Fermeture de la médiathèque le 31 janvier

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Votre médiathèque sera ouverte de 17h à 19h mercredi 30, et fermée le jeudi 31 janvier.

Les nouveautés dans votre médiathèque: 21 janvier

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Grâce au soutien de la bibliothèque départementale de l’Aude, tous les quinze jours de nouveaux livres sont mis à votre disposition au sein de la médiathèque de Roullens.

Les nouveautés du 21 janvier:

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Jeunesse :

Albums :

« Trois amis », Doreen Cronin, Renata Liwska

Boum, Glisse et Plume attendent que la journée commence. Soudain, les nuages s'amoncellent et le vent se lève. - Sautons ! crie Boum. - Accrochons-nous ! s'égosille Plume. - Du vent ! se réjouit Glisse.

« Monstre de compagnie », William Bee, Kate Hindley

Albert a inscrit Sidney au Concours Mondial du Meilleur Monstre de compagnie. Pour être couronné, le champion doit : Etre couvert de verrues ; Voler très très haut ; Abriter de nombreux parasites ; Faire des pets puantissimes; Cracher férocement du feu ! Sidney fait de son mieux, mais c’est pas gagné !

« Dis maman, pourquoi les dinosaures ne vont-ils pas à l’école ? », Quentin Gréban

Parce qu'ils n'ont que deux doigts à chaque patte et ne savent pas très bien compter.

« Par une journée d’hiver », Ruth Krauss, Marc Simont

C'est l'hiver, la grande période d'hibernation. Souris, ours, escargots, marmottes, tous dorment quand tout à coup une odeur ... Qu'est-ce?

« Jean-Michel contre vents et marées », Magali Le Huche

Un matin à Vlalbonvent, le ciel s'assombrit, de gros nuages apparaissent... le Soleil a disparu ! C'est Albert, l'ours polaire, qui l'a volé pour se réchauffer sur sa haute montagne glacée. Affrontant l'orage, la neige et le vent, Jean-Michel le caribou des bois part à sa poursuite. Sa mission : sauver le Soleil ! Un album-jeu pour découvrir les différents phénomènes météorologiques et savourer l'humour de Magali Le Huche.

« Le rendez-vous de la petite souris », Christine Naumann-Villemin

Gros dilemme pour la Petite Souris : un chat a perdu une dent et réclame ses services. Peut-elle faire confiance au matou ? Ou risque-t-elle de se faire croquer ? Ah ! mais la Petite Souris a plus d'un tour dans son sac !

« Chuuuut », Deborah Underwood

Une journée est remplie de petits moments calmes, paisibles, silencieux: lorsqu'on s'applique pour colorier, juste avant que le concert commence, quand on admire les flocons de neige qui voltigent dans le ciel ou... au moment de l'histoire du soir..

 

BDs :

« Tempête au haras », Chris Donner, Jérémie Moreau

Tous ces poulains, j’ai assisté à leur naissance, c’était ma grande passion. Et aujourd’hui encore, malgré tout ce qui m’est arrivé, c’est ce qui m’intéresse le plus : le prochain poulain à naître. Le voir se lever, hésitant, trébucher, se coller à sa mère, téter, tout ça, et puis courir, et grandir, et bientôt gagner une course, avant de donner naissance à d’autres poulains, et ainsi de suite. Certains chevaux deviennent des cracks, il suffit de les faire courir, ils vont plus vite que les autres. Pourquoi ? C’est un mystère. Du moins c’est ce que prétendent qui ont un crack : « Mystère et boule de gomme. » Mais faut-il les croire ? N’ont-ils pas, en vérité, trouvé la potion magique ?

« Victor et Clint », Marion Duclos

Lauréat 2015 du Prix Freddy Lombard ! Sélection Jeunesse Festival Angoulême 2016. Colt en main, il s’enfuit dans un Far West imaginaire où les parents se transforment en shérifs et les bicyclettes en fidèles destriers. Un monde de rochers et de cactus où les brutes de l’école deviennent les redoutables frères Ringo, à qui il aimerait bien donner une bonne leçon ! Car les deux canailles se sont emparés de sa monture, le Colonel Banjo, et Victor compte bien la récupérer... Avec l’aide de son acolyte Willy Brown, qui n’est autre que Basile Castagne, vieil alcoolique du village, Victor se lance à leur poursuite, bien décidé à leur faire mordre la poussière ! Mais la réalité, toujours tapie dans l’ombre, arrive au galop... Une ode aux échappées imaginaires sous forme de western spaghetti plein de verve et de réparties cinglantes !

« Léonard. Génie or not génie ? », Bob De Groot

Disciple dors comme à son habitude et Mathurine passe le balai. Quand soudain ils entendent tous deux hurler Léonard à travers la maison. Effrayés par les hurlements du génie, ils se précipitent. Mais celui-ci leur explique tout simplement qu’il est en train de créer une pièce de théâtre. D’ailleurs il comptait sur eux pour en être les acteurs…

« Les Schtroumpfs et le dragon du lac », Alain Jost

 

Philosophie :

« Pourquoi je vais à l’école », Oscar Brenifer, Delphine Durand

Comme tous les enfants, Phil se pose souvent des questions. Avec son doudou Zof, il essaie de trouver des réponses auprès de tous ceux qui croisent son chemin. Un conte-randonnée pour aborder les premières grandes questions des tout-petits !

 

Poésie :

« Un truc sur un machin. Petits poèmes mécaniques », Bernard Friot, Christian Guibbaud

 

Adultes :

« Lieux mystérieux autour du monde », Sarah Bartlett

Un livre qui regroupe les histoires de plus de 250 sites du monde entier ayant un lien avec le surnaturel.

Bien-être :

« Gymnastique et bien-être pour les seniors », Annick Louvard

Classés par thèmes, ces exercices permettent de travailler l'ensemble des aspects de l'entretien physique afin de maintenir en forme : le dos, la colonne cervicale, l'épaule, l'équilibre, les étirements, le renforcement musculaire, le cardio-training, la coordination... Manuel illustré avec de très nombreuses photos en couleurs.

« Plaidoyer pour le bonheur », Matthieu Ricard

Nous aspirons tous au bonheur, mais comment le trouver, le retenir et même le définir ? A cette question philosophique par excellence, traitée entre pessimisme et raillerie par la pensée occidentale, Matthieu Ricard apporte la réponse du bouddhisme : une réponse exigeante mais apaisante, optimiste et accessible à tous. Cesser de chercher à tout prix le bonheur à l'extérieur de nous, apprendre à regarder en nous-même mais à nous regarder un peu moins nous-même, nous familiariser avec une approche à la fois plus méditative et plus altruiste du monde... Riche de sa double culture, de son expérience de moine, de sa fréquentation des plus grands sages, de sa connaissance des textes sacrés aussi bien que de la souffrance des hommes, l'ambassadeur le plus populaire et le plus reconnu du bouddhisme en France nous propose une réflexion passionnante sur le chemin du bonheur authentique et les moyens de l'atteindre.

 

BD :

« La vie est belle malgré tout », Seth

"La vie est belle malgré tout" disait la mère de Seth à son fils. C'est le titre de cette autobiographie désabusée, par un auteur nostalgique que la modernité désespère. Ayant découvert un dessinateur des années 1950 dont le trait ressemble étrangement au sien, Seth part à sa recherche et ne découvre que 11 dessins de Kalo...

