Le thème de l'apéritif-culture de Décembre

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peinture

Artistes et amateurs de beaux arts sont conviés! Retrouvons-nous le vendredi 6 décembre pour échanger autour du thème de La peinture et des peintres.

Pour rappel, les apéritif-cultures sont ouverts à tous, et sont l'occasion de partager nos coups de coeur ou nos déceptions culturelles dans une ambiance conviviale.Tous les supports sont acceptés (livre, film, cd...), tant qu'ils correspondent au thème tiré au sort le mois précédent.
La médiathèque offre les boissons. Les participants amènent de quoi grignoter.

Crédit photo: "Lefranc & Bourgeois 601661" par Fotero

Les recommandations lors de l'apéritif-culture de Novembre

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Comme tous les premiers vendredis du mois, l’apéritif-culture du mois de Novembre a permis de mettre en valeur certaines œuvres particulièrement appréciées par les participants.

Le thème de cet apéritif était La gourmandise

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Livres de recettes

« Les criminels passent à table 30 recettes vraiment mortelles des méchants de la littérature »,

           Hannibal Lecter, le Grand méchant loup, Fantômas ou encore Mr Hyde vous invitent à leur table pour partager des plats aussi sanglants que succulents inspirés des plus grands classiques de la littérature. Laissez-vous tenter par les champignons à l'Agrippine, l'épaule d'agneau à la cyclopéenne et bien sûr par une bonne tarte à la mélasse et mettez un soupçon de menace dans votre assiette. A consommer sans modération sous peine de devenir un des leurs...

« Ça chauffe dans nos assiettes. Des recettes pour sauver le climat », Yves Leers, Jean-Luc Fessard

           Notre alimentation a un impact considérable sur l'environnement et sur le climat : près du tiers des émissions de gaz à effet de serre que nous émettons se cache dans notre frigo ! Nous disposons donc d'un moyen simple et efficace pour réduire notre empreinte carbone : il suffit de regarder de plus près le contenu de notre assiette. Nous pouvons agir au niveau de la production, de la distribution et de la consommation... Il nous faut notamment revoir nos pratiques agricoles – en particulier en développant l'agriculture biologique et l'agroécologie – et nos systèmes d'élevage ; rendre nos techniques de pêche et d'aquaculture plus durables ; et modifier nos comportements alimentaires : réduire notre consommation de viande et de poisson, privilégier les fruits et les légumes de saison et cultivés à proximité, redécouvrir les légumineuses riches en protéines... Le propos de cet ouvrage n'est pas d'affoler et encore moins de culpabiliser, mais d'informer, d'expliquer, de faire comprendre les changements en cours, tout en montrant qu'il est possible d'agir. La présence de 18 recettes, expliquées et photographiées, permet de comprendre concrètement comment continuer à se faire plaisir tout en limitant au maximum notre impact sur le climat.

 

Recueil

« La première gorgée de bière », Philippe Delerm

           On dit que la vie n'est pas simple et que le bonheur est rare. Pour Philippe Delerm, il tient en trente-quatre "plaisirs minuscules". Il évoque ici tour à tour, sous forme de petites séquences, la satisfaction immense qu'il tire tantôt de petits gestes insignifiants, tantôt d'une bienheureuse absence de gestes. Toutes les saisons sont évoquées dans ce petit ouvrage délicieux qui s'apparente presque à un manuel du bonheur à l'usage des gens trop pressés.

« Les mots d’origine gourmande », Colette Guillemard

           Le vocabulaire de la nourriture ne sert pas seulement à parler de ce qu'on mange. Il donne lieu à des expressions imagées et... savoureuses. On en trouvera ici un très vaste répertoire, assorti de nombreux exemples et d'explications.

« Le rosier de Madame Husson», Guy de Maupassant

           Les choses ne sont pas ce qu'elles semblent. Un rosier peut en cacher un autre. La première qualité de ce livre est de mystifier le lecteur: il y a du piquant dans le titre, mais il ne vient pas de l'arbuste qu'on croit. Dans cette savoureuse histoire de chasteté récompensée, le rosier est un garçon et la fleur est d'oranger. Un beau charivari auquel Mme Husson et les habitants de Gisors assistent éberlués. Le projet de la respectable dame est des plus louables: honorer la continence, célébrer la tempérance est bien. L'ennui est que la réalisation n'est pas à la hauteur de l'espoir. En voulant magnifier les vertus gardiennes de l'ordre social, la trouvaille de Mme Husson provoque un désordre. Mieux que d'autres livres de Maupassant, ce recueil de contes se gausse ainsi de toutes les tentatives faites pour sauvegarder les apparences de la vertu.

« Les festins de Balthazar », Alain Senderens

           " La littérature et la cuisine, déclarait Valéry, c'est tut un. Il faut réussir son plat, n'y rien oublier. " Et Maupassant proclamait : " Il n'y a que les imbéciles qui ne soient pas gourmands. On est gourmand comme on est artiste, comme on est poète. " Cette anthologie regroupe quatre-vingts textes et des centaines de pensées, maximes, réflexions d'écrivains sur la bonne chère et la gastronomie. Elle démontre que, de Rabelais à Georges Perec, de Mme de Sévigné à Colette, de Brillat-Savarin à Giono, d'Apollinaire à Michel Leiris, les grands noms de la littérature ont toujours su conjuguer l'art du bien-dire avec celui du bien-vivre.

 

Romans

« Les valeureux», Albert Cohen

           Sont-ils dieux, sont-ils hommes, ces Valeureux sur qui le temps est sans pouvoir et qui changent en rêve tout ce qu'ils touchent ? Ivres de soleil, celui d'Israël et celui de la Grèce, plus ivres encore des mots qui leur viennent aux lèvres, ils ont traversé Solal, Mangeclous et Belle du Seigneur sans prendre une ride ni gagner une once de sagesse. Rien n'égale leur malice si ce n'est leur naïveté. Dérisoire Olympe infiniment bavard, éternels enfants, les voici tels qu'ils sont à jamais. Si Mangeclous décide de mettre fin à ses jours, on demeure assuré qu'il décidera peu après de joyeusement survivre ou de ressusciter. S'il fonde une Université, dont il est le recteur et tous les professeurs, elle sera sans lendemain. La fortune attend peut-être les Valeureux à Genève. Ils se jettent dans le voyage avec un enthousiasme et une incompétence également exemplaires. Mais qu'on y prenne garde, ces témoins d'un peuple chassé de l'Histoire, figés dans le rire comme ils le furent dans la douleur, ont à nous enseigner une vérité essentielle. Et la voix du prince des Solal ou de leur créateur, celle d'Albert Cohen, intervient pour nous le rappeler. En ce monde mortel, il n'est de grave que ce rapport tendre et heureux entre les hommes que l'on nomme Amour. Tout le reste est supercherie. Les Valeureux sont là pour le prouver.

« Les trois messes basses », Alphonse Daudet

           Lors de la nuit de Noël, le sacristain Garrigou, représentant le diable, va faire commettre au révérend dom Balaguère un péché de gourmandise. En effet, chargé de célébrer trois messes consécutives, le saint homme ne pense qu’au réveillon qui l’attend après son office. Si la première messe se passe presque sans encombre, les deux autres se succèdent à un rythme de plus en plus effréné. La clochette de Garrigou tinte pour l’inciter à se dépêcher. Pris d’une folie de gourmandise, le prêtre escamote la dernière messe à tel point qu’il en devient inaudible. Après l’office, impatient de festoyer, dom Balaguère s’empiffre et boit tant et si bien qu’il meurt d’une attaque au cours de la nuit. Pour ce crime dont il n’a pas pu se repentir de son vivant, il sera condamné à redire au même endroit trois cents messes.

