Rencontre-dédicace le 25 janvier

le .

Vendredi 25 janvier à 18h30:

 

rencontre-dédicace avec Christian Almerge

qui vient nous présenter son nouveau livre:

"Dictionnaire anti-stress pour soulager vos mots"

 

almerge

Le thème de l'apéritif-culture du mois de Février

le .

index

Le thème de l'apéritif-culture du mois de février est Le danger.
Il aura lieu le 1 février.

A vos lectures!

 

 

Les recommandations des participants à l'apéritif-culture de Janvier

le .

Comme tous les premiers vendredis du mois, l’apéritif-culture du mois de janvier a permis de mettre en valeur certaines œuvres particulièrement appréciées par les participants.

Le thème de cet apéritif était L’eau.

compass water 952x460px

Voilà nos recommandations:

Les documentaires :

« Le canal du Midi et Pierre-Paul Riquet », Jacques Morand

« Phares », Henri Queffélec

Qui veut comprendre les îles du Ponant aujourd’hui ne peut faire l’impasse sur leur histoire et leur géographie si particulières. Les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires entre 1850 et 1950 nous sont offerts par l’écrivain brestois Henri Queffélec (1910-1992). Ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » y situa en effet l’action de six de ses romans les plus célèbres. Le phare de la Jument (ar Gazek-Coz en breton), « morceau de sucre piqué droit dans le gosier du Fromveur », est bel et bien le personnage principal du roman. A tout le moins l’épopée de son érection entre 1904 et 1911 : un ancien négociant, Charles-Eugène Potron, lègue 400.000 francs-or à l’Etat pour édifier un nouveau phare dans les parages d’Ouessant, sous condition de le construire sur une durée maximale de sept ans. Nous suivons donc les péripéties — et les hommes — qui jalonnent la jeunesse de la Jument lors de sa difficile mise en œuvre, de sa construction, de ses oscillations anormalement fortes dans les tempêtes, enfin de la consolidation de ses fondations dans les années 1920-30. Dans le même temps, un pêcheur molénais, Alain Creignou, fonde un foyer avec la fille d’un agriculteur ouessantin, Françoise Mescam. Alain Creignou est subjugué par la Jument. A bord du Sant Mikkaël, il initie son fils François, qui rêve de devenir gardien de phare. Il croit à un pouvoir quasi surnaturel de ces tours de mer qui revivent dès que tombe la nuit ou la brume...

La musique :

Marie-Jeanne nous a préparé une sélection de chansons, véritable interlude musical tout au long de notre apéritif-culture :

« La truite de Schubert », chantée par Barbara Hendrix

« Jeux de vague », Claude Debussy

« La pluie fait des claquettes », Claude Nougaro

« Les copains d’abord », Georges Brassens

« Quand on se promène au bord de l’eau », Jean Gabin

Les romans :

« Les chemins nous inventent », Philippe Delerm

Balades, flâneries... Je cherche le mot le plus léger pour dire ce que furent ces instants volés au ciel de Normandie. Oui, tout autour de chez moi, et pas très loin le plus souvent. Mais après tout, cela pourrait aussi bien être partout ailleurs. C'est le regard qui compte, et cette envie d'aller par les chemins. Bien sûr, les rivières étaient belles. Mais d'un matin de gel à la lenteur d'un soir d'été, la lumière les appelait, chaque fois différentes. J'apprenais à nommer la campagne qui m'entourait, mais elle menait toujours plus loin. J'apprenais à me perdre plus qu'à me retrouver. Dix ans de flâneries à deux, et ça, c'est un tout autre privilège. Partager le silence des chemins avec la femme que l'on aime. Je griffonnais des notes, elle prenait des photos. De ces regards croisés passaient plus tard des images et des mots qui marchaient l'amble. Il n'y avait rien que des lumières échangées et quelquefois un café chaud, très tôt, au hasard d'un village. Mais aujourd'hui je vois qu'un livre est né ; je tremble un peu de voir qu'il nous ressemble, de maraudes en chemins d'eau. Léger, fragile, un livre de balades, de saisons, dix ans flânés à regarder ensemble. Les chemins nous inventent. Il faut laisser vivre les pas.

« L’eau rouge », Pascale Roze

"Au cap Saint-Jacques, elle quitta le Pasteur qui continuait vers la baie d'Along et embarqua sur un bâtiment de transport de troupes pour remonter la rivière de Saigon. On entrait dans les terres, on touchait au but. A l'avant du bateau, conquérante, elle scrutait le paysage, un médiocre paysage, très plat, des mangroves pleines de palétuviers, puis des rizières à l'infini dans lesquelles travaillaient des Annamites sous leur chapeau pointu, et des buffles gris et maigres. La rivière n'en finit pas de dérouler ses méandres. Enfin le quai des Messageries. Une fanfare militaire les accueille, qui lui donne des frissons au cœur. Mais ce qui l'envahit avant même de descendre à terre, c'est l'odeur. L'odeur de Saigon, ce mélange lourd de vase, de sucre, d'épices, de saumure..."

Les témoignages :

« Terres des hommes », Antoine de Saint-Exupéry

Œuvre autobiographique Terre des hommes, relate les exploits des pilotes de l’Aéropostale, et de quelques autres épisodes de sa vie d’aviateur entre 1926 et 1935. Saint-Exupéry raconte ses débuts à la société Latécoère basée à Toulouse où il a rejoint la famille des pilotes parmi lesquels Jean Mermoz et Henri Guillaumet. Aux commandes de son avion, il admire et médite notre planète vue du ciel. Il assure le courrier entre Toulouse et Dakar et sert de lien entre les hommes. Il poursuit son récit par les aventures des pilotes en Amérique du Sud qui travaillent désormais pour la Compagnie Générale Aéropostale rebaptisée ainsi depuis son rachat par Marcel Bouilloux-Lafont, un investisseur français installé en Argentine. Saint-Exupéry compile la série d’articles Le Vol brisé, Prison de sable, parue dans L’Intransigeant en 1936. Les détails de son accident en Libye viennent alimenter le chapitre central du livre Au centre du désert. D’un chapitre à l’autre, il déploie sa pensée humaniste et visionnaire dans un langage universel. Il illustre son point de vue sur le monde et alimente sa réflexion sur de nombreux thèmes : la mort, l’amitié, l’héroïsme, la quête de sens…

Vicky nous a fait le plaisir de partager ses poèmes avec nous : « L’océan en furie », « L’adour », « Les sources de ma vie », et « La magie océane ».

Tous ces ouvrages vont être disponibles dans votre médiathèque.

Bonne découverte!

Les nouveautés dans votre médiathèque: 7 janvier

le .

Grâce au soutien de la bibliothèque départementale de l’Aude, tous les quinze jours de nouveaux livres sont mis à votre disposition au sein de la médiathèque de Roullens.

Les nouveautés du 7 janvier:

IMG 20190107 190617  IMG 20190107 190434

Jeunesse :

Albums :

« Les Mous », Delphine Durand

Les Mous (personnages que l'on a pu rencontrer dans un autre livre de Delphine Durand publié au Rouergue : Ma Maison) sont ici mis à l'honneur. Avec cette véritable encyclopédie sur le sujet, le lecteur pourra tout savoir sur les mous : leur façon de se coiffer, leur capacité à se montrer malléables, leurs astuces pour porter des colliers… Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les mous sans jamais oser le demander.

