La rentrée littéraire se fait aussi à la médiathèque

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La rentrée littéraire se fait aussi à la médiathèque!

Nous avons investi pour vous permettre de découvrir les nouveautés!

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"Carbone et Silicium", Mathieu Bablet

          Nés dans un laboratoire de la Silicone Valley, deux androïdes, Carbone et Silicium, vont être les témoins du changement vers notre humanité future. Ce moment où la technologie de l'intelligence artificielle, pinacle de l'accomplissement humain, va entrer en confrontation directe avec les crises écologique, économique et migratoire. C’est avec leurs yeux que nous allons redécouvrir notre planète Terre ayant atteint le fameux point de non-retour annoncé par les scientifiques depuis bien longtemps : en Ukraine où un mur géant empêche l’immigration de fouler le sol de l’Europe de l’Ouest, au Japon où la montée des eaux a contraint les habitants à abandonner le pays, ou bien dans les terres désolées du pôle Nord, après que les dernières compagnies pétrolières ont puisé tout ce qu’il restait d’énergie fossile… Un regard à la fois acerbe et juste sur des problématiques actuelles (crises écologiques, économiques et migratoires) par le prisme de l’Anticipation.

"Cinq dans tes yeux", Hadrien Bels

          Son surnom, Stress, c'est Nordine qui le lui a donné. C'était les années 90, dans le quartier du Panier, à Marseille, au-dessus du VieuxPort. Il y avait aussi Ichem, Kassim, Djamel et Ange. Tous venus d'ailleurs, sauf lui : sur la photo de classe, Stress tranchait avec sa peau rose. Aujourd'hui les bobos rénovent les taudis du centre-ville et les pauvres ont été expulsés vers les barres d'immeubles avec ascenseur en panne. Les potes d'hier sont devenus chauffeur de bus, agent de sécurité, dealer — ou pire. Un peu artiste, moitié loser, Stress rêve, lui, de tourner un film sur leur vie d'avant, quand ils enchaînaient les boîtes de nuit afros, les virées à la plage, les bagarres et les délires aux accents mêlés. Alors Stress écrit Cinq dans tes yeux pour conjurer le sort. La langue est inventive, fulgurante. Un roman drôle et insolent comme la vie.

"Du côté des Indiens", Isabelle Carré

       Ziad, 10 ans, ses parents, Anne et Bertrand, la voisine, Muriel, grandissent, chutent, traversent des tempêtes, s’éloignent pour mieux se retrouver. Comme les Indiens, ils se sont laissé surprendre  ; comme eux, ils n’ont pas les bonnes armes. Leur imagination saura-t-elle changer le cours des choses  ? La ronde vertigineuse d’êtres qui cherchent désespérément la lumière, saisie par l’œil sensible et poétique d’Isabelle Carré.

"Yoga", Emmanuel Carrère

       C’est l’histoire d’un livre sur le yoga et la dépression. La méditation et le terrorisme. L’aspiration à l’unité et le trouble bipolaire. Des choses qui n’ont pas l’air d’aller ensemble, et pourtant : elles vont ensemble.

"Peau d'Homme", Hubert, Zanzim

        Dans l’Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un riche marchand, jeune et plaisant. Le mariage semble devoir se dérouler sous les meilleurs auspices même si Bianca ne peut cacher sa déception de devoir épouser un homme dont elle ignore tout. Mais c’était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa famille depuis des générations : une « peau d’homme » ! En la revêtant, Bianca devient Lorenzo et bénéficie de tous les attributs d’un jeune homme à la beauté stupéfiante. Elle peut désormais visiter incognito le monde des hommes et apprendre à connaître son fiancé dans son milieu naturel. Mais dans sa peau d’homme, Bianca s'affranchit des limites imposées aux femmes et découvre l'amour et la sexualité. La morale de la Renaissance agit alors en miroir de celle de notre siècle et pose plusieurs questions : pourquoi les femmes devraient-elles avoir une sexualité différente de celle des hommes ? Pourquoi leur plaisir et leur liberté devraient-ils faire l’objet de mépris et de coercition ? Comment enfin la morale peut-elle être l’instrument d’une domination à la fois sévère et inconsciente ? À travers une fable enlevée et subtile comme une comédie de Billy Wilder, Hubert et Zanzim questionnent avec brio notre rapport au genre et à la sexualité… mais pas que. En mêlant ainsi la religion et le sexe, la morale et l’humour, la noblesse et le franc-parler, Peau d’homme nous invite tant à la libération des mœurs qu’à la quête folle et ardente de l’amour.

"Fille", Camille Laurens

FILLE, nom féminin
1. Personne de sexe féminin considérée par rapport à son père, à sa mère.
2. Enfant de sexe féminin.
3. (Vieilli.) Femme non mariée.
4. Prostituée.

Laurence Barraqué grandit avec sa sœur dans les années 1960 à Rouen. 

"Vous avez des enfants? demande-t-on à son père. – Non, j’ai deux filles", répond-il.
Naître garçon aurait sans doute facilité les choses. Un garçon, c’est toujours mieux qu’une garce. Puis Laurence devient mère dans les années 1990. Être une fille, avoir une fille : comment faire ? Que transmettre ?

L’écriture de Camille Laurens atteint ici une maîtrise exceptionnelle qui restitue les mouvements intimes au sein des mutations sociales et met en lumière l’importance des mots dans la construction d’une vie.

"Avant que j'oublie", Anne Pauly

         Il y a d’un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l’heure. Il y a de l’autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixelisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu’elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier. De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d’Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d’un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d’érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ? Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d’outre-tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.

"Le sanctuaire", Laurine Roux

        Une famille a trouvé refuge en pleine montagne, où elle tue les oiseaux et les brûle au lance-flammes : ils seraient à l'origine d'un mal ayant conduit l'humanité à son extinction. Tandis que la mère pleure et chante son existence passée, le père seul s'aventure aux confins de leur « sanctuaire », d'où il rapporte tout ce qu'il trouve pour assurer la survie des siens. Mais le monde est-il vraiment devenu ce qu'il en dit ? Est-il jonché de cadavres qui pourrissent le long des chemins ? Comment être certain des motifs qui le conduisent à cloîtrer sa famille, à dispenser à ses filles un entraînement quasi militaire et à se montrer chaque jour plus imprévisible et brutal ? Gemma, la plus jeune des deux filles, va peu à peu transgresser les limites du « sanctuaire » - et avec elles, la loi de ce père qu'elle admire plus que tout. Ce sera pour tomber entre d'autres griffes: celles d'un vieil homme sauvage, menaçant et lubrique qui vit entouré de rapaces. Parmi eux, un aigle qui va fasciner l'enfant... Écrit en 2019, bien avant qu'une pandémie de coronavirus conduise au confinement de la moitié de l'humanité, Le Sanctuaire déploie et sublime ce qui faisait déjà la puissance d'Une immense sensation de calme : une ode à la souveraineté de la nature et une compassion pour nous autres, humains, qui devons sans cesse lutter pour notre survie. À mi-chemin entre David Vann et Antoine Volodine, le deuxième roman de Laurine Roux confirme la singularité et l'universalité de sa voix.

Bonne découverte!

Les nouveautés dans votre médiathèque: 2 novembre

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Grâce au soutien de la bibliothèque départementale de l’Aude, et même dans cette période particulière, de nouveaux livres sont mis à votre disposition tous les quinze jours, au sein de la médiathèque de Roullens.

Les nouveautés du 2 novembre

 

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Jeunesse

Albums

« Une chanson d’ours», Benjamin Chaud

C’est bientôt l’hiver. Petit ours et son papa commencent leur hibernation, quand une abeille drôlement en retard file devant l’entrée de la tanière. Petit ours décide de la suivre mais les choses se compliquent pour Papa ours, bien décidé à retrouver son fils, même si cela veut dire se retrouver sur l’impressionnante scène de l’Opéra ! Un album-jeu pour retrouver dans chaque page un petit ours facétieux dans des illustrations qui fourmillent de détails.