« Les caractères », Jean de La Bruyère

           Sous la forme de maximes, de réflexions et de portraits, Les Caractères (1688) sont une véritable critique de la société du XVIIe siècle. L'écriture fragmentaire du moraliste reflète toute la diversité, les contradictions et l'inconstance même de son sujet: l'homme. Des ouvrages de l'esprit aux esprits forts, La Bruyère dresse un des portraits les plus acerbes des hommes de son temps et démêle les rapports entretenus entre la nature humaine, l'amour et l'argent, la société et la religion catholique. Le moraliste est devenu satiriste.

« Aventures dans la France gourmande avec ma fourchette, mon couteau et mon tire-bouchon», Peter Mayle

           De la foire aux escargots de Martigny à la messe des truffes de Richerenches en passant par le marathon du Médoc, Peter Mayle nous entraîne dans un tour de France insolite et fantasque. Personne ne sait comme lui dévoiler la face cocasse du monde. Sa recette ? Un coup d'œil acéré auquel rien n'échappe, une plume piquante, le tout saupoudré d'anecdotes hilarantes : une cuisine anglaise à consommer sans modération !

Tous ces ouvrages sont déjà, ou vont être rapidement disponibles dans votre médiathèque.

Bonne découverte!

Atelier scientifique réussi!

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Avec l'aide de Maude, des Petits débrouillards, et du département de l'Aude, nos petits Roullensois se sont transformés en véritables détectives.

Un bon goûter; offert par la bibliothèque, est venu clôturer une après-midi riche en découvertes.

Apéritif-culture le 8 novembre

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Crédit photo: "Antipasto Buffet" par MBC Foods

Préparez dès maintenant votre estomac, et votre curiosité, la gourmandise sera à l'honneur lors de l'apéritif-culture du vendredi 8 novembre. Rendez-vous demain à 18h30!

Les nouveautés dans votre médiathèque: 28 octobre

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Grâce au soutien de la bibliothèque départementale de l’Aude, tous les quinze jours de nouveaux livres sont mis à votre disposition au sein de la médiathèque de Roullens.

Les nouveautés du 28 octobre

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Jeunesse

Albums

« Les carottes sont cuites », Benoit Broyart, Laurent Richard

Les carottes, c'est leur truc, leur passion. Crues, cuites, râpées, en rondelles, en purée ou en soupe. En gratin, en tarte ou en tourte. Le problème ? L'un est un jardinier consciencieux, quand l'autre joue double jeu !

« La vie de Smisse. Jours d’école», Isabelle Chavigny, Ivan Grinberg, Marie Caudry

Smisse a trois ans. C'est sa première rentrée des classes. Il a hâte d'y aller, mais une fois dans sa classe, il préfèrerait quand même que l'école, ça soit plutôt demain... Dans la classe, à la cantine, comme dans la cour, il y tant à découvrir et tant d'aventures à vivre ! Smisse s'y fait des nouveaux copains comme Boubou, apprend à faire la sieste sans son doudou (Ouf, le singe) et découvre d'étranges créatures revêches : les filles.

« Les belles espérance », Jo Hoestlandt, Delphine Grenier

" La vie est un voyage qui prend du temps. Un voyage sous toutes sortes de vents. Les uns vous poussent, d'autres vous retiennent. Et parfois, il semble qu'il n'y ait plus de vent. C'est à ces moments-là, sans vent, qu'on se pose des questions, plein de questions, c'est à ces moments-là qu'on s'arrête, qu'on réfléchit, qu'on regrette, qu'on rêve, qu'on espère... qu'on attend.

 

BDs

« Jules B, l’histoire d’un juste », Armelle Modéré

Jules Badey est un cordonnier bourguignon pendant la Seconde Guerre mondiale, un homme sans histoire qui essaie tant bien que mal d’exercer son métier dans un pays occupé. De la guerre, il ne pense pas grand-chose, hormis qu’elle l’empêche de traiter ses commandes correctement par le manque de matières premières, ces dernières étant souvent bloquées et/ou réquisitionnées par les Allemands. C’est un homme seul et abattu qui accuse le coup du départ de sa femme pour un autre homme, un « baron » qui possède un manoir à la sortie du village. Il noie sa détresse dans son vin quotidien. Des juifs, il ne pense rien non plus. A peine sait-il qui ils sont. De la déportation, il n’a jamais entendu parler et l’exode qui commence sous ses yeux est pour lui un simple défilé de voitures qui partent se mettre en lieu sûr plus au Sud. Alors quand il croise sur sa route 3 petits enfants juifs, il est décontenancé. Son cœur parle et lui demande de les protéger.

« La sage d’Atlas et Axis », Pau

Dans le monde de Pangea, où tous les animaux parlent et marchent sur deux pattes, Atlas et Axis sont deux cabots aux caractères et pedigrees bien différents : le premier est intelligent et rationnel, alors que le second a plutôt tendance à se fier à son flair. Le jour où leur village est ravagé par les cruels Vikiens, des brutes sanguinaires venues du Nord, Atlas et Axis prennent leur courage à deux pattes et partent braver le grand Nord pour venger les leurs… L’étonnante épopée de deux héros attachants dans un album visuellement époustouflant !

 

Documentaire

« Je vais à l’école », Delphine Gravier-Badreddine

Entrer à l'école, c'est le signe qu'on est devenu grand... Ce volume de la petite Encyclopédie fera découvrir aux petits le monde passionnant de l'école : les lieux, le rythme de la journée, les apprentissages, les amis... Avec la magie des pages transparentes de "Mes premières Découvertes".

 

Romans

« Petit Pierre le pirate», Anthony Pastor

Petit Pierre est le plus petit des grands pirates. Aux commandes de son navire Le Joyeux, il n’a peur de rien, ou presque. Un jour, alors qu’il peste contre le vent qui ne souffle pas, il fait une drôle de rencontre : un ours polaire à bord d’une barque minuscule ! Il l’invite à rejoindre son équipage. Car Petit Pierre aura besoin d’aide pour affronter une tempête, un naufrage, et le terrible Barbequipique...

L’intégrale « Les royaumes de feu », Tui T. Sutherland

Une terrible guerre divise les royaumes du monde de Pyrrhia. Selon une mystérieuse prophétie, seuls cinq jeunes dragons nés lors de la Nuit-la-plus-Claire pourront mettre fin aux combats et apporter la paix. Mais les élus, Argil, Tsunami, Gloria, Comète et Sunny, rêvent de voler de leurs propres ailes plutôt que d'accomplir leur destin... Une saga épique et flamboyante, par l'un des créateurs de «La Guerre des clans». Un univers riche et fascinant, une intrigue captivante, une amitié indéféctible. Partagez l'aventure de cinq jeunes dragons aussi valeureux qu'attachants.