 

Histoire :

« Atlas de l’immigration en France », Gérard Noiriel

Les migrations ont joué un rôle essentiel dans la diffusion des techniques, des religions et des cultures, permettant les métissages. Aujourd'hui, c'est l'immigration qui a pris une dimension centrale. En effet, l'État-nation devenu peu à peu, en Europe, puis dans le monde entier, la "cellule de base" de la société moderne, fait de l'immigration une dimension fondamentale des relations internationales. Cet atlas est centré sur l'histoire de l'immigration en France de 1789 à nos jours. Il présente les vagues d'immigration successives depuis le XIXe siècle, les caractéristiques sociales, culturelles et religieuses des populations issues de l'immigration. Qui se fait naturaliser ? Quelles sont les formes de métissage ? Y a-t-il une mobilité sociale et géographique des immigrants ? Les problèmes posés par l'immigration sont également abordés de front le rejet de l'autre, racisme, antisémitisme, mais aussi les "pathologies" propres aux milieux sociaux ayant connu le déracinement. Grâce à ses nombreux graphiques et cartes et à son approche historique, cet atlas propose une image nouvelle du phénomène de l'immigration. Image qu'il convient de prendre en compte puisque tout le monde s'accorde à penser que, comme par le passé, la prospérité des pays les plus développés nécessitera le recours à de nouveaux groupes d'immigrants.

« La fascinante histoire des maîtres de l’alchimie », Nicolas Flamel, Paracelse, Fulcanelli

Les siècles passent, la science progresse et l'alchimie demeure un des sujets les plus passionnants du monde de l'ésotérisme. Plus passionnants encore sont les hommes qui consacrèrent leur existence entière au Grand Oeuvre, quels que soient les époques et le degré de connaissances acquises alors. Flamel, Paracelse et Fulcanelli sont de ceux-là : Nicolas Flamel (1330-1417), riche bourgeois bigot qui consacra la fin de sa vie à la quête de la Pierre philosophale et dont les recherches sont à l'origine de la Légende de l'alchimie. Paracelse (circa 1493-1541), philosophe, théologien, médecin et alchimiste, illustre personnage haut en couleurs dont l'oeuvre impressionnante demeure l'objet d'études innombrables. Fulcanelli (circa 1850-1930), peut-être le plus mystérieux des trois n'existant qu'au travers de son unique disciple, Eugène Canseliet (1899-1982) qui consacra sa vie à poursuivre l'oeuvre de son maître et a en décrypter les plus infimes détails... Un locus sur trois des plus grandes figures européennes de l'alchimie des XIVe, XVIe et XIX/XXe siècles. Trois enquêtes fouillées et passionnantes, qui nous transportent dans un passé plus ou moins lointain, riches de réflexions, de questionnements et de témoignages bien troublants...

 

Romans :

« Brexit romance », Clémentine Beauvais

Juillet 2017 : un an que « Brexit means Brexit » ! Ce qui n’empêche pas la rêveuse Marguerite Fiorel, 17 ans,jeune soprano française, de venir à Londres par l’Eurostar, pour chanter dans Les Noces de Figaro ! À ses côtés, son cher professeur, Pierre Kamenev. Leur chemin croise celui d’un flamboyant lord anglais, Cosmo Carraway, et de l’électrique Justine Dodgson, créatrice d’une start-up secrète, BREXIT ROMANCE. Son but ? Organiser des mariages blancs entre Français et Anglais... pour leur faire obtenir le passeport européen. Mais pas facile d’arranger ce genre d’alliances sans se faire des noeuds au cerveau – et au coeur !

« Congo Inc. Le testament de Bismarck », In Koli Jean Bofane

Le jeune Isookanga, Pygmée ekonda, piaffe dans son village de la forêt équatoriale où un vieil oncle prétend régir son existence. Depuis qu’il a découvert l’Internet et les perspectives d’enrichissement immédiat que promettent mille variantes de la mondialisation, il n’a plus qu’un objectif : planter là les cases, les traditions, la canopée millénaire et le grincheux ancêtre pour monter à Kinshasa faire du business. Il débarque donc un matin dans la capitale, trouve l’hospitalité auprès des enfants des rues et rencontre Zhang Xia, un Chinois qui fait commerce de sachets d’eau potable et dont il devient l’associé. L’avenir est à lui ! Pendant ce temps, à Kinshasa et ailleurs, le monde continue de tourner moyennement rond : des seigneurs de guerre désoeuvrés aux pasteurs vénaux, des conseils d’administration des multinationales aux allées du Grand Marché, les hommes ne cessent d’offrir des preuves de leur concupiscence, de leur violence, de leur bêtise et de leur cynisme. Qui sauvera le Congo, spolié par l’extérieur, pourri de l’intérieur ? L’innocence et les rêves, les projets et la solidarité. La littérature, bien sûr, quand elle est comme ici servie par un conteur hors pair, doté d’un humour caustique et d’une détermination sans faille.

« Naissance d’un pont », Maylis de Kerangal

«À l’aube du second jour, quand soudain les buildings de Coca montent, perpendiculaires à la surface du fleuve, c’est un autre homme qui sort des bois, c’est un homme hors de lui, c’est un meurtrier en puissance. Le soleil se lève, il ricoche contre les façades de verre et d’acier, irise les nappes d’hydrocarbures moirées arc-en-ciel qui auréolent les eaux, et les plaques de métal taillées en triangle qui festonnent le bordé de la pirogue, rutilant dans la lumière, dessinent une mâchoire ouverte.» Ce livre part d’une ambition à la fois simple et folle : raconter la construction d’un pont suspendu quelque part dans une Californie imaginaire à partir des destins croisés d’une dizaine d’hommes et femmes, tous employés du gigantesque chantier. Un roman-fleuve, «à l’américaine», qui brasse des sensations et des rêves, des paysages et des machines, des plans de carrière et des classes sociales, des corps de métiers et des corps tout court.

« Manuel de survie à l’usage des jeunes filles », Mick Kitson

Que font deux gamines en plein hiver dans une des plus sauvages forêts des Highlands, à des kilomètres de la première ville ? Sal a préparé leur fuite pendant plus d’un an, acheté une boussole, un couteau de chasse et une trousse de premiers secours sur Amazon, étudié le Guide de survie des forces spéciales et fait des recherches sur YouTube. Elle sait construire un abri et allumer un feu, chasser à la carabine. Elle est capable de tout pour protéger Peppa, sa petite sœur. Dans le silence et la beauté absolue des Highlands, Sal raconte, elle parle de leur mère désarmée devant la vie, de Robert le salaud, de la tendresse de la sorcière attirée par l’odeur du feu de bois, mais surtout de son amour extraordinaire pour cette sœur rigolote qui aime les gros mots et faire la course avec les lapins. Un premier roman passionnant et tendre, qui parle de survie, de rédemption, et des vertus régénérantes de la nature. Une vraie réussite.

« Pas ici, pas maintenant », Erri De Luca

«Maintenant l'autobus s'ébranle, la vitre tremble et je frissonne de froid. Je vois encore ton lourd manteau, ton sac, mais pas tes yeux. Je ne sais plus si tu regardes vers moi. Il ne te fut pas permis de reconnaître ton fils vieilli, tu n'as vu qu'un homme qui te regardait à travers une vitre.» Dans ce récit d'une enfance napolitaine, la mémoire n'est pas une consolation mais un drame : une lumière blanche et compacte semble baigner la ville, soudain dénudée, loin de sa fièvre baroque. L'image des êtres perdus – la mère, à qui s'adresse chacune de ces pages, le père, un ami mort... – se juxtapose au deuil et à l'oubli, qu'elle ne compense pas. Voilà pourquoi Pas ici, pas maintenant n'est pas une évocation nostalgique, mais un livre abrupt et fier, que rythment de subtils dérèglements comme autant d'initiations : le bégaiement du narrateur, les lapsus, un pas qui achoppe, des jouets qu'on brise. Et toujours, entre le monde et l'enfant, une vitre, les gestes tendres et lointains d'une mère.