« Les sirènes de Belpêchao », Magali Le Huche

Dans un village portuguais, trois marchandes de poisson décident de partir sur les flots pour en découdre avec la mer ! Cette mer qui leur prend leurs pêcheurs de maris... Pendant ce temps, les trois maris s'inquiètent...

« Le masque », Stéphane Servant, Ilya Green

Petit Frère a trouvé un masque tout blanc qui lui permet de se transformer en l’animal de son choix. Il amuse beaucoup ses camarades mais ne sait pas s’arrêter à temps. Il vole des baisers, soulève les jupes des filles, cherche à commander et se fait peu à peu rejeter… L’histoire des métamorphoses d’un petit garçon qui se cherche entre séduction et colère.

« Georgette la vedette », Christine Naumann-Villemin, Marianne Barcillon

Pauvre Georgette ! Elle ne peut pas se vanter auprès des autres poules d’avoir acheté une bague à Paris, ou d’avoir parcouru 5360 kilomètres en une journée, ni d’avoir récolté 13 kilos de beaux vers dodus. Alors, qu’est-ce qu’elle pourrait bien inventer pour impressionner toutes ces dames ? Hein ? Vous avez dit un oeuf carré ?!

« Petit manuel des ours à l’usage des aventuriers débutants », Michelle Robinson, David Roberts

Prêts à partir en forêt à la rencontre des ours. Vraiment prêts ?Un conseil : dans votre kit de survie, prévoyez des chewing-gums… Un manuel à l’usage des aventuriers débutants, tendre, drôle illustré par un David Roberts, illustrateur britannique montant du moment. L’album coup de cœur de cet automne, assurément !

« Quand mon papa était le roi », Thierry Robberecht, Philippe Goossens

Un jour, mon Papa à moi est devenu roi. Et là, il s'est mis à grandir, grandir... Il était si grand qu'il ne pouvait plus jouer avec moi, ni même me voir. J'étais très triste car il n'était plus vraiment mon Papa à moi.

« Un lion », Valérie Weishar-Giuliani, Lili La Baleine

Sergio est invité dimanche chez sa belle. Il veut être le plus beau pour lui plaire. Il se rend chez un premier coiffeur, mais la coiffure ne lui plaît pas. Le lendemain il se rend chez un second, ça ne va toujours pas. Et ainsi de suite. Il désespère... et se demande s'il ne doit pas annuler son rendez-vous.

 

Roman :

« La pêche au trésor », Benoît Broyart, Laurent Richard

Nicolo pêche le poisson à bord de son petit bateau. Son ami Aldo, lui, pêche sur un chalutier en raclant le fond de l'océan. Celui-ci rêve du jour où il pêchera le fameux poisson d'or et deviendra riche. Aussi, lorsque Nicolo pêche le poisson en question, il décide de le donner à Aldo sachant que ce dernier va enfin laisser l'océan tranquille ...

 

Science :

« Cradologie. La science « impolie » du corps humain », Sumvia Branzei

Puant ! croûteux ! parfois même dégoûtant... eh oui, c'est bien notre corps qu'il s'agit ! nos propres odeurs, croûtes et autres écoulements ne nous répugnent et pas, c'est sur le corps des autres que c'est écœurant ! pourtant ce sont les mêmes... jamais le vomi, les boutons et les pieds qui puent n'ont été expliqués de façon aussi drôle... et juste !

 

Adultes :

« Le livre des potions », Thibaud Villanova, Stéphanie Simbo

Montez à bord du vaisseau Gastronogeek et plongez dans une aventure culinaire incroyable. Le livre des potions est un ouvrage qui explore six univers classiques de la culture geek : la science-fiction, la fantasy, le fantastique, les comics, le manga et les jeux vidéos. Plus de 70 recettes créatives et gourmandes (cocktails, milk-shake, smoothies, soupes, sauces, etc.) accompagnées d'astuces de chef et de mixologues autour de 57 références incontournables de la culture geek. De The Legend of Zelda à Star Wars, en passant par Alien, un hommage gastronomique à des références cultes.

 

BDs :

« Artemisia », Nathalie Ferlut, Tamia Baudouin

L’incroyable destin de la première femme peintre officiellement reconnue par l’Académie. Épaulée par le dessin sublime de Tamia Baudouin, Nathalie Ferlut nous emmène sur les traces d’une artiste hors du commun. Lorsque Artemisia Gentileschi pousse son premier cri, le Caravage commence à développer son art magnifiquement ténébreux. La peinture est alors un art réservé aux hommes : une femme ne peut ni entrer à l’Académie, ni signer ses toiles, ni être payée pour elles. C’est pourtant ce que l’une d’entre elles va faire… Sa force lui permettra de triompher de tout et de tous, et de révéler au monde une peinture dont la puissance n’a rien à envier à celle des hommes.

« Les cahiers d’Esther. Histoires de mes 12 ans », Riad Sattouf

Chaque planche, prépubliée dans L'Obs, met en scène une anecdote réelle racontée à Riad Sattouf par la vraie Esther (une véritable petite fille dont le prénom a été changé). Un recueil sera publié chaque année, jusqu'aux 18 ans d'Esther. Dans ce troisième tome, Esther entre en sixième ! L'élection présidentielle, son premier téléphone portable, Manuela son hamster, l'arrivée de l'acné, son frère complotiste, son père mélenchoniste, sa mamy lepéniste, le président Macron l'Illuminati ou son amour pour la galette saucisson-abricot... Esther grandit, c'est l'année de ses 12 ans !

 

Histoire :

« La 2e guerre mondiale dans l’Aude », Julien Allaux

Si la trame constituée par les événements de la 2e guerre mondiale est la même pour toute la France,par contre chaque région à vécu ces événements d’une manière différente.

« Histoire de la laïcité en France », Jean Baubérot

Issue de la « guerre des deux France », la laïcité a constitué, paradoxalement, une rupture pacificatrice : la France est, constitutionnellement, une République laïque et la laïcité fait, en quelque sorte, partie du « patrimoine » national.
Si la laïcité nous semble familière, son histoire, hormis la figure de Jules Ferry et quelques images d’Épinal, est assez peu connue. Confrontée aujourd’hui à la mondialisation et à la montée du communautarisme, la notion de laïcité est au cœur des grands débats actuels que cette approche historique met en perspective.

« Une histoire populaire de la France. De la guerre de Cent Ans à nos jours », Gérard Noiriel

En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.

 

Romans :

« Revanche », Cat Clarke

La vie est injuste, Jem Halliday est amoureuse de Kai, son meilleur ami, qui es tgay. Pas vraiment l'idéal, mais Jem s'est faite à l'idée. La vie est cruelle : une vidéo de Kai en compagnie d'un garçon a été postée sur Internet. Il ne l'a pas supporté et s'est suicidé. Sa vie ne sera que vengeance : Quoi qu'il lui en coûte, Jem a décidé de découvrir qui sont les responsables et de les faire payer, un à un, jusqu'au dernier.