 

Jeune adulte

« After », Anna Todd

Tessa est une jeune fille ambitieuse, volontaire, réservée. Elle contrôle sa vie. Son petit ami Noah est le gendre idéal. Celui que sa mère adore, celui qui ne fera pas de vagues. Son avenir est tout tracé : de belles études, un bon job à la clé, un mariage heureux... Mais ça, c'était avant qu'il ne ne la bouscule dans le dortoir. Lui, c'est Hardin, bad boy, sexy, tatoué, piercé, avec un " p... d'accent anglais ! " Il est grossier, provocateur et cruel, bref, il est le type le plus détestable que Tessa ait jamais croisé. Et pourtant, le jour où elle se retrouve seule avec lui, elle perd tout contrôle... Cet homme ingérable, au caractère sombre, la repousse sans cesse, mais il fait naître en elle une passion sans limites. Une passion qui, contre toute attente, semble réciproque... Initiation, sexe, jalousie, mensonges, entre Tessa et Hardin est-ce une histoire destructrice ou un amour absolu ? L'écriture rythmée d'Anna Todd rendra accros tous ses lecteurs.

 

Adultes

« Vivre heureux avec son enfant », Docteur Catherine Gueguen

Comment faire quand votre enfant a des colères répétées ? S'il ne veut pas se coucher ? S'il ne veut pas manger, ni obéir ? Faut-il le punir ou s'opposer à lui ? Faut-il le laisser pleurer ? Au travers de nombreux exemples tirés de ses consultations, et en s'appuyant sur les recherches en neurosciences affectives, Catherine Gueguen propose ici une nouvelle approche : voir et ressentir le monde par les yeux de l'enfant et enfin pouvoir se mettre à sa hauteur. En effet, les dernières découvertes sur le développement du cerveau émotionnel nous montrent qu'une relation empathique et bienveillante permet à l'enfant de déployer toutes ses possibilités affectives et intellectuelles. Un plaidoyer pour une autre vision de l'éducation. « À la lumière des récentes découvertes des neurosciences, le Dr Catherine Gueguen nous invite à revisiter l'éducation de nos enfants vers plus de bienveillance et d'empathie. »

 

BDs

« Le dieu vagabond », Fabrizio Dori

Dernier de sa lignée divine, Eustis le satyre mène une vie oisive et solitaire dans le monde moderne. Lorsqu’il découvre que d’autres dieux ont survécu, il part à la recherche de son ami Pan, curieux disparu qui semble cristalliser l’attention de tout le nouveau panthéon de l’« Hôtel Olympus ». Mais Eustis n’est qu’une divinité mineure, et peut-être vient-il de mettre le doigt dans un engrenage dangereux...

« Le rapport W. Infiltré à Auschwitz », Gaétan Nocq

Witold Pilecki, officier de l'Armée secrète polonaise, décide d'infiltrer le camp d'Auschwitz en septembre 1940. Sous l'identité de Tomasz Serafinski, il a pour objectif de monter un réseau de résisance afin d'organiser le soulèvement du camp. Il ne mesure pas l'enfer qui l'attend.

Histoire

« Culture et barbarie européennes », Edgar Morin

" L'Europe a été le foyer d'une domination barbare sur le monde durant cinq siècles. Elle a été en même temps le foyer des idées émancipatrices qui ont sapé cette domination. Il faut comprendre la relation complexe, antagoniste et complémentaire, entre culture et barbarie, pour savoir mieux résister à la barbarie. Les tragiques expériences du XXe siècle doivent aboutir à une nouvelle conscience humaniste. Ce qui est important, ce n'est pas la repentance, c'est la reconnaissance. Cette reconnaissance doit concerner toutes les victimes: Juifs, Noirs, Tziganes, homosexuels, Arméniens, colonisés d'Algérie ou de Madagascar. Elle est nécessaire si l'on veut surmonter la barbarie européenne. Il faut être capable de penser la barbarie européenne pour la dépasser, car le pire est toujours possible. Au milieu du désert menaçant de la barbarie, nous sommes pour le moment sous la protection relative d'une oasis. Mais nous savons aussi que nous sommes dans des conditions historico-politico-sociales qui rendent le pire envisageable, particulièrement lors des périodes paroxystiques. La barbarie nous menace, y compris derrière les stratégies qui sont censées s'y opposer. "

« La gangrène et l’oubli. La mémoire de la guerre d’Algérie », Benjamin Stora

De 1954 à 1962, quelque deux millions de Français ont fait la guerre aux Algériens. Quarante ans après, cette « guerre sans nom » reste une page blanche de l'histoire nationale. Et le refoulement de sa mémoire continue à ronger comme une gangrène les fondements même de la société française. De l'autre côté de la Méditerranée, un refoulement symétrique mine la société algérienne : la négation par l'histoire officielle de pans entiers de la guerre de libération n'est pas pour rien dans la guerre civile qui déchire le pays depuis 1992. Pour comprendre les causes de cette double occultation, Benjamin Stora tente dans cet essai d'éclairer les mécanismes de fabrication de l'oubli, en France comme en Algérie. Il démontre comment ceux-ci se sont mis en place dès la guerre elle-même : du côté français, c'est la négation de l'existence même de la guerre, le refus obstiné de reconnaître la réalité de la torture et des exécutions sommaires ; du côté algérien, c'est la violence de la guerre civile secrète qui opposa le FLN et le MNA, où le massacre en masse des harkis à l'été 1962, perpétré par les ralliés de la vingt-cinquième heure. L'auteur montre également comment les mensonges de la période 1954-1962 seront à leur tour, dans les décennies suivantes, enfouis dans les mémoires par les amnisties ou les non-dits d'une histoire éclatée, telle qu'elle ressort des livres ou des films consacrés à la guerre.

 

Romans

« Les enténébrés », Sarah Chiche

Automne 2015. Alors qu’une chaleur inhabituelle s’attarde sur l’Europe, une femme se rend en Autriche pour écrire un article sur les conditions d’accueil des réfugiés. Elle se prénomme Sarah. Elle est aussi psychologue, vit à Paris avec Paul, un intellectuel connu pour ses écrits sur la fin du monde, avec qui elle a un enfant. À Vienne, elle rencontre Richard, un musicien mondialement célébré. Ils se voient. Ils s’aiment. Elle le fuit puis lui écrit, de retour en France. Il vient la retrouver. Pour Sarah, c’est l’épreuve du secret, de deux vies tout aussi intenses menées de front, qui se répondent et s’opposent, jusqu’au point de rupture intérieur : à l’occasion d’une autre enquête, sur une extermination d'enfants dans un hôpital psychiatrique autrichien, ses fantômes vont ressurgir. S’ouvre alors une fresque puissante et sombre sur l'amour fou, où le mal familial côtoie celui de l’Histoire en marche, de la fin du xixe siècle aux décombres de la Deuxième Guerre mondiale, de l'Afrique des indépendances à la catastrophe climatique de ce début de millénaire.

« La perte de l’image », Peter Handke

Une jeune femme, à la tête d'un empire financier, quitte un matin sa grande ville d'Europe du Nord pour rejoindre la Manche, région aride et sauvage rendue illustre par Cervantès. Elle veut y retrouver l'auteur qu'elle a chargé d'écrire sa biographie et qui vit retiré là-bas depuis des années. Chemin faisant, la «princesse de la finance» s'adresse en pensée à son auteur, l'interroge, prévient ses questions, ses remarques, ses objections. Elle évoque sa fille adolescente, indépendante et fugueuse, son jeune frère, en prison pour terrorisme, et son ancien compagnon, loin d'elle depuis des années. Arrivée enfin dans le «palais de gentilhomme campagnard» où vit l'auteur, elle s'installe au coin du feu pour raconter en détail sa traversée de la Sierra de Gredos. L'auteur n'a plus qu'à écrire le roman de cette femme, l'histoire de la perte de l'image - et de sa redécouverte.