« Happy birthday Sara », Yann Queffélec

Curieux anniversaire, celui que s'est organisé Sara Johanson le soir de ses dix-huit ans ! Elle se fait engager comme serveuse à bord de l'Estonia, paquebot qui assure la liaison entre Tallin (Estonie) et Stockholm, une nuit de voyage à travers la Baltique. Sara est la fille de l'ancien capitaine Oleg Johanson, un Estonien radié de la marine. Ce n'est pas la nostalgie qui l'amène à bord du navire, mais la colère. En catimini, elle vient enquêter sur les conditions dans lesquelles son père, alors maître de l'{Estonia}, a pris la décision d'interrompre la croisière et de rebrousser chemin. Avarie sur l'étrave ; mauvais temps ; voie d'eau : autant d'arguments défendus vainement par le capitaine Johanson au procès intenté par les armateurs. Contrairement à son petit ami, Magnus, le vertueux champion de tennis qui tarde à lui ravir sa virginité, Sara croit son père irréprochable et capitaine émérite. Les témoins absents du procès, elle vient les chercher sur place. A bord du navire, elle fait ainsi connaissance du bellâtre vieillissant, Raïmo, chef de la sécurité, ami traître du père... A questionner les uns et les autres, à fouiner dans le navire, Sara est embringuée comme hôtesse dans un trafic d'enfants. Sur ce, le bateau fait naufrage : Happy birthday, Sara !

« La traversée du continent », Michel Tremblay

En 1913, à Sainte-Maria-de-Saskatchewan, Rhéauna apprend de sa grand-mère que sa mère souhaite l’avoir près d’elle à Montréal. Il lui faudra quitter cette famille d’adoption où, en compagnie de ses soeurs Béa et Alice, elle grandit entourée d’amour, au milieu d’infinis champs de maïs. En trois jours et trois rêves, elle va traverser le continent et rencontrer des personnages aux ailes felliniennes. A son arrivée à Montréal, une des pages les plus importantes de sa jeune vie aura été tournée : Nana n’ira plus entendre pousser le maïs dans la nuit en craignant l’oeil du Grand Manitou. Ce qui l’attend, au-delà du bonheur fragile de retrouver sa mère, n’a pas encore de nom en elle. Inspiré par l’affection qu’il porte à la personne et au personnage de sa mère, Michel Tremblay renoue avec la veine centrale qui alimente le coeur de son oeuvre. Voilà un roman d’une immense tendresse, qui nous fait remonter aux origines mêmes de son projet littéraire, bien avant que Nana ne devienne l’universelle Grosse femme d’à côté…

 

Romans policiers :

« Lumière noire », Lisa Gardner

472 jours : c'est le temps qu'a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n'espérer qu'une chose : survivre. Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues. Quand, à la recherche de l'une d'elles, Flora se fait de nouveau kidnapper, le commandant D.D. Warren comprend qu'un prédateur court les rues de Boston, qui s'assurera cette fois que Flora ne revoie jamais la lumière... Après le succès du Saut de l'ange, Lisa Gardner, l'un des grands noms du thriller psychologique, se met dans la peau d'une femme pourchassée par son passé, dans une enquête qui nous confronte aux plus insoupçonnables déviances humaines.

« La Bête et la Belle », Thierry Jonquet

A écouter Léon, qui prend la vie comme elle vient, la mort frappe à tout va dans la banlieue. Il suffit de passer la tête dans l'appartement du Coupable pour se retrouver dans l'autre monde. Il faut dire qu'il s'y passe des choses étranges : les poubelles s'accumulent derrière les volets clos... De quoi éveiller les soupçons des habitants de la cité des Lilas Bleus et du commissaire Gabelou ! Mais les apparences sont faites pour être trompeuses... Quand vous connaîtrez Léon, vous serez mordu ! Thierry Jonquet s'amuse avec les figures du conte et les assombrit aux couleurs de la "Série noire."

« Nada », J.-P. Manchette

Comme le dit très justement le gendarme Poustacrouille, qui participa à la tuerie finale, «tendre la joue c'est bien joli», mais que faire quand on a en face de soi «des gens qui veulent tout détruire ?» On crache sur le pays, la famille, l'autorité, non mais des fois ! Quelle engeance, ces anars ! Et quelle idée aussi de croire qu'on va tout révolutionner en enlevant l'ambassadeur des États-Unis à Paris !

« L’affaire N’Gustro », J.-P. Manchette

Une vraie tête à claques, ce Butron. Méchant, prétentieux, naïf, paranoïaque et sadique sur les bords, il voulait tout et tout de suite et se prenait pour un dur. Il se mêla de politique et de complots, pour la rigolade, l'argent, la gloire, et N'Gustro, un leader du Tiers Monde, paya les pots cassés. Butron, floué par les puissants, les barbouzes, les politicards, n'avait aucune chance de s'en tirer. Il ne s'en tira pas.

 

Société :

« Les nouveaux sans-culottes. Enquête sur l’extrême-gauche », Jean-Christophe Brochier, Hervé Delouche

Une nouvelle extrême gauche anime aujourd'hui la France en crise. Débarrassée de ses oripeaux idéologiques les plus obsolètes, cette gauche radicale, qu'on avait cru disparue depuis la fin des années 70 et le règne mitterrandien, s'est muée à l'image de la société qu'elle dit combattre : disparate, inégale, éclatée. Polymorphe et tonique, on la retrouve sur tous les fronts : social, humanitaire, culturel, médiatique, économique, et bien sûr politique. Quelles sont ses méthodes, son influence, ses perspectives ? Quelles sont ses figures, ses théories, ses pratiques ? On aurait tort, sauf exception, de croire cette avant-garde tournée vers son passé. En réalité, les " nouveaux sans-culottes " qu'on découvre dans ce livre sont des observateurs actifs des grands bouleversements en cours. Des organismes génétiquement modifiés au revenu minimum universel, du contrôle des transferts financiers à l'utilisation militante d'Internet, de la défense de l'environnement à celle des précaires, leurs doléances travaillent à changer un monde dont ils connaissent, parfois en experts, les nouveaux dangers. Cet ouvrage vif, drôle, souvent grinçant, mine d'informations et de portraits, leur donne très largement la parole.

« L’opinion ça se travaille… Les médias et les « guerres justes » », Serge Halimi, Dominique Vidal, Henri Maler

« Traitement exemplaire », et « on a tiré toutes les leçons de nos erreurs passées », constituent les formules sous lesquelles les médias travestissent leur travail en temps de guerre. D’un conflit à l’autre, le parallélisme des expressions laisse en effet songeur : « On a tiré toutes les leçons de la guerre du Golfe, où on n’avait pas assez conceptualisé l’image », estima ainsi Etienne Mougeotte. Le vice-président de TF1 oubliait seulement que ces « leçons » avaient déjà été tirées au moment de la guerre du Kosovo… puis de celle d’Afghanistan. Exemples à l’appui, ce livre rappelle comment les médias ont broyé l’information du public tout au long des quinze dernières années, et continuent de le faire. Ce qu’il décrit, loin de constituer une collection d’exceptions, est devenu la règle ; pas un dérapage, la norme.

« Le principe démocratie. Enquête sur les nouvelles formes du politique », Albert Ogien, Sandra Laugier

Le monde est entré, depuis quelques années, dans une période d’effervescence politique. Rassemblements et occupations, contestations des pouvoirs, mobilisations transnationales, insurrections civiles, activisme informatique, désobéissance civile, création de nouveaux partis : ces mouvements expriment certes un mécontentement, un sentiment d’injustice, de colère et de désespoir. Mais ils révèlent aussi la volonté des citoyens de s’organiser pour contrôler directement ce que font leurs dirigeants. Dans leur précédent ouvrage, Pourquoi désobéir en démocratie ?, les deux auteurs analysaient la multiplication des actes de désobéissance civile en régime démocratique. Dans ce nouveau livre, ils scrutent, d’un double point de vue sociologique et philosophique, cette extension du domaine de la désobéissance en examinant les nouveaux mouvements de protestation, les révoltes contre les dictatures, et les mobilisations globales revendiquant la « démocratie réelle ». Ce livre dessine ainsi les contours de ces manières d’agir qui traduisent une nouvelle forme de vie politique et morale, où la question du « comment » remplace celle du « pourquoi ». Il approche cette transformation en étudiant ces formes émergentes et pragmatiques du politique qui prennent la démocratie pour principe afin d’élargir la sphère du politique, le pouvoir des citoyens, les capacités de tous.