« Partir avant les pluies », Alexandra Fuller

De la Zambie au Wyoming, de la ferme africaine de ses parents aux paysages de l’Ouest américain, Alexandra Fuller revient sur ses vingt années de mariage, alors qu’elles touchent à leur fin. Elle décrit, avec poésie et humour, son déracinement et sa quête d’identité. Elle médite sur la place de l’écriture, qui lui a permis de tenir au fil des tragédies, et de chasser la solitude. Elle trouve refuge auprès de son père, un homme indépendant et courageux, vivant sans regrets, se contentant toujours du minimum, même après avoir perdu plus que quiconque. Grâce à ses conseils, elle trouve la force de se reconstruire et de «  partir avant les pluies  ».

« Le fleuve céleste », Guy Gavriel Kay

Voici l’histoire de Ren Daiyan, le fils d’un obscur archiviste d’une lointaine province de la Kitai. Il rêve de victoires et d’exploits ; il rêve de restituer à l’empire les Quatorze Préfectures tombées aux mains des barbares. Un long cheminement l’attend, mais vers quel destin ? Car la glorieuse Kitai d’antan n’est plus et les cavaliers des steppes du Nord menacent son intégrité, sous le gouvernement de l’empereur Wenzong, mélancolique esthète, et d’une cour déchirée par des factions en conflit permanent que seule unit la crainte d’un coup d’État militaire. C’est aussi l’histoire de Lin Shan, l’enfant unique d’un gentilhomme de la cour, cultivée plus qu’il n’est convenable à une femme. Si elle scandalise les bien-pensants, elle charme l’empereur par ses talents de poétesse. Farouchement indépendante mais bridée par sa condition, elle est l’image même d’une civilisation suprêmement raffinée mais en crise. Je ne puis empêcher les feuilles de tomber. Car c’est enfin l’histoire d’un monde qui s’apprête à basculer sous les étoiles du Fleuve céleste.

« Cet instant-là », Douglas Kennedy

À la fois drame psychologique, roman d'idées, roman d'espionnage mais surtout histoire d'amour aussi tragique que passionnée, une oeuvre ambitieuse portée par le talent exceptionnel de Douglas Kennedy. Écrivain new-yorkais, la cinquantaine, Thomas Nesbitt reçoit à quelques jours d'intervalle deux missives qui vont ébranler sa vie : les papiers de son divorce et un paquet posté d'Allemagne par un certain Johannes Dussmann. Les souvenirs remontent… Parti à Berlin en pleine guerre froide afin d'écrire un récit de voyage, Thomas arrondit ses fins de mois en travaillant pour une radio de propagande américaine. C'est là qu'il rencontre Petra. Entre l'Américain sans attaches et l'Allemande réfugiée à l'Ouest, c'est le coup de foildre. Et Petra raconte son histoire, une histoire douloureuse et ordinaire dans une ville soumise à l'horreur totalitaire. Thomas est bouleversé. Pour la première fois, il envisage la possibilité d'un amour vrai, absolu. Mais bientôt se produit l'impensable et Thomas va devoir choisir. Un choix impossible qui fera basculer à jamais le destin des amants. Aujourd'hui, vingt-cinq ans plus tard, Thomas est-il prêt à affronter toute la vérité ?

« Le pays du lieutenant Schreiber », Andreï Makine

« Je n’aurais jamais imaginé un destin aussi ouvert sur le sens de la vie. Une existence où se sont incarnés le courage et l’instinct de la mort, l’intense volupté d’être et la douleur, la révolte et le détachement. J’ai découvert un homme qui avait vécu à l’encontre de la haine, aimé au milieu de la pire sauvagerie des guerres, un soldat qui avait su pardonner mais n’avait rien oublié. Son combat rendait leur vraie densité aux mots qu’on n’osait plus prononcer : héroïsme, sacrifice, honneur, patrie… J’ai appris aussi à quel point, dans le monde d’aujourd’hui, cette voix française pouvait être censurée, étouffée. Ce livre n’a d’autre but que d’aider la parole du lieutenant Schreiber à vaincre l’oubli. »

« La légende de Bloodsmoor », Joyce Carol Oates

En Pennsylvanie, au xixe siècle, dans la vallée de Bloodsmoor, la famille Zinn est une famille comme les autres, avec cinq filles en âge de se marier. Lorsque Deirdre est enlevée en pleine journée par un homme mystérieux, tout bascule : Constance Philippa se comporte de manière scandaleuse la nuit de son mariage ; Malvinia tombe dans les filets d’un dandy peu scrupuleux ; Samantha se dévoue à l’oeuvre de son père... et en subit les conséquences. Quel sera leur sort à la veille du siècle nouveau ? Après Bellefleur, Joyce Carol Oates offre, dans ce deuxième tome de sa trilogie gothique, un étonnant mélange à la lisière du mythe et de l’Histoire. D’un humour féroce, elle fait se fondre le sublime et le grotesque, en dépeignant une famille qui plonge dans l’ignominie et une certaine Amérique en train de naître.

« Les plis de la terre », Anuradha Roy

Histoire d’un impossible deuil, réflexion sur la solitude, sur les contraintes familiales et sociales pesant sur une jeune veuve, Plis de terre rend hommage à une humanité aussi divisée que solidaire et à une région du monde longtemps épargnée progressivement altérée par les bouleversements politiques, sociaux, écologiques qui affectent le reste de la planète.

« Tout est illuminé », Jonathan Safran Foer

Situé de nos jours, en Ukraine, ce livre raconte les aventures d’un jeune écrivain juif américain – « Jonathan Safran Foer » – en quête de ses origines. Guidé par un adolescent semi-illettré, Alex, par un vieillard et un chien, il sillonne la région à la recherche des vestiges d’un mystérieux village détruit par les Nazis en 1941. Mais soudain le récit bascule, et nous voici projetés dans un autre monde : du 18 mars 1791 au 18 mars 1942, c’est la chronique terrible et fabuleuse d’un shtetl appelé Trachimbrod qui se déroule sous nos yeux – un shtetl qui n’est peut-être que la version légendaire du mystérieux village… Peuplé d’enfants trouvés, de rabbins kabbalistes, d’amoureux en proie à la fureur érotique, cet admirable roman s’inscrit dans une tradition où la bouffonnerie est souvent l’ultime expression du sacré. Mais c’est aussi un tour de force littéraire d’une stupéfiante modernité. Passant avec allégresse du mystique au profane, du rire aux larmes et du broken English au grand style, Tout est illuminé est un acte de foi envers le Roman, dans toutes ses dimensions. « Il est manifeste que l’auteur de ce premier roman est un jeune homme prodigieusement doué. Et – ce qui est plus rare – qu’il semble posséder une sorte de sagesse. Lisez-le. Absolument. » Russell Banks

« Une très légère oscillation. Journal 2014-2017 », Sylvain Tesson

Tout au long de ses périples, la géographie de l'auteur est vaste : elle s'étend de Paris à l'Ukraine en passant par la Russie et bien d'autres pays. Il y a les expéditions et les voyages intérieurs, les bivouacs d'un soir et les méditations d'un jour, mais aussi les escalades des parois et les descentes au fond des livres. Entre les mots se dessine l'écriture d'un destin. Alors que son dernier livre Sur les chemins noirs raconte son voyage du sud de la France au Cotentin, Une très légère oscillation est un miroir le long d'autres chemins.