« A qui sont ces culottes ? », Anne Crahay

Le roi Dagobert en a assez. Il est si mal culotté qu’il est la risée de son propre royaume ! Il part donc en quête d’une culotte. Sur son chemin, il ne manque pas d’en rencontrer, de toutes les formes et de toutes les couleurs, au point qu’il se demande à qui elles peuvent bien appartenir. Et laquelle choisir ? Celle de l’éléphant, aussi grande que sa maison ? Celle du cochon, au fond en tire-bouchon ? Et lorsque Dagobert décide de s’en emparer, les animaux ne l’entendent pas de cette oreille… L’histoire détournée donne un nouveau souffle à la chanson du bon roi Dagobert, bien connue des enfants. Le récit est rythmé par la question « À qui est cette culotte ?  » qui revient comme un refrain. Les jeunes lecteurs riront devant les extravagantes culottes, imaginées par Anne Crahay, que croisera le petit Dagobert sur sa route et s’amuseront à deviner à leur tour à qui elles peuvent bien appartenir… Le propriétaire de chaque culotte se dissimule derrière un rabat qu’il faut donc soulever, renforçant le suspense de cet amusant album. Plaisir garanti ! Trop sérieux s’abstenir !

« Les grands garçons pleurent aussi», Jonty Howley

Le jour de la rentrée, Tom appréhende de découvrir sa nouvelle école et son père tente de le rassurer en lui intimant de ne pas pleurer. Sur le chemin, le jeune garçon remarque que des hommes adultes expriment ouvertement leurs émotions. 

« Maxou, le petit ours au bonnet tout doux », Vern Kousky

Maxou l'ourson aime tellement son bonnet rouge et jaune qu'il le porte même lorsqu'il est à l'école, qu'il prend son bain ou qu'il fait la sieste. Grâce à sa tuque toute douce, il se sent différent des autres jeunes ours, il sent qu'il a quelque chose en plus. Or, un corbeau plonge un jour sur lui et s'empare de sa précieuse coiffe et, prêt à tout pour la récupérer, Maxou propose à l'oiseau noir de l'échanger contre des asticots, des myrtilles et des objets qui brillent. Ce dernier ne se contente par contre que de prendre tout ce qu'il lui offre avant de retourner à son nid en émettant un "croâ! croâ!", mais quand l'ourson se décide enfin de grimper lui-même au refuge du corbeau, il fait une belle découverte non seulement sur l'oiseau, mais également sur lui-même.

« Escargot go », Elena et Jan Kroelle

L’argument de l’album part de l’injonction : à vos marques, prêt, GO, qui lance le départ des courses. Au moment où est lancé le cri, l'escargot est loin d’être prêt ! Tout juste une coquille hélicoïdale orange et marron. Lorsque le texte dit « il sort sa tête tout de go ! » il n’a pas bougé ! Tout le plaisir de cet album naît du décalage entre le dessin très minimal et le texte qui essaie de faire sortir, se mouvoir l’escargot, sur tous les tons. De page en page, l’escargot se déroule et on voit le progrès lent s’opérer. On l’encourage « allez », « on n’attend plus » comme ces parents qui piaffent en attendant l’ébranlement d’un enfant lent. Au moment où l’affaire semble gagnée, « le voici tout à coup très énervé quand il réalise qu’il est sorti du mauvais côté ». Fin, dit le texte. Déception ? Pas tout à fait, puisqu’il n’a pas à sortir... Escargot peut retourner d’où il vient. Et donc, de page en page, il se referme. Très influencé par le style graphique des années 70, une petite merveille d’humour, une petite musique de ritournelle, dans une économie de moyens très impressionnante.

« Une guerre pour moi… », Thomas Scotto, Barroux

Amal, c'est mon frère de tous les jours.
Il est né un soir de rage.
Sans éclairs,
sans tonnerre,
juste son cri en mitraillette.
Moi, je suis arrivé bien après.
C'était normal qu'il m'apprenne la vie.
Pour certains, la guerre, c'est la réalité.
Pour d'autres, c'est un jeu.
Et il y a les autres...

« Le livre des bruits », Soledad, Bravi

               Voici le livre des bruits, de presque tous les bruits. Pour bien se rappeler que la trompette fait "pouêt", que le pétard fait "boum", qu ele loup fait "ooouuuh" et le hibou "ouh ouh", que rhume fait "atchoum" et les épinards "beurk".          

« C’est mon arbre », Olivier Tallec

J'adore cet arbre. C'est MON arbre, dit le bel écureuil roux. J'adore manger MES pommes de pin à l'ombre de MON arbre. C'est MON arbre et ce sont MES pommes de pin. Tout le monde doit savoir que ce sont MES pommes de pin et que c'est MON arbre. Que faudrait-il faire pour le protéger des autres ?

 

BDs

« Sardine de l’espace. Le cyber disc-jockey », Emmanuel Guibert

"Qui c'est qui mixe et remixe la musique cosmique ? C'est Patrick, le Cyber didjé ! Sardine et P'tit Lulu cherchent un cadeau pour l'anniversaire de Tonton Epaule Jaune. Patrick pourrait peut-être leur mixer un disque ?"

« Les profs. Sortie scolaire », Erroc, Mauricet

Les profs repartent en croisade contre l'ignorance. D'après eux, le poil dans la main a de beaux jours devant lui. Si ces bras cassés donnent le bâton pour se faire battre, on ne peut pas leur reprocher de nous faire rire. Les gags désopilants nous rendent cruels. En effet, ces profs-là, nous aimons les voir souffrir. À croire que la barbarie coule dans nos veines. Sortie scolaire mène la vie dure aux personnels de l'Éducation Nationale. C'est un peu leur bêtise que les élèves turbulents châtient. Nous, on en redemande.

L’intégrale « Le monde de Milo», Marazano, Ferreira

Milo est un jeune garçon si souvent seul dans une maison au bord du lac. Un jour, il trouve un magnifique poisson d'or, et sa vie bascule ! Car après le merveilleux poisson, c'est un homme à tête de crapaud, puis un autre à tête d'aigle qui apparaissent, bientôt suivis par une jeune fille prisonnière. Milo découvre que, de l'autre côté du lac, existe un monde fantastique dans lequel une bataille entre le Bien et le Mal fait rage. Il comprend surtout qu'il n'est pas impliqué dans cette histoire par hasard...

 

Documentaire

« Magique ou scientifique ? », Jean-Christophe Piot, Zelda Zonk

Léviter à un mètre du sol, retrouver des objets perdus à l'aide d'un pendule, charmer un serpent au son d'une flûte, avaler un sabre ou encore marcher sur des braises ... Magique ou Scientifique? Découvrez comment les sciences peuvent expliquer la plupart des secrets qui entourent des phénomènes étonnants. Un livre passionnant pour apprendre à douter ... Préparez-vous à passer de l'autre côté du miroir!

 

Romans

« Roméo, moustique sympathique », Luc Blanvillain

Les pensées secrètes d'un moustique romantique enfin dévoilées ! Vous êtes-vous déjà demandé ce qu'avaient dans la tête ces moustiques, qui tournent et retournent autour de la vôtre ? Enfin, ce roman vous le dévoile : entièrement écrit par l'un deux, et pas n'importe lequel. Roméo est un moustique, oui, mais atypique. D'abord, il ne pique pas (seules les moustiquettes le font !) ensuite, il parle l'humain et est devenu le meilleur ami de Camille, la grand-mère de Clélia, avec qui il aime regarder la télé, surtout les séries romantiques aux scénarios très compliqués !

« Quand j’étais cagibi », Hélène Gaudy

C'est décidé, Amy s'installe dans le cagibi pour toute la vie. Amy est tellement en colère qu'elle s'est enfermée dans le cagibi. Maintennant qu'elle y est, elle y reste ! D'ailleurs, plus question de l'appeler Amy. A partir d'aujourd'hui, son nom, c'est Cagibi. Ici, c'est comme si elle avait des pouvoirs magiques : elle entend tout, elle comprend tou, elle rêve et elle s'invente des vies...

« Les Vitalabri », Jean-Claude Grumberg, Ronan Badel

            Les Vitalabri n'ont pas de pays. Ils sont chez eux partout et nulle part. Surtout nulle part ! Parce que ceux qui sont nés quelque part et retranchés derrière leurs frontières infranchissables n'en veulent pas. Alors les Vitalabri, sans abri et sans papiers, avec comme seul bien leur violon, continuent leur route...