Bonne lecture !                                                    

Rencontre-dédicace le 25 janvier

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Vendredi 25 janvier à 18h30:

 

rencontre-dédicace avec Christian Almerge

qui vient nous présenter son nouveau livre:

"Dictionnaire anti-stress pour soulager vos mots"

 

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Le thème de l'apéritif-culture du mois de Février

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Le thème de l'apéritif-culture du mois de février est Le danger.
Il aura lieu le 1 février.

A vos lectures!

 

 

Les recommandations des participants à l'apéritif-culture de Janvier

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Comme tous les premiers vendredis du mois, l’apéritif-culture du mois de janvier a permis de mettre en valeur certaines œuvres particulièrement appréciées par les participants.

Le thème de cet apéritif était L’eau.

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Voilà nos recommandations:

Les documentaires :

« Le canal du Midi et Pierre-Paul Riquet », Jacques Morand

« Phares », Henri Queffélec

Qui veut comprendre les îles du Ponant aujourd’hui ne peut faire l’impasse sur leur histoire et leur géographie si particulières. Les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires entre 1850 et 1950 nous sont offerts par l’écrivain brestois Henri Queffélec (1910-1992). Ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » y situa en effet l’action de six de ses romans les plus célèbres. Le phare de la Jument (ar Gazek-Coz en breton), « morceau de sucre piqué droit dans le gosier du Fromveur », est bel et bien le personnage principal du roman. A tout le moins l’épopée de son érection entre 1904 et 1911 : un ancien négociant, Charles-Eugène Potron, lègue 400.000 francs-or à l’Etat pour édifier un nouveau phare dans les parages d’Ouessant, sous condition de le construire sur une durée maximale de sept ans. Nous suivons donc les péripéties — et les hommes — qui jalonnent la jeunesse de la Jument lors de sa difficile mise en œuvre, de sa construction, de ses oscillations anormalement fortes dans les tempêtes, enfin de la consolidation de ses fondations dans les années 1920-30. Dans le même temps, un pêcheur molénais, Alain Creignou, fonde un foyer avec la fille d’un agriculteur ouessantin, Françoise Mescam. Alain Creignou est subjugué par la Jument. A bord du Sant Mikkaël, il initie son fils François, qui rêve de devenir gardien de phare. Il croit à un pouvoir quasi surnaturel de ces tours de mer qui revivent dès que tombe la nuit ou la brume...

La musique :

Marie-Jeanne nous a préparé une sélection de chansons, véritable interlude musical tout au long de notre apéritif-culture :

« La truite de Schubert », chantée par Barbara Hendrix

« Jeux de vague », Claude Debussy

« La pluie fait des claquettes », Claude Nougaro

« Les copains d’abord », Georges Brassens

« Quand on se promène au bord de l’eau », Jean Gabin

Les romans :

« Les chemins nous inventent », Philippe Delerm

Balades, flâneries... Je cherche le mot le plus léger pour dire ce que furent ces instants volés au ciel de Normandie. Oui, tout autour de chez moi, et pas très loin le plus souvent. Mais après tout, cela pourrait aussi bien être partout ailleurs. C'est le regard qui compte, et cette envie d'aller par les chemins. Bien sûr, les rivières étaient belles. Mais d'un matin de gel à la lenteur d'un soir d'été, la lumière les appelait, chaque fois différentes. J'apprenais à nommer la campagne qui m'entourait, mais elle menait toujours plus loin. J'apprenais à me perdre plus qu'à me retrouver. Dix ans de flâneries à deux, et ça, c'est un tout autre privilège. Partager le silence des chemins avec la femme que l'on aime. Je griffonnais des notes, elle prenait des photos. De ces regards croisés passaient plus tard des images et des mots qui marchaient l'amble. Il n'y avait rien que des lumières échangées et quelquefois un café chaud, très tôt, au hasard d'un village. Mais aujourd'hui je vois qu'un livre est né ; je tremble un peu de voir qu'il nous ressemble, de maraudes en chemins d'eau. Léger, fragile, un livre de balades, de saisons, dix ans flânés à regarder ensemble. Les chemins nous inventent. Il faut laisser vivre les pas.

« L’eau rouge », Pascale Roze

"Au cap Saint-Jacques, elle quitta le Pasteur qui continuait vers la baie d'Along et embarqua sur un bâtiment de transport de troupes pour remonter la rivière de Saigon. On entrait dans les terres, on touchait au but. A l'avant du bateau, conquérante, elle scrutait le paysage, un médiocre paysage, très plat, des mangroves pleines de palétuviers, puis des rizières à l'infini dans lesquelles travaillaient des Annamites sous leur chapeau pointu, et des buffles gris et maigres. La rivière n'en finit pas de dérouler ses méandres. Enfin le quai des Messageries. Une fanfare militaire les accueille, qui lui donne des frissons au cœur. Mais ce qui l'envahit avant même de descendre à terre, c'est l'odeur. L'odeur de Saigon, ce mélange lourd de vase, de sucre, d'épices, de saumure..."

Les témoignages :

« Terres des hommes », Antoine de Saint-Exupéry

Œuvre autobiographique Terre des hommes, relate les exploits des pilotes de l’Aéropostale, et de quelques autres épisodes de sa vie d’aviateur entre 1926 et 1935. Saint-Exupéry raconte ses débuts à la société Latécoère basée à Toulouse où il a rejoint la famille des pilotes parmi lesquels Jean Mermoz et Henri Guillaumet. Aux commandes de son avion, il admire et médite notre planète vue du ciel. Il assure le courrier entre Toulouse et Dakar et sert de lien entre les hommes. Il poursuit son récit par les aventures des pilotes en Amérique du Sud qui travaillent désormais pour la Compagnie Générale Aéropostale rebaptisée ainsi depuis son rachat par Marcel Bouilloux-Lafont, un investisseur français installé en Argentine. Saint-Exupéry compile la série d’articles Le Vol brisé, Prison de sable, parue dans L’Intransigeant en 1936. Les détails de son accident en Libye viennent alimenter le chapitre central du livre Au centre du désert. D’un chapitre à l’autre, il déploie sa pensée humaniste et visionnaire dans un langage universel. Il illustre son point de vue sur le monde et alimente sa réflexion sur de nombreux thèmes : la mort, l’amitié, l’héroïsme, la quête de sens…

Vicky nous a fait le plaisir de partager ses poèmes avec nous : « L’océan en furie », « L’adour », « Les sources de ma vie », et « La magie océane ».

Tous ces ouvrages vont être disponibles dans votre médiathèque.

Bonne découverte!

Les nouveautés dans votre médiathèque: 7 janvier

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Grâce au soutien de la bibliothèque départementale de l’Aude, tous les quinze jours de nouveaux livres sont mis à votre disposition au sein de la médiathèque de Roullens.

Les nouveautés du 7 janvier:

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Jeunesse :

Albums :

« Les Mous », Delphine Durand

Les Mous (personnages que l'on a pu rencontrer dans un autre livre de Delphine Durand publié au Rouergue : Ma Maison) sont ici mis à l'honneur. Avec cette véritable encyclopédie sur le sujet, le lecteur pourra tout savoir sur les mous : leur façon de se coiffer, leur capacité à se montrer malléables, leurs astuces pour porter des colliers… Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les mous sans jamais oser le demander.

« Les sirènes de Belpêchao », Magali Le Huche

Dans un village portuguais, trois marchandes de poisson décident de partir sur les flots pour en découdre avec la mer ! Cette mer qui leur prend leurs pêcheurs de maris... Pendant ce temps, les trois maris s'inquiètent...