 

Romans policiers :

La trilogie « Dans l’ombre », Arnaldur Indridason

Un représentant de commerce est retrouvé dans un petit appartement de Reykjavik, tué d’une balle de Colt et le front marqué d’un “SS” en lettres de sang. Rapidement les soupçons portent sur les soldats étrangers qui grouillent dans la ville en cet été 1941. Deux jeunes gens sont chargés des investigations : Flovent, le seul enquêteur de la police criminelle d’Islande, ex-stagiaire à Scotland Yard, et Thorson, l’Islandais né au Canada, désigné comme enquêteur par les militaires parce qu’il est bilingue. L’afflux des soldats britanniques et américains bouleverse cette île de pêcheurs et d’agriculteurs qui évolue rapidement vers la modernité. Les femmes s’émancipent. Les nazis, malgré la dissolution de leur parti, n’ont pas renoncé à trouver des traces de leurs mythes et de la pureté aryenne dans l’île. Par ailleurs on attend en secret la visite d’un grand homme. Les multiples rebondissements de l’enquête dressent un tableau passionnant de l’Islande de la “Situation”, cette occupation de jeunes soldats qui sèment le trouble parmi la population féminine. Ils révèlent aussi des enquêteurs tenaces, méprisés par les autorités militaires mais déterminés à ne pas se laisser imposer des coupables attendus. Dans ce roman prenant et addictif, le lecteur est aussi fasciné par le monde qu’incarnent les personnages que par l’intrigue, imprévisible.

« Confessions d’un masque vénitien », Loredan

Les reflets étincelants des canaux de la Sérénissime dissimulent une vérité boueuse. Les Vénitiens le savent et l’acceptent. Pas Leonora. Enfermée par ses parents dans un de ces couvents libertins dont Venise a le secret, la jeune fille n’en sortira que grâce à une action d’éclat. Sa seule chance est de découvrir l’identité du tueur masqué qui s’en prend aux magistrats du Palais ducal. Et son unique piste : l’assassin ne peut s’empêcher d’aller se confesser avant chacun de ses meurtres. En ce XVIIIème siècle baroque, les Vénitiens s’étourdissent de musique, de jeux et de banquets pour oublier la décadence de leurs institutions. Dans ce climat propice aux faux-semblants et aux intrigues, le crime est de toutes les fêtes, le sordide se cache derrière les plus beaux masques.

 

Science :

« Climat, le vrai et le faux », Valérie Masson-Delmotte

Les sciences du climat font l'objet d'une médiatisation et d'une instrumentalisation politique extraordinaires. Mais la question qui ressort aujourd'hui est: que savons-nous vraiment? Que pouvons-nous affirmer et sur quoi doutons-nous? Question subsidiaire: les scientifiques nous disent-ils la vérité? Les chercheurs sont des sceptiques professionnels. La rigueur scientifique repose sur la vérification des données, des calculs, des publications scientifiques par les autres chercheurs, leurs pairs. Ce processus de relecture critique est méconnu du grand public, alors qu'il est le pilier de la démarche scientifique. Or pour la communauté scientifique, il ne fait aucun doute que les activités humaines modifient la composition de l'atmosphère et ajoutent un surplus d'effet de serre, ni que la surface de notre planète s'est globalement réchauffée depuis le début du 20e siècle. Mais nous vivons sur une planète finie : les ressources fossiles ne sont pas éternelles et les déchets s'accumulent. L'augmentation de l'effet de serre est-elle déjà en train de modifier le climat? Est-ce le seul facteur qui va contrôler l'évolution du climat? Quel serait le rythme naturel du climat, s'il n'y avait pas ces impacts des activités humaines? Les scientifiques sont-ils capables de décortiquer les rouages de la machine climatique? Comment se situe le changement climatique en cours vis-à-vis des turbulences passées de la longue histoire du climat de notre planète? Qu'est-ce qu'un changement climatique acceptable? Ce petit livre répond clairement à toutes ces questions autant qu'on peut y répondre !

 

Société :

« C’est vrai que la télé truque les images ? », Daniel et Clémentine Schneidermann

- Est-on obligé de sourire quand on interviewe un président qu'on n'aime pas ?- Pourquoi les magazines font-ils toutes leurs couvertures sur Carla Bruni et les people, même quand ils n'ont rien à dire ?- Pourquoi les journaux parlent-ils si peu de la Chine et de l'Inde ?- Qui fait davantage pression sur les journalistes : les ministres ou les annonceurs ?- Pourquoi TF1 parle-t-elle moins que les autres chaînes de la nocivité des ondes des téléphones portables ?- Est-il vrai que les nécrologies des gens célèbres sont déjà prêtes ?Les vraies questions sortent de la bouche des enfants. En répondant à celles de sa fille Clémentine, lycéenne de 17 ans, Daniel Schneidermann, chroniqueur à Libération et directeur du site arretsurimages.net, premier site d'information entièrement financé par ses abonnés, fait mieux que révéler les secrets de fabrication des médias. Il reformule crûment des évidences si bien intériorisées par les journalistes et les dirigeants de presse que plus personne ne se les avoue. En pleine crise de la presse, un dialogue à lire d'urgence.

« La désinformation arme de guerre », Vladimir Volkoff

Les meilleurs stratèges, philosophes, écrivains de Sun Tzu à l'époque contemporaine, par leurs contributions pénétrantes, analysent cette arme virtuelle rendue omniprésente par les médias et qui accompagne les guerres civiles, les agressions " humanitaires " et les autres conflits à travers le monde. Vladimir Volkoff qui par ses romans et essais est devenu le maître incontesté de la désinformation sous toutes ses formes, a rassemblé les textes clés qui permettent au lecteur de décrypter l'utilisation de faits pervertis et autres mensonges qui ont rendu les affrontements actuels plus sournois, haineux et meurtriers. Ce dossier est précédé par une étude qui constitue à elle seule un classique sur le sujet de la désinformation et ses applications aux conflits mondiaux.

Bonne lecture !                                                    

Les recommandations des participants à l'apéritif-culture de Décembre

le .

Comme tous les premiers vendredis du mois, l’apéritif-culture du mois de novembre a permis de mettre en valeur certaines œuvres particulièrement appréciées par les participants.

Le thème de cet apéritif était Les voyages.

exil

Voilà nos recommandations:

 

Les Bds:

"Ida", Chloé Cruchaudet

Suisse, 1887. Ida est une vieille fille trentenaire, hypocondriaque et. autoritaire. Lorsque son médecin lui prescrit d'aller respirer l'air marin, Ida découvre que ses symptômes disparaissent. Elle prend goût au voyage et rencontre à Tanger une Occidentale délurée, Fortunée. Engoncées dans leurs robes à crinoline et mues par leur intarissable curiosité, les deux femmes sillonnent l'Afrique.

 

Les films:

"Soie", François Girard

Au milieu du XIXe siècle, en Europe, une épidémie ravage les élevages de vers à soie, sans remède. En Ardèche, Baldabiou, un sériciculteur influent, propose un marché au jeune officier Hervé Joncour pour sauver la production : partir en Égypte chercher des oeufs de vers à soie, en échange de quoi il quittera l'armée et épousera Hélène, la femme qu'il aime. Joncour accepte. Hélas, sa mission ne récolte pas les bénéfices escomptés.