 

Adultes

« Le guide du locavore pour mieux consommer local », Anne-Sophie Novel

Comment... retrouver par votre alimentation un lien à la terre, au réel, au vrai ? prendre conscience, lorsque vous consommez, des émissions de CO 2 que génèrent production et transport, de l'usage des pesticides, de l'eau virtuelle, des conditions de travail, de l'exploitation des animaux... ? remettre l'humain et l'environnement au coeur de vos habitudes de consommation ? En bref, comment contribuer à sauver la planète en modifi ant votre alimentation et vos modes de consommation en devenant locavore ? Locavore... Cela ne vous dit rien ? Terme encore peu répandu dans le monde francophone, il incarne déjà chez nos voisins anglo-saxons une véritable révolution ! L'idée originale consiste à ne s'alimenter qu'avec des aliments produits dans un périmètre local de 200 km maximum. Goûter la différence, préserver la (bio)diversité, se reconnecter avec les saisons, découvrir de nouvelles saveurs, redécouvrir son territoire, soutenir les petites exploitations et de bonnes conditions de travail, investir dans l'économie locale, être en bonne santé et sauver la planète... Cet ouvrage complet regorge d'informations pratiques et vous guide sur le chemin du locavorisme. Vous allez bientôt comprendre pourquoi vos achats déterminent nos choix futurs ! 

 

BDs

« Camp Poutine », Ducoudray, Anlor

Un seul jeu, une seule règle : défendre les intérêts de la Russie. Pour Katyusha, les vacances au Camp Poutine sont encore plus mouvementées que prévu ! Prise en grippe par Anton, qui a monté les autres enfants du camp contre elle, la jeune fille a dû s’enfuir avec ses amis Gennady et Kirill, pour éviter d’être lynchée. Réfugiés dans un cimetière abandonné, les trois fugitifs font la connaissance de Volkoff, accompagné par son ours Staline, qui va les aider à affronter de nouveaux dangers. Mais la route s’annonce encore longue et le Camp Poutine est loin d’avoir livré tous ses secrets...

« Voyage aux îles de la Désolation», Emmanuel Lepage

C’est un récit de voyage, un reportage dessiné, où se mêlent les mots, la bande dessinée, les grandes illustrations couleur, les portraits et croquis pris sur le vif. De ces terres australes, de ce monde au bout du monde, dont on dit qu’il est le point le plus isolé du globe, Emmanuel Lepage nous rapporte un récit vivant, chaleureux, mystérieux et, surtout, profondément humain.

L’intégrale « Holly Ann», Servain, Toussaint

Ne croyez pas tout ce que l'on vous raconte au sujet de la Nouvelle-Orléans. La plupart du temps, il ne s'agit que de fadaises pour attirer les touristes... Parfois, ce sont plutôt des mensonges destinés à cacher une vérité plus atroce. Le fils des propriétaires d'une riche plantation a disparu. L'enquête incrimine un jeune Noir... mais Holly Ann, quarteronne très indépendante, doute. Ses multiples talents vont l'aider à faire toute la lumière sur cette affaire.

 

Environnement

« Ecolocash, une écologie de circonstance », Alice Audouin

Le développement durable est une formidable opportunité de carrière. L'environnement, un nouvel eldorado. Émilie, jeune consultante en stratégie, en est persuadée. Elle n'est pas la seule. Lorsqu'une importante entreprise lui demande de conduire une mission sur la mise en place d'un nouveau marché carbone, Emilie est loin de se douter de l'aventure qui se profile. A force de ne vouloir jouer que des coups gagnants, on finit par se retrouver en première ligne, et pris au piège. Le monde du développement durable n'est pas forcément ce que l'on croit : " la réponse aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures ". Le verdict tombe : " Ennemi de la nature ". Heureusement il reste encore la catégorie " Assassin de la nature ". Emilie lit la condamnation de son train de vie, tout ce qu'elle doit changer ou abandonner pour devenir le parfait cobaye de la Banque des Banques.

 

Essai

« Petit traité de l’abandon », Alexandre Jollien

Être vrai, me dépouiller des masques, oser l’abandon plutôt que la lutte, voilà qui me guide dans le périple de l’existence, où jamais nous ne pouvons nous installer. Pour demeurer fidèle à soi, pour vivre une authentique simplicité du cœur, tout un art est requis. C’est celui-ci que j’ai librement esquissé ici. Comment s’abandonner à la vie sans baisser les bras ? Comment goûter la joie sans nier le tragique de l’existence ? Comment traverser le découragement sans devenir amer ? Ce Petit Traité de l’abandon tente de dégager un chemin vers la liberté intérieure et de dessiner un art de vivre qui permette d’assumer les hauts et les bas du quotidien. Ni mode d’emploi ni recette, juste des explorations pour découvrir quelques outils, et des exercices spirituels pour avancer. Ainsi, j’ai puisé dans la tradition philosophique et celle du zen une invitation à une vie plus simple, car le bonheur ne procède pas de l’accumulation mais du dépouillement. C’est la joie qui mène au détachement et non le contraire. D’où cet itinéraire vers l’abandon, né de mes joies et de mes blessures.

 

Mangas

L’intégrale « Les gouttes de dieu », Tadashi Agi, Shu Okimoto

Fils d'un œnologue reconnu, Shizuku Kanzaki n'a aucun goût pour le vin. Malheureusement, son père décède et, alors qu'il pensait profiter tranquillement de son héritage, Shizuku découvre qu'il a un frère adoptif. Pire, le testament de son père les met au défi de découvrir douze grands crus ainsi que le meilleur de tous, Les Gouttes de Dieu. Shizuku lancé sur une enquête d'un nouveau genre, au beau milieu des vins, des cépages et des saveurs...

 

Nature

«Arbres extraordinaires de France», Georges Feterman

0ù se trouve le plus gros arbre de France ? Quel village peut s'honorer de posséder le plus vieil arbre de notre pays ? la France possède un patrimoine arboré extraordinaire, dans lequel les arbres remarquables tiennent une place de plus en plus reconnue. Depuis une vingtaine d'années, Georges Feterman recense et photographie les arbres d'exception qui font la richesse de notre patrimoine naturel. Tous racontent une partie de notre histoire, colportent des légendes, incitent à la contemplation ou véhiculent une émotion qui sut inspirer les artistes. Hommage à nos géants végétaux, ce splendide ouvrage est aussi une invitation à ouvrir son regard et à compléter soi-même ce prodigieux inventaire.

 

Romans

Le bon coeur”, Michel Bernard

Le Bon Cœur n’apportera pas de révélations scandaleuses ou d’hypothèses hasardeuses sur Jeanne d’Arc. L’ambition romanesque de Michel Bernard est ailleurs : tout son talent est de nous faire revivre cette histoire que l’on connaît ou que l’on croit connaître tel un chroniqueur de cette époque. Il chante les paysages traversés avec un lyrisme discret et les batailles gagnées ou perdues avec une manière d’étonnement calme pour que Jeanne nous apparaisse comme elle est apparue à ses contemporains : évidente et insaisissable

« Vie de David Hockney », Catherine Cusset

« Peut-être n’éprouverait-il plus jamais de passion comme celle qu’il avait sentie pour Peter, peut-être n’y aurait-il plus d’union parfaite, mais il restait la perfection de l’amitié, la beauté des cyprès sur les collines et la joie que donnait le travail. Et s’il oubliait Peter, s’il réussissait à vivre sans lui, ce dernier ne reviendrait-il pas ? Personne n’était attiré par la tristesse et la mélancolie. Mais par la gaieté, la force, le bonheur, oui.» Né en 1937 dans une petite ville du nord de l’Angleterre, David Hockney a dû se battre pour devenir un artiste. Il a vécu entre Londres et Los Angeles, traversé les années sida et secoué le monde de l’art avec une vitalité et une liberté que n'ont entamées ni les chagrins amoureux, ni la maladie, ni les conflits, ni le deuil.

« La croisière Charnwood», Robert Goddard

Partez en croisière avec le maître du polar anglais.1931 : Guy et Max, deux vétérans de la Première Guerre mondiale, quittent New York à bord du transatlantique Empress of Britain. Dans les luxueuses cabines de première classe, ils font la connaissance de la très anglaise Miss Charnwood, et de sa nièce, Diana. Celle-ci est non seulement ravissante, mais également l'unique héritière du richissime financier international Fabian Charnwood. Les deux hommes entreprennent de la séduire afin de mettre la main sur une partie de sa fortune. Alors que leur opération semble sur le point de réussir, un meurtre vient soudain mettre un terme à tous leurs espoirs et les plonger dans une spirale infernale. Robert Goddard nous offre, une fois encore, un roman captivant où histoire et mélodrame se conjuguent à merveille au fil d'une intrigue passionnante. De Londres à Venise, cette incursion dans le monde de la haute finance de l'entre-deux-guerres, et son implication dans les affaires de l'époque, est un véritable voyage en première classe pour les amateurs de polars anglais.