« Le masque », Stéphane Servant, Ilya Green

Petit Frère a trouvé un masque tout blanc qui lui permet de se transformer en l’animal de son choix. Il amuse beaucoup ses camarades mais ne sait pas s’arrêter à temps. Il vole des baisers, soulève les jupes des filles, cherche à commander et se fait peu à peu rejeter… L’histoire des métamorphoses d’un petit garçon qui se cherche entre séduction et colère.

« Georgette la vedette », Christine Naumann-Villemin, Marianne Barcillon

Pauvre Georgette ! Elle ne peut pas se vanter auprès des autres poules d’avoir acheté une bague à Paris, ou d’avoir parcouru 5360 kilomètres en une journée, ni d’avoir récolté 13 kilos de beaux vers dodus. Alors, qu’est-ce qu’elle pourrait bien inventer pour impressionner toutes ces dames ? Hein ? Vous avez dit un oeuf carré ?!

« Petit manuel des ours à l’usage des aventuriers débutants », Michelle Robinson, David Roberts

Prêts à partir en forêt à la rencontre des ours. Vraiment prêts ?Un conseil : dans votre kit de survie, prévoyez des chewing-gums… Un manuel à l’usage des aventuriers débutants, tendre, drôle illustré par un David Roberts, illustrateur britannique montant du moment. L’album coup de cœur de cet automne, assurément !

« Quand mon papa était le roi », Thierry Robberecht, Philippe Goossens

Un jour, mon Papa à moi est devenu roi. Et là, il s'est mis à grandir, grandir... Il était si grand qu'il ne pouvait plus jouer avec moi, ni même me voir. J'étais très triste car il n'était plus vraiment mon Papa à moi.

« Un lion », Valérie Weishar-Giuliani, Lili La Baleine

Sergio est invité dimanche chez sa belle. Il veut être le plus beau pour lui plaire. Il se rend chez un premier coiffeur, mais la coiffure ne lui plaît pas. Le lendemain il se rend chez un second, ça ne va toujours pas. Et ainsi de suite. Il désespère... et se demande s'il ne doit pas annuler son rendez-vous.

 

Roman :

« La pêche au trésor », Benoît Broyart, Laurent Richard

Nicolo pêche le poisson à bord de son petit bateau. Son ami Aldo, lui, pêche sur un chalutier en raclant le fond de l'océan. Celui-ci rêve du jour où il pêchera le fameux poisson d'or et deviendra riche. Aussi, lorsque Nicolo pêche le poisson en question, il décide de le donner à Aldo sachant que ce dernier va enfin laisser l'océan tranquille ...

 

Science :

« Cradologie. La science « impolie » du corps humain », Sumvia Branzei

Puant ! croûteux ! parfois même dégoûtant... eh oui, c'est bien notre corps qu'il s'agit ! nos propres odeurs, croûtes et autres écoulements ne nous répugnent et pas, c'est sur le corps des autres que c'est écœurant ! pourtant ce sont les mêmes... jamais le vomi, les boutons et les pieds qui puent n'ont été expliqués de façon aussi drôle... et juste !

 

Adultes :

« Le livre des potions », Thibaud Villanova, Stéphanie Simbo

Montez à bord du vaisseau Gastronogeek et plongez dans une aventure culinaire incroyable. Le livre des potions est un ouvrage qui explore six univers classiques de la culture geek : la science-fiction, la fantasy, le fantastique, les comics, le manga et les jeux vidéos. Plus de 70 recettes créatives et gourmandes (cocktails, milk-shake, smoothies, soupes, sauces, etc.) accompagnées d'astuces de chef et de mixologues autour de 57 références incontournables de la culture geek. De The Legend of Zelda à Star Wars, en passant par Alien, un hommage gastronomique à des références cultes.

 

BDs :

« Artemisia », Nathalie Ferlut, Tamia Baudouin

L’incroyable destin de la première femme peintre officiellement reconnue par l’Académie. Épaulée par le dessin sublime de Tamia Baudouin, Nathalie Ferlut nous emmène sur les traces d’une artiste hors du commun. Lorsque Artemisia Gentileschi pousse son premier cri, le Caravage commence à développer son art magnifiquement ténébreux. La peinture est alors un art réservé aux hommes : une femme ne peut ni entrer à l’Académie, ni signer ses toiles, ni être payée pour elles. C’est pourtant ce que l’une d’entre elles va faire… Sa force lui permettra de triompher de tout et de tous, et de révéler au monde une peinture dont la puissance n’a rien à envier à celle des hommes.

« Les cahiers d’Esther. Histoires de mes 12 ans », Riad Sattouf

Chaque planche, prépubliée dans L'Obs, met en scène une anecdote réelle racontée à Riad Sattouf par la vraie Esther (une véritable petite fille dont le prénom a été changé). Un recueil sera publié chaque année, jusqu'aux 18 ans d'Esther. Dans ce troisième tome, Esther entre en sixième ! L'élection présidentielle, son premier téléphone portable, Manuela son hamster, l'arrivée de l'acné, son frère complotiste, son père mélenchoniste, sa mamy lepéniste, le président Macron l'Illuminati ou son amour pour la galette saucisson-abricot... Esther grandit, c'est l'année de ses 12 ans !

 

Histoire :

« La 2e guerre mondiale dans l’Aude », Julien Allaux

Si la trame constituée par les événements de la 2e guerre mondiale est la même pour toute la France,par contre chaque région à vécu ces événements d’une manière différente.

« Histoire de la laïcité en France », Jean Baubérot

Issue de la « guerre des deux France », la laïcité a constitué, paradoxalement, une rupture pacificatrice : la France est, constitutionnellement, une République laïque et la laïcité fait, en quelque sorte, partie du « patrimoine » national.
Si la laïcité nous semble familière, son histoire, hormis la figure de Jules Ferry et quelques images d’Épinal, est assez peu connue. Confrontée aujourd’hui à la mondialisation et à la montée du communautarisme, la notion de laïcité est au cœur des grands débats actuels que cette approche historique met en perspective.

« Une histoire populaire de la France. De la guerre de Cent Ans à nos jours », Gérard Noiriel

En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.

 

Romans :

« Revanche », Cat Clarke

La vie est injuste, Jem Halliday est amoureuse de Kai, son meilleur ami, qui es tgay. Pas vraiment l'idéal, mais Jem s'est faite à l'idée. La vie est cruelle : une vidéo de Kai en compagnie d'un garçon a été postée sur Internet. Il ne l'a pas supporté et s'est suicidé. Sa vie ne sera que vengeance : Quoi qu'il lui en coûte, Jem a décidé de découvrir qui sont les responsables et de les faire payer, un à un, jusqu'au dernier.

« Partir avant les pluies », Alexandra Fuller

De la Zambie au Wyoming, de la ferme africaine de ses parents aux paysages de l’Ouest américain, Alexandra Fuller revient sur ses vingt années de mariage, alors qu’elles touchent à leur fin. Elle décrit, avec poésie et humour, son déracinement et sa quête d’identité. Elle médite sur la place de l’écriture, qui lui a permis de tenir au fil des tragédies, et de chasser la solitude. Elle trouve refuge auprès de son père, un homme indépendant et courageux, vivant sans regrets, se contentant toujours du minimum, même après avoir perdu plus que quiconque. Grâce à ses conseils, elle trouve la force de se reconstruire et de «  partir avant les pluies  ».