 

Les documentaires :

« Pô, le roman d’un fleuve », Paolo Rumiz

Un voyage à travers le plus grand fleuve d'Italie, mené par l’écrivain italien Paolo Rumiz en compagnie de canoéistes, de bateliers et de pêcheurs. Un voyage à la découverte d'un cours d'eau sauvage, fait de rencontres, de nourriture et d'aventures. Une histoire racontée du point de vue du courant, qui se déplace vers le delta et ses magnifiques plages. Au-delà de ses rives se trouvent les quatre régions les plus peuplées d'Italie, industrielles, bruyantes, polluées. Mais au milieu du fleuve, Paolo Rumiz et ses argonautes trouvent un espace non contaminé, un silence tel qu’ils se surprennent à chuchoter, d’une rayonnante beauté, malgré les catastrophes environnementales causées par l'homme. Paolo Rumiz entreprend en 2012 ce périple sur ce fleuve secret qui est pour lui la quintessence de tous les fleuves du monde, hors de l’histoire des hommes ou entremêlé à elle. Pas de plan précis pour ce voyage : juste une rivière, un départ et un point d'arrivée, mais très vite, le voyage devient une histoire venue de loin, une histoire de mémoire. Paolo Rumiz sait faire du Pô un véritable protagoniste, entièrement raconté à fleur d’eau pour la première fois, dans un abandon des sens inédit, passionnant, qui réinterprète les couleurs des terres et des fonds, les mets, les vins, les dialectes, les yeux qui l’interrogent, l’effleurent, le scrutent. Et puis, il y a les rencontres avec le «peuple» du fleuve. Sur le fleuve, l’aventure devient un roman, un voyage intérieur, une aventure tirée de l’imagination, caressée par des fantasmes, à deux pas de l’âme.

Les romans :

« Soie », Alessandro Barrico

Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour part au Japon. Entre les monts du Vivarais et le Japon, c'est le choc de deux mondes, une histoire d'amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d'une voix, la sacralisation d'un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, la lenteur des saisons et du temps immuable. Dès sa parution, Soie a imposé Alessandro Baricco comme le plus talentueux des jeunes écrivains italiens.

« Un barrage contre le Pacifique », Marguerite Duras

"Les barrages de la mère dans la plaine, c'était le grand malheur et la grande rigolade à la fois, ça dépendait des jours. C'était la grande rigolade du grand malheur. C'était terrible et c'était marrant. Ça dépendait de quel côté on se plaçait, du côté de la mer qui les avait fichus en l'air, ces barrages, d'un seul coup d'un seul, du côté des crabes qui en avaient fait des passoires, ou au contraire, du côté de ceux qui avaient mis six mois à les construire dans l'oubli total des méfaits pourtant certains de la mer et des crabes. Ce qui était étonnant c'était qu'ils avaient été deux cents à oublier ça en se mettant au travail."

« Ana non », Agustin Gomez-Arcos

A soixante quinze ans Ana Non ferme la porte derrière elle pour entreprendre un fabuleux voyage : elle va ,en marchant, aller embrasser son fils en prison ; voyage vers le nord de l'Espagne, voyage d'amour et de mort, d'initiation et de connaissance. Avec Anna Non, Agustin Gomez-Arcos, dont le talent avait déjà été reconnu dans son premier roman : "L'agneau carnivore, nous offre l'un des plus beaux personnages de femme de la littérature contemporaine. "Ana Non", un livre remarquable, inoubliable...

« Trois hommes dans un bateau (sans oublier le chien...) », Jérôme K Jérôme

Las de la vie qu'ils mènent à Londres, trois amis décident de prendre des vacances. Malgré les protestations du chien Montmorency, les voilà partis en bateau sur la Tamise, bien résolus à mener une vie saine, heureux de découvrir les charmes de la campagne anglaise. Mais ils n'avaient pas compté avec ces événements capables de transformer le moindre voyage en une pittoresque aventure... et un simple récit en chef-d'œuvre de l'humour anglais.Le livre est parsemé d'anecdotes comiques, mais aussi de réflexions sur la philosophie de l'existence, les illusions que nous entretenons volontiers sur le monde et sur nous-mêmes, et la nécessité de ne pas trop charger de luxe la barque de sa vie.

« La baleine blanche », Claude Lanzmann

Ne cherchez pas de baleines aux royaumes de l'Himalaya : vous n'en trouverez pas davantage que de yétis. Les baleines auxquelles l'auteur fait allusion sont obsessionnelles, ce sont celles que l'on poursuit toute sa vie, telle la fabuleuse Moby Dick du capitaine Achab. La baleine blanche du petit Alex, le nouveau héros de Jacques Lanzmann, n'est autre que Vince, son propre père, parti "faire une marche" d'un mois au Népal et qui, trois ans plus tard, n'est toujours pas revenu. Alex, treize ans, fasciné par ce père devenu mythique, partira donc pour le Népal accompagné de Léon, quatre-vingt-deux ans, son grand-père qui, faute de jambes et de souffle, possède un coeur grand comme le monde. "La baleine blanche" conte avec une verve incomparable l'extraordinaire aventure de ce gosse et de ce vieillard liés à la vie à la mort, qui n'arrêtent pas de s'épater, de se jouer la comédie et qui s'aiment… On rit et on pleure d'une page à l'autre, sans même y prendre garde. Mais ne vous y tropez pas : derrière ce récit hors du commun ou, l'on va de surprise en surprise, se dressent en toile de fond les plus hauts sommets du monde, vers lesquels ce diable de Lanzmann nous entraîne au pas de charge. Un roman haletant que tout marcheur devrait avoir lu et avec lequel tout lecteur devrait marcher.

« Vendredi ou les limbes du Pacifique », Michel Tournier

Tous ceux qui m'ont connu, tous sans exception, me croient mort. Ma propre conviction que j'existe a contre elle l'unanimité. Quoi que je fasse, je n'empêcherai pas que, dans l'esprit de la totalité des hommes, il y a l'image du cadavre de Robinson. Cela suffit - non certes à me tuer - mais à me repousser aux confins de la vie, dans un lieu suspendu entre ciel et enfers, dans les limbes en somme... Plus près de la mort qu'aucun autre homme, je suis du même coup plus près des sources mêmes de la sexualité.

 

Les témoignages :

« Voyage d’une Parisienne à Lhassa », Alexandra David-Neel

1924. Pour la première fois, une femme étrangère réussit à entrer dans Lhassa, capitale interdite du Tibet ! Huit mois auront été nécessaires à Alexandra David-Néel pour relever ce défi extraordinaire ! Huit mois d'un long périple à travers les immenses solitudes du "pays des Neiges". Huit mois d'une vie rude et dangereuse sous l'apparence d'une mendiante tibétaine! A une époque où personne ne parle de "raid", et encore moins quand il s'agit d'une femme, c'est un magnifique exploit et une aventure exceptionnelle que nous décrit ici l'auteur ! Elle y ajoute sa propre quête spirituelle, et ce regard fasciné qu'elle porte sur la civilisation tibétaine.

« Le Bénarès Kyoto », Olivier Germain-Thomas

 Aventure unique : une traversée de l'Asie par voie terrestre et maritime. De l'imprévu, des rencontres, des trains fantaisistes, des jeteurs de sorts... et de l'érudition, mais avec cette éjouissance chère à Montaigne, un des compagnons du voyageur qui pratique la philosophie par la marche et l'ironie d'un regard perçant. Voici l'Inde avec cette union si troublante de l'éros et du divin. La Thaïlande et une femme prête à sauter d'une falaise au-dessus du Mékong. Le Tonkin avec un combattant de Diên Biên Phu qui aimait la France. Le dévoilement d'une Chine méconnue, le Tao et le Bouddha, une audience pleine d'humour avec l'empereur. Le Japon, une marche rituelle dans les montagnes habitées par les Esprits, les miroirs secrets dans les sanctuaires... On en ressort avec l'intelligence nourrie par d'autres manières de concevoir la vie.