« Ce qui t’appartient », Garth Greenwell

Deux hommes se rencontrent. L’un est un intellectuel américain, professeur en exil à Sofia ; l’autre, Mitko, est un jeune Bulgare insaisissable. Leur relation se place immédiatement sous le signe du désir. Du décalage de culture et de classe, aussi. Le narrateur évoque les fragments d’amour de son existence : du lien brisé avec le père au troublant Mitko. Dans un style époustouflant qui rappelle Hervé Guibert, Garth Greenwell révèle les errances du protocole passionnel, dans une quête absolue de vérité et de précision. L’histoire d’un amour se double alors d’une réflexion sur l’identité, sur ce qu’il nous appartient d’oublier ou de regarder en face.

«La route de Lafayette», James Kelman

Murdo a seize ans, il vient de perdre sa mère, emportée par un cancer, comme sa sœur Eilidh quelques années plus tôt. Son père l’emmène en voyage chez des cousins installés dans le sud des États-Unis. En chemin, Murdo rencontre une famille de musiciens de zydeco dans une petite ville où ils échouent par hasard entre deux bus longue distance ; il se met à jouer avec eux – il est accordéoniste – et ils l’invitent à un grand concert deux semaines plus tard, en Louisiane. En attendant, il s’ennuie vaguement, se réfugie dans sa chambre au sous-sol pour échapper à la pitié embarrassée des adultes, découvre les atlas, tente de marcher dans un pays où même les footings se font au centre commercial. Avec son père, qui fuit le chagrin en lisant tout le temps, les relations sont difficiles, marquées par l’incompréhension et la maladresse, malgré leurs efforts et tout l’amour qu’ils se portent.

« Eh bien dansons maintenant ! », Karine Lambert

Elle aime Françoise Sagan, les éclairs au chocolat, écouter Radio Bonheur et fleurir les tombes.Il aime la musique chaâbi, les étoiles, les cabanes perchées et un vieux rhinocéros solitaire. Marguerite a toujours vécu dans l'ombre de son mari. Marcel a perdu celle qui était tout pour lui. Leurs routes se croisent, leurs c?urs se réveillent. Oseront-ils l'insouciance, le désir et la joie ? Après le succès de L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes, traduit dans de nombreux pays, Karine Lambert signe un roman lumineux sur la fragilité et l'ivresse d'une histoire d'amour à l'heure où l'on ne s'y attend plus.

« L’île aux mille sources », Sarah Lark

Londres, 1732. Nora, la fille d’un riche négociant, a perdu Simon, son premier amour, avec qui elle rêvait d’horizons lointains. Pour satisfaire ses envies d’exotisme, la jeune femme accepte d’épouser un veuf bien plus âgé qui possède une plantation en Jamaïque. Nora embarque alors pour les Caraïbes, à la découverte d’une île enchanteresse. Mais, bien vite, elle déchante : les conditions de vie des esclaves dans les champs de canne la révoltent. Décidée à faire évoluer les mentalités, Nora pourra compter sur le soutien de Douglas, le fils d’Elias. Mais la révolte gronde, qui pourrait bouleverser à jamais la vie de Nora. Avec cette nouvelle saga, Sarah Lark nous entraîne sur les pas d’une héroïne forte et attachante, à la découverte de contrées lointaines où tout reste à inventer, à commencer par sa propre destinée.

«La panthère des neiges », Sylvain Tesson

"- Tesson ! Je poursuis une bête depuis six ans, dit Munier. Elle se cache sur les plateaux du Tibet. J'y retourne cet hiver, je t'emmène.
-Qui est-ce ?
-La panthère des neiges. Une ombre magnifique !
-Je pensais qu'elle avait disparu, dis-je.
-C'est ce qu'elle fait croire."

«Les moissons funèbres», Jesmyn Ward

En l’espace de quatre ans, cinq jeunes hommes noirs avec lesquels Jesmyn Ward a grandi sont morts dans des circonstances violentes. Ces décès n’avaient aucun lien entre eux si ce n’est le spectre puissant de la pauvreté et du racisme qui balise l’entrée dans l’âge adulte des jeunes hommes issus de la communauté africaine-américaine. Dans Les Moissons funèbres, livre devenu instantanément un classique de la littérature américaine, Jesmyn Ward raconte les difficultés rencontrées par la population rurale du Sud des États-Unis à laquelle elle appartient et porte tant d’affection.

Bonne lecture !                                                  

Retour du drive à la médiathèque

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Happy Fathers Day

Etant donné le contexte de reconfinement national, votre médiathèque sera fermée le vendredi 30 octobre.

Si vous n'avez pas fait de réserves de livres, pas de panique. Votre médiathèque va remettre en place un système de drive pour assurer un accès à la culture.

Elle sera accessible en drive les lundis, mercredis et vendredis, de 16h à 19h.

L’échange s’effectuera sur un créneau de 20 minutes, devant la médiathèque, et les documents rendus seront nettoyés et isolés pendant plusieurs jours.

Pour connaître les documents de notre fonds (livres, cds, magazines), consultez notre catalogue en ligne : http://mabib.fr/roullens

Pour réserver les documents, vous aurez besoin de votre numéro de lecteur. Si vous ne l'avez pas ou plus, contactez-nous (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou 04 68 71 69 17) pour que nous vous le communiquions.

Enfin, si vous n’êtes pas encore adhérent de la médiathèque, nous pouvons vous inscrire à distance (l’inscription est gratuite).

Afin de respecter les gestes barrières et la distanciation sociale, nous vous demandons de réserver un créneau horaire grâce à cet outil: https://bibliothequeroullens.simplybook.it/ 

Vous avez bien sûr la possibilité de prendre rendez-vous par mail ou par téléphone.

Nouveaux jeux à la médiathèque!

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Grâce au généreux don de Roullensois, votre médiathèque a pu faire l'acquisition de jeux de société auprès du Comptoir Ludique.
Merci à eux!

 

Le labyrinthe magique et crazy cups sont dores et déjà essayés et adoptés par nos usagers.

Profitez des vacances pour venir tester toutes ces nouveautés!

Sélection Black Lives Matter

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Le 3 novembre, les citoyens américains vont élire le 46e Président des Etats-Unis.
L'un des mouvements sociaux les plus importants de ces dernières décennies, devenu l'un des grands sujets de la campagne, est le mouvement Black Lives Matter!

https://www.arte.tv/fr/videos/RC-019640/black-lives-matter/


Si vous souhaitez en comprendre les origines et les revendications, et plonger au cœur de la société américaine, nous vous proposons une sélection de documents.

 

"Retour dans l'oeil du cyclone", James Baldwin

          Les quatorze essais regroupés dans ce volume, publiés à l’origine dans divers journaux et revues, couvrent une période allant de 1960 à 1985. James Baldwin y évoque les marches pour les droits civiques, les raisons de son exil en France, ses rencontres avec Martin Luther King, sa critique de l’éducation aux États-Unis ou encore sa célébration de la langue noire. Explorant les tensions et non-dits qui touchent son pays, Baldwin offre une analyse pertinente, sévère et subtile de la société américaine qui n’a rien perdu de son actualité ni de sa nécessité. Ces textes dressent le portrait d’un homme dont la perspicacité, l’engagement et l’écriture ont ouvert la voie à de futurs grands écrivains noirs américains.

"La prochaine fois le feu", James Baldwin

          En dépit des bouleversements psychologiques et sociaux qu'il exige, cet ouvrage ne veut que proposer la solution de bon sens au problème de la place des Noirs dans la société américaine. Malgré le ton parfois menaçant, malgré la satire souvent mordante, La prochaine fois, le feu est avant tout un appel à la modération, une ultime tentative de compromis (en 1963) entre les extrémistes des deux bords aveuglés par la passion. Tant par l'actualité des phénomènes dont il présente l'analyse irréfutable que par le mélange de douleur contenue et d'ironie cinglante qui lui donne ce ton si particulier, ce témoignage ne manquera pas d'attirer l'attention du lecteur qui en retiendra les qualités littéraires autant que l'importance politique.