« Un clocher dans la plaine », Joseph L’hopital

La paroisse de Vironville est à l’image de la Normandie : un curé aux prises avec l’anticléricalisme, des paroissiens croyants par prudence, l’alcoolisme de tradition, une jeune épouse qui veut s’émanciper, un riche propriétaire et des familles laborieuses. Ce petit monde se côtoie avec ses habitudes, ses intérêts, ses misères, sa tendresse...

« L’étrangère », Sandor Marai

Comme Métamorphoses d’un mariage, L’étrangère est l’histoire d’un adultère. Comme Le premier amour, c’est le récit implacable de la déchéance d’un homme. Par un jour d’été torride, Viktor Henrik Askenazi, un universitaire de 48 ans, arrive dans un hôtel d’une petite station balnéaire de la côte dalmate. Il cherche à guérir de sa dépression et fuit à la fois sa maîtresse Élise, une danseuse, qu’il vient de quitter, sa femme Anna, sa fille, ses amis, son travail. Il fuit le questionnement qui le hante : que cherche-t-on, qui se dérobe constamment, derrière le désir, la passion, quel manque insondable cherche-t-on à combler à travers chaque acte de sa vie ? Dans un long flash-back, Askenazi revit les étapes de son adultère, occasion pour Márai de stigmatiser avec une ironie mordante les conventions sociales et d’analyser crûment les balancements d’un coeur masculin. Au terme de quatre jours fiévreux, Askenazi commettra un acte impardonnable et cathartique…

« Rouge impératrice », Léonora Miano

Le lieu  : Katiopa, un continent africain prospère et autarcique, presque entièrement unifié, comme de futurs Etats-Unis d’Afrique, où les Sinistrés de la vieille Europe sont venus trouver refuge. L’époque  : un peu plus d’un siècle après le nôtre.
Tout commence par une histoire d’amour entre Boya, qui enseigne à l’université, et Illunga, le chef de l’Etat. Une histoire interdite, contre-nature, et qui menace de devenir une affaire d’Etat. Car Boya s’est rapprochée, par ses recherches, des Fulasi, descendants d’immigrés français qui avaient quitté leur pays au cours du XXIème siècle, s’estimant envahis par les migrants. Afin de préserver leur identité européenne, certains s’étaient dirigés vers le pré carré subsaharien où l’on parlait leur langue, où ils étaient encore révérés et où ils pouvaient vivre entre eux. Mais leur descendance ne jouit plus de son pouvoir d’antan  : appauvrie et dépassée, elle s’est repliée sur son identité. Le chef de l’Etat, comme son Ministre de l’intérieur et de la défense, sont partisans d’expulser ces populations inassimilables, auxquelles Boya préconise de tendre la main. La rouge impératrice, ayant ravi le cœur de celui qui fut un des acteurs les plus éminents de la libération, va-t-elle en plus désarmer sa main  ? Pour les «  durs  » du régime, il faut à tout prix séparer ce couple…

« Mais leurs yeux dardaient sur Dieu », Zora Neale Hurston

« Janie avait seize ans. Un feuillage vernissé et des bourgeons tout près d’éclore et le désir de prendre à bras-le-corps la vie, mais la vie semblait se dérober. Où donc étaient-elles, ses abeilles chanteuses à elle ?… Du haut des marches elle scruta le monde aussi loin qu’elle put, et puis elle descendit jusqu’à la barrière et s’y pencha pour contempler la route de droite et de gauche. Guettant, attendant, le souffle écourté par l’impatience. Attendant que le monde vienne à se faire. » Il ne faudra pas moins de trois mariages et trois vies – le vieux Logan Killicks et ses sentiments trop frustes, le fringant Joe Starks et ses ambitions politiques dévorantes, puis la promesse d’égalité, l’étreinte d’amour et le frisson extatique qu’incarne Tea Cake – pour permettre à Janie d’atteindre toute la mesure de son rêve d’émancipation et de liberté. Portrait d’une femme entière, animée par la force de son innocence, qui brave la rumeur du monde et se révèle à l’existence, Mais leurs yeux dardaient sur Dieu est un chef-d’œuvre – et l’un des tout premiers romans écrits par une Afro-Américaine. Un monument de la littérature, aussi percutant aujourd’hui que lors de sa parution aux États-Unis en 1937. À découvrir ou redécouvrir dans une traduction inédite magistrale.

« Les jours », Sylvain Ouillon

Ils s'appellent Devoise ou Lechopier, Vacher ou Simone ou Lucien, cela commence vers 1833, dans un petit village de la Creuse et s'achève sur le rivage du XXI ? siècle, à Madagascar. Qui ça ils ? Mais eux, bien sûr, c'est-à-dire nous, vous, moi, enfin la famille infinie des autres dans son éternel voyage. Cela est-il racontable ? Non, et c'est pourquoi il fallait que quelqu'un s'y colle. Sylvain Ouillon l'a fait, tenant à la fois de la chronique biblique et de l'Almanach Vermot. La reine Victoria y est sur la photo en même temps que votre arrière grand-père et Lénine fait du vélo en banlieue. Tout le monde est là, sans distinction. Histoires de familles, loin, très loin de l'étroit roman familial : Les Jours fait le voyage trans-générationnel et sonne tout au long le coeur battant des vivants et des morts. Un livre stupéfiant.

« Le peuple de mon père », Yaël Pachet

Il faut écrire. Jamais mon père n’en formulait aussi clairement l’injonction, mais c’était ce que je ressentais à ses côtés. Il me demandait toujours si j’étais en train d’écrire comme on prend des nouvelles d’un proche. Dans son enfance tourmentée, alors qu’il se plaignait de l’ennui, son propre père lui avait sévèrement répliqué  : «  Tu t’ennuies  ? Tu n’as qu’à avoir une vie intérieure  ! Alors tu ne t’ennuieras jamais…  » Et mon père a obéi. Au-delà sans doute de ce que mon grand-père envisageait  ; jusqu’à consacrer à cette vie intérieure des milliers d’heures et des centaines de pages, et jusqu’à me transmettre à sa façon ce qui demeure le plus beau cadeau que j’aie reçu de lui.

« Les pérégrins », Olga Tokarczuk

Prix Nobel de littérature 2018

Man Booker International Prize 2018

 « Alors, remue-toi, balance-toi, cours, file ! Si t’oublies ça, si tu t’arrêtes, il va t’attraper avec ses grosses pattes velues et faire de toi une marionnette. Il t’empestera de son haleine qui sent la fumée, les gaz d’échappement et les décharges de la ville. Il va transformer ton âme multicolore en une petite âme toute raplapla, découpée dans du papier journal. » La clocharde du métro de Moscou qui parle ici appartient aux Bieguny (les marcheurs ou pérégrins), une secte de l’ancienne Russie, pour qui le fait de rester au même endroit rendait l’homme plus vulnérable aux attaques du Mal, tandis qu’un déplacement incessant le mettait sur la voie du Salut. En une myriade de textes courts, Les Pérégrins, sans doute le meilleur livre d’Olga Tokarczuk, compose un panorama coloré du nomadisme moderne. Routards, mères de famille en rupture de ban, conducteur de ferry qui met enfin le cap sur le grand large : qu’ils soient fuyards ou conquérants, les personnages sont aux prises avec leur liberté, mais aussi avec le temps. Et ce sont les traces de notre lutte avec le temps que relève l’auteur aux quatre coins du monde : depuis les figures de cire des musées d’anatomie jusqu’aux méandres de l’Internet, en passant par les cartes et plans.