« Longue marche », Bernard Ollivier

Au printemps de 1999, Bernard Ollivier - soixante deux ans sonnés - est parti d’Istanbul, sac au dos, avec la ferme intention de gagner, à pied, Xi' an en Chine : 12 000 km au long de la légendaire Route de la Soie soit une promenade de quatre ans, si tout va bien. Aux étapes, il se repose en écrivant. Un premier volume de cette Longue marche, qui racontait la difficile traversée du plateau anatolien, avait paru à la veille de l'été 2000 ; et la critique, surprise, avait salué moins l'exploit d'un homme que la naissance d'un écrivain. Bernard Ollivier poursuit ici sa route. Du printemps à l'automne 2000 (les neiges de l'hiver interdisent le passage des cols), il a franchi les dernières passes du Kurdistan, traversé une large part de l'Iran - Tabriz, Téhéran, Nichapour -, avant de se retrouver en juillet face au terrible Karakoum, un désert impossible à traverser l'été. Il a d'abord cherché un chameau, afin de transporter l'indispensable provision d'eau (douze litres par jour : ration de survie d'un marcheur), et s'est fait rire au nez. Et puis, têtu comme un caillou du Khorassan, il s'est fait chameau lui-même : il achète un vélo d'enfant, le désosse et réussit à le transformer en une sorte de chariot auquel il s’attellera pendant plusieurs semaines... Jusqu'à ce qu'apparaissent enfin, à l'horizon, les coupoles d'or de Samarcande !

« Sur les chemins noirs », Sylvain Tesson

«Il m'aura fallu courir le monde et tomber d'un toit pour saisir que je disposais là, sous mes yeux, dans un pays si proche dont j'ignorais les replis, d'un réseau de chemins campagnards ouverts sur le mystère, baignés de pur silence, miraculeusement vides. La vie me laissait une chance, il était donc grand temps de traverser la France à pied sur mes chemins noirs. Là, personne ne vous indique ni comment vous tenir, ni quoi penser, ni même la direction à prendre.»

 

Vicky nous a fait le plaisir de partager ses poèmes avec nous

Tous ces ouvrages vont être disponibles dans votre médiathèque.

Bonne découverte!

Le thème de l'apéritif-culture du mois de Janvier

le .

Le thème de l'apéritif-culture du mois de Décembre est L'eau.

blue blue water bubble 932320

Le prochain apéritif-culture aura lieu le 4 janvier.


A vos lectures!

Les nouveautés dans votre médiathèque: 17 décembre

le .

Grâce au soutien de la bibliothèque départementale de l’Aude, tous les quinze jours de nouveaux livres sont mis à votre disposition au sein de la médiathèque de Roullens.

 

IMG 20181217 174144  IMG 20181217 174013 

Les nouveautés du 17 décembre:

Jeunesse :

BDs :

« La cantoche. Premier service », Nob

Bataille de nourriture, glissades et rigolade... Bienvenue à la cantoche ! Ici, on retrouve les copains et les copines, on papote, on joue, on se dispute, on s'amuse bien. Finalement, le seul truc pénible, c'est qu'on soit obligé d'y manger !

« La menace schtroumpf », Peyo

Rien ne va plus au village des Schtroumpfs ! Eux qui sont d'habitude si aimables, si gentils, si joyeux, les revoici méconnaissables. En effet, allez savoir pourquoi, depuis quelque temps, ils sont désagréables, grognons et querelleurs. Au fur et à mesure que les jours passent, la situation ne fait qu'empirer. Le Grand Schtroumpf est lui-même désemparé. Il faut toutefois absolument trouver un moyen de remettre les Schtroumpfs sur le droit chemin...

« Salade de schtroumpf », Peyo

Comme d'habitude, l'enfer dans lequel les Schtroumpfs se retrouvent plongés le temps d'un album, est pavé de bonnes intentions. Cette «Salade de Schtroumpf» sa commence alors que la révolte gronde au sein du village : la potée du Schtroumpf Cuisinier est de moins en moins comestible ! Et, occupés qu'ils sont à écouter leur estomac crier famine, nos amis sont bien peu enclins à construire le barrage dont le village aurait pourtant tellement besoin ! Du coup, voilà le Grand Schtroumpf obligé de tricher un peu avec la nature une goutte quotidienne de potion magique et les légumes du Schtroumpf Paysan devraient retrouver couleurs et vigueur.., à condition de ne pas dépasser la dose prescrite ! Mais les Schtroumpfs ne sont guère connus pour leur obéissance. Et sitôt le chef du village parti... Dans un premier temps, ce progrès scientifique satisfait tout le monde : qu'importe si les légumes sont colossaux et contre nature, pourvu qu'on en ait à satiété ! Mais rapidement, les effets secondaires se font sentir. Cela commence par le Schtroumpf Poète, transformé en courgette ! Néanmoins, le rire est de courte durée et lorsque le virus de la «légumisation» se répand, les mesures les plus extrêmes sont mises en place pour éviter la contagion. Et pourtant, elle progresse. Dans quel état le Grand Schtroumpf retrouvera-t-il le village ? Une nouvelle fois, tous les ingrédients sont réunis : servi par une narration sans faille et un graphisme aussi simple qu'efficace, le récit traite - toujours avec légèreté - de problèmes qui n'en sont pas moins réels. Le petit coup de semonce à l'égard des OGM et, surtout, la dénonciation des mouvements de panique collective et de leurs conséquences contribuent à la saveur de cet album qui, à n'en pas douter, régalera les plus jeunes. Ce qui n'empêchera nullement leurs aînés de goûter avec délectation cette salade de Schtroumpfs.

Shaker Monster”, Mr Tan, Mathilde Domecq

Justin et Gwen passent leur vie à se chamailler, comme tous bons frère et sœur. Leur quotidien est bouleversé le jour où Justin trouve un objet magique dans un vieux carton de papi: le Shaker Monster. Il suffit d'y déposer n'importe quel ingrédient et de le secouer pour donner vie à un petit monstre... Si bien que la maison est rapidement transformée en véritable champ de bataille! Ensemble, ils vont devoir redoubler d'efforts pour remettre les petits monstres dans le Shaker et prouver que l'union fait la force!

 

Romans :

Colin de l’espace. La course cosmique puante”, Tim Collins

Mr Watkins, l’instituteur de Colin, est la personne, ou plutôt la chose, la plus soporifique du monde. Par exemple, à côté de lui, un embouteillage paraît passionnant. Heureusement, Harry, le nouveau, va mettre un peu d’animation : grâce à son téléphone-portable-transpondeur-interstellaire, il transforme la poubelle de l’école en machine à remonter le temps.