"Une colère noire", Ta-nehisi Coates

          Voilà ce qu'il faut que tu saches : en Amérique, la destruction du corps noir est une tradition ? un héritage. Je ne voudrais pas que tu te couches dans un rêve. Je voudrais que tu sois un citoyen de ce monde beau et terrible à la fois, un citoyen conscient. J'ai décidé de ne rien te cacher.

"Les goulags de la démocratie", Angela Davis

          Voici le plus récent livre d’une grande féministe, une des plus importantes militantes contemporaines qui a transformé les États-Unis, aux côtés de Malcom X et de Martin Luther King. Dans cette série d’entretiens, Davis jette en quelques pages un regard hors norme et éclairé sur notre société, le racisme institutionnalisé, la violence sexuelle, la torture, la pauvreté, la mondialisation… Elle met à nu les liens entre impérialisme, prison et torture, ce qui l’amène à étudier les récents scandales dans les prisons de Guantanamo et d’Abou Ghraïb. Si les exactions commises dans ces prisons militaires ont ému le monde entier, Davis montre comment de telles violations ne sont que la continuité du système carcéral états-unien où les pratiques de torture sont déjà normalisées et institutionnalisées. Toute la force de l’argumentation de Davis réside dans la démonstration de relations étroites entre la politique carcérale et la politique étrangère états-unienne : le complexe carcéro-industriel, système d’oppression, fait écho au complexe militaro-industriel. Pour elle, toute société fondée sur l’oppression d’un groupe quelconque par un autre groupe ne peut être considérée comme démocratique. Une véritable démocratie ne peut être qu’abolitionniste, dans le prolongement de l’abolition de l’esclavage, de la peine de mort, puis des prisons. Le discours terrorisant et simpliste de Bush, la fausse égalité raciale et sexuelle, la liberté illusoire, la prison comme solution aux problèmes sociaux, Davis ne recule devant aucun sujet délicat. Ses propos dérangent, remuent, et bouleversent avec pertinence et précision les idées reçues. Cette intellectuelle d’envergure apporte, par sa réflexion, espoir et profondeur au monochrome discours ambiant.

"Beloved" Tori Morrison

          Vers 1870, aux États-Unis, près de Cincinnati dans l'Ohio, le petit bourg de Bluestone Road, dresse ses fébriles demeures. L'histoire des lieux se lie au fleuve qui marquait jadis pour les esclaves en fuite la frontière où commençait la liberté. Dans l'une des maisons, quelques phénomènes étranges bouleversent la tranquillité locale : les meubles volent et les miroirs se brisent, tandis que des biscuits secs écrasés s'alignent contre une porte, des gâteaux sortent du four avec l'empreinte inquiétante d'une petite main de bébé. Sethe, la maîtresse de maison est une ancienne esclave. Dix-huit ans auparavant, dans un acte de violence et d'amour maternel, elle a égorgé son enfant pour lui épargner d'être asservi. Depuis, Sethe et ses autres enfants n'ont jamais cessé d'être hantés par la petite fille. L'arrivée d'une inconnue, Beloved, va donner à cette mère hors-la-loi, rongée par le spectre d'un infanticide tragique, l'occasion d'exorciser son passé. Inspirée par une histoire vraie, renforcée par ses résonances de tragédie grecque, cette œuvre au lyrisme flamboyant est l'histoire d'un destin personnel et d'un passé collectif.

Atelier de sensibilisation sur les chauves souris

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Jean et Carole sont venus mercredi pour un grand atelier de sensibilisation sur les chauves souris.


Une passionnante présentation a d'abord permis de partir à la découverte de ces animaux.
Après un goûter offert par la médiathèque, chacun a pu créer son propre gite pour accueillir ces petits mammifères.
Plus qu'à l'installer à la maison!

 

Merci à Ecodiv. Merci à Carcassonne-agglo. Merci et bravo à tous les participants

 

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Les nouveautés dans votre médiathèque: 19 octobre

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Grâce au soutien de la bibliothèque départementale de l’Aude, tous les quinze jours de nouveaux livres sont mis à votre disposition au sein de la médiathèque de Roullens.

Les nouveautés du 19 octobre

 

 

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Jeunesse

« 50 aventures dans la nature que tu dois absolument faire avant 12 ans ! », Elise Darteyre, François Lenormand

Connaissez-vous le « trouble de déficit de la nature » ? C'est un mal des temps modernes dont souffrent les enfants d'aujourd'hui, parce qu'ils sont de moins en moins souvent en contact avec la nature... Cela fait 30 ans que des sociologues et des pédagogues nous alertent : les enfants passent de plus en plus de temps enfermés entre quatre murs, réduisant d'autant leur temps de contact avec la nature. Or ce contact permet de maintenir un équilibre sur les plans physiologique et psychologique. Dit autrement : nous savons aujourd'hui que le plein air est essentiel au bon développement des enfants. La solution pour les reconnecter ? Leur donner des « prétextes » amusants pour aller plus souvent dehors. Pour cela, rien de tel que de présenter ces aventures comme autant de défis à réaliser. Et si, en plus, il y a un petit parfum de transgression cela n'en sera que plus excitant... Des exemples ? Grimper aux arbres, courir dans les flaques, manger une pomme directement sur l'arbre, tenir dans sa main une bête qui nous fait (un peu) peur, partir faire une promenade dans la nature de nuit, faire pipi sous les étoiles... Avouez qu'on en a tous rêvé... Ce guide pratique et amusant va donc permettre aux enfants de vivre ces « petits plaisirs de nature » comme autant d'aventures. Conçu comme un objet précieux et personnel, où chaque enfant pourra noter ses défis au fur et à mesure, ce livre va donc les guider et les motiver à se reconnecter avec les grands espaces. Le tout dans une démarche pédagogique des plus solides, et en toute sécurité, bien sûr... Alors qu'ils jouent, qu'ils explorent, qu'ils agissent, qu'ils cherchent, qu'ils trouvent... et le goût de la nature ne les quittera plus, bien au-delà de leur 12 ans.

 

Albums

« Les sorcières», Elisabeth Brami

Vous qui tremblez dans le noir, ouvrez ce livre comme un grimoire : finis insomnies et cauchemars ! Il sera un remède rare. De A à Z, du jamais vu ! Des sorcières comme on n'en fait plus : Affreuses, ricaneuses, crochues, magiques, mystérieuses et poilues. Des potions de mots d'origine à déguster par la racine, des astuces, conseils et combines, à lire en rimes et en comptines. Pour qu'enfin, devenues divines, les sorcières deviennent vos copines !

« La petite sorcière », Benjamin Lacombe, Sébastien Perez

Un après-midi où Lisbeth et Edward explorent le grenier à la recherche d’un livre de botanique, ils tombent sur un ouvrage étrange et poussiéreux… En le feuilletant, Lisbeth découvre une galerie de portrait de femmes au destin hors du commun, une généalogie de femmes qui ont été persécutées parce qu’elles étaient différentes : un grimoire de sorcières ! En tournant les pages, Lisbeth n’en croit pas ses yeux : il est dit que sa grand-mère Olga serait une sorcière (« N’importe quoi ! ») Mais à la page suivante, la fillette est prise de stupeur : elle découvre un portrait d’elle au milieu d’une nuée de corbeaux.

« Victor et la sorcière», Olga Lecaye

Comment Victor, le petit lapin fugueur prisonnier de l'abominable sorcière, réussit à s'échapper grâce à Gris-Chat le chat.

« Marabout et bout de sorcière », Véronique Massenot, Muriel Kerba

               Fulberte la sorciere est tout etonnee quand elle recoit la visite dAmadou le marabout qui la prend pour une fee ! Et elle nose pas lui dire la verite. Mais quand Fulberte enfourche son balai pour faire une demonstration plutot ratee, ils partent tous les deux dun grand eclat de rire. Et si cetait le debut dune belle histoire damour, comme dans les contes de fees ?