 

Romans policiers

« Agatha Raisin enquête. Randonnée mortelle», M. C. Beaton

Après un séjour de six mois à Londres, Agatha retrouve enfin ses chères Cotswolds - et le non moins cher James Lacey. Même si le retour au bercail de son entreprenante voisine ne donne pas l'impression d'enthousiasmer particulièrement le célibataire le plus convoité de Carsely. Heureusement, Agatha est très vite happée par son sport favori : la résolution d'affaires criminelles. Comme le meurtre d'une certaine Jessica, qui militait pour le droit de passage de son club de randonneurs dans les propriétés privées des environs. Les pistes ne manquent pas : plusieurs membres du club et quelques propriétaires terriens avaient peut-être de bonnes raisons de souhaiter sa disparition. Mais la piste d'un tueur se perd aussi facilement que la tête ou... la vie !

« Mort mystérieuse d’un respectable banquier anglais dans la bibliothèque d’un manoir Tudor de Sussex », L. C. Tyler

Findon, province du Sussex. L’écrivain Ethelred Tressider a décidé de délaisser pendant un temps le roman policier pour se consacrer à sa grande œuvre littéraire. Au grand dam de son agent, Elsie Thirkettle, que la littérature intéresse surtout pour son aspect commercial. Pour apaiser les tensions qui règnent entre eux, ils s’affrontent au Cluedo et sortent dans le grand monde. Comme ce fameux soir où Sir Robert Muntham, un ami d’enfance d’Ethelred ayant fait fortune dans la finance, les convie à dîner avec quelques notables. À peine ont-ils le temps de remarquer la saisissante ressemblance entre le magnifique manoir de Sir Robert et celui du Cluedo que leur hôte est retrouvé étranglé. Avec une corde. Dans la bibliothèque. Commence alors pour Ethelred et Elsie une nouvelle partie, bien réelle cette fois, d’autant plus « jubilatoire » que la pièce était fermée de l’intérieur lors du crime, et que seul l’un des dix convives présents a pu commettre le meurtre.

 

Société

« La fracture », Gilles Kepel

«De la tuerie de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, à l’assassinat du père Hamel, le 26 juillet 2016, le terrorisme islamiste a causé la mort de deux cent trente-neuf personnes en France. Et des listes de cibles incitent des "lions solitaires" à continuer le massacre.
L’objectif de ces provocations meurtrières est de fracturer la société française par une guerre civile larvée dressant, au nom d’une religion dévoyée, un nouveau prolétariat d’enfants d’immigrés contre les classes moyennes. Pour y parvenir, les djihadistes tentent d’embrigader les musulmans de France, qui leur sont massivement hostiles. Des stratégies de rupture sont mises en œuvre afin de souder cette communauté contre l’"islamophobie" imputée à la société. Cela nourrit la propagande de politiciens qui cherchent leur avantage en vue des élections de 2017, tombant dans le piège des terroristes alors même que la patrie est en danger, randis que l’Europe se fissure et que le Moyen-Orient explose. Conçu autour des chroniques radiophoniques que j’ai tenues chaque semaine sur France Culture entre les étés 2015 et 2016, La Fracture restitue en contexte cette année terrible et plaide pour un engagement lucide de nos concitoyens.»

Bonne lecture !                                                  

Les vacances de la Toussaint à la médiathèque

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Le programme de ces vacances s'annonce chargé!

Puisqu'octobre est le mois de la fête de la science, cette dernière est à l'honneur dans votre médiathèque!

Les 21, 22, 23 et 24 octobre, les petits curieux pourront s'essayer à nos expériences scientifiques ludiques et amusantes (mais potentiellement salissantes) entre 16h et 17h.

A partir de 7 ans

 

Les 25, 28 et 29 octobre, petits et grands pourront se mesurer à notre Escape game "Panique dans la bibliothèque" (sur inscription)

A partir de 11 ans

Premier départ 15h. Dernier départ 17h

 

L'association "Les Petits débrouillards" viendra mercredi 30 proposer un atelier "Enquête scientifique". Et pour bien terminer l'après-midi, nous organisons un goûter pour les participants!

Il reste encore quelques places, mais inscrivez-vous vite!

Atelier gratuit, sur inscription

A partir de 8 ans

http://www.lespetitsdebrouillards.org/

 

Et nous n'oublions pas Halloween!

Ogres sorcires fantmes et squelettes vous attendent  la mdiathque

Deux heures, de 16h à 18h, seront consacrées le jeudi 31 à la lecture d'histoires qui font peur (mais ne provoqueront pas de cauchemars, promis!)

 

Alors aux sciences citoyens!

 

Les nouveautés dans votre médiathèque: 14 octobre

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Grâce au soutien de la bibliothèque départementale de l’Aude, tous les quinze jours de nouveaux livres sont mis à votre disposition au sein de la médiathèque de Roullens.

Les nouveautés du 14 octobre

 

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Jeunesse

Halloween arrive dans votre médiathèque !

Albums

« Histoires d’ogres et sorcières »

Ondine, Baba Yaga, Jorinde, et Jorindel, Kishimo-jin... Dix histoires d'ogres et de sorcières, des contes classiques et des récits contemporains pour frissonner de peur et de plaisir, pour rire et pour rêver

« Train fantôme », Adrien Albert

Être frôlé par des araignées géantes. Chatouillé par des cheveux de sorcière. Poursuivi par un tyrannosaure puis englouti par la gueule béante d’un monstre, avant de ressortir de l’autre côté, indemne, pour foncer au travers d’un nid de serpents, qui n’en a pas rêvé ? Un tour en train fantôme : c’est ce qu’a demandé Lulu à sa grande soeur, en guise de cadeau d’anniversaire. Adrien Albert l’a dessiné tel qu’il est, et que vous ne l’avez jamais vu. Et ce qui est bien, avec le train fantôme, c’est que juste après le cauchemar, on peut déguster une bonne barbe à papa…

« D’entre les ogres », Baum, Dedieu

Un bébé est abandonné, dans un panier, au cœur de la forêt… Lorsque l'ogre s'approche, il sourit. Voilà 200 ans que lui et l'ogresse voulaient un enfant ! Alors cette petite fille, ils vont la choyer. Blanche va devenir le centre de leur vie, leur unique préoccupation. Elle se régalera des mets les plus fins, elle sera habillée de soie. Mais un jour, Blanche s'étonne. Pourquoi ses parents ne mangent-ils pas la même chose qu'elle ? Que font-ils la nuit lorsqu'elle dort ? Blanche pose des questions et s'énerve de ne pas avoir les réponses. Alors l'ogre et l'ogresse prennent une terrible décision, la seule possible : ils décident de ramener Blanche dans le village des Hommes. Y trouvera-t-elle sa place et sa "vraie" famille ?

« La sorcière est amoureuse », Frédéric Benaglia, Bernard Friot

Pour séduire le beau prince dont elle est amoureuse, une vieille sorcière avale chaque jour une potion qui la fait rajeunir. Mais les effets de la potion sont éphémères...