L’initiale « Star wars. The old republic”, Sean Williams

Tassaa Bareesh, la matriarche du cartel du crime hutt, organise une mystérieuse vente aux enchères. Des représentants de la République et de l'Empire s'y pressent, ainsi que des invités incognito plutôt disparates parmi lesquels : un Padawan, une ancienne de l'Escouade républicaine Blackstar, un contrebandier et un énigmatique Mandalorien. Par-dessus le marché, l'émissaire de la République n'est pas celui qu'il prétend être et la délégation impériale compte une impitoyable Apprentie Sith dans ses rangs. Aucun de ces protagonistes n'a réellement l'intention de participer aux enchères. Tous projettent de voler le butin : deux morceaux de métal fondu d'un vaisseau qui proviendrait d'un monde inconnu, riche de ressources insoupçonnées. Mais ce trésor se révèle portentiellement mortel. Aussi, Sith et Jedi, Empire et République, devront accomplir l'impensable : s'allier pour vaincre une menace capable de détruire la galaxie...

 

Adultes :

BDs :

« La tectonique des plaques », Margaux Motin

Cuites, dérapages et autres séismes dans sa vie de mère célibataire... À 35 ans, Margaux Motin raconte les récents bouleversements qui ont secoué son existence. En magnitude 10 sur l'échelle de Richter, sa nouvelle histoire d'amour avec son meilleur pote, pour qui elle change radicalement de vie. Et comme toute nana post-trentenaire qui prend des décisions rapides, le retour de flammes sera brutal.

« La vie secrète des jeunes», Riad Sattouf

Depuis trois ans, Riad Sattouf livre hebdomadairement ses Vies Secrètes des jeunes à Charlie-Hebdo, chroniques d'observation sociale redoutables et désespérément drôles. Sattouf y développe une taxinomie sans appel des tares de nos jeunes contemporains, en laissant traîner ses yeux et ses oreilles dans les endroits publics. Son regard perçant vaut déjà à certaines scènes urbaines d'être appelées des vies secrètes des jeunes... L'accumulation de ces 150 planches donne une consistance impressionnante à l'ensemble, et la chronique devient autobiographie quand on commence à saisir les coïncidences et les obsessions personnelles de l'observateur Riad. Sa fascination pour les dialogues aberrants ou son attirance vers les scènes de ménage misérables nous ramènent alors vers ses thèmes favoris (Jérémie chez Dargaud, Pascal Brutal chez Fluide Glacial, Retour au collège...) La Vie Secrète des jeunes est donc bien plus qu'une légère rubrique de presse et pourrait bien être la pierre de voûte de l’œuvre sattoufienne en construction...

 

Economie :

« Le capital au XXIe siècle », Thomas Piketty

La répartition des richesses est l’une des questions les plus débattues aujourd’hui. Pour les uns, les inégalités n’en finiraient pas de se creuser dans un monde toujours plus injuste. Pour les autres, on assisterait à une réduction naturelle des écarts et toute intervention risquerait de perturber cette tendance harmonieuse. Mais que sait-on vraiment de l’évolution des inégalités sur le long terme ? En réalité, les analyses économiques supposées nous éclairer se fondent plus souvent sur des spéculations théoriques que sur des faits établis. Fruit de quinze ans de recherches, cette étude, la plus ambitieuse jamais entreprise sur cette question, s’appuie sur des données historiques et comparatives bien plus vastes que tous les travaux antérieurs. Parcourant trois siècles et plus de vingt pays, elle renouvelle entièrement notre compréhension de la dynamique du capitalisme en situant sa contradiction fondamentale dans le rapport entre la croissance économique et le rendement du capital. Si la diffusion des connaissances apparaît comme la force principale d’égalisation des conditions sur le long terme, à l’heure actuelle, le décrochage des plus hautes rémunérations et, plus encore, la concentration extrême des patrimoines menacent les valeurs de méritocratie et de justice sociale des sociétés démocratiques. En tirant de l’expérience des siècles passés des leçons pour l’avenir, cet ouvrage montre que des moyens existent pour inverser cette tendance.

 

Histoire :

« Une vie bouleversée », Etty Hillesum

De 1941 à 1943, à Amsterdam, une jeune femme juive de vingt-sept ans tient un journal. Le résultat : un document extraordinaire, tant par la qualité littéraire que par la foi qui en émane. Une foi indéfectible en l'homme alors qu'il accomplit ses plus noirs méfaits. Car si ces années de guerre voient l'extermination des Juifs en Europe, elles sont pour Etty des années de développement personnel et de libération spirituelle. Celle qui note, en 1942, " Je sais déjà tout. Et pourtant je considère cette vie belle et riche de sens. A chaque instant. ", trouve sa morale propre et la justification de son existence dans l'affirmation d'un altruisme absolu. Partie le 7 septembre 1943 du camp de transit de Westerbork, d'où elle envoie d'admirables lettres à ses amis, Etty Hillesum meurt à Auschwitz le 30 novembre de la même année.

 

Loisirs créatifs :

« Bijoux en pâte FIMO », Carine Le Guilloux

45 modèles de bijoux et de grigris à réaliser étape par étape. Colliers, sautoirs, bracelets, boucles d'oreilles, bagues, broches, mais aussi des barrettes... Des créations gourmandes pour soi ou à offrir.

 

Romans :

« Un an dans les airs. D’après l’œuvre de Jules Verne », Raphaël Albert, Raphaël Granier de Cassagnac

Raphaël Albert, Jeanne-A Debats, Raphaël Granier de Cassagnac et Johan Heliot ont joint leur plume et leur style flamboyant pour reconstituer le voyage extraordinaire qui aurait fécondé l’imagination de Jules Verne. Quatre récits sous forme de journaux intimes, une narration chorale dont les quatre intrigues s’imbriquent et s’interpellent pour former un tout cohérent qui retrace l’aventure de Jules Verne et ses amis à la découverte de Célesterre, une incroyable cité volante où il rencontra le véritable Philéas Fog et le capitaine Némo. Les illustrations splendides de Nicolas Fructus donnent vie à ce formidable récit d’aventure et de science.

« Tais-toi Joseph ! », Serge Camaille

Si Joseph s'était tu, jamais Jules ne se serait endormi et serait descendu du train à La Guerche. C'est qu'il était soûlant, Joseph ! S'il était resté éveillé, Jules serait retourné chez lui, à Reuilly. Mais voilà, le sort en avait décidé autrement. Il aurait pu faire demi-tour, comme le voulait Joseph. Mais non. Il décida de rester là. L'endroit lui plaisait, surtout cet étang niché au fond d'une clairière, avec sa source limpide. Mais surtout, il prenait plaisir à se repaître des histoires des autres : celle, mystérieuse, de Mathieu, le vieux paysan ; celle, fascinante, d'Eugène, le « Fantôme »... Sans doute Jules cherchait-il à oublier la sienne, d'histoire... sans parler de la petite Annie, toujours accrochée à ses basques ! Et Joseph, qui observe, commente, vitupère, et enfin approuve. Tais-toi ! Joseph raconte le destin croisé de quatre personnages que le hasard a réunis au fin fond de la campagne berrichonne, comme pour exorciser leur passé, apaiser leur présent, et leur préparer un bel avenir.

