Les nouveautés dans votre médiathèque: 2 septembre

04.09.2019

Grâce au soutien de la bibliothèque départementale de l’Aude, tous les quinze jours de nouveaux livres sont mis à votre disposition au sein de la médiathèque de Roullens.

Les nouveautés du 2 septembre:

 

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Jeunesse

Albums

« Comment vivent les renards ? », Marie Caudry

Les renards de Marie Caudry aiment la vie et s’amusent. Sur terre sur l’eau ou dans les airs. Les mises en scène poétiques de Marie Caudry en font un imagier original et surprenant. Un monde de fantaisie et de délicatesse qui n’est pas sans rappeler l’univers de Richard Scarry (les renards se déplacent en libellules ou traversent le marigot sur des échasses…). Mais que se passe-t-il dans les arbres ? S’il observe bien l’enfant peut voir deux renards qui dorment tranquillement dans un hamac. Et là un autre qui joue aux cartes pendant que ses amis font de la balançoire. Dans cet album de grand format l’illustratrice Marie Caudry invite le lecteur à un voyage onirique. À lui de suivre les renards et d’être attentif pour découvrir tout ce qui se déroule dans les maisons, les arbres, le bateau…

« Un p’tit coin », Elisabeth Coudol, Sébastien Chebret

Cuicuicui… Qui gazouille par ici ? C’est Piou qui a une grosse envie de faire pipi ! Le petit coin, pour l’instant, c’est le pot. Mais est-ce pareil pour tous les animaux ?

« Princesse Mabelle », Marc Daniau

Mabelle est une princesse comme toutes les autres, bien qu'elle soit née aveugle. Ses parents n'auront de cesse de la protéger du monde qui l'entoure, quitte à la faire vivre dans une prison dorée…

« L’école, maman et moi », Clothilde Delacroix

Dans cette famille de lapins, on vit, ensemble, chaque situation avec intensité ! Ainsi chaque nouvelle rentrée est l'occasion pour la mère et pour la fille de se remémorer les grands moments d'une journée, d'une année scolaire, de la découverte de la salle de classe à la jungle de la cour de récréation, de l'apprentissage ingrat des règles au choix difficile du matériel scolaire, des joies de la cantine à celles des devoirs… Avec beaucoup d'humour et de tendresse, Clothilde Delacroix nous parle aussi bien des rapports mère-fille que de l'école, expérience parfois douloureuse – car il faut se lever tôt le matin et se dépêcher, toujours se dépêcher… – mais souvent joyeuse : surtout quand il y a des frites à la cantine !

« La fée sans ailes », Martine Delerm

A-t-elle perdu ses ailes ou n'en a-t-elle jamais eue ? La nouvelle petite héroine de Martine Delerm désespère d'être un jour comme les autres fées. Comme elles, elle aimerait voler au-dessus des toits. C'est pour cela qu'elle passe ses journées entre les cordes à linge et les nids abandonnés, à tenter le grand saut. Un beau jour, la fée sans ailes réalise la richesse et la diversité du monde terrestre par rapport au ciel, uniformément bleu. Elle se sent enfin à sa place, consolant les petits chagrins et les grands malheurs et changeant les sanglots en sourires. Quitte à faire rêver ses comparses ailées... Une nouvelle fois, Martine Delerm offre un univers poétique où la douceur des illustrations, faites au pastel, se mêle à la mélodie des mots.

« Le tout petit bébé de la rivière », Armelle Modéré

Un matin à la rivière, Alhadita découvre un nourrisson abandonné. Bouleversée, la vieille éléphante le soigne et le veille longuement... Quand la toute petite fille se réveille, Alhadita décide de l'adopter et lui donne un nom. Elle lui enseigne la beauté du monde, et toutes deux mènent vie simple et heureuse. Un jour, Alhadita se casse une jambe, et c'est au tour de la petite Ambu de s'occuper de sa « baba ». Alors qu'elles font route vers l'hôpital dans la charrette de Monsieur Ali, elles tombent sur un minuscule bébé, abandonné, lui aussi. Ambu va prendre conscience de son histoire, et faire la connaissance de Sara, qui s'occupe d'un orphelinat qui recueille les petites filles abandonnées...