« Ma sorcière et moi », Giovanna Calvino, Iris de Moüy

Moi, j'ai une sorcière en moi, et c'est une vraie pipelette. Elle est toujours là, sur le qui-vive, prête à m'avertir des dangers qui me guettent. Dès que je veux me lancer dans quelque chose, elle me retient, me décourage, et me gronde quand je ne l'écoute pas. Je voudrais qu'elle prenne des vacances, juste pour voir comment c'est quand elle n'est pas là. Mais rien à faire, ma sorcière est un vrai pot de colle. Une histoire qui évoque avec humour et subtilité les démons intérieurs des enfants et la confiance en soi.

« Les plus belles légendes d’ogres et de géants », Viviane Koenig, Maurce Pommier

Voici réunies six histoires d'ogres et de géants, des plus célèbres aux moins connues. A la fois récit biblique avec l'histoire de David et Goliath, récit légendaire avec Thuy, le géant jaloux ou Le Golem, et conte merveilleux avec Le Géant et son tonneau chantant ou Sadko et les Vodianoï ; ce recueil nous permet une plongée dans notre patrimoine culturel tout en nous immergeant dans le monde merveilleusement dangereux des monstres. Un véritable tour du monde grâce à ces histoires venues d'Asie, d'Europe ou d'Afrique

« Berty, le plus cool des monstres », Didier Lévy, Delphine Renon

Berty est un bon gros monstre sympathique. Content de la vie et content de lui, il voit toujours le bon côté des choses, c’est dans son A.D.N. Qu’il s’agisse d’aider son pote Bingo, un petit lutin ronchon salement contrarié à cause d’une histoire de panoplie de super héros, à retrouver le sourire, de venir en aide au Fantôme Tom qui a perdu son drap, ou de remonter le moral de Marius, ses amis les petits monstres peuvent compter sur lui. Aucun doute, avec un camarade comme Berty, chaque problème trouve sa solution, et la vie est plus chouette, plus simple, plus cool et plus rigolote !

« La sorcière de la bibliothèque », Anne Noisier, Caroline Palayer

La nuit est tombée. Sarah s'avance sur la pointe des pieds dans le grand couloir sombre. Subitement, une petite sorcière bondit de la dernière étagère de la bibliothèque. Elle sort d'un livre pour demander de l'aide. Des rats sont en train de grignoter la couverture du livre magie. La découverte du plaisir de lire est traitée d'une manière humoristique et fantaisiste. On retrouve aussi une crainte fréquente : la détérioration des livres par des rongeurs et, par analogie, la disparition du savoir.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

« La sorcière aux doigts de fée», Marie Zimmer, Mylène Rigaudie

            Dans sa cave toute noire, Milène Mikoton, la terreur des rongeurs, fabrique des tas de chapeaux en peau de rat. Ce qu'elle aimerait par-dessus tout, c'est faire un couvre-chef avec la peau de Gros Radis Noir, le chef de tous ces rats répugnants. Mais il est si vif et si rusé, impossible de l'attraper ! - Ris rat ! Rira bien qui rira le dernier ! lance Milène Mikoton d'un air bougon. Caché non loin de là, Gros Radis sourit. Et quand Gros Radis sourit, les rats radinent !

 

BDs

« Yakari et l’étranger », Derib, Job

C’est la panique chez les castors. Un pélican, diablement enrhumé, atterrit en catastrophe parmi eux. Non seulement cet indésirable tient tout le voisinage éveillé par ses éternuements monstrueux, mais il meurt de faim. Yakari et Petit Tonnerre l’emmènent chez les loutres, qui le gavent de poissons. L’emplumé est vite remplumé, mais son rhume tonitruant persiste. Les amis de Yakari sont exaspérés. Ils manifestent rageusement leur hostilité envers l’étranger parasite : « C’est lui ou nous ! » Le petit Sioux résoudra avec noblesse ce cruel dilemme, secondé par le pélican, qui saura se montrer superbement magnanime.

« Les schtroumpfs. Schtroumpf les bains », Peyo

Après 51 ans de bons et loyaux services, le Schtroumpf Bricoleur commence à en avoir plein le schtroumpf d'être le schtroumpf à tout faire du village ! Et le voilà qui part se reschtroumpfer quelques jours au bord du lac. Jamais inactif, il en profite pour se construire une petite maison. Mais, son idée fait des émules et, bien vite, le havre de paix devient un village de vacances très (et bien trop) à la mode ! L'explosion du tourisme de masse revue et schtroumpfée par les petits lutins de Peyo, avec humour et justesse, comme toujours !

« Horrifikland. Une terrifiante aventure de Mickey Mouse », Lewis Trondheim, Alexis Nesme

Oserez-vous franchir la grille de Horrifikland ? Disparition. Mickey, Donald et Dingo tiennent une agence de détective. Sauf que les affaires tournent moyennement : pas un contrat en vue depuis des jours ! Mickey songe même sérieusement à plier boutique, lorsqu'une vieille dame leur charge de retrouver son petit chat Blacky. Problème : celui-ci aurait été aperçu pour la dernière fois prêt du terrifiant parc abandonné " Horrifikland ", dont certaines attractions fonctionnent toujours... Au programme : brouillard artificiel, décor de cimetière, chauves-souris et fantômes plus vrais que nature ! Pour retrouver Blacky, les nerfs de nos acolytes seront mis à rude épreuve... Rejoignant le prestigieux casting des dessinateurs de créations originales Disney, Alexis Nesme nous propose, de son somptueux travail en couleurs directe, un univers gothique et baroque digne des superproductions de Tim Burton. A l'écriture, Lewis Trondheim nous réjouit d'un scénario riche en rebondissements qui n'est pas sans rappeler les meilleurs épisodes de Scooby Doo !

« Léonard. Génie en sous-sol », Turk, de Groot

Léonard est un génie. C’est du moins ce qu’il croit ! Caricature désopilante de l’illustre De Vinci, il invente les machines les plus incongrues et il les expérimente sur son Disciple...

 

Romans

« Sorcières de brume. L’épreuve du feu », Lene Kaaberbol

Clara Ask a 12 ans, une mère célibataire journaliste, et un meilleur ami, Oscar. Elle mène une vie tout à fait normale jusqu'à ce matin où elle se fait attaquer par un gros chat noir. La blessure s'infecte et curieusement, sa mère l'emmène voir une tante qu'elle n'avait jamais vue auparavant pour la soigner. Peu après, alors qu'elle rentre de l'école avec Oscar, ils se trouvent entourés d'un brouillard à travers lequel Clara aperçoit une sorte d'ange aux ailes brunes. Répondant à son appel, elle est sur le point de la rejoindre lorsqu'Oscar l'arrache à sa vision et aux roues d'un camion, lui sauvant la vie. Cet " ange " est une ancienne " sorcière sauvage ", Kimaera, qui a juré la perte de la jeune fille. Clara doit apprendre à maîtriser ses pouvoirs tout neufs pour parvenir à l'affronter…

« Les diablotins d’Halloween », Michel Perrin, Caroline Palayer

Aujourd'hui, c'est Halloween ! Aurore n'a pas de costume, mais décide d'en emprunter un à son oncle qui tient une boutique de déguisements. Dans l'arrière salle du magasin, elle assiste alors à une drôle de révolution : la Sorcière, le Vampire, le Fantôme et les autres sont en colère car on utilise leur image chaque année sans jamais leur demander la permission... Quel mauvais tour, ces diablotins, ont-ils dans leur sac ?