« Le fleuve céleste », Guy Gavriel Kay

Voici l’histoire de Ren Daiyan, le fils d’un obscur archiviste d’une lointaine province de la Kitai. Il rêve de victoires et d’exploits ; il rêve de restituer à l’empire les Quatorze Préfectures tombées aux mains des barbares. Un long cheminement l’attend, mais vers quel destin ? Car la glorieuse Kitai d’antan n’est plus et les cavaliers des steppes du Nord menacent son intégrité, sous le gouvernement de l’empereur Wenzong, mélancolique esthète, et d’une cour déchirée par des factions en conflit permanent que seule unit la crainte d’un coup d’État militaire. C’est aussi l’histoire de Lin Shan, l’enfant unique d’un gentilhomme de la cour, cultivée plus qu’il n’est convenable à une femme. Si elle scandalise les bien-pensants, elle charme l’empereur par ses talents de poétesse. Farouchement indépendante mais bridée par sa condition, elle est l’image même d’une civilisation suprêmement raffinée mais en crise. Je ne puis empêcher les feuilles de tomber. Car c’est enfin l’histoire d’un monde qui s’apprête à basculer sous les étoiles du Fleuve céleste.

« Cet instant-là », Douglas Kennedy

À la fois drame psychologique, roman d'idées, roman d'espionnage mais surtout histoire d'amour aussi tragique que passionnée, une oeuvre ambitieuse portée par le talent exceptionnel de Douglas Kennedy. Écrivain new-yorkais, la cinquantaine, Thomas Nesbitt reçoit à quelques jours d'intervalle deux missives qui vont ébranler sa vie : les papiers de son divorce et un paquet posté d'Allemagne par un certain Johannes Dussmann. Les souvenirs remontent… Parti à Berlin en pleine guerre froide afin d'écrire un récit de voyage, Thomas arrondit ses fins de mois en travaillant pour une radio de propagande américaine. C'est là qu'il rencontre Petra. Entre l'Américain sans attaches et l'Allemande réfugiée à l'Ouest, c'est le coup de foildre. Et Petra raconte son histoire, une histoire douloureuse et ordinaire dans une ville soumise à l'horreur totalitaire. Thomas est bouleversé. Pour la première fois, il envisage la possibilité d'un amour vrai, absolu. Mais bientôt se produit l'impensable et Thomas va devoir choisir. Un choix impossible qui fera basculer à jamais le destin des amants. Aujourd'hui, vingt-cinq ans plus tard, Thomas est-il prêt à affronter toute la vérité ?

« Le pays du lieutenant Schreiber », Andreï Makine

« Je n’aurais jamais imaginé un destin aussi ouvert sur le sens de la vie. Une existence où se sont incarnés le courage et l’instinct de la mort, l’intense volupté d’être et la douleur, la révolte et le détachement. J’ai découvert un homme qui avait vécu à l’encontre de la haine, aimé au milieu de la pire sauvagerie des guerres, un soldat qui avait su pardonner mais n’avait rien oublié. Son combat rendait leur vraie densité aux mots qu’on n’osait plus prononcer : héroïsme, sacrifice, honneur, patrie… J’ai appris aussi à quel point, dans le monde d’aujourd’hui, cette voix française pouvait être censurée, étouffée. Ce livre n’a d’autre but que d’aider la parole du lieutenant Schreiber à vaincre l’oubli. »

« La légende de Bloodsmoor », Joyce Carol Oates

En Pennsylvanie, au xixe siècle, dans la vallée de Bloodsmoor, la famille Zinn est une famille comme les autres, avec cinq filles en âge de se marier. Lorsque Deirdre est enlevée en pleine journée par un homme mystérieux, tout bascule : Constance Philippa se comporte de manière scandaleuse la nuit de son mariage ; Malvinia tombe dans les filets d’un dandy peu scrupuleux ; Samantha se dévoue à l’oeuvre de son père... et en subit les conséquences. Quel sera leur sort à la veille du siècle nouveau ? Après Bellefleur, Joyce Carol Oates offre, dans ce deuxième tome de sa trilogie gothique, un étonnant mélange à la lisière du mythe et de l’Histoire. D’un humour féroce, elle fait se fondre le sublime et le grotesque, en dépeignant une famille qui plonge dans l’ignominie et une certaine Amérique en train de naître.

« Les plis de la terre », Anuradha Roy

Histoire d’un impossible deuil, réflexion sur la solitude, sur les contraintes familiales et sociales pesant sur une jeune veuve, Plis de terre rend hommage à une humanité aussi divisée que solidaire et à une région du monde longtemps épargnée progressivement altérée par les bouleversements politiques, sociaux, écologiques qui affectent le reste de la planète.

« Tout est illuminé », Jonathan Safran Foer

Situé de nos jours, en Ukraine, ce livre raconte les aventures d’un jeune écrivain juif américain – « Jonathan Safran Foer » – en quête de ses origines. Guidé par un adolescent semi-illettré, Alex, par un vieillard et un chien, il sillonne la région à la recherche des vestiges d’un mystérieux village détruit par les Nazis en 1941. Mais soudain le récit bascule, et nous voici projetés dans un autre monde : du 18 mars 1791 au 18 mars 1942, c’est la chronique terrible et fabuleuse d’un shtetl appelé Trachimbrod qui se déroule sous nos yeux – un shtetl qui n’est peut-être que la version légendaire du mystérieux village… Peuplé d’enfants trouvés, de rabbins kabbalistes, d’amoureux en proie à la fureur érotique, cet admirable roman s’inscrit dans une tradition où la bouffonnerie est souvent l’ultime expression du sacré. Mais c’est aussi un tour de force littéraire d’une stupéfiante modernité. Passant avec allégresse du mystique au profane, du rire aux larmes et du broken English au grand style, Tout est illuminé est un acte de foi envers le Roman, dans toutes ses dimensions. « Il est manifeste que l’auteur de ce premier roman est un jeune homme prodigieusement doué. Et – ce qui est plus rare – qu’il semble posséder une sorte de sagesse. Lisez-le. Absolument. » Russell Banks

« Une très légère oscillation. Journal 2014-2017 », Sylvain Tesson

Tout au long de ses périples, la géographie de l'auteur est vaste : elle s'étend de Paris à l'Ukraine en passant par la Russie et bien d'autres pays. Il y a les expéditions et les voyages intérieurs, les bivouacs d'un soir et les méditations d'un jour, mais aussi les escalades des parois et les descentes au fond des livres. Entre les mots se dessine l'écriture d'un destin. Alors que son dernier livre Sur les chemins noirs raconte son voyage du sud de la France au Cotentin, Une très légère oscillation est un miroir le long d'autres chemins.

 

Romans policiers :

La trilogie « Dans l’ombre », Arnaldur Indridason

Un représentant de commerce est retrouvé dans un petit appartement de Reykjavik, tué d’une balle de Colt et le front marqué d’un “SS” en lettres de sang. Rapidement les soupçons portent sur les soldats étrangers qui grouillent dans la ville en cet été 1941. Deux jeunes gens sont chargés des investigations : Flovent, le seul enquêteur de la police criminelle d’Islande, ex-stagiaire à Scotland Yard, et Thorson, l’Islandais né au Canada, désigné comme enquêteur par les militaires parce qu’il est bilingue. L’afflux des soldats britanniques et américains bouleverse cette île de pêcheurs et d’agriculteurs qui évolue rapidement vers la modernité. Les femmes s’émancipent. Les nazis, malgré la dissolution de leur parti, n’ont pas renoncé à trouver des traces de leurs mythes et de la pureté aryenne dans l’île. Par ailleurs on attend en secret la visite d’un grand homme. Les multiples rebondissements de l’enquête dressent un tableau passionnant de l’Islande de la “Situation”, cette occupation de jeunes soldats qui sèment le trouble parmi la population féminine. Ils révèlent aussi des enquêteurs tenaces, méprisés par les autorités militaires mais déterminés à ne pas se laisser imposer des coupables attendus. Dans ce roman prenant et addictif, le lecteur est aussi fasciné par le monde qu’incarnent les personnages que par l’intrigue, imprévisible.