« Si j’étais… une sorcière », Isabelle Michelat, Christophe Loupy

La petite boule blanche se demande : " si j'étais une sorcière ". Elle se transforme progressivement, elle aurait des cheveux raides et noirs surmontés d'un chapeau pointu, avec une robe noire et des doigts griffus. En devenant une sorcière, elle permet aux enfants de découvrir le jeu des formes, des volumes et des couleurs.

« Cuisine de sorcière », Johan Wolfg

La sorcière prépare pour Faust un breuvage de rajeunissement, qui s'accompagne d'une formule magique totalement délirante sur les chiffres.

 

BDs

« Rikk, Frya. La chasse au Kraken», Ced, Ztnarf

Pour Rikk, jeune viking, l’heure est venue de se soumettre à une tradition aussi périlleuse qu’ancestrale : chasser le mythique Kraken et en rapporter un ongle ! Tu parles d’un rituel de passage… Mais son père est si fier de lui ! Sauf que Rikk est un pathétique froussard ! Heureusement, sa tête brûlée de sœur jumelle se propose de prendre sa place. Ainsi, personne ne perdra la face ! Un simple déguisement et le tour est joué, la voilà partie, casquée et bottée, prête à défaire le si fameux Kraken… Pris de remords, Rikk décide de rejoindre Friya et de l’épauler dans la quête du Kraken. Mais réveiller le Kraken n’est pas sans conséquences…

« Rikk, Frya. Les géants de glace», Ced, Ztnarf

Après avoir sauvé leur village des tentacules gluants du terrible Kraken, les jumeaux Rikk et Frya sont devenus de véritables héros. Ratatosk, l’écureuil magique aussi drôle qu’horripilant, les accompagne dans leur quête fantastique contre les forces du mal. Les affaires vont si bien que le dieu Odin lui-même fait appel à eux quand ses corbeaux se font enlever ! Mais lorsque de mystérieux géants de glace envahissent le village viking, le grand conseil convoque aussitôt les jumeaux : après tout, ce sont eux qui côtoient chaque jour des créatures magiques… Et comme les géants ne semblent pas décidés à partir, tout le village tient Rikk et Frya pour responsables du chaos ! Il faudra toute la ruse de Rikk, le courage de Frya et l’espièglerie de Ratatosk, pour les sortir de cette périlleuse situation.

« Les profs. 1, 2, 3 rentrée !», Erroc, Mauricet

Ça ne tourne plus rond chez les Profs ! La nouvelle proviseure essaie toujours de réformer le lycée, mais le corps enseignant est un peu fatigué, voire fatigant. Boulard, le cancre de classe internationale, continue de repousser les limites de la glande et un nouveau prof d'EPS vient bousculer ce pauvre Éric. Et pour couronner le tout, voici qu'un réalisateur débarque avec l'idée saugrenue de faire un film sur les Profs ! Ne manquez pas le nouvel épisode de cette saga qui à défaut d'un César, vaut bien tous les antidépresseurs du monde !

L’intégrale « Super », Frédéric Maupomé, Dawid

Mat, Lili et Benji, trois enfants réfugiés d'une autre planète, ont été abandonnés sur Terre par leurs parents. Dotés de super-pouvoirs, ils se retrouvent livrés à eux-mêmes. Tiraillés entre le désir de mener une vie normale parmi les humains, la peur d'être découverts et, pour les plus petits, l'envie de découvrir qui ils sont et ce dont ils sont capables, cette nouvelle rentrée des classes sur Terre s'annonce des plus mouvementées !

Roman

« Les Dubulot fêtent Halloween », Didier Dufresne

            Pour Halloween, c'est à qui trouvera dans la famille le déguisement le plus terrifiant pour effrayer les autres ! Même le chien se met de la partie !

« Mafalou a une faim de loup », Emmanuelle Cabrol, Coralie Vallageas

Mafalou est un ogre effrayant, et surtout très gourmand ! L'ogre est trop content, car ce soir c'est Halloween : il pourra peut-être attraper des enfants dodus et les manger tout crus ! Pas si sûr !

« Une école parfaitement normale », Jeremy Strong

Vous avez du mal a vous faire respecter ? Comme Max, venez apprendre toutes les ficelles pour devenir un monstre et vous imposer !

           

Adultes

« La belle au bois dort-elle vraiment ? Neurophysiologie des contes de fées », Dr Laurent Vercueil

Comment le sommeil peut-il surgir brutalement et plonger durablement une jeune fille dans l'inconscience ? De quoi les lutins sont-ils faits ? Pourquoi, dans le film de Disney, Simplet rit-il à tout propos ? De quel mal étrange souffrent les elfes ? Que se passe-t-il dans la tête des personnages de Harry Potter ? L'auteur, neurologue, prend les contes de fées à la lettre et mène l'enquête : et si, derrière les événements qui paraissent échapper aux lois habituelles de la physique et de la biologie ; les sorts jetés ; les personnages extraordinaires, tels que les zombies, les garous ou les vampires, se cachaient de véritables troubles neurologiques ? En entrant dans le monde du merveilleux, ce livre nous ouvre les portes d'un univers inattendu, hors norme, incroyable, et pourtant... présent dans notre cerveau. Merveilleux et vrai à la fois.

 

BDs

« Phoolan Devi. Reine des bandits », Claire Fauvel

Tout prédestinait Phoolan Devi à la trajectoire flamboyante qu'elle s'est choisie. Née en 1963 au Nord de l'Inde et issue d'une très basse caste, elle est dès l'enfance confrontée à la pauvreté, à la violence et à l'injustice. Mariée de force à 11 ans, violée et séquestrée pendant des mois avant que ses parents ne la récupèrent, elle devient la paria de son village et doit son salut à un gang de bandits. À partir de ce moment, elle n'aura de cesse de lutter contre l'injustice et protéger les plus faibles.

L’intégrale « La mémoire dans les poches », Etienne Le Roux, Luc Brunschwig

Petits mensonges, discrets arrangements, et autres secrets de famille…
C’est le récit d’une famille apparemment sans histoire, et c’est certainement le récit le plus intimiste de Luc Brunschwig. Le plus personnel aussi. Construit à travers le regard de chacun des trois personnages principaux, le récit place résolument le lecteur au cœur même de leurs vécus, de leurs choix, de leurs fragilités, de leurs impasses, de leurs fuites…
Luc Brunschwig lève le voile sur les secrets de cette famille jusqu’au dénouement final, qui restera dans la mémoire de tous ses lecteurs!

« Les gardiens du Louvre», Jiro Taniguchi

Au terme d'un voyage collectif en Europe, un dessinateur japonais fait étape en solitaire à Paris, dans l'idée de visiter les musées de la capitale. Mais, cloué au lit de sa chambre d'hôtel par une fièvre insidieuse, il se trouve confronté avant tout à une forme de solitude absolue, celle des souffrants en terre étrangère, privés de tout recours immédiat au coeur de l'inconnu. Alors que le mal lui laisse quelque répit, il met son projet à exécution, et se perd dans les allées bondées du Louvre. Très vite, il va découvrir bien des facettes insoupçonnées de ce musée-monde, à la rencontre d'oeuvres et d'artistes de diverses époques, au cours d'un périple oscillant entre rêve et réalité, qui le mènera pour finir à la croisée des chemins entre tragédie collective et histoire personnelle.

 

Environnement

« Homo natura », Valérie Caranes

Grâce à des conditions climatiques favorables et à des milieux de vie fertiles et foisonnants de biodiversité, nous avons prospéré pendant des millénaires. Toutefois, depuis deux siècles, nous avons aussi malmené l’écosystème qui nous abrite et nous nourrit car nous évoluons comme hors-sol, isolés du reste du vivant, oubliant que nous sommes des êtres de nature. Nous devons réapprendre, à l’image des peuples premiers, notre rôle de gardiens. Nous devons retrouver le chemin d’une cohabitation harmonieuse avec les arbres, les plantes et les animaux mais aussi entre nous. Cette démarche exige de baisser nos armes économiques, de questionner notre rapport à la propriété, de limiter la souveraineté des États, de repenser la démocratie. Elle impose enfin de reconnaître que la nature a le droit d’exister et de se régénérer. C’est ainsi que nous pourrons garantir aux générations futures le droit à vivre dans un environnement sain et pérenne.