« L’ogre bouquiniste », Janine Teisson, Clotilde Perrin

En se rendant à la librairie «L'ogre bouquiniste», mademoiselle Rosalie et ses dix élèves ne se doutaient pas que l'après-midi serait si mouvementé... Une histoire idéale pour découvrir le plaisir de l'immersion dans un livre!

 

Adultes

« Les miscellanées », Giles Milton

Saviez-vous qu’Hitler prit de la cocaïne ? Qu’un homme s’introduisit à Buckingham Palace jusque dans la chambre de la reine sans être inquiété ? Qu’Agatha Christie prit la poudre d’escampette pendant onze jours sans laisser aucune explication ? Giles Milton, maître incontesté de la narration historique, détaille ici dans une prose teintée d’humour anglais, quelques-unes des bizarreries de l’Histoire, qui se lisent comme des fictions, mais sont pourtant à cent pour cent réelles. On y apprend également comment un garçon de cabine survécu au feu qui ravagea le zeppelin Hindenburg en 1937, qui était la vraie Mata Hari ou bien encore comment on vola La Joconde sans encombre.

BDs :

« Un scooter dans la mâchoire », Libon

On a tous connu le frimeur de l'école : arrivée en scooter, attirant toujours le regard des filles à qui on osait à peine adresser la parole ; c'est toujours lui qui avait le plan le plus drôle, la phrase de déconne qui le transformait en point de mire des regards ...Mais des années plus tard, alors que tous ont évolué, comment a grandi cette grande gueule ? Hector n'a pas changé, il a pensé à fabriquer des tee-shirts équitables à base de produits chimiques, il est toujours le plus déjanté (ou le plus con) dans les fêtes alcoolisées... C'est lui aussi qui croit être le plus rapide sur la route... quitte à se prendre le scooter dans la mâchoire !

« Le croque-mort, le clochard et l’assassin », Frédéric et Julien Miffre

Voici le premier tome de Stern, un western décalé et savoureux ! 1880 au Kansas. Elijah Stern, croque-mort local, mène une existence calme et solitaire jusqu'au jour où on lui demande de pratiquer l'autopsie d'un homme trouvé mort dans un bordel. S'improvisant médecin légiste, il découvre que la mort n'est en rien naturelle et se trouve impliqué, malgré lui, dans une véritable enquête. Mais Stern n'imagine pas encore que les clés de cette affaire sont à chercher dans son propre passé...

« La théorie de la contorsion », Margaux Motin

La théorie de la contorsion décrit de façon humoristique les aventures parentales, professionnelles de Margaux Motin : cette trentenaire doit mener de front sa vie de femme mariée à un fan de jeux vidéo qui ne comprend décidément rien à la mode, son rôle de jeune maman d'une petite fille adorable mais envahissante, et sa carrière d'illustratrice freelance décontractée mais désespérément solitaire. La chronique tendre et drôle d'une femme moderne…

 

Histoire

« L’agonie de la Ive République », Michel Winock

La tragédie algérienne a été la malédiction de la IVe République. C'est à Alger, le 13 mai 1958, que s'enclenche l'engrenage qui finira par emporter ce régime issu d'une guerre et défait par une autre. Son agonie n'aura duré que trois semaines. Ce livre met au jour les protagonistes, les paroles, les arrière-pensées, les enjeux, les intrigues, les flottements, les audaces et les lâchetés qui rythment l'embrasement de ces quelques semaines haletantes. Il retrace la chaîne des événements et des affrontements, qui s'étend de l'insurrection d'Alger au retour du général de Gaulle au pouvoir. Il sonde, ce faisant, la profondeur des dissensions qui déchirent les Français jusqu'à menacer le tissu national. Michel Winock s'interroge sur l'incurable vulnérabilité d'une République, créatrice pourtant, en maints domaines, d'un véritable «miracle français». Ce n'est pas seulement à l'épreuve du conflit algérien que se meurt la IVe, c'est aussi en raison des tares intrinsèques d'un système politique réduit à l'impuissance et, par là même, discrédité.  Les faiblesses de ce régime, honni par l'élite militaire, entraînent l'intervention de l'armée dans la vie politique, pour la première fois depuis plus d'un siècle : c'est sous la menace des armes que se décidera l'issue de la crise, par le recours, une fois encore, à un homme providentiel.

 

Romans

« Arcadia », Fabrice Colin

LONDRES, 1872. Dans le monde d'Arcadia, la réalité a les couleurs du rêve : un royaume idéal, baigné de féerie arthurienne, dans lequel les ministres sont poètes et les artistes sont rois, où le futur est tabou et la mort improbable. Un jour pourtant, d'étranges présages viennent troubler la sérénité de la belle capitale. Neige bleutée, vaisseau fantôme… Le peintre Rossetti et ses amis se sentent mystérieusement concernés. Cent quarante ans plus tard, dans un Paris agonisant plongé sous les eaux, quatre jeunes gens férus d'art victorien entendent le même appel, et s'apprêtent à déchirer le voile qui sépare les deux mondes.

« Ça peut pas rater ! », Gilles Legardinier

- J'en ai ras le bol des mecs. Vous me gonflez ! J'en ai plus qu'assez de vos sales coups ! C'est votre tour de souffrir ! Marie pensait avoir trouvé l'homme de sa vie, jusqu'à ce que son couple implose de façon brutale et scandaleuse. Anéantie, elle prend une décision sur laquelle elle jure de ne jamais revenir : ne plus faire confiance aux mâles et surtout, ne plus rien leur passer. Ni dans sa vie privée, ni au travail. On remet les compteurs à zéro. On renverse la vapeur. La gentille Marie est morte, noyée de chagrin. À présent, c'est la méchante Marie qui est aux commandes. Marie est remontée comme un coucou. Marie ne croit plus à l'amour, ce mirage source de tous les malheurs des femmes.
Mais voilà, Marie a du cœur, une famille, des amies aussi tordues qu'elle et une soif de vivre qui n'a pas fini de la précipiter dans des plans impossibles. Et si, au-delà de ses illusions perdues, il était temps pour elle de découvrir tout ce qui vaut vraiment la peine d'être vécu ?

« Les femmes de Heart Spring Mountain », Robin MacArthur

Août 2011. L’ouragan Irene s’abat sur le Vermont, laissant derrière lui le chaos et la désolation. Loin de là,  à La Nouvelle-Orléans, Vale apprend que sa mère a disparu lors du passage de la tempête. Cela fait longtemps que la jeune femme a tourné le dos à sa famille, mais cette nouvelle ne lui laisse d’autre choix que de rentrer chez elle, à Heart Spring Mountain. Elle y retrouve celles qui ont bercé son enfance : la vieille Hazel qui, seule dans sa ferme, perd la mémoire, et Deb, restée fidèle à ses idéaux hippies. Mais si elle est venue là dans le seul but de retrouver sa mère, c’est aux secrets des générations de femmes qui l’ont précédée que Vale va se confronter, réveillant son attachement féroce à cette terre qu’elle a tant voulu fuir. Après Le Cœur sauvage, un recueil de nouvelles unanimement salué par la critique et les libraires, Robin MacArthur signe, d’une écriture pure et inspirée par la nature sauvage du Vermont, un émouvant premier roman sur le lien à la terre natale, et offre une réflexion lumineuse sur l’avenir de notre planète.