« Confessions d’un masque vénitien », Loredan

Les reflets étincelants des canaux de la Sérénissime dissimulent une vérité boueuse. Les Vénitiens le savent et l’acceptent. Pas Leonora. Enfermée par ses parents dans un de ces couvents libertins dont Venise a le secret, la jeune fille n’en sortira que grâce à une action d’éclat. Sa seule chance est de découvrir l’identité du tueur masqué qui s’en prend aux magistrats du Palais ducal. Et son unique piste : l’assassin ne peut s’empêcher d’aller se confesser avant chacun de ses meurtres. En ce XVIIIème siècle baroque, les Vénitiens s’étourdissent de musique, de jeux et de banquets pour oublier la décadence de leurs institutions. Dans ce climat propice aux faux-semblants et aux intrigues, le crime est de toutes les fêtes, le sordide se cache derrière les plus beaux masques.

 

Science :

« Climat, le vrai et le faux », Valérie Masson-Delmotte

Les sciences du climat font l'objet d'une médiatisation et d'une instrumentalisation politique extraordinaires. Mais la question qui ressort aujourd'hui est: que savons-nous vraiment? Que pouvons-nous affirmer et sur quoi doutons-nous? Question subsidiaire: les scientifiques nous disent-ils la vérité? Les chercheurs sont des sceptiques professionnels. La rigueur scientifique repose sur la vérification des données, des calculs, des publications scientifiques par les autres chercheurs, leurs pairs. Ce processus de relecture critique est méconnu du grand public, alors qu'il est le pilier de la démarche scientifique. Or pour la communauté scientifique, il ne fait aucun doute que les activités humaines modifient la composition de l'atmosphère et ajoutent un surplus d'effet de serre, ni que la surface de notre planète s'est globalement réchauffée depuis le début du 20e siècle. Mais nous vivons sur une planète finie : les ressources fossiles ne sont pas éternelles et les déchets s'accumulent. L'augmentation de l'effet de serre est-elle déjà en train de modifier le climat? Est-ce le seul facteur qui va contrôler l'évolution du climat? Quel serait le rythme naturel du climat, s'il n'y avait pas ces impacts des activités humaines? Les scientifiques sont-ils capables de décortiquer les rouages de la machine climatique? Comment se situe le changement climatique en cours vis-à-vis des turbulences passées de la longue histoire du climat de notre planète? Qu'est-ce qu'un changement climatique acceptable? Ce petit livre répond clairement à toutes ces questions autant qu'on peut y répondre !

 

Société :

« C’est vrai que la télé truque les images ? », Daniel et Clémentine Schneidermann

- Est-on obligé de sourire quand on interviewe un président qu'on n'aime pas ?- Pourquoi les magazines font-ils toutes leurs couvertures sur Carla Bruni et les people, même quand ils n'ont rien à dire ?- Pourquoi les journaux parlent-ils si peu de la Chine et de l'Inde ?- Qui fait davantage pression sur les journalistes : les ministres ou les annonceurs ?- Pourquoi TF1 parle-t-elle moins que les autres chaînes de la nocivité des ondes des téléphones portables ?- Est-il vrai que les nécrologies des gens célèbres sont déjà prêtes ?Les vraies questions sortent de la bouche des enfants. En répondant à celles de sa fille Clémentine, lycéenne de 17 ans, Daniel Schneidermann, chroniqueur à Libération et directeur du site arretsurimages.net, premier site d'information entièrement financé par ses abonnés, fait mieux que révéler les secrets de fabrication des médias. Il reformule crûment des évidences si bien intériorisées par les journalistes et les dirigeants de presse que plus personne ne se les avoue. En pleine crise de la presse, un dialogue à lire d'urgence.

« La désinformation arme de guerre », Vladimir Volkoff

Les meilleurs stratèges, philosophes, écrivains de Sun Tzu à l'époque contemporaine, par leurs contributions pénétrantes, analysent cette arme virtuelle rendue omniprésente par les médias et qui accompagne les guerres civiles, les agressions " humanitaires " et les autres conflits à travers le monde. Vladimir Volkoff qui par ses romans et essais est devenu le maître incontesté de la désinformation sous toutes ses formes, a rassemblé les textes clés qui permettent au lecteur de décrypter l'utilisation de faits pervertis et autres mensonges qui ont rendu les affrontements actuels plus sournois, haineux et meurtriers. Ce dossier est précédé par une étude qui constitue à elle seule un classique sur le sujet de la désinformation et ses applications aux conflits mondiaux.

Bonne lecture !                                                    

Les recommandations des participants à l'apéritif-culture de Décembre

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Comme tous les premiers vendredis du mois, l’apéritif-culture du mois de novembre a permis de mettre en valeur certaines œuvres particulièrement appréciées par les participants.

Le thème de cet apéritif était Les voyages.

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Voilà nos recommandations:

 

Les Bds:

"Ida", Chloé Cruchaudet

Suisse, 1887. Ida est une vieille fille trentenaire, hypocondriaque et. autoritaire. Lorsque son médecin lui prescrit d'aller respirer l'air marin, Ida découvre que ses symptômes disparaissent. Elle prend goût au voyage et rencontre à Tanger une Occidentale délurée, Fortunée. Engoncées dans leurs robes à crinoline et mues par leur intarissable curiosité, les deux femmes sillonnent l'Afrique.

 

Les films:

"Soie", François Girard

Au milieu du XIXe siècle, en Europe, une épidémie ravage les élevages de vers à soie, sans remède. En Ardèche, Baldabiou, un sériciculteur influent, propose un marché au jeune officier Hervé Joncour pour sauver la production : partir en Égypte chercher des oeufs de vers à soie, en échange de quoi il quittera l'armée et épousera Hélène, la femme qu'il aime. Joncour accepte. Hélas, sa mission ne récolte pas les bénéfices escomptés.

 

Les documentaires :

« Pô, le roman d’un fleuve », Paolo Rumiz

Un voyage à travers le plus grand fleuve d'Italie, mené par l’écrivain italien Paolo Rumiz en compagnie de canoéistes, de bateliers et de pêcheurs. Un voyage à la découverte d'un cours d'eau sauvage, fait de rencontres, de nourriture et d'aventures. Une histoire racontée du point de vue du courant, qui se déplace vers le delta et ses magnifiques plages. Au-delà de ses rives se trouvent les quatre régions les plus peuplées d'Italie, industrielles, bruyantes, polluées. Mais au milieu du fleuve, Paolo Rumiz et ses argonautes trouvent un espace non contaminé, un silence tel qu’ils se surprennent à chuchoter, d’une rayonnante beauté, malgré les catastrophes environnementales causées par l'homme. Paolo Rumiz entreprend en 2012 ce périple sur ce fleuve secret qui est pour lui la quintessence de tous les fleuves du monde, hors de l’histoire des hommes ou entremêlé à elle. Pas de plan précis pour ce voyage : juste une rivière, un départ et un point d'arrivée, mais très vite, le voyage devient une histoire venue de loin, une histoire de mémoire. Paolo Rumiz sait faire du Pô un véritable protagoniste, entièrement raconté à fleur d’eau pour la première fois, dans un abandon des sens inédit, passionnant, qui réinterprète les couleurs des terres et des fonds, les mets, les vins, les dialectes, les yeux qui l’interrogent, l’effleurent, le scrutent. Et puis, il y a les rencontres avec le «peuple» du fleuve. Sur le fleuve, l’aventure devient un roman, un voyage intérieur, une aventure tirée de l’imagination, caressée par des fantasmes, à deux pas de l’âme.

Les romans :

« Soie », Alessandro Barrico

Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour part au Japon. Entre les monts du Vivarais et le Japon, c'est le choc de deux mondes, une histoire d'amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d'une voix, la sacralisation d'un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, la lenteur des saisons et du temps immuable. Dès sa parution, Soie a imposé Alessandro Baricco comme le plus talentueux des jeunes écrivains italiens.