Famille

« Réussir la séparation », Moussa Nabati

La vie est une cascade ininterrompue de séparations. Il s'agit à chaque étape de tourner une page pour en commencer une nouvelle. La séparation représente toujours une épreuve dans les trois sens du terme : elle est souffrance d'abord, ressentie telle une déchirure, test ensuite, révélant les failles et la solidité de l'individu, passage initiatique enfin, occasion privilégiée de se reconstruire. Pourquoi une rupture sentimentale, un licenciement, le départ des enfants devenus grands, la retraite, une perte d'argent ou celle d'un proche sont-ils vécus parfois si douloureusement ? Pourquoi certains s'enferment-ils dans des dépendances affectives ou addictions diverses : la nourriture, le sexe, les médicaments, les jeux vidéo... ? Moussa Nabati montre, grâce aux riches témoignages de ses patients, que ces blocages ont pour origine l'échec de l'attachement premier à la mère ; la rupture de cette relation fondatrice maintient le sujet dans la fusion, l'empêchant de se lier aux autres de façon équilibrée ou de les quitter dans la sérénité. Toute angoisse de séparation, d'abandon, de solitude provient dès lors de la survivance des blessures anciennes. Seuls le retour à son intériorité, la pacification de son passé et la réhabilitation de sa mère intérieure permettent de réussir à tisser enfin des liens adultes.

Nature

«Les mille visages de l’arbre. Portraits. Symboles. Légendes», Jacques Brosse

Entrez dans le monde merveilleux des arbres et découvrez les nombreux secrets que cachent ces individus hors du commun. Auréolés de mystère et supports de nombreux mythes, les arbres, depuis toujours, fascinent et protègent l'homme...

 

Romans

« En attendant la montée des eaux», Maryse Condé

Babakar est médecin. Il vit seul avec ses souvenirs d’une enfance africaine, d’une mère aux yeux bleus qui vient le visiter en songe, d’un ancien amour, Azelia, disparue elle aussi, et autres rêves de jeunesse d’avant son exil en Guadeloupe, berceau de sa famille. Mais le hasard ou la providence place une enfant sur sa route et l’oblige à renoncer à sa solitude, à ses fantômes. La petite Anaïs n’a que lui. Sa mère, une réfugiée haïtienne, est morte en la mettant au monde, lui léguant sa fuite et sa misère. Babakar veut lui offrir un autre avenir. Ils s’envolent pour Haïti, cette île martyrisée par la violence, les gouvernements corrompus, les bandes rebelles, mais si belle, si envoûtante. Babakar recherche la famille d’Anaïs, une tante, un oncle, des grands-parents peut-être, qui pourraient lui raconter son histoire. Mais Babakar ne rencontre personne et ne peut compter que sur lui et sur ses deux amis Movar et Fouad. Des hommes qui lui ressemblent, exilés, solitaires, à la recherche d’eux-mêmes et qui trouvent à Haïti des réponses à leur quête, un lieu de paix au milieu des décombres.

« La salle de bal », Anna Hope

Lors de l’hiver 1911, l’asile d’aliénés de Sharston, dans le Yorkshire, accueille une nouvelle pensionnaire : Ella, qui a brisé une vitre de la filature dans laquelle elle travaillait depuis l’enfance. Si elle espère d’abord être rapidement libérée, elle finit par s’habituer à la routine de l'institution. Hommes et femmes travaillent et vivent chacun de leur côté : les hommes cultivent la terre tandis que les femmes accomplissent leurs tâches à l’intérieur. Ils sont néanmoins réunis chaque vendredi dans une somptueuse salle de bal. Ella y retrouvera John, un "mélancolique irlandais". Tous deux danseront, toujours plus fébriles et plus épris. À la tête de l’orchestre, le docteur Fuller observe ses patients valser. Séduit par l’eugénisme et par le projet de loi sur le Contrôle des faibles d’esprit, Fuller a de grands projets pour guérir les malades. Projets qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour Ella et John. Après Le chagrin des vivants, Anna Hope parvient de nouveau à transformer une réalité historique méconnue en un roman subtil et puissant, entraînant le lecteur dans une ronde passionnée et dangereuse.

«Mercy Mary Patty», Lola Lafon

En février 1974, Patricia Hearst, petite-fille du célèbre magnat de la presse William Randolph Hearst, est enlevée par un groupuscule révolutionnaire dont elle ne tarde pas à épouser la cause, à la stupéfaction générale de l'établishment qui s'empresse de conclure au lavage de cerveau. Professeure invitée pour un an dans une petite ville des Landes, l'Américaine Gene Nevena se voit chargée de rédiger un rapport pour l'avocat de Patricia Hearst, dont le procès doit bientôt s'ouvrir à San-Francisco. Un événement mémorable dont la résonance va également “kidnapper” l’existence de trois femmes de générations différentes : une Américaine et deux Françaises tour à tour attachées à saisir cet épisode. Par ce roman sur l’influence décisive de leur rencontre éphémère, par sa relecture de l’affaire Hearst, Lola Lafon s’empare d’une icône paradoxale de la story américaine, de son rayonnement dans l’espace public et du chavirement qu’elle a engendré dans le destin de ses héroïnes.

« Révolution », Hilary Mantel

Trois jeunes avocats ambitieux sont venus à Paris dans l’intention d’y faire carrière. Criblé de dettes, Jacques Danton rêve de gloire et de fortune. Malgré sa disgrâce physique, il dégage un puissant magnétisme érotique. Maximilien de Robespierre est un jeune homme brillant, frêle et appliqué, que la violence effraie. Sensible et épris de liberté, il souhaite ardemment changer le système inégalitaire de la France. Camille Desmoulins est un pamphlétaire de génie. Fantasque et charmeur, il est obsédé par une femme mais fiancé à une autre, sa fille. Ces trois amis vont bientôt se retrouver au cœur de la Révolution. Après avoir goûté l’ivresse du pouvoir, que restera-t-il de leurs idéaux ? Et de leur amitié ? Accompagné de cet impressionnant trio, le lecteur plonge à corps perdu dans les bouleversements de la Révolution française et côtoie des dizaines de personnages réels. L’esprit de l’époque est là, incandescent, enivrant et inquiétant sous la plume de l’auteur qui nous entraîne au cœur des sentiments humains, où l’Histoire prend ses racines. Cette immense œuvre en deux volets, qui a demandé plus de vingt ans de travail à Hilary Mantel, peut être considérée comme le roman incontournable de la Révolution française.

« La femme révélée », Gaëlle Nohant

Paris, 1950. Eliza Donneley se cache sous un nom d’emprunt dans un hôtel miteux. Elle a abandonné brusquement une vie dorée à Chicago, un mari fortuné et un enfant chéri, emportant quelques affaires, son Rolleiflex et la photo de son petit garçon. Pourquoi la jeune femme s’est-elle enfuie au risque de tout perdre  ? Vite dépouillée de toutes ressources, désorientée, seule dans une ville inconnue, Eliza devenue Violet doit se réinventer. Au fil des rencontres, elle trouve un job de garde d’enfants et part à la découverte d’un Paris où la grisaille de l’après-guerre s’éclaire d’un désir de vie retrouvé, au son des clubs de jazz de Saint-Germain-des-Prés. A travers l’objectif de son appareil photo, Violet apprivoise la ville, saisit l’humanité des humbles et des invisibles. Dans cette vie précaire et encombrée de secrets, elle se découvre des forces et une liberté nouvelle, tisse des amitiés profondes et se laisse traverser par le souffle d’une passion amoureuse. Mais comment vivre traquée, déchirée par le manque de son fils et la douleur de l’exil ? Comment apaiser les terreurs qui l’ont poussée à fuir son pays et les siens ?  Et comment, surtout, se pardonner d’être partie  ? Vingt ans plus tard, au printemps 1968, Violet peut enfin revenir à Chicago. Elle retrouve une ville chauffée à blanc par le mouvement des droits civiques, l’opposition à la guerre du Vietnam et l’assassinat de Martin Luther King. Partie à la recherche de son fils, elle est entraînée au plus près des émeutes qui font rage au cœur de la cité. Une fois encore, Violet prend tous les risques et suit avec détermination son destin, quels que soient les sacrifices. Au fil du chemin, elle aura gagné sa liberté, le droit de vivre en artiste et en accord avec ses convictions. Et, peut-être, la possibilité d’apaiser les blessures du passé. Aucun lecteur ne pourra oublier Violet-Eliza, héroïne en route vers la modernité, vibrant à chaque page d’une troublante intensité, habitée par la grâce d’une écriture ample et sensible.