« Ce qui désirait arriver », Leonardo Padura

En quelques mots, on y est. Cuba, La Havane, comme un regret sans fond, comme la musique d’un vieux boléro. Un doigt de rhum Carta Blanca (quand il en reste), soleil de plomb, solitude. Magie des décors qui n’ont pas besoin de description, ou si peu.
Les héros de Padura sont des tendres ; ils se heurtent à la société, au destin, au temps qui passe ; à ce désir qu’ont les choses, souvent, d’arriver contre notre gré, sans nous consulter. Ainsi, les toits qui s’effondrent, les pénuries de rhum, le départ intempestif d’êtres aimés. On trouve de tout dans ce recueil de nouvelles, amours bêtement gâchées, soldat en fin de mission à Luanda, archange noir, nuits torrides, jeunes gens désœuvrés, fonctionnaires désabusés, souvenirs cuisants… On trouve surtout le sel des romans de Leonardo Padura, sa marque de fabrique : l’humanité qui irradie à chaque ligne, la nostalgie des vies qu’on ne vit pas, et l’art suprême de nous plonger dans une île qu’on emporte toujours avec soi.

« La demoiselle », Marie de Palet

Sur ce causse sauvage de la région de Mende, l'hiver isole de longs mois la ferme de Chaumette. L'été, il faut lutter contre la sécheresse. Sur ce plateau désolé vit, avec valets et servantes, la famille Combes, des paysans aisés. A l'orée du XXe siècle, la ferme fête le retour de Claire, la " demoiselle ", partie étudier dans un pensionnat religieux de la ville depuis quatre années. Cependant, pour Claire, ce retour sur le causse est teinté de tristesse : elle regrette la vallée pleine de bruits et de rires. Sa vie s'éclaire lors du carnaval où elle rencontre Louis, un géant blond aux moustaches tendres et irrésistibles. C'est alors qu'arrive du Midi, Delphine, sa belle cousine, dont les parents viennent de périr dans un accident...

« Les mots qu’on ne me dit pas », Véronique Poulain

« Salut, bande d’enculés ! » C’est comme ça que je salue mes parents quand je rentre à la maison. Mes copains me croient jamais quand je leur dis qu’ils sont sourds. Je vais leur prouver que je dis vrai. « Salut, bande d’enculés ! » Et ma mère vient m’embrasser tendrement.

« Trois filles d’Eve », Elif Shafak

Le livre est centré sur le personnage de Nazperi Nalbantoğlu, appelée affectueusement Peri par ses proches, que l’on suit tout au long du roman à différentes périodes de sa vie entre 1980 et 2016. Lorsque l’histoire débute, à Istanbul en 2016, Peri a une quarantaine d’années et est une femme mariée et mère de trois enfants, dont une adolescente. Dans la scène d’ouverture, à la suite d’un embouteillage, Peri se fait voler son sac par un malfrat. Dans ce sac, il y a de nombreuses babioles. Mais aussi un objet capital auquel est sentimentalement très attachée cette femme: une photographie, représentant trois jeunes filles, dont elle-même, dans l’enceinte de l’université d’Oxford (au Royaume-Uni), entourées par un homme plus âgé que l’on devine être sûrement leur professeur. Le soir même, Peri est attendue par son mari à un dîner au sein de la grande bourgeoisie stambouliote. Alors que défilent les plats les plus raffinés devant elle au milieu des gens les plus influents de la ville, la jeune femme voit ses souvenirs affluer. Des souvenirs où se croisent les personnages de son enfance (ses parents, sans cesse à couteaux tirés quand il s’agit de religion, et ses deux frères) et les fragments du début de sa vie d’adulte, alors qu’elle était étudiante à Oxford…

« L’insouciance », Karine Tuil

De retour d’Afghanistan où il a perdu plusieurs de ses hommes, le lieutenant Romain Roller est dévasté. Au cours du séjour de décompression organisé par l’armée à Chypre, il a une liaison avec la jeune journaliste et écrivain Marion Decker. Dès le lendemain, il apprend qu’elle est mariée à François Vély, un charismatique entrepreneur franco-américain, fils d’un ancien ministre et résistant juif. En France, Marion et Romain se revoient et vivent en secret une grande passion amoureuse. Mais François est accusé de racisme après avoir posé pour un magazine, assis sur une œuvre d’art représentant une femme noire. À la veille d’une importante fusion avec une société américaine, son empire est menacé. Un ami d’enfance de Romain, Osman Diboula, fils d’immigrés ivoiriens devenu au lendemain des émeutes de 2005 une personnalité politique montante, prend alors publiquement la défense de l’homme d’affaires, entraînant malgré lui tous les protagonistes dans une épopée puissante qui révèle la violence du monde.

« Âpre cœur », Jenny Zhang

Elles ont 7 ou 9 ans à New York. Elles s’appellent Christina, Lucy, Frangie ou Annie… Elles partagent des lits à punaises et des parents chinois qui luttent chaque jour pour les nourrir, leur payer l’école et les faire grandir dans le rêve américain. C’est leurs voix qui nous parlent, spontanées, crues, bouleversantes, elles racontent une enfance dans les marges, le racisme et la violence quotidienne, et l’amour immense des parents qui les protège et les étouffe. C’est ainsi qu’elles apprennent à sortir de l’enfance avec une audace et une soif de vivre qui éclatent à chaque page. Des gamines inoubliables qui font valser les clichés de la littérature d’immigration, dans ce premier roman d’une énergie folle qui laisse le lecteur étourdi.

 

Romans policiers

« Agatha Raisin enquête. Remède de cheval», M. C. Beaton

Après la pluie, le beau temps ! Agatha Raisin est désormais bien installée dans son cottage de Carsely en compagnie de ses deux chats. Cerise sur le pudding, le nouveau vétérinaire du village ne semble pas insensible à ses charmes. Quand le beau véto succombe à une injection de tranquillisant destinée à un cheval rétif, la police locale conclut à un malencontreux accident. Mais pour Agatha, dont le flair a permis de résoudre l'affaire de La Quiche fatale, il s'agit bien d'un meurtre. A l'étonnement de tous, le séduisant colonel James Lacey partage pour une fois l'avis de son entreprenante voisine. Et nos deux détectives-amateurs se lancent dans une enquête bien plus périlleuse qu'ils ne l'imaginaient...

« L’outsider », Stephen King

Le Diable peut avoir de nombreux visages. Et s'il avait le vôtre ? Le corps martyrisé d'un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l'un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l'équipe locale de baseball, professeur d'anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses d'ADN ne laissent aucun doute. Dossier classé. À un détail près : Terry Maitland a un alibi en béton. Et des preuves tout aussi irréfutables que les preuves qui l'accusent. Qui se cache derrière ce citoyen au-dessus de tout soupçon ?

« Selfies », Jussi Adler Olsen

Nouveau défi pour le Département V de la police de Copenhague : un « serial » chauffard dont les victimes sont des femmes jeunes, jolies et... pauvres. Elles touchent les aides sociales et ne rêvent que d'une chose : devenir des stars de reality-show. Sans imaginer un instant qu'elles sont la cible d'une personne dont le but est de les éliminer une par une. L'inimitable trio formé par le cynique inspecteur Carl Mørck et ses assistants fidèles Assad et Rose doit réagir vite s'il ne veut pas voir le Département V, accusé de ne pas être assez rentable, mettre la clé sous la porte. Mais Rose, plus indispensable que jamais, est assaillie par les fantômes de son passé et sombre dans la folie…

Bonne lecture !