant une tempête. Certains ont réussi à regagner la ville, d’autres pas. Cette même nuit, une jeune femme a disparu dans la même région et n’a jamais été retrouvée. Cette histoire excite la curiosité d’Erlendur, qui va fouiller le passé pour trouver coûte que coûte ce qui est arrivé… C’est un commissaire au mieux de sa forme que nous retrouvons ici !

« Sharko », Franck Thilliez

" Sharko comparait toujours les premiers jours d'une enquête à une partie de chasse. Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s'élancent à la poursuite du gibier. À la différence près que, cette fois, le gibier, c'était eux." Eux, c'est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons. Lucie n'a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d'être confiée au 36, car l'homme abattu n'avait semble-t-il rien d'un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure. Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l'enquête et s'enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu'à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu'ils s'étaient efforcés de bâtir.

 

Bonne lecture!