« Un barrage contre le Pacifique », Marguerite Duras

"Les barrages de la mère dans la plaine, c'était le grand malheur et la grande rigolade à la fois, ça dépendait des jours. C'était la grande rigolade du grand malheur. C'était terrible et c'était marrant. Ça dépendait de quel côté on se plaçait, du côté de la mer qui les avait fichus en l'air, ces barrages, d'un seul coup d'un seul, du côté des crabes qui en avaient fait des passoires, ou au contraire, du côté de ceux qui avaient mis six mois à les construire dans l'oubli total des méfaits pourtant certains de la mer et des crabes. Ce qui était étonnant c'était qu'ils avaient été deux cents à oublier ça en se mettant au travail."

« Ana non », Agustin Gomez-Arcos

A soixante quinze ans Ana Non ferme la porte derrière elle pour entreprendre un fabuleux voyage : elle va ,en marchant, aller embrasser son fils en prison ; voyage vers le nord de l'Espagne, voyage d'amour et de mort, d'initiation et de connaissance. Avec Anna Non, Agustin Gomez-Arcos, dont le talent avait déjà été reconnu dans son premier roman : "L'agneau carnivore, nous offre l'un des plus beaux personnages de femme de la littérature contemporaine. "Ana Non", un livre remarquable, inoubliable...

« Trois hommes dans un bateau (sans oublier le chien...) », Jérôme K Jérôme

Las de la vie qu'ils mènent à Londres, trois amis décident de prendre des vacances. Malgré les protestations du chien Montmorency, les voilà partis en bateau sur la Tamise, bien résolus à mener une vie saine, heureux de découvrir les charmes de la campagne anglaise. Mais ils n'avaient pas compté avec ces événements capables de transformer le moindre voyage en une pittoresque aventure... et un simple récit en chef-d'œuvre de l'humour anglais.Le livre est parsemé d'anecdotes comiques, mais aussi de réflexions sur la philosophie de l'existence, les illusions que nous entretenons volontiers sur le monde et sur nous-mêmes, et la nécessité de ne pas trop charger de luxe la barque de sa vie.

« La baleine blanche », Claude Lanzmann

Ne cherchez pas de baleines aux royaumes de l'Himalaya : vous n'en trouverez pas davantage que de yétis. Les baleines auxquelles l'auteur fait allusion sont obsessionnelles, ce sont celles que l'on poursuit toute sa vie, telle la fabuleuse Moby Dick du capitaine Achab. La baleine blanche du petit Alex, le nouveau héros de Jacques Lanzmann, n'est autre que Vince, son propre père, parti "faire une marche" d'un mois au Népal et qui, trois ans plus tard, n'est toujours pas revenu. Alex, treize ans, fasciné par ce père devenu mythique, partira donc pour le Népal accompagné de Léon, quatre-vingt-deux ans, son grand-père qui, faute de jambes et de souffle, possède un coeur grand comme le monde. "La baleine blanche" conte avec une verve incomparable l'extraordinaire aventure de ce gosse et de ce vieillard liés à la vie à la mort, qui n'arrêtent pas de s'épater, de se jouer la comédie et qui s'aiment… On rit et on pleure d'une page à l'autre, sans même y prendre garde. Mais ne vous y tropez pas : derrière ce récit hors du commun ou, l'on va de surprise en surprise, se dressent en toile de fond les plus hauts sommets du monde, vers lesquels ce diable de Lanzmann nous entraîne au pas de charge. Un roman haletant que tout marcheur devrait avoir lu et avec lequel tout lecteur devrait marcher.

« Vendredi ou les limbes du Pacifique », Michel Tournier

Tous ceux qui m'ont connu, tous sans exception, me croient mort. Ma propre conviction que j'existe a contre elle l'unanimité. Quoi que je fasse, je n'empêcherai pas que, dans l'esprit de la totalité des hommes, il y a l'image du cadavre de Robinson. Cela suffit - non certes à me tuer - mais à me repousser aux confins de la vie, dans un lieu suspendu entre ciel et enfers, dans les limbes en somme... Plus près de la mort qu'aucun autre homme, je suis du même coup plus près des sources mêmes de la sexualité.

 

Les témoignages :

« Voyage d’une Parisienne à Lhassa », Alexandra David-Neel

1924. Pour la première fois, une femme étrangère réussit à entrer dans Lhassa, capitale interdite du Tibet ! Huit mois auront été nécessaires à Alexandra David-Néel pour relever ce défi extraordinaire ! Huit mois d'un long périple à travers les immenses solitudes du "pays des Neiges". Huit mois d'une vie rude et dangereuse sous l'apparence d'une mendiante tibétaine! A une époque où personne ne parle de "raid", et encore moins quand il s'agit d'une femme, c'est un magnifique exploit et une aventure exceptionnelle que nous décrit ici l'auteur ! Elle y ajoute sa propre quête spirituelle, et ce regard fasciné qu'elle porte sur la civilisation tibétaine.

« Le Bénarès Kyoto », Olivier Germain-Thomas

 Aventure unique : une traversée de l'Asie par voie terrestre et maritime. De l'imprévu, des rencontres, des trains fantaisistes, des jeteurs de sorts... et de l'érudition, mais avec cette éjouissance chère à Montaigne, un des compagnons du voyageur qui pratique la philosophie par la marche et l'ironie d'un regard perçant. Voici l'Inde avec cette union si troublante de l'éros et du divin. La Thaïlande et une femme prête à sauter d'une falaise au-dessus du Mékong. Le Tonkin avec un combattant de Diên Biên Phu qui aimait la France. Le dévoilement d'une Chine méconnue, le Tao et le Bouddha, une audience pleine d'humour avec l'empereur. Le Japon, une marche rituelle dans les montagnes habitées par les Esprits, les miroirs secrets dans les sanctuaires... On en ressort avec l'intelligence nourrie par d'autres manières de concevoir la vie.

« Longue marche », Bernard Ollivier

Au printemps de 1999, Bernard Ollivier - soixante deux ans sonnés - est parti d’Istanbul, sac au dos, avec la ferme intention de gagner, à pied, Xi' an en Chine : 12 000 km au long de la légendaire Route de la Soie soit une promenade de quatre ans, si tout va bien. Aux étapes, il se repose en écrivant. Un premier volume de cette Longue marche, qui racontait la difficile traversée du plateau anatolien, avait paru à la veille de l'été 2000 ; et la critique, surprise, avait salué moins l'exploit d'un homme que la naissance d'un écrivain. Bernard Ollivier poursuit ici sa route. Du printemps à l'automne 2000 (les neiges de l'hiver interdisent le passage des cols), il a franchi les dernières passes du Kurdistan, traversé une large part de l'Iran - Tabriz, Téhéran, Nichapour -, avant de se retrouver en juillet face au terrible Karakoum, un désert impossible à traverser l'été. Il a d'abord cherché un chameau, afin de transporter l'indispensable provision d'eau (douze litres par jour : ration de survie d'un marcheur), et s'est fait rire au nez. Et puis, têtu comme un caillou du Khorassan, il s'est fait chameau lui-même : il achète un vélo d'enfant, le désosse et réussit à le transformer en une sorte de chariot auquel il s’attellera pendant plusieurs semaines... Jusqu'à ce qu'apparaissent enfin, à l'horizon, les coupoles d'or de Samarcande !

« Sur les chemins noirs », Sylvain Tesson

«Il m'aura fallu courir le monde et tomber d'un toit pour saisir que je disposais là, sous mes yeux, dans un pays si proche dont j'ignorais les replis, d'un réseau de chemins campagnards ouverts sur le mystère, baignés de pur silence, miraculeusement vides. La vie me laissait une chance, il était donc grand temps de traverser la France à pied sur mes chemins noirs. Là, personne ne vous indique ni comment vous tenir, ni quoi penser, ni même la direction à prendre.»

 

Vicky nous a fait le plaisir de partager ses poèmes avec nous

Tous ces ouvrages vont être disponibles dans votre médiathèque.

Bonne découverte!