« Gorges chaudes », Daniel Hébrard

Doté d'une vitalité exceptionnelle, le jeune Daniel jouit d'une enfance libre et heureuse da la campagne cévenole. Mais la France des années 50 - et particulièrement le bassin minier - est en train de changer. Le monde paysan doit s'effacer devant l'industrialisation et, dès le plus jeune âge, il convient d'apprendre à se plier aux dures lois de la productivité. Pour Daniel, cette soumission à laquelle veulent le contraindre l'école et sa famille est inacceptable. Il devient vite un adolescent rebelle. Poussé par son irrésistible appétit des femmes, il va bouleverser l'ordre moral et faire le malheur de sa mère. Jusqu'au jour de ses dix-sept ans, où il décidera de larguer les amarres. Dans ce récit autobiographique d'une rare sensualité, on retrouve la verve lyrique et le souffle épique dont Daniel Hébrard a fait la magnifique démonstration dans ses deux premiers romans: Les Hommes forts et Tous soleils bus.

« La Grande Beune », Pierre Michon

Quand il arrive à Castelnau, un village au fin fond de la Dordogne, tout près de Lascaux, le narrateur a vingt ans. C'est son premier poste. Derrière le rideau gris des pluies de septembre, entre deux dictées, le jeune instituteur s'abandonne aux rêves les plus violents – archaïques, secrets et troubles comme les flots que roule, en contrebas des maisons, la Grande Beune. Dans ces contrées où se rejoue encore dans une forme ancienne l'origine du monde, le sexe sépare deux univers. Celui des hommes, prédateurs, frustes mais rusés – terriblement. Et puis celui des femmes, autour de deux figures que l'écrivain campe magistralement. Hélène l'aubergiste, mère emblématique, et Yvonne, à la beauté royale, qui suscite chez le narrateur une convoitise brûlante et toutes les variations d'un émoi qu'il nous fait partager au rythme de sa phrase : emportée comme un galop de rennes dans une ère révolue, retournée en une scène grotesque où des enfants exhibent l'animal vaincu, mordante ou fuyante comme le loup des peintures rupestres.

« Kafka sur le rivage », Haruki Murakami

Magique, hypnotique, Kafka sur le rivage est un roman d'initiation où se déploient, avec une grâce infinie et une imagination stupéfiante, toute la profondeur et la richesse de Haruki Murakami. Une œuvre majeure, qui s'inscrit parmi les plus grands romans d'apprentissage de la littérature universelle. Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d'esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d'autres choses encore... Avant de voir leur destin converger inexorablement, et de découvrir leur propre vérité.

« L’embellie », Audur Ava Olafsdottir

C’est la belle histoire d’une femme libre et d’un enfant prêté, le temps d’une équipée hivernale autour de l’Islande. En ce ténébreux mois de novembre, la narratrice voit son mari la quitter sans préavis et sa meilleure amie lui confier son fils de quatre ans. Qu’à cela ne tienne, elle partira pour un tour de son île noire, seule avec Tumi, étrange petit bonhomme presque sourd et affublé de grosses loupes en guise de lunettes. Avec un humour fantasque et une drôlerie décapante, l’Embellie ne cesse de nous enchanter par cette relation cocasse, de plus en plus attentive, émouvante entre la voyageuse et son minuscule passager. Ainsi que par sa façon incroyablement libre et allègre de prendre les péripéties de la vie, et de la vie amoureuse, sur fond de blessure originelle. Et l’on se glisse dans l’Embellie avec le même bonheur immense que dans Rosa candida, en une sorte d’exultation complice qui ne nous quitte plus.

« Star-crossed lovers », Mikaël Olliver

Une usine qui ferme, une grève qui éclate, une ville qui s'embrase, et deux adolescents qui s'aiment d'autant plus passionnément que tout et tous semblent vouloir les séparer. Ce n'est pas pour rien que le titre de ce roman est emprunté au Roméo et Juliette de Shakespeare. Car Guillaume, le fils du patron de l'usine, et Clara, la fille de son délégué syndical, sont aussi, à leur manière, des "star-crossed lovers", des amants maudits par les étoiles.

« Malta Hanina », Daniel Rondeau

"Le destin m'a jeté dans une carrière qui n'était pas la mienne. Accroché au rocher maltais par mes lettres de créance, ouvrier de la diplomatie française sur une île perdue au milieu des eaux et du temps, j'ai vu tourner les saisons, et fleurir trois fois les orangers. Il y a longtemps que j'attendais d'avoir ma chaise au banquet méditerranéen. Jusqu'alors je n'étais qu'un oiseau de passage. Malte a tenu ses promesses. J'ai été accueilli, d'une certaine façon délivré, admis dans la confidence d'une vieille civilisation." Daniel Rondeau raconte ce pays qu'il a vécu : Malte la généreuse (Malta Hanina), la catholique, la sémitique, nombril de la mer entre Sicile et Libye, entre Orient et Occident. Mais il parle aussi de la France, de l'Europe tentée par l'oubli, de sa vie d'écrivain. Jamais il n'a taillé autant de facettes pour faire un portrait.

Romans policiers :

« Riquet m’a tuer », Yves Carchon

L’ombre du grand Riquet hante encore le Canal du Midi. Elle lui survit au point qu’on pourrait lire auprès des cadavres abandonnés par le tueur… L’enquête confiée au lieutenant Xabata ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices : trois crimes perpétrés sur les berges du Canal du Midi entre Saint-Martin Lalande et Castelnaudary, en l’espace d’un mois. Dépassé, notre policier fait appel à une vieille connaissance : Fragoni, ex-privé à la retraite, qui s’offre un tout dernier baroud en se lançant sur les traces de l’assassin, flanqué de son fidèle chien, le flegmatique Watson. Fait des plus surprenants, l’ancien privé découvre qu’une même série de crimes a eu lieu à l’époque de Riquet, fondateur du Canal. Flora Zeller, jeune toulousaine docteur en Archéologie, spécialiste de cette période et dotée de pouvoirs étranges, est appelée à la rescousse. Fragoni la prend sous son aile. Ce duo, aussi détonant qu’insolite, se lance à la poursuite du tueur du canal...

Société :

« Informer n’est pas un délit. Ensemble contre les nouvelles censures », Fabrice Arfi, Paul Moreira

          À l’heure où le droit d’informer est trop souvent attaqué, seize journalistes d’investigation ont décidé de faire cause commune pour raconter dans un livre choral les dessous de leurs enquêtes les plus sensibles. Comment ils sont suivis, écoutés, menacés. Comment des pressions économiques s’exercent sur eux. Comment leurs sources sont traquées. Comment le droit est régulièrement contourné entre secret-défense et secret des affaires pour criminaliser le journalisme. Un livre de journalistes chaque jour en lutte pour informer les citoyens.

« Sexe et mensonges. La vie sexuelle au Maroc », Leila Slimani

Dans le livre Dans le jardin de l'ogre (Gallimard, 2014), Adèle, jeune épouse et mère de famille, sombrait dans l'addiction sexuelle. Un roman cru et audacieux sous la plume d'une jeune musulmane partie ensuite à la rencontre de ses lectrices marocaines.
De ville en ville, Leïla Slimani a écouté les déchirements d'une société où la femme ne peut être que vierge ou épouse. Où tout ce qui est hors la loi ou hors mariage est nié : prostitution, homosexualité, business de la nuit, protection des riches touristes sexuels et pédophiles, corruption de la police, etc. Début 2016, le lynchage de deux homosexuels puis l'agression de l'actrice du film Much Loved ont illustré le profond malaise d'une société écartelée entre sexe et mensonges.

Bonne lecture !