« La maison Golden », Salman Rushdie

Le jour de l’investiture de Barack Obama, un énigmatique millionnaire venu d’un lointain Orient, prend ses quartiers dans le bijou architectural des « Jardins », une communauté préservée nichée au cœur de Greenwich Village, à New York. Flanqué d’une jeune maîtresse russe, la sulfureuse Vasilisa, Néron Golden est accompagné de ses trois fils adultes, aussi brillants que névrosés : Petronius, dit Petya, l’agoraphobe génie de l’informatique, Lucius Apuleius, dit Apu, l’artiste mystique, et Dyonysos, dit D., l’indéfini sexuel. Parmi les demeures qui ceignent les Jardines se trouve celle de René Unterlinden, jeune cinéaste putatif, traumatisé par la récente disparition de ses parents dans un accident. Quand les Golden emménagent, René comprenant que ces fascinants nouveaux voisins seront son remède et sa muse, fait leur connaissance, devient un familier et calque l’écriture du scénario de son film sur les événements qui secouent cette maisonnée dont bien des secrets, passés, présents et futurs, lui échappent encore. Le passé ? C’est l’Inde que Néron Golden a fuie mais qui va les rattraper, lui et les siens. Le présent, ce sont les huit années du mandat Obama, l’Amérique des grandes espérances de 2008 et leur progressive dégradation, tandis qu’en embuscade un Joker aux cheveux teints s’apprête à accéder au pouvoir… L’avenir, c’est celui, obscur, d’un monde contemporain livré au doute, mais dont l’éblouissante imagination de Salman Rushdie transcende les peurs, les rêves et les égarements.

« Le voyage de l’éléphant », José Saramago

En 1551, le roi de Portugal Joao III offre a l archiduc Maximilien d Autriche, gendre de Charles Quint, un éléphant d Asie, Salomon, qui vit depuis 2 ans à Belem avec son cornac Subhro. De Lisbonne à Vienne, en passant par les plateaux de la Castille, la Méditerranée, Gênes et la route des Alpes, Salomon, objet d'absurdes stratégies, traverse l’Europe au gré des caprices royaux, des querelles militaires et des intérêts ecclésiastiques, soulevant sur son passage l'enthousiasme des villageois émerveillés. Entrelacs de faits réels et inventés, le voyage de l'éléphant est un délicieux roman choral, une réflexion sur la vie et la condition humaine, où l'humour et l'ironie, armes de l'implacable lucidité de l'auteur, s'unissent à la compassion avec laquelle José Saramago observe les hommes.

«Un matin sur la terre », Christian Signol

A quoi peuvent songer trois soldats dans le petit matin du 11 novembre 1918, à l'aube d'un armistice dont ils ne savent rien encore? Un fils de notaire du Périgord, un instituteur du pays cathare et un ouvrier parisien qui n'auraient jamais dû se rencontrer, trois hommes jetés dans l'enfer et qui se raccrochent désespérément au souvenir de leur vie d'avant pour ne pas sombrer. Les yeux fermés, ils se souviennent de ces heures de paix lumineuses qui donnaient un sens à l'amour et à l'insouciance. L'ordre arrive enfin: le cessez-le-feu interviendra à 11 heures. Si près de la délivrance, Pierre, Ludovic et Jean imaginent l'émotion de leurs femmes, de leurs enfants, de tous ceux qui les attendent au pays et se réjouissent sûrement de leur retour prochain. Encore quelques heures à tenir, et la vie sera belle... Cinq heures, une éternité, où leur destin va se jouer. Ce n'est pas un livre sur la guerre qu'a voulu écrire Christian Signol mais un livre sur l'enfance, l'amour, l'aspiration au bonheur, les tragédies et les miracles de l'existence. Un roman terrible et merveilleux. Comme la vie.

La trilogie romanesque, Jón Kalman Stefánsson

Parfois les mots font que l’on meurt de froid. Cela arrive à Bárður, pêcheur à la morue parti en mer sans sa vareuse. Trop occupé à retenir les vers du Paradis perdu, du grand poète anglais Milton, il n’a pensé ni aux préparatifs de son équipage ni à se protéger du mauvais temps. Quand, de retour sur la terre ferme, ses camarades sortent du bateau le cadavre gelé de Bárður, son meilleur ami, qui n’est pas parvenu à le sauver, entame un périlleux voyage à travers l’île pour rendre à son propriétaire, un vieux capitaine devenu aveugle, ce livre dans lequel Bárður s’était fatalement plongé, et pour savoir s’il a encore la force et l’envie de continuer à vivre. Par la grâce d’une narration où chaque mot est à sa place, nous accompagnons dans son voyage initiatique un jeune pêcheur islandais qui pleure son meilleur ami : sa douleur devient la nôtre, puis son espoir aussi. 

«La polka des bâtards», Stephen Wright

« Le jeune Liberty Fish a grandi dans l’Amérique dynamique mais inquiète des années 1850. Lorsque éclate la guerre de Sécession, il s’engage dans les troupes nordistes, conformément à l’idéal abolitionniste de ses parents. Mais si son père est un Yankee, sa mère est fille de planteur sudiste. Alors, las des horreurs du champ de bataille, il part en quête du domaine ancestral. Et ce qu’il y découvre excède ses pires hantises… Entre ironie et cauchemar, le plus rare des grands écrivains américains brosse ici un tableau puissant et visionnaire, intensément romanesque, d’une période troublée. Mais à travers la vigoureuse précision et la truculence verbale de l’évocation historique, il offre avant tout une vision sombre et lucide d’une Amérique encore vivace, dont l’idéalisme ravageur prend les formes les plus contradictoires, voire les plus monstrueuses. Et sa réflexion dérangeante sur l’héritage esclavagiste et ses obsessions raciales, sur le métissage, mais aussi sur l’esprit missionnaire et la tentation utopiste, résonne avec une pertinence plus actuelle que jamais.

 

Romans policiers

« La faille souterraine», Henning Mankell

Beaucoup m'ont posé la question : que faisait Wallander avant le commencement de la série ? Que s'est-il passé avant le 8 janvier 1990, ce matin d'hiver où Wallander est réveillé à l'aube par un appel qui marque le début de Meurtriers sans visage ? Quand Wallander entre en scène, il est flic depuis longtemps, il est déjà père et divorcé, et il a quitté Malmö pour Ystad. Les lecteurs se sont interrogés. Et moi avec eux. J'ai alors commencé à écrire dans ma tête des récits qui se déroulaient avant cette date. Puis j'ai rassemblé ces histoires et décidé de les publier. Elles constituent un point d'exclamation après le point final. Comme l'écrevisse, il est parfois bon de marcher à reculons. De revenir vers un point d'origine. Aucun tableau n'est jamais achevé. Mais ces fragments m'ont semblé devoir faire partie du lot. Le reste appartient au silence.

« La terreur de vivre », Urban Waite

Depuis qu’il est sorti de prison il y a vingt ans, Phil Hunt mène tant bien que mal un élevage de chevaux avec sa femme dans l’Etat de Washington. Pour arrondir ses fins de mois, il passe un peu de drogue en provenance du Canada par des chemins de montagne presque inaccessibles et connus de lui seul. Le shérif adjoint Bobby Drake, lui, n’arrive pas à se défaire du fantôme de son père, le shérif qui améliorait l’ordinaire de la même manière que Hunt, et qui moisit derrière les barreaux. Les chemins de Drake et Hunt se croisent dans les montagnes au sud de la frontière canadienne. Hunt parvient à s’échapper avec sa cargaison, mais les propriétaires veulent récupérer leur came et lancent à ses trousses un psychopathe qui travaille au couteau, un obsédé de la découpe bien nette qui s’entraîne sur des animaux et ne se laisse pas facilement déborder par les sentiments. Les trois hommes se retrouvent engagés dans une chasse à mort. La Terreur de vivre est un roman magnifique et sombre, qui évoque par moments la prose de Cormac McCarthy. Urban Waite est, lui aussi, un explorateur des confins, des frontières, un conteur de ces grands espaces sauvages où la prégnance de la nature semble abolir les lois humaines. C’est dans cette atmosphère qu’il construit un thriller haletant d’une noirceur fascinante.

Bonne lecture !