« Comment cacher un lion », Helen Stephens

Par une chaude journée d’été, un lion arrive sur la place du village. Il est paisible, il désire simplement s’acheter un chapeau. Mais évidemment, les villageois sont paniqués. Pourchassé, le lion trouve refuge dans la maison d’une petite fille, Iris, la seule personne du village, sans doute, à ne pas avoir peur des lions. Iris est même ravie de l’accueillir chez ses parents (en cachette, bien sûr !). Pas toujours très simple de cacher un lion, même s’il est paisible. Mais enfin, entre la sieste et les jeux, la vie va tranquillement son cours, jusqu’à ce que la maman d’Iris, rentrée à l’improviste, découvre toute l’affaire. À nouveau en fuite, le lion trouve une nouvelle cachette juste en face de la mairie. C’est de là qu’il déjouera in extremis une tentative de cambriolage, devenant du même coup un héros pour tous les villageois. Tout est bien qui finit bien et le lion, pour récompense, se voit offrir… un très joli chapeau !

« Pourquoi, un jour, il faut se résoudre à abandonner son nounours adoré », Zidrou, Sébastien Chebret

            Un petit garçon est triste à l'idée de devoir abandonner son nounours préféré. Avec humour, l'auteur lui explique à quel point il serait catastrophique de le laisser grandir avec lui. Pour commencer, il deviendrait gigantesque ! Imagine devoir partager ta chambre avec un ours de plus de deux mètres de haut. Il invitera ses amis, il prendra ta place devant la télévision, sans oublier qu'il voudra pêcher le saumon dans ta baignoire. Tu verras, vaut mieux ne pas vivre ça!

 

BDs

« Astérix légionnaire », René Goscinny, Albert Uderzo

Falbala, en visite au village pour voir ses parents, reçoit un courrier de son fiancé Tragicomix disant qu'il avait été enrôlé de force dans l'armée Romaine. Astérix et Obélix (qui est tombé amoureux de Falbala) promettent à Falbala d'aller libérer son fiancé et partent donc se faire engager comme légionnaires afin de partir en Afrique où César et Scipion sont en phase d'attaque et où Tragicomix est installé contre sa volonté.

« Les nuages », Mikael

Il fut une époque dont les plus anciens d'entre nous se souviennent encore, où tous les nuages étaient fabriqués à la main. Ainsi aux quatre coins du pays, les petites nuageries produisaient chaque jour de magnifiques, de moelleux et doux nuages. Jusqu'au jour où...

« Hilda et la forêt de pierres », Luke Pearson

"- Hilda... - Maman, j'ai PROMIS. - Tu vas vraiment juste aller au parc? Tu ne fais pas de bêtises avec d'autres... créatures géantes?... Ou je ne sais quoi de... dangereux?
- Ha Ha! Non! Je ne resterai pas longtemps!"

 

Romans

« L’extraordinaire aventure de M. Potiron », Robert Boudé, Pierre Bouillé

Monsieur Potiron a disparu ! D'affreux hommes en noir sont à sa recherche... Heureusement, Miette a les moyens d'aider Potiron !

« Mauve », Marie Desplechin

Mais… mais qu’est-ce qui se passe, en ce moment ? Pome est d’une humeur terrible, Verte va s’enfermer dans sa chambre. On les connaît pourtant, cela ne leur ressemble pas du tout. Une crise d’adolescence ? Ce serait trop facile. La fatigue ? Certainement pas. Lorsque Pome revient des cours avec un bleu au visage, le doute n’est plus permis : quelque chose ne va pas. Depuis l’arrivée d’une nouvelle au collège, tout semble détraqué. Une nouvelle… quelle nouvelle ? Verte et Pome ne veulent absolument pas en parler. Dès que l’on prononce son nom, une scolopendre surgit ! Et que fait la police dans ces cas-là ? Et que font les sorcières ?

« Ouf, petit homme des cavernes », Anthony Pastor

Ouf est un petit homme de l'âge de pierre. Il a perdu sa tribu à cause d'un mammouth enrhumé qui les a tous dispersés en éternuant. Enfin, ça, c'est la blague qu'il racontera au premier homme qui croisera sa route. En fait, Ouf s'est juste perdu dans le brouillard et en attendant, il partage une caverne avec un vieil ours qui sent mauvais. à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent, il rencontre la jolie Zou, perdue et affamée elle aussi, perchée sur un arbre pour cueillir des fruits. D'abord sceptique sur ce mode d'alimentation, Ouf finit par admettre que la cueillette a du bon... Ensemble, ils vont tomber nez à nez sur le tigre aux longues dents, découvrir le feu et devenir les amis d'un vieux mammouth boiteux !

 

Adultes

« A nous la liberté », Christophe André, Alexandre Jollien, Matthieu Ricard

Trois ans après l’immense succès de TROIS AMIS EN QUÊTE DE SAGESSE, voici un nouveau livre inspiré, inspirant et utile sur l’un des grands chantiers de notre existence : LA LIBERTÉ INTÉRIEURE. Comment progresser vers la liberté́ intérieure, celle qui nous permet d’aborder sereinement les hauts et les bas de l’existence et de nous affranchir des causes de la souffrance ? Dès l’enfance, nous sommes entravés par les peurs, les préjugés et mille et un conditionnements qui nous empêchent d’être heureux. Se lancer dans l’aventure de la liberté́ intérieure, c’est défaire un à un tous ces barreaux, ceux que nous avons forgés nous-mêmes et ceux que la société́ de la performance, de la consommation et de la compétition nous impose. Ce livre, écrit à trois voix par un psychiatre, un philosophe et un moine, nous invite à un itinéraire joyeux pour nous extraire de nos prisons et nous rapprocher des autres.

 

BDs

« Gauguin l’autre monde », Fabrizio Dori

Redécouverte de la période phare d’un géant de la peinture : Gauguin à Tahiti.  Dès le début du livre, nous sommes, comme Gauguin lui-même, pris par la beauté envoûtante de l’île. On plonge avec lui dans le récit d’une lé- gende tahitienne qui intrigue et recouvre la réalité d’une patine de merveilleux. Ce roman graphique s’intéresse à la fin de vie de Gauguin, la période artistiquement parlant la plus prolifique et la plus belle de son œuvre. L’auteur nous propose un scénario original, en juxtaposant les périodes (créant notamment des flash-backs qui renseignent sur la vie de Gauguin) et en mé- langeant réalité et légendes. Le changement régulier de personnages et de décors, donne un côté imprévisible à l’ensemble qui donne envie au lecteur, sans jamais le perdre, de poursuivre sa lecture, aidé en cela par un dé- coupage en chapitres dynamique.

« L’odyssée d’Hakim », Fabien Toulmé

L'histoire vraie d'un homme qui a dû tout quitter : sa famille, ses amis, sa propre entreprise... parce que la guerre éclatait, parce qu'on l'avait torturé, parce que le pays voisin semblait pouvoir lui offrir un avenir et la sécurité. Un récit du réel, entre espoir et violence, qui raconte comment la guerre vous force à abandonner votre terre, ceux que vous aimez et fait de vous un réfugié.

« Seules contre tous », Miriam Katin

Dans ce récit envoûtant, Miriam Katin relate son parcours avec sa mère en Hongrie durant la Seconde Guerre mondiale, alors que toutes les deux fuient les persécutions nazies. Tandis que son père est enrôlé dans l'armée hongroise, Miriam et sa mère sont contraintes de quitter Budapest, refusant d'être parquées avec les autres juifs promis à la déportation. Elles se font passer pour une servante russe et sa fille illégitime, vivent dans la clandestinité, croisent des officiers allemands, une ribambelle de traîtres et de collaborateurs, des paysans dépassés et des soldats soviétiques sans foi ni loi. Dans cette fuite éperdue, certains d'entre eux vont pourtant les aider.

 

Histoire

« La Résistance. Une morale en action », Laurent Douzou

Juin 1940. La France, humiliée et défaite, n'est plus que l'ombre d'elle-même. Pourtant, aussitôt, une poignée d'hommes et de femmes décident de " faire quelque chose Cette phase pionnière est suivie d'une lutte longue et incertaine pour transformer cette volonté de résistance en une action structurée aussi efficace que possible. Rude tâche tant pour la Résistance intérieure que pour la France Libre qui, non sans frictions et désaccords, s'épaulent au fil du temps. Filières d'évasion, collecte de renseignements, publications clandestines, faux papiers, attentats... graduellement, malgré une répression féroce, la Résistance tisse sa toile. En 1943 et 1944, tout en ne cessant jamais d'être minoritaire, elle s'enracine socialement, gagnant le combat idéologique et politique qu'elle livre à l'occupant et au gouvernement installé à vichy. Laurent Douzou retrace l'histoire, les combats, les souffrances de cette " armée des ombres " qui eut le courage et l'audace de mettre sa morale en action.

 

Romans

« Moxyland », Lauren Beukes

Dans l'univers de Moxyland dominé par les nanotechnologies, la liberté est devenu un luxe et l'objet d'un combat sans merci. Le Cap, dans un futur proche... Au sein de la société ultra technologique qu'est Moxyland, le monde virtuel a pris le pas sur le réel. Le téléphone portable, qui contient systématiquement les données personnelles de chaque citoyen, est un passeport obligatoire, sinon vital. Par ce biais que le contrôle de l'individu est devenu l'apanage de puissants groupes économiques pour lesquels la police sert de bras armé. L'apartheid, jadis axé sur la ségrégation raciale, a déplacé sa ligne de partage. Seuls ceux qui appartiennent au monde omnipotent de l'entreprise et se soumettent à ses règles ont leur place dans la société, les autres en sont exclus. Parmi eux se trouvent Kendra, une étudiante en photographie, et Lerato, une programmatrice. Aspirant à plus de liberté tout en faisant quelques compromis, elles flirtent avec les limites. Leur leitmotiv : s'intégrer pour mieux détruire l'édifice de l'intérieur. Pour Toby, un jeune DJ, et Tendeka, activiste notoire, l'engagement dans la rébellion ne peut se faire que dans des actions coup de poings. Prêts à tout sacrifier pour atteindre leurs idéaux, ils se lancent dans une lutte sans merci contre la SAPS, la police Sud Africaine. Mais cette dernière a développé de nouvelles armes d'une rare violence. L'affrontement est inévitable, l'issue du combat, elle, sera forcément fatale. Le compte à rebours a déjà commencé...

« Lune pâle », W. R. Burnett

Vers 1890, près de la frontière mexicaine, à l’époque où le Far West sauvage se transforme peu à peu en une société démocratique, se joue le destin d’une famille puissante aux origines mêlées – mexicaines, indiennes et américaines –, dont le patriarche, Jake Starr, règne sur la petite ville de San Miguel grâce à un féodalisme autoritaire mais bienveillant. Quand Doan Packer, un Américain au passé trouble et au fort charisme, arrive et s’éprend d’Opal, la fille de Jake, le conflit entre les anciens et les progressistes se trouve exacerbé. W. R. Burnett réussit le coup de maître d’imposer un héros loyal, tourmenté et obstiné tout en le faisant évoluer dans la so­ciété équivoque et captivante dirigée par la famille Starr. Fable politique, histoire criminelle et roman d’amour, Lune pâle est un western haletant, rythmé par les amitiés fidèles et la passion amoureuse, où l’Ouest américain dévoile ses deux visages – politicien et aventureux.

« Une fille dans la jungle », Delphine Coulin

Cela ressemblait moins que jamais à une jungle, ou alors une jungle froide, de bois et de boue, avec des animaux crottés, et des monstres de métal au loin, sous le crachin. Pas le genre qui fait rêver, avec les perroquets et les feuilles vertes et grasses, où on transpire dans une odeur d’humus. Une jungle du pauvre. Ici, il n’y avait pas un arbre, pas une feuille, pas de chaleur. Et aujourd’hui, c’était silencieux. Cette jungle qui avait été un chaos où des milliers de personnes vivaient, mangeaient, parlaient, se battaient, était devenue un désert, où ils étaient seuls, tous les six. Six enfants et adolescents dans une ambiance de fin du monde.

« La passe-miroir », Christelle Dabos

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel. Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable. Découvrez le premier livre d'une grande saga fantastique et le talent d'un nouvel auteur à l'imaginaire saisissant.

« La vengeance des mères », Jim Fergus

1875. Dans le but de favoriser l’intégration, un chef cheyenne, Little Wolf, propose au président Grant d’échanger mille chevaux contre mille femmes blanches pour les marier à ses guerriers. Grant accepte et envoie dans les contrées reculées du Nebraska les premières femmes, pour la plupart « recrutées » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays. En dépit de tous les traités, la tribu de Little Wolf ne tarde pas à être exterminée par l’armée américaine, et quelques femmes blanches seulement échappent à ce massacre. Parmi elles, deux sœurs, Margaret et Susan Kelly, qui, traumatisées par la perte de leurs enfants et par le comportement sanguinaire de l’armée, refusent de rejoindre la « civilisation ». Après avoir trouvé refuge dans la tribu de Sitting Bull, elles vont prendre le parti du peuple indien et se lancer, avec quelques prisonnières des Sioux, dans une lutte désespérée pour leur survie.

« L’ingénu de Harlem », Langsto Hugues

Ce roman se présente sous la forme de conversations entre deux Noirs américains (l'auteur lui-même et son héros Jesse Simple, un ouvrier venu à Harlem pour fuir le Sud raciste), qui se rencontrent tard le soir dans un pub de Harlem autour d'un ou plusieurs verres de bière pour aborder les sujets les plus divers. Tout d'abord la vie privée de Simple, ses amours... Mais ce sont aussi et surtout la ségrégation, la bombe atomique, le chômage, la jalousie, l'arrivisme et le jazz que l'on trouve au cœur de cet ouvrage haut en couleurs qui dessine la fresque de tout le petit peuple de Harlem et, au-delà, de toute la vie sociale des États-Unis. Cette succession de vignettes teintées tout à la fois d'humour tendre et de tragédie a acquis un statut de classique.

« Un monde flamboyant », Siri Hustvedt

Méconnue de son vivant, une artiste new-yorkaise, Harriet Burden, fait, après sa disparition, l’objet d’une étude universitaire en forme d’enquête qui, menée auprès de ceux qui l’ont côtoyée, dessine le parcours d’une femme aussi puissante que complexe n’ayant cessé, sa vie durant, de souffrir du déni dont son œuvre a été victime. Épouse irréprochable d’un célèbre galeriste régnant en maître sur la scène artistique de New York, mère aimante de deux enfants, “Harry” a traversé la vie de ses contemporains avec élégance et panache, déguisant en normalité triomphante son profond exil intérieur au sein d’une société qui s’est consciencieusement employée à la réduire au statut de “femme de” et d’artiste confidentielle. La mort brutale de son mari signe, pour Harriet, un retour aussi tardif qu’impérieux à une vocation trop longtemps muselée qu’elle choisit de libérer en recourant, à deux reprises, à une mystification destinée à prouver le bien-fondé de ses soupçons quant au sexisme du monde de l’art. Mais l’éclatant succès de l’entreprise l’incite alors à signer témérairement un pacte avec le diable en la personne d’un troisième “partenaire” masculin, artiste renommé, dont le jeu pervers va lui porter le coup de grâce. Gravitant de masques en masques et sur un mode choral autour de la formidable création romanesque que constitue le personnage de Harriet Burden, Un monde flamboyant s’impose comme une fiction vertigineuse où s’incarnent les enjeux de la représentation du monde en tant que réinvention permanente des infinis langages du désir.

« L’été des charognes », Simon Johannin

Ici c'est La Fourrière, un "village de nulle part" et c'est un enfant qui raconte : massacrer le chien de "la grosse conne de voisine", tuer le cochon avec les hommes du village, s'amuser au "jeu de l'arabe", rendre les coups et éviter ceux des parents. Ici on vit retiré, un peu hors-la-loi, pas loin de la misère aussi. Dans cette Guerre des boutons chez les rednecks, les bêtes sont partout, les enfants conduisent leurs parents ivres morts dans des voitures déglinguées et l'amitié reste la grande affaire. C'est un pays d'ogres et d'animaux errants, un monde organique fait de pluie et de graisse, de terre et d'os, où se répandent les fluides des corps vivants et ceux des bestioles mortes. Même le ramassage scolaire ressemble au passage des équarisseurs. Mais bientôt certains disparaissent, les filles vous quittent et la forêt finit par s'éloigner. D'une bagarre l'autre, la petite musique de ce premier roman vous emmènera jusqu'à l'adolescence, quand la douleur fait son entrée et que le regard change, dans les turbulences d'une langue outrancière au plus près du rythme de l'enfance : drôle et âpre, déchirante et fièvreuse, traversée de fulgurances.

« L’accro du shopping a une sœur », Sophie Kinsella

Après une lune de miel à rallonge, Becky rentre à Londres et retrouve son train-train de citadine avec un goût amer : sa meilleure amie l'a remplacée par une fille se rapprochant plus du cheval que de l'idéal féminin, son jouet préféré - sa Carte Bleue - est bloqué, son mari est débordé. Mais le meilleur reste à venir : ses parents lui apprennent qu'elle a une sœur née des amours prénuptiales de son père ! Un nouvel horizon se dessine pour Becky : vivement la folle aventure familiale faite de séances intensives de shopping et de soirées pyjamas. Car elle n'imagine pas seul un instant que Jess soit tout sauf son double... Loin de renoncer malgré leurs différences, Becky va prouver une fois de plus qu'elle a plus d'un tour dans ses sacs !

« Suisen », Aki Shimazaki

À la tête d’une société prospère fondée par son grand-père, Gorô est marié avec une femme de bonne famille et père de deux enfants pour qui il a des ambitions claires. Il entretient deux maîtresses – dont une magnifique actrice –, il s’entoure de clients importants dans les bars et exhibe fièrement des photos de lui auprès de célébrités. Même s’il croit en mériter toujours davantage, Gorô trouve qu’il a bien réussi sa vie. Or, le jour où ses convictions sont une à une ébranlées, il est forcé de se regarder franchement dans le miroir, sans doute pour la première fois. Dans ce roman, Aki Shimazaki plonge au cœur des blessures d’enfance qui deviennent parfois des failles à l’âge adulte.

 

Roman policier

« Zoo city », Lauren Beukes

Dans ce roman visionnaire, lauréat du prix Arthur C. Clarke en 2011, Lauren Beukes offre sa vision hallucinée de Johannesburg. Ancienne journaliste et ex-junkie, Zinzi habite Zoo City, un quartier de Johannesburg peuplé de criminels obligés de vivre avec un animal à leur charge. Si l'animal meurt, son propriétaire aussi.  "Animalée" après la mort de son frère dont elle se sent responsable, Zinzi est affublée d'un paresseux symbiotique qui a élu domicile sur son dos. Elle survit grâce à des arnaques Internet et à son talent pour retrouver les choses perdues – mais également les personnes disparues, une activité fort lucrative qu'elle déteste pourtant. Lorsqu'un producteur célèbre lui demande de rechercher une pop star dont on est sans nouvelles, Zinzi, à cours d'argent, accepte cette mission à contrecœur. Elle espère cependant tenir là son billet de sortie de Zoo City. Au lieu de cela, elle s'enfonce plus encore dans les bas-fonds du ghetto...

« Du poison dans les veines », Alfred Lenglet

Mâcon. Le corps de Paul Humbert, un notable local, propriétaire d’un grand domaine viticole, est retrouvé dans la Saône après une partie de pêche. À la surprise générale, l’autopsie révèle un empoisonnement à l’aconitum napellus, une substance toxique aux effets foudroyants. Pour Léa Ribaucourt, jeune lieutenant de police, l’enquête s’annonce délicate. Son supérieur, le commissaire Figari, subit la pression des autorités qui veulent éviter le moindre scandale. La victime, séducteur impénitent, dur en affaires, à l’ambition démesurée, collectionnait les inimitiés. Malgré tout son tact, Léa se heurte à une véritable conspiration du silence…

 

Théâtre :

« Tout contre un petit bois », Jean-Michel Ribes

Avec étonnement et humour, nous découvrons la dernière journée d'une femme.

 

Bonne